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publié par gab le 05/12/05
the little rabbits - the little rabbits
the little rabbits

lapinis

C’est désormais officiel, le lapinis rabbitosaurus, dernier rescapé et chef de file du rock franglais des années ’90 (pour résumer très très rapidement), espèce en voie de disparition s’il en est, vient d’être déclaré définitivement éteint. à l’instar du phoque moine des caraïbes, du diable de tasmanie ou encore du panneau d’affichage mécanique de la gare de lyon, les Little Rabbits ont fini par tomber sur plus fort qu’eux. [petite pause de recueillement]. Mais avant d’entrer dans de fulgurantes supputations exotiques sur les ravages du nucléaire et de l’effet de serre myxomatosien, avant donc de tenter d’identifier les causes du drame, revenons un instant, si vous le voulez bien, sur la bonne quinzaine d’années d’activisme irrévérencieux du plus célèbre, si ce n’est seul, groupe vendéen ayant jamais osé fouler une scène.

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Pour cela il nous faut remonter une fois de plus en ce début des années ’90, si riche en émotion. Je tiens d’ailleurs à rassurer l’auditoire, à ce rythme là, je devrais avoir bientôt fait le tour des vieilleries claudicantes et retourner hiberner quelques années. Nous voici donc en 1991 et pour les besoins de la démonstration, empruntons un instant un jeune homme de l’époque qui, comme tout lycéen qui se respecte, tente vainement de se différencier de la horde de ses congénères en scooter et attirail chevignon, en roulant en vélo et k-way pour commencer, mais surtout en s’adonnant intensivement à la noisy-pop anglaise ainsi qu’à l’écoute clandestine d’un Bernard Lenoir salvateur. Le tout en dédaignant royalement (quoique secrètement) la variété française depuis qu’il a décroché ses posters de Balavoine quelques années auparavant. Toute la finesse de ses 17 ans. Bref. Dans ce décor plutôt anti-français de base, c’est avec stupeur qu’il découvre, au détour d’une cassette, les Little Rabbits et leur délicieusement décalé "la mer". Le fameux morceau malédiction emprunté à The Jazz Butcher qui, s’il leur rallia un public nombreux et enthousiaste, les poursuivit aussi comme la peste, et ce, des années durant (réclamé à corps et à cri à chaque concert). Morceau d’autant plus lourd à porter qu’il est un peu à part sur leur premier album Dans les faux puits rouges et gris ... Mais pour revenir à notre petit gars, il n’a jamais entendu ça ailleurs, lui, une telle démonstration d’absurdité éléphantesque, une telle ingénuité dans le chant, des chœurs aussi foutraques, le tout posé sur une rengaine simplissime, bien que terriblement efficace, poursuivie par un harmonica mélancolique ... ça le retourne forcément. Et passé le premier choc, il découvre à l’écoute du reste de l’album qu’il n’a jamais entendu ça avant non plus. Damned. Le voila qui tombe sous le charme d’une pop sans compromis, basée sur des guitares acoustiques (rare après les dégâts des années ’80), sur cet harmonica entêtant qui file tout au long des morceaux et sur ces accents juste ce qu’il faut de non-anglais pour créer une atmosphère bien particulière (sans parler des chœurs si caractéristiques). C’est plus qu’il n’en faut pour fondre sous les coups du sublime "The day she cries", du tubesque "Karen" des Go-Betweens et du fougueux "N°1". On y retrouve en outre les influences classiques du moment avec ce son de guitare ultra-clair à la Sarah Records sur "Help", avec une visite noisy-popeuse sur l’hypnotique "Bad days" (davantage encore en concert), avec enfin les synthés très Charlatanesques de "Non c’è domani". L’humour quant à lui n’est pas là que pour "la mer" mais s’infiltre sournoisement dans des "Lady Money" et "Bye, bye, bye", plutôt caustiques, et éclos au grand jour dans la berceuse nanesque "Dans les faux puits rouges et gris". De bien belles choses ma foi pour notre lycéen qui s’empresse d’en faire sur le champ (et pour longtemps) un album culte.

flegme

Ce ne sera d’ailleurs pas le seul élément rabbitien à devenir culte, loin de là, car à cet âge là on s’enflamme vite. Voilà maintenant que Monsieur ose sortir de sa tanière pour se rendre à son premier concert (on passera sous silence celui de Mannick et ses longs cheveux - mais sans Joe Akepsimas - vu à l’âge de cinq ans). Et en festival à la salle des fêtes de Saran (Loiret), excusez du peu. La vignette souvenir suivra peu de temps après sous la forme d’une Black Session mémorable sur France Inter dont la cassette subira moultes souffrances et abus en tous genres sur à peu près tous les magnétos déglingués de France et de Navarre. Pour résumer la chose, la Black Session c’est comme l’album mais avec un plaisir décuplé par des versions plus nerveuses des morceaux (à l’exemple tonitruant de "The day she cries", "N°1" et "Karen"), plus noisy aussi (l’hallucinant "Bad days"), par des nouveautés chiffrées enthousiasmantes ("N°6", "N°5") et surtout la double tuerie d’"Aunt Sally" au meilleur de sa forme (version normale pour entamer le set et version "speedée" pour le clore). On goûte aussi à cette occasion au flegme désormais légendaire des Little Rabbits dans une interview sur le pouce en milieu de concert. Et comme notre bonhomme, qu’on va abandonner discrètement dans un fossé, on ne s’en remettra que difficilement.

