en classe affaire
les 13 morceaux de the mirror conspiracy nous offrent une musique à l’image de rob garer et eric hilton : classe. on pourrait presque dire : sophistiquée. que cela soit avec des rythmes reggae - "treasures" - ou l’exotisme de "le monde" - avec son texte en français, sensuellement susurré par une certaine lou lou, que l’on retrouve aussi sur l’excellent "shadows of ourselves" - les thievery corporation nous emmènent dans un voyage autour du monde, mais en classe affaire... le grand luxe ! des influences des musiques du monde entier baignent dans les beats et les samples d’une musique électronique parfois un peu trop lisse. mais comment ne pas se laisser tenter par le charme oriental de "indra" (le morceau pas la bimbo chanteuse) ou les percussions entraînantes de "lebanese blonde" et de "air batucada".
bimbo chanteuse
c’est vrai aussi que l’on se dit que the mirror conspiracy reste souvent un peu trop sage. si vous pouvez vous retrouver à danser langoureusement dans la moiteur d’un été tropical sur l’excellent "focus on sight", il arrive que l’on décroche de cette production très travaillée. les charmes brésiliens de "so com voce" ou l’inconsistance de "the hong kong triad" nous laissent un peu froid. mais n’est il pas normal d’être exigeant avec un groupe comme les thievery corporation. a l’écoute de ce tour du monde des rythmes les plus chauds de la planète - mais pas des plus violents ! - on aimerait beaucoup voir le groupe venir nous présenter the mirror conspiracy sur scène et peut être se mettre en danger, bousculer cette légère rigidité que l’on peut reprocher à la dernière production des thievery corporation.






