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publié par Mickaël Adamadorassy le 28/11/17
Valparaiso - Le Café de la Danse, Paris - 21/11/207

Valparaiso c’est cette envie qu’ont eu trois anciens de Jack The Ripper de continuer ensemble leurs aventures musicales mais en refusant d’avoir un chanteur, un leader, une direction. En devenant plutôt un "groupe sans chanteur fixe", qui fait appel pour chaque composition à une voix, une personnalité différente. Et quand on a un carnet d’adresses comme le leur, les gens qui répondent présents sont tous des pointures. Le projet s’appelle alors The Fitzcarraldo Sessions et il donne naissance à un premier album en 2009 We Hear Voices avec la participation de Stuart Staples, Moriarty, Syd Matters, 21 Love Hotel , Joey Burns (Calexico) ...

Nous voilà huit ans plus tard, le groupe s’est rebaptisé Valparaiso et il sort son deuxième album, Broken Homeland (magistralement chroniqué ici-même par Mélanie). Les invités sont tout aussi prestigieux, on retrouve Rosemary Standley, Phoebe Killdeer, Dominique A et Marc Huyghens (Venus, JOY), Frederic D. Oberland qui avaient déjà collaboré avec le projet mais aussi Howe Gelbe, Shannon Wright, Julia Lanoë (Mansfield.TYA), Christine Ott et John Parish.

Pour le live, il est bien sûr impossible d’avoir tout ce monde là sur scène à chaque concert alors le groupe a confié les voix sur la tournée à Sammy Decoster (Facteurs-Chevaux) et à Phoebe Killdeer. Pas évident pour eux de réussir à reprendre les parties de chanteurs qui ont généralement des personnalités et des timbres très marqués mais les deux s’en sortent globalement très bien, parfois bien sûr on ne peut s’empêcher de penser à l’interprète d’origine mais on préfère quand même largement une formule comme celle-ci avec une vraie cohésion de groupe, plutôt qu’un défilement de chanteurs et chaque titre qui se singularise.

Sur cet album comme sur scène, Valparaiso a réussi quelque chose d’extrêmement difficile, retranscrire fidèlement les couleurs de chaque composition, l’âme que lui a insufflé son auteur, et en même temps faire en sorte que leur musique, leur sensibilité qu’on apprécie tant depuis Jack The Ripper et qu’on retrouve ici dans toute sa beauté devienne le fil rouge de l’histoire, le liant entre tous ses éléments. Ce qui fait que tout le concert se vit comme une seule et même expérience, l’oeuvre d’une entité qui est plus que la somme de ces parties.

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