ramollo

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D’autant que le deuxième album, Dedalus, et ce malgré une pochette playmobile fantastique, tombera hélas un peu à plat. Rien à faire, une réécoute récente le confirme, à part quelques bons morceaux dont l’excellent single "Wasting Time", le très frais "My next birthday", le pianotement barré "Milton’s paradise lost" et l’entrainant "Crazy notion", peu d’éléments sortent vraiment du lot. Pas que ce soit mauvais mais il y a quelque chose qui ne passe pas, il manque peut-être le petit grain de folie qu’ils exploitaient merveilleusement bien jusque là, voire un peu plus de joie dans l’exécution des morceaux. Ils avaient peut-être trop écouté The Jesus and Mary Chain dans le bus de tournée ("Uncle Charly part two", le plutôt réussi -bien que ramollo- "Aunt Sally"). à moins que ce ne soit tout bêtement dû à la production et ses voix très en retrait, ses instruments tous plus ou moins sur le même plan. Cela manque cruellement de relief et on accroche nettement moins, forcément. Il faudra se rabattre sur l’ep de "Wasting time" pour trouver des versions autrement plus réjouissantes des morceaux "Milton’s paradise lost" (à la désinvolture désarmante), "Another breakfast out" (avec son harmonica dévastateur en devanture plutôt qu’en popeuse assez quelconque sur l’album) et "And I will cry" (plus efficace en berceuse tendre qu’en noisy tendue, décidément on ne sait pas ce qu’on veut).

yankees

On en reste donc à notre bonne vieille Black Session et on décroche en règle, au point de passer complètement à côté de leur album suivant Grand public enregistré sous la houlette de Jim Waters (connu notamment pour ses travaux avec le John Spencer Blues Explosion) à Tucson, chez les yankees. On aurait bien rattrapé le retard à l’occasion de cette chronique mais impossible de mettre la main sur la petite cabane chez nos disquaires d’occasions habituels. C’est dommage, il nous aurait sûrement permis de faire le lien, de voir de plus près la transition qui nous amène à la mue du lapin.

eaux

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Et la voici cette mue. Une transformation radicale qu’on observe en direct sur le quatrième album du groupe (Yeah !, 1998) qui nage allégrement entre deux eaux avec des morceaux plutôt ancienne façon (notamment pour le chant car la musique s’éloigne progressivement des guitares) auxquels on accroche moyennement encore une fois, à part un excellent et cradingue "Picnic boy", et des morceaux nouvelle recette à l’exemple du single "la piscine", celui-là même qui nous redonne l’envie, à le voir jouer au baby-foot peinard sur une compile des inrocks ... Mais je vous vois venir à cinq milles marins, qu’est-ce donc que ce lapin nouvelle formule ?

Le rabbit nouveau chante en français (avec un effet chant bien sale comme il faut), il est hautement subversif incitant au laisser-aller urinaire en milieu nautique restreint ("la piscine"), au sexe libéré et joueur ("l’amour") et à l’amas monétaire intensif ("le blé dans les fouilles"). Il pratique en outre le name-dropping massif et jubilatoire en compagnie d’Angie Bowie ("Yeah !") et a mis des substances exotiques dans sa musique en revisitant les synthés et cuivres années ’60 (en bonus "Roller girl" de Gainsbourg). Gros changements instrumentaux donc, avec l’arrivée du deejay Laurent Allinger aux platines (il rejoindra officiellement le groupe sur l’album suivant) pour booster certains titres de scratchs improbables et décapants. Pour résumer, le rabbit nouveau se la pète joyeusement et ça lui va plutôt bien. On sent d’ailleurs la pleine libération qui arrive, un humour longtemps en filigrane, flottant sous la surface, qui ne demandait qu’à éclore. Et c’est fatalement à l’occasion de l’album suivant, le bien nommé La grande musique, une fois la mue pleinement executée, que les little rabbits vont exploser la baraque (musicalement parlant bien sur, aucune idée des chiffres de vente) et nous livrer une deuxième pièce maîtresse discothèquement très recommandable.

