Ca commence avec la Maroquinerie dans le noir complet, et une simple ampoule qui vient éclairer progressivement la silhouette puis la barbe si reconnaissable de Hugo Barriol. Il débute ce concert seul avec sa guitare acoustique. Une entrée en matière intimiste qui laisse toute la place à la chaleur et l’émotion dans la voix de Hugo mais il est vite rejoint par ses musiciens : à la batterie et à la guitare on retrouve les complices habituels : Antoine Kerninon et Diego Lipnizky, plus un nouveau (pour nous en tout cas) aux cuivres et au clavier Ossian Macary. On sent que tout ce petit monde a l’habitude de jouer ensemble et le groupe apporte une surplus d’énergie, des couleurs supplémentaires qui font que si la musique reste folk, les ambiances et les intensités changent, avec des moments tout en retenu focalisées sur la voix et des parties instrumentales où tout le monde peut se lâcher un peu plus.
Avec bientôt une décennie de disques (deux albums, trois EPs et pas mal de titres en "single"), Hugo a largement de quoi construire une setlist qui revisite un peu tout son parcours depuis Yelllow sorti en 2019 avec les tubesques "Oh My", "Forgiveness", en passant par Everywhere/Anywhere avec "High Hopes", "Long way from Home" ou encore "Je Pars avec toi", jusqu’à l’EP "As it is" sorti cette année. une bonne partie du show est jouée "full band", avec la batterie et la guitare électrique mais Hugo a aussi prévu un petit clin d’œil à ses débuts en solo avec une pause "unplugged", où les musiciens sont réunis autour de la guitare de Hugo et d’un unique micro, à peine éclairés par les quelques ampoules autour de la scène. Ils jouent "Always", autre titre marquant du premier album dont on se rappelle qu’ils étaient descendu le jouer dansla fosse du café de la Danse il y a quelques années
En fin de concert, Cécile Lacharme qui assurait la première partie et que Hugo a rencontré sur une tournée commune en Australie, vient rejoindre le groupe avec son violoncelle, un instrument déjà présent sur les disques d’Hugo et qui s’intègre à merveille à sa folk, y injecte une dose supplémentaire d’émotions autour du chant mais vient aussi appuyer un gros crescendo instrumental où Diego quitte son côté gauche de la scène pour passer sur le devant au moment où la guitare tout comme la batterie musclent le jeu, tout comme l’archet de Cécile. On aurait presque pu s’arrêter là, mais on sent qu’Hugo a envie de faire durer le plaisir et on aura droit à un long rappel avant de se quitter.
Cela fait pas mal d’années maintenant qu’on suit Hugo et qu’on le voit en concert mais le plaisir de le voir jouer est toujours le même, pour la beauté de la voix, la chaleur et les émotions dans sa façon de faire de la folk, l’énergie que lui apporte le groupe qui l’accompagne. Et on se dit que cette musique est prête pour des salles encore bien plus grandes, même si elle se construit loin des modes du moment et aussi peut être à cause de ca/






