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publié par terant le 14/02/05
the patriotic sunday
- lay your soul bare
lay your soul bare

suiveur

étonnant, déroutant, intriguant, passionnant. une succession d’émotions extirpées de l’écoute de lay your soul bare. étonnant et déroutant car si the patriotic sunday lorgne sur la folk et l’americana comme une poignée d’artistes de son âge dont on a pris l’habitude de parler en ces pages, il s’agit ici d’un nantais, eric pasquereau, la vingtaine (étonnant !), qui saupoudre le tout de bossa-nova, de jazz et de blues (déroutant !). voilà comment sortir d’un train train musical et ne pas se faire taxer de simple suiveur de nick drake ou de cousin de devendra banhart. pour ce faire, the patriotic sunday ne s’appuie quasiment que sur une guitare acoustique, sa voix et ses mystérieuses narrations en anglais. intriguant de savoir si cela va suffire, l’heureuse surprise du premier titre passée, pour nous mener jusqu’à la fin de l’album.

idylle

l’apparente monotonie de l’ensemble s’avère ne pas être une faiblesse mais plutôt une composante essentielle du charme de ce disque. parmi les autres ingrédients, comptez ces histoires un tantinet obscures, « des lettres adressées à une même personne, une idylle perdue ou retrouvée en l’écrivant » comme l’explique (?) le dossier de presse. n’espérez pas trouver une réponse quant à cette personne ou quant au sort de l’idylle dans le disque. passionnant car, pour une fois, un disque assez contemplatif du quotidien évite les écueils du genre, pallie le creux par le mystère et la routine par une jolie construction.

nuancer

le peu d’éléments (voix, guitare, texte) se suffit ainsi amplement grâce à de jolies tournures (ces décalages entre la voix et la guitare, ces petit break sensibles, ou là, le silence, comme le disque respire, puis les harmonies vocales ou ces sonorités diffuses de guitare). et parfois un xylophone, un accordéon, un mélodica (sur “happy endings”, dernier titre langoureux), ou un violon, un saxophone, un piano viennent nuancer quelque peu la coloration de lay your soul bare. au final, l’album est passionnant, il ravit les sens, les émoustille, les affole entre le goût et la chaleur de l’acoustique, la caresse des balais sur la batterie, ce petit côté désuet, comme suspendu dans le temps. de nombreuses sensations que je ne saurais que trop vous conseiller.

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publié par le 14/02/05
Informations

Sortie : 2005
Label : effervessence

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