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publié par Mickaël Adamadorassy le 22/10/18
Pitchfork Music Festival Paris 2018 -

Pour sa septième édition, le Pitchfork Music Festival Paris s’installe à nouveau dans la grande Halle de la Villette pour trois jours de concerts mélangeant têtes d’affiches confirmées de la scène indé (Bon Iver, CHVRCHES, Mac DeMarco), groupes qui buzzent (DreamWife, Snail Mail), Car Seat Headrest) et nouvelles pousses... et Étienne Daho, la touche d’originalité de la programmation 2018. Et pourquoi pas, Sébastien Tellier, Jacques, François & The Atlas Moutains, il y a toujours des artistes français au Pitchfork. Le Cargo ! sera une nouvelle fois présent les trois jours du festival et vous raconte comme d’habitude ce que nous inspire les groupes à l’affiche chaque jour. Mais d’abord une vue condensée de la programmation :

( Cliquez sur une des journées ou sur n’importe quel nom d’artiste pour accéder à une vidéo et un texte sur celui-ci)

Jeudi 1er novembre

Mac DeMarco - 23h20
The Voidz - 22h15
Étienne Daho - 21h10
John Maus -20h15
Yellow Days -19h30
Rolling Blackouts Coastal Fever -18h45
Cola Boyy -18h05
New Optimism (Miho Hatori) - 17h30

Vendredi 2 novembre

Kaytranada - 00h00
Blood Orange -23h10
CHVRCHES - 22h10
Bagarre - 21h20
Chromeo - 20h25
Car Seat Headrest - 19h35
Lewis OfMan - 19h00
Dream Wife - 18h30
Tirzah - 18h00
Boy Pablo - 17h30

Samedi 3 novembre 2018

Daniel Avery - 04h00
Avalon Emerson - 03h00
Peggy Gou - 02h00
DJ Koze - 00h30
Jeremy Underground - 22h50
Bon Iver - 21h15
Unknown Mortal Orchestra - 20h20
Stephen Malkmus & The Jicks - 19h30
Snail Mail - 18h45
Muddy Monk - 18h05
Michael Rault - 17h30

Retrouvez ci-dessous le détail par jour et par artiste :

Jeudi 1er novembre

Autant on avait trouvé l’édition 2017 assez peu rock mais très varié dans les styles représentés, autant la version 2018 commence par une journée qui revient beaucoup à une affiche cohérente et plus rock, bien sûr pas du rock mainstream en dehors de Rolling Blackouts Coastal Fever (mais s’ils sont pop-rockeux ils sont signés chez Sub Pop) , du rock mélangé, pointu qu’il soit indie rock cool à la Mac DeMarco, "électronifié" comme The Voidz ou soul/psyché façon Yellow Days. Même Etienne Daho devrait faire au vu du dernier album un concert plutot rock. Pour des explorations dans des styles différents, il faudra venir tôt pour New Optimism (dance/electronica) et Cola Boyy (disco-funk).

Mac DeMarco - 23h20

Mac DeMarco a su s’imposer en quelques années comme un des personnages importants ou en tout cas les plus cools de la scène pop/rock indé, à la fois pour sa musique qui part un peu dans tous les sens mais dans le sens le plus agréable du terme mais aussi pour son fameux sourire, sa totale décontraction en concert, les moments inattendus comme le groupe qui reprend Yellow de Coldplay dès qu’il y a un incident technique ou un type qui monte sur scène et au lieu de le renvoyer dans le public vite fait, il passe tout le morceau avec le groupe. Le Cargo ! a croisé sa route à Rock en Seine et la Route du Rock et le retrouvera avec plaisir en tête d’affiche, une place totalement méritée. On est curieux aussi de voir quelle tournure les nouveaux morceaux qu’il jouera certainement, prendront après un dernier album, This Old Dog (2017) beaucoup plus zen et acoustique que les précédents.

