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publié par Renaud de Foville le 10/10/12
Wovenhand - Session #432

Nous avions déjà demandé pour l’album précédent. Pas de session. Nous avons demandé à nouveau sans y croire. Juste pour le principe. Et puis un mail, une réponse que l’on demande plusieurs fois de confirmer. Genre, tu es sûre, une session, pas un interview. A la limite de redonner les détails il va venir, s’asseoir, jouer, chanter, je serai seul, je pourrai filmer, il fera plusieurs morceaux... une session quoi ! TU ES SURE... David Eugene Edwards est venu en effet, dans les bureaux de Differ’ant. Il s’est assis, dans la petite pièce qui sert pour les interviews, impersonnelle et aux murs nus. Il a joué de cette guitare/banjo - que l’on retrouvera plus tard dans un magasin de guitares du sud des Etats Unis avec les Jackstraw  ! Il a chanté, sans pause, sans s’arrêter, plusieurs morceaux, dont une reprise de Bob Dylan et une autre de ses amies les Rasputina, à la suite. J’étais seul avec lui, nous avons pu parler de la rentrée scolaire, des enfants qui sont gênés que leurs parents les accompagnent encore devant l’école ! Nous avons parlé de Josh T. Pearson qui avait fait la première partie de Wovenhand à la Machine. David Eugene est ce genre de personne qui impressionne, qui impose une certaine distance, peu bavarde mais qui demande un peu de temps. Pas le genre à vous sauter dans les bras dès qu’il vous rencontre, mais à accorder peu à peu son temps, sa confiance et sa gentillesse. Un peu de timidité.... Mais après avoir parlé avec lui deux ans avant pendant quinze petites minutes il est capable de vous dire, mais nous nous sommes déjà vus ! Et le Cargo a pu filmer, nous avons pu faire la session, la 432e du genre avec ce qui reste pour nous l’un des artistes les plus impressionnants sur scène. Un des rares à pouvoir captiver une salle tout en restant assis sur sa chaise ! Ils sont peu à dégager un tel charisme, une telle intensité.

Même encore aujourd’hui, plusieurs semaines après avoir tourné la session, nous aurions presque envie de vérifier, que tout s’est passé comme nous nous en souvenons, que tout cela n’était pas un rêve, un très beau rêve...

Sinking hands

Signs of the zodiac

As I went out one morning

Kingdom of ice

Merci à Marion, Pascaline & Boris

Images : Renaud de Foville

 

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