lascives

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Ça commence avec flûte, singes et guitares funkies sur l’instrumental "Monkey planet" pour enchaîner sur le jubilatoire "J’ai faim" qui, comme le reste de l’album, pousse un peu plus loin encore les concepts énoncés sur Yeah !. Le chant en français se fait de plus en plus parlé, les musiques de plus en plus groovies et d’inspiration sixties (tout en gardant leur originalité), synthés et cuivres en tête. Les paroles quant à elles renouvellent leur acte subversif et déstabilisateur. C’est bien simple, depuis que je passe "Simca 1000" et "Alfa roméo super sprint" dans l’autoradio en partant en vacances, ma clio déprime et d’injection en courroie de distribution me coûte plus de 400 euros par trimestre en garagistes et autres psys comportementalistes. Depuis que je mets "Une belle fille comme toi" à fond en faisant le ménage le dimanche matin (très bon pour le déhanché aspiratex), mes voisins du dessus ont retrouvé leur appétit sexuel et se vengent en jouissant bruyamment le soir à l’heure de mon repos quotidien (et l’anti-dote "impelecatexpossifice" ne sert visiblement pas ma cause). Depuis que je karaokète gaiement en sautant sur le canapé sur fond de "la grande musique", ma fille a enrichi drastiquement son vocabulaire de mots clés bien sous tous rapports. Depuis que je coupe le son de la télé pour savourer "On dirait un mort su le banc", je constate avec effroi que Bernard Tapie himself joue les flics rebels sur TF1 (Derrick doit avoir des nuits agitées). Pire, depuis que je chantonne "Dans les bras d’une autre" le matin sous la douche, ma femme rêve que je me trompe de veste un soir avec le jeune et romantique Raphaël. Et si encore cela n’attaquait que mon entourage ; mais depuis que j’ai élu "Sur le canapé" meilleur morceau allongé de l’album, je passe mes soirées sur l’ordinateur à jouer à Fifa 2002 (mention spéciale aux commentaires extraordinairement faux d’Olivier Rouyer) et depuis que j’essai de comprendre les paroles de "Des hommes, des femmes, des enfants et le sexe", j’écris comme Alix Girot de l’Ain. J’ai comme l’impression que l’heure est grave, réagissons ... ouvrons le frigo, il fait faim ... Ceci dit, à part ces dommages collatéraux visiblement inévitables et qui en disent long sur la charge émotive de la chose, cet album est : 1. délicieux, 2. très homogène, 3. parsemé d’histoires plus prenantes et immorales les unes que les autres, 4. rempli de filles françaises hystériques et d’américaines lascives. Si on ajoute à ça une pochette inouïe, où les Little Rabbits posent l’air absent dans un décor aussi chargé que rose bonbon, et un deuxième cd de vidéos toutes plus ou moins barrées (à l’image du "projet lunaire" ou encore du picassien "30 secondes de n’importe quoi"), on entrevoit alors l’irrésistible panorama qu’offre cette grande musique version 2001.

retours

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Et puis voila qu’un beau jour de 2003, ni vus ni connus, les little rabbits sortent leur meilleur album de tout leur temps (qui touche d’ailleurs à sa fin). Celui-là même que s’il n’y en a qu’un seul à avoir, n’hésitez plus, c’est bien ce double album compilation Radio que voici ... mais j’entends d’ici vos protestations véhémentes et je vous arrête de suite : comme tout auditeur qui se respecte un tant soit peu, je n’aime pas, mais alors pas du tout, les compilations ! Passe encore les regroupements de divers artistes qu’on se fait soi-même ("qu’on pouvait se faire soi-même" devrais-je dire si le projet de loi dadvsi passe dans la nuit de Noël entre la dinde et la bûche) mais de toutes façons si un groupe me plait il y a des chances que je possède déjà tous ses albums ou presque. Et j’irais même plus loin, je n’écoute jamais les cds dans le désordre et quasiment toujours d’une traite du début à la fin, avec exception tolérée en voiture où je m’astreins à l’écoute complète du morceau en cours dussé-je pour cela faire un tour de pâté de maison de plus (et ça peut durer longtemps, faut bien calculer son coup), car enfin, si les morceaux ont été placés avec amour dans un ordre précis par l’artiste il y a une raison, une ambiance à respecter, c’est réfléchi tout ça ! Bien. [mais pourquoi je m’énerve comme ça moi ?]. Reprenons ... c’est un album indispensable. Point. Nous sommes en effet bien loin des "best of" alimentaires concoctés à la va-vite avec un inédit insipide pour faire vendre. Nous avons droit ici à la quantité et à la qualité. La quantité car sur les deuxième disque on trouve les faces b des singles, des versions démos etc ... avec ce que ça comporte comme limite d’homogénéité bien sur mais il est évidemment et principalement destiné aux fans qui y retrouveront, avec le sourire, leurs joyaux perdus (pour ma part ce sera "Another breakfast out" mentionné quelques pages plus haut). Et la qualité avec le premier disque (c’est bien entendu celui-ci qu’il ne faut pas manquer) où l’on retrouve tous les titres marquants des little rabbits retravaillés au corps par Laurent Allinger et Jim Waters, maître d’œuvre omniprésent sur les trois albums précédents. Et là point de problèmes d’homogénéité ou autre désagréments puisqu’ils n’y sont pas allés de main morte, c’est le moins qu’on puisse dire. Non seulement on échappe à la compile de base mais ces morceaux-ci sont à la limite d’éclipser les originaux tout en restant totalement dans l’esprit rabbits (pas de remixes prise de tête et sans feeling). On a donc des chansons à la musique totalement transformée (le shaky-shaky "Lady money", le forain "la mer"), d’autres agrémentées de petites gâteries succulentes genre dialogues de films ("Yeah" façon road-movie, "la grande musique" façon road-tout-court, "In my coffin"), de samples accrocheurs ("l’amour", "le blé dans les fouilles" illustrée par une pochette très réussie), d’autres encore ayant juste subies un détournement sonore ("Wasting time" et ses guitares crades boostées, "Karen" et ses cloches, "The day she cries" et son chant bourdonnant). D’autres enfin auront droit à un peu tout ça à la fois (le rétro "Dans les bras d’une autre", "la piscine"), un ravalement de façade rendant l’ensemble encore plus incisif. Au final on a un album de voiture particulièrement jouissif dont on ne se lasse nullement et sur lequel on redécouvre même avec émotion des morceaux nous ayant quelque peu échappés à l’époque ("Le poste de radio", "Wasting time", "Psychodrama", "Weather prophet"). De quoi dynamiser vos départs en week-end et dé-blueser les retours.