The Voidz - 22h15

The Voidz, précédemment connu comme Julian Casanblancas + The Voidz, c’est donc la nouvelle formation du leader de The Strokes, le fameux groupe new yorkais (qu’on a déjà un peu oublié non ?). Musicalement c’est beaucoup plus électro que The Strokes, plus pop que rock, un peu comme si les terroristes de la musique robotique de Daft Punk avaient laissé des séquelles permanentes à Julian après leur tube commun « Instant Crush ». D’où le vocoder et autres sons électroniques..., des choses qui sonnent bien "fat" et très dansantes, mais heureusement comme dans Instant Crush il y a une composante très humaine et des choses très intéressantes dans la musique de The Voidz (on pense en particulier à « Human Sadness »). Du rock noisy aussi par moment. Une évolution étonnante, des mélanges de genre donc mais un frontman dont on connait les qualité et une musique intrigante, on est très curieux de voir tout ça en live.

Étienne Daho - 21h10

Ce qui est pratique avec Étienne Daho, c’est qu’on a pas besoin de vous faire sa bio et de vous raconter sa musique... ou peut être que si ? On peut l’avouer, si sur la cartographie de la musique français on le situe aux alentours de la variété française fréquentable, on ne connait pas très bien sa musique. Alors on a écouté son dernier album Blitz et on en fait on comprend un peu mieux sa présence au Pitchfork et sur les festivals orientés Rock. L’album en question est assez rock, a des couleurs assez sombres, quelques très bons titres qui ressortent, « The Deep End » avec Jade Vincent, dès la première écoute, sa basse hypnotique, les guitares saturés noyées dans la reverb, des mélodies orientales suggérées de manière subtile, ça aurait presque pu être du bon trip-hop.

John Maus - 20h15

On est assez difficile en matière de musique électronique/synth-pop sur Le Cargo ! mais John Maus est un des artistes de ce genre qu’on apprécie car il a une façon d’écrire bien à lui, une voix grave attachante et des sons bien utilisés, qui ne donne pas cette impression d’être là comme des références à tel groupe ou tel lepériode. Tout est à sa place et le résultat peut être très beau et planant, épique ou franchement bizarre. et déjanté comme ses prestations scéniques, qui se faisaientt à l’origine avec un playback, d’où peut être le besoin pour lui de se donner à fond. Il devait jouer au Pitchfork en formation groupe mais suite au décès de son frère durant l’été, il a annulé pas mal de dates et celles qui restent se font apparemment en solo (on n’a pas d’infos définitives à ce sujet, à suivre avec les annonces du Pitchfork, pendant un moment il avait été dit que toutes les dates européennes étaient annulées).

Yellow Days - 19h30

A écouter la voix de George Van Den Broek, ses graves chaleureux et un peu rugueux, ses aigus très purs, une voix parfaite pour la soul music, vous ne devineriez jamais que c’est un jeune homme de 17 ans et qu’il a écrit tout ça depuis sa campagne anglaise. George se fait très vite remarqué après avoir posté ses premiers titres fait à la maison sur soundcloud. Un EP puis un album suivent, on y retrouve toujours cette voix puissante, une musique qui n’a pas totalement perdu son côté Do-it-Yourself, un mélange chaleureux de pop, de soul, des couleurs psychédélique, une basse qui groove bien. On avait manqué Yellow Days à Rock en Seine où on doit choisir entre les groupes, le Pitchfork a cet avantage que vous pouvez voir tous les concerts, aucune excuse donc si vous les loupez cette fois-ci !

Rolling Blackouts Coastal Fever - 18h45

On est en 2018, le grunge c’était il y a très longtemps mais Sub Pop Records n’a par contre rien perdu de son aura dans la sphère indé, (un peu comme Steve Albini). Donc quand un groupe australien sort son premier album chez eux, on va avoir tendance à prêter l’oreille.... et on est un poil déçu à l’écoute de l’album de la pop-rock sympathique sur des tempi plutôt rapides mais en matière de pop-rock, ça ne compense jamais la capacité à trouver la mélodie qui touche au cœur. Pour l’instant on a pas trouvé chez Rolling Blackouts Coastal Fever, il faut peut être quelques écoutes pour que le charme opère ou peut-être que c’est un de ces groupes que d’autres trouvent cultre mais qu’on ne peut pas comprendre comme the shins. Peut-être que le live tranchera l’affaire, en attendant c’est suffisamment énergique pour qu’on tente au moins le coup.Le live KEXP ci-dessus semble montrer en tout cas que le live est plus habité, plus intense que le disque.

