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publié par Mickaël Adamadorassy le 03/09/19
We Hate You Please Die - Rock en Seine 2019 - 23/08/2019

En plus d’avoir le meilleur nom de groupe du monde et de respecter la parité (section rythmique féminine, chant et guitare avec service trois pièces), ce quatuor de Rouen ne perd pas de temps pour dynamiter la scène des 4 vents dès le premier morceau, en mode punk garage à fond les ballons. C’est déjanté, joyeux, énergique, excentrique, bordélique et ça fait un bien fou en festival d’assister à une telle débauche d’énergie surtout en début de journée sous le soleil écrasant de la scène des 4 vents.

Dans le public, ça commence à danser, juste pour s’échauffer puis ça vire au bon vieux pogo, dans la bonne humeur, tout le monde est là pour s’amuser, pas pour se mettre sur la tronche. Le chanteur viendra même prendre la température au milieu une première fois et c’est plutôt bouillonnant.

Au niveau du chant justement, si le lead n’a pas la versatilité de The Murder Capital qu’on verra plus tard dans le festival, le chanteur Raphael Balzary excelle autant dans les gueulantes que dans un style plus "théâtral". Par contre plus il s’énerve plus la voix a tendance à devenir nasillarde. Ça a son charme et ça va bien avec le style.... la plupart du temps... parfois la voix gagnerait à se placer différemment. Mais on aime bien qu’il s’énerve, c’est aussi ce qui rend le groupe spectaculaire sur scène, ses acolytes se concentrant beaucoup sur leurs instruments mais tout le monde donne de la voix dans le groupe et finalement We Hate You Please Die fonctionne le mieux quand ils chantent tous les quatre : le guitariste a un bas-medium solide, la bassiste et la batteuse complètent bien dans les aigus.

Musicalement rien à redire, la section rythmique tient solidement le rythme infernal des compos, la guitare nous offre une dose généreuse de saturation bien sale sans non plus se transformer en nappe de bruit, elle sait aussi alterner avec des sons clairs bien claquants dans un esprit très indie rock.

On arrive à la fin et on doit anticiper pour le groupe suivant . On quitte le groupe à regret alors qu’ils montent encore d’un cran avec "We Hate You Please Die" (c’est aussi le titre de l’un de leurs morceaux) en final explosif. On aura attendu longtemps de les voir en live à Paris mais ça valait le coup, on a passé un sacré bon moment avec eux en mode secouage de tête intensif.

La seule chose avec laquelle on était pas très à l’aise finalement , ce sont les interventions du chanteur entre les morceaux, pour critiquer en vrac le grand capital, la police, Coca-Cola, nous parler de l’opulence du festival vs les caves qu’ils ont l’habitude de fréquenter. On ne met à doute la sincérité de Raphael mais la manière dont c’est fait est parfois assez maladroite et pas forcément en cohérence avec l’image que projette le groupe.

Vous pouvez revivre l’intégralité de leur concert pendant quelques mois via Culture Box :

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