Cola Boyy - 18h05

Cola Boyy nous emmène dans un univers disco-funk, modernisé en termes de production, avec une voix très particulière, le résultat de problèmes médicaux à la base mais le timbre qui en résulte fonctionne très bien dans ce genre musical. On est absolument pas fan de disco mais la production, certains gimmicks très bien trouvés rendent la chose très écoutable. On a un petit doute sur notre capacité à rester plonger là dedans sur un set de 30 à 40 minutes mais on n’ira avec un a priori positif, ce qui est franchement déjà un exploit pour un artiste disco !

New Optimism (Miho Hatori) - 17h30

C’est la seule artiste dance/electro de la journée, et surtout elle ouvre le festival à 17h30, ça ne va pas être simple pour New Optimism, mais l’écoute de son EP Amazon to LeFrak révèle une artiste plutôt intéressante : au delà de l’aspect dansant, on trouve des sonorités intéressantes, des basses bien enveloppantes et un chant plus hip-hop que dance, le tout créant une ambiance qui avec une bonne présence scénique et un lightshow efficace peuvent créer un show envoutant. Dans ce style, chanteuse dance/electronica sur playback, au Pitchfork c’est grosso modo 50% de réussite. Si vous n’êtes pas réfractaires au genre, ça se tente !

Vendredi 2 novembre

Si la programmation du jeudi était quasiment parfaite de bout en bout pour les goûts du Cargo !, le vendredi est plus contrasté : on adore CHVRCHES et on est à peu près sûr que ça va le faire, le groupe a acquis une bonne expérience scénique et les albums sont bons, Car Seat Headrest et Dreamwife devraient être très biens et satisfaire nos envies de guitares bien rock, Blood Orange et Boy Pablo pourquoi pas, Tirzah aussi mais il y a aussi des sets qui ne nous inspirent pas grand chose comme Lewis OfMan tandis que Chromeo et Bagarre en live peuvent donner le meilleur comme le pas bien du tout.

Kaytranada - 00h00

Producteur ultra-respecté de la scène hip-hop et du milieu musical américain au sens plus large, connu pour ses remixes comme sa propre musique déjà récompensée d’un prix Polaris, signé chez le prestigieux label XL recordinds, Kaytranada a un CV en béton et il était déjà au Pitchfork Paris en 2014. Programmé à minuit il est clairement là pour faire danser le public, une sorte de répétition générale pour le mode dancefloor du samedi. Ce qu’il fait il a l’air donc de le faire très bien, on a pas grand chose en plus à dire là dessus, pour nous ça sera deux titres et puis retour au bercail vu l’horaire.

Blood Orange- 23h10

Difficile de classer Dev Hynes aka Blood Orange, là encore il s’agit d’un artiste reconnu et sollicité par ses pairs ( de FKA Twigs à Charlotte Gainsbourg en passant par Blondie), qui a même été invité à jouer avec Philip Glass. Il y a du R’n’B, du funk, du hip-hop, de la soul dans la musique qu’il produit sous le nom de Blood Orange et c’est plutôt agréable à écouter sur quelques titres, sur un set entier, selon la formation live, on verra bien.

CHVRCHES - 22h10

Ah nos chouchous écossais, on est sacrément impatients de retrouve leur dance pop survitaminée, le joli minois de la chanteuse Lauren Mayberry (injustement caché derrière un maquillage d’halloween la dernière fois qu’ils ont joué au Pitchfork Paris) et son énergie débordante. Leur dernier album est très réussi, on pourrait juste lui reprocher un manque de renouvellement mais en live par contre le groupe a amassé une belle expérience scénique et nous avait fait un très très bon show à Rock en Seine 2017. On en attend pas moins d’eux cette année !

Bagarre - 21h20

Bagarre c’est français mais on en avait jamais entendu parlé... On pense à Columbine, à Svinkels pour le côté grandiloquent des claviers et l’influence hip-hop un peu trash, un peu second degré. Parfois ça fonctionne bien parfois ça se loupe mais globalement c’est rigolo et on imagine un public déchaîné là-dessus, si le groupe se montre à la hauteur ça peut être un très bon moment.

Chromeo - 20h25

Chromeo est un duo canadien dont l’électro très dansante a une énergie très funkoïde, on se s’étonnera pas de voir Prince dans leurs influences majeures par exemple et Lorde dans les gens qu’ils ont remixés. Sur disque, ce n’est pas franchement notre style de prédilection mais cela s’écoute très bien, pour un peu on fredonnerait bien les refrains en remuant légèrement le popotin grâce à cette basse de dingue qui groove divinement bien. S’ils ont le groupe de tueurs capable de jouer cet album avec eux en live, ça peut donner quelque chose de tout à fait intéressant. S’ils ne sont que deux avec des machines, ça va être plus compliqué.

Car Seat Headrest - 19h35

Du bon rock indé, bordélique, vivant, avec plein de guitares, une voix originale qui vous fait des choses à l’intérieur, un peu noisy, un peu sonic-youthien parfois, le twin fantasy de Car Seat Headrest est vraiment très chouette, ils avaient fait Rock en Seine en début d’après-midi, on est content de les voir cette fois-ci dans une meilleure position et on attend d’eux un grand concert. Et voilà un live KEXP qui déménage si vous doutez encore :

Lewis OfMan - 19h00

Encore un OVNI musical, encore une liste de collaborations avec des pointures. Lewis est français, plutôt jeune et on lui trouve un point commun avec les pirouettes qu’il a produit : on trouve sa musique vraiment... pas bien et c’est dommage car il est placé entre deux très bons concerts. Le moment idéal pour aller se sustenter peut être ?. Enfin on vous laisse juger avec un deuxième titre si vous avez survécu voir aimé le premier.

Dream Wife - 18h30

Ce trio anglais féminin est un des buzzes de l’année en rock indé et leur musique musique bruyante, déjantée, intense le mérite. On pense à Wolf Alice, un peu Gwen Stefani/ No Doubt et à toute la vague punk-grunge féminine des années 90’s avec un je ne sais quoi de plus "festif"(?) On vous laisse vous en convaincre avec le meilleur argument à notre disposition : le concert KEXP qui nous a fait découvrir le groupe :

Tirzah - 18h00

Tirzah, duo féminin composé de Tirzah Mastin au chant et de Mica Levin à la production, a une qualité qu’on remarque imméditatement : une chanteuse qui arrive à insuffler beaucoup d’émotions dans ces textes, l’instrumentation est assez minimaliste et l’ensemble hésite sur une unité stylistique : un peu pop, un peu r’n’b, un peu soul, un peu hip hop, un peu dance. Mais peu importe la voix de Tirzah suffit à capter l’attention. Reste à voir si la musique très minimaliste, presque contemplative, saura le garder sur tout un set

Boy Pablo - 17h30

Comme son nom l’indique Boy Pablo a l’air tout jeune. Il est norvégien mais d’origine chilienne. Sur sa pochette de disque il a une Gibson Explorer entre les mains (la guitare fétiche de James Hetfield de Metallica) alors on imaginait avant d’écouter une sorte de guitar hero prodige qui joue de la fusion entre le metal et la musique latine. Euh en fait, il a bien de la guitare dans sa musique mais on est plutôt sur du pop-rock avec une bonne voix et un bon sens du groove. C’est assez étonnant de voir quelque chose d’aussi "classique" au Pitchfork mais ça a l’air de tenir la route comme le live ci-dessus semble l’indiquer

Samedi 3 novembre

Oublions la partie dancefloor, considérons le reste : Bon Iver en tête d’affiche, une figure indé mythique avec Stephen Malkmus, une des plus chouettes révélations de l’année, Snail Mail, deux concerts potentiels très bons et très "frais" : unkown mortal orchestra et Daniel Rault. en dehors du faux-pas Muddy Monk, le samedi est finalement peut être la date la plus intéressante et la plus rock du festival !

La fin de soirée : Daniel Avery, Avalon Emerson, Peggy Gou, DJ Koze

Le samedi à Pitchfork après minuit est traditionnellement réservé à de la musique electro/dance pour faire bouger les festivaliers en mode Dancefloor jusqu’au bout de la nuit. Il y a des gens qui arrivent à minuit juste pour cette partie, nous c’est généralement le moment où on part. On n’aurait pas grand chose d’intéressant à vous dire sur ces groupes, on est convaincu que Pitchfork sait très bien les choisir pour faire groover le body comme il faut.

Jeremy Underground - 22h50

Un google-ing de Jeremy Underground vous apprendra que c’est un DJ français que les médias qui s’intéressent au genre trouvent très bon et il a été au centre d’une affaire très comiquement nommée le saunagate qui vous apprendra deux choses : il aime bien les hôtels de luxe et avoir un manageur c’est un peu comme un premier ministre, ça fait un fusible pratique à utiliser quand l’Internet a décidé que vous n’êtes plus un good guy

Bon Iver - 21h15

Si vous envisagez d’aller au Pitchfork, que vous lisez Le Cargo ! , Il n’est sûrement pas nécessaire de vous présenter Bon Iver, le bonhomme a à peu près la même stature que The National, qui était la grosse tête d’affiche2017, dans le microcosme indé. C’est la tête d’affiche parfaite pour un pitchfork et les fans de Justin Vernon seront sûrement ravis d’entendre de nouveaux morceaux (le dernier album date de 2016).

Unknown Mortal Orchestra - 20h20

Drôle d’objet sonore que ce Unknown Mortal Orchestra, on y entend les couleurs et les effets de la musique psychédélique, le clavier joue des dissonances très jazzy. Des roulements de batterie font très rock progressif 70’s. Des cuivres, des grooves de basse très r’n’b/funk. On a un peu de mal à se faire un avis mais en tout cas l’intérêt se renouvelle sans cesse grâce à cette variété et on est curieux de voir en live.

Stephen Malkmus & The Jicks - 19h30

Le co-fondateur des mythiques Pavement revient tous les deux ou trois depuis la séparation de son groupe d’origine avec un nouvel album de Stephen Malkmus & The Jicks, on a pas suivi sa carrière de près, on ne connait pas ses disques aussi bien qu’un Wowee Zowee ou un Crooked Teeth mais sa musique nous parle forcément, comme celle d’un Thruston Moore. Et puis il est plutôt très bon en live, la preuve avec encore une fois un live KEXP bien énergique :

Snail Mail - 18h45

On avait loupé Lindsay Jordan aka Snail Mail à Villette Sonique, du coup on est content de pouvoir se rattraper au Pitchfork. Son premier album Lush a beaucoup tourné chez nous cette année, il le révolutionnera pas l’indie pop mais il contient un paquet de belles chansons et on adore la voix de Lindsay. Et comme vous l’avez deviné on a choisi sa session KEXP pour en témoigner :

Muddy Monk - 18h05

Euh là on ne comprend pas... vraiment pas... La voix de tête , les paroles, la musique électro très basique... rien ne nous plait chez Muddy Monk et c’est à un point qu’on va prévoir spécialement pour lui des bouchons qui ne laissent passer aucun bruit ou sortir boire des verres (non c’est une blague, votre serviteur ne boit peu ou pas d’alcool pendant les festivals, autant par sérieux que parce que les files d’attente aux toilettes sont interminables)

Michael Rault - 17h30

On est pas ultra-fans de la voix de Michael Rault mais sa pop aux accents psychédéliques est très bien arrangée avec des cordes très bien écrites, au limite du too much mais là c’est hors de propos donc encore meilleur ! Il y a aussi un gros son de basse bien présent, des guitares fuzz savoureuses, bref plein de bonnes raisons de venir dès 17h30 !

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publié par le 22/10/18