rabbitosaurus

Et parlant de blueser les retours, nous voici arrivés au terme de notre voyage, en notre bonne année de 2005, celle où l’on craque un jour de déprime et où l’on achète les inrockuptibles après des mois d’abstinence, tout ça pour tomber sur un message partiellement crypté annonçant la fin des little rabbits après 17 ans d’existence ... la tristesse d’un suicide adolescent ... alors forcément ça nous bouscule, on cherche les raisons. La démission parentale ? Les Housemartins sont morts depuis belle lurette. Du racket à l’école ? Possible depuis qu’ils fréquentent Vanessa Paradis (b.o. du film Atomik Circus). Et si ce n’était pas un suicide que cette disparition du rabbitosaurus ? A-t-on jamais vu une espèce s’autodétruire ainsi ? Le doute s’immisce ... En y réfléchissant bien, on ne voit que l’homme ce salopard, et particulièrement celui en bottes et pétoires sévissant sans répit le dimanche matin dans nos campagnes, pour faire le coup. Mais qu’avaient-ils besoin d’aller se balader dans l’Yonne en période de rut kaki aussi ? L’Yonne (89), une telle surpopulation chasseresse qu’ils en sont rendus à s’autoréguler périodiquement, on ne va pas s’en plaindre, mais ça diminue nettement les chances de survie, forcément. Oh cela n’a pas dû être facile pour autant, c’est qu’ils étaient nombreux ... c’est qu’ils se planquaient dans le désert états-uniens, pire, dans le désert vendéen ... c’est qu’ils étaient vicieux et perfides, presque autant que leur ennemi héréditaire, le seul, le redoutable slipman Katerine. Celui-là même qui aux dernières nouvelles détenait toujours nos héros enchaînés en robe sur scène en tant que backing-band. Monsieur Katerine, je le jure solenellement, si jamais je te croise un dimanche matin dans les collines Senonaises, je t’éclate la gueule à coups d’ombrelle. Foi de gabodactyl cargosaurus !

p.s

Une dépêche de dernière minute nous informe que des chercheurs inconscients auraient réussi à assurer la survie de l’espèce en la faisant muter en un The french cowboy & the german dude. Des touristes égarés affirment même avoir vu l’animal en concert au Point éphémère en novembre de cette année. Des informations à prendre avec des pincettes bien entendu mais on vous tient au courant dès que possible sur l’éventuelle reproduction disquaire de la bête.

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publié par le 05/12/05
Derniers commentaires
ludogrd - le 23/01/06 à 13:23
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The french cowboy & the german dude était au BBC d’Hérouville Saint-Clair le 1er décembre dernier (2005) en première partie de Dionysos, le public a particulièrement apprécié !!! (moi le 1er^^) bonne chance à eux !

barz - le 25/04/07 à 19:12
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Sortie du premier album des French Cowboy au mois de mai.

Mais pour parler de ça, il faut parler de la métamorphose de Federico en Baby Face Nelson, sinon, on n’est pas dans le coup...

gab - le 15/05/07 à 13:39

c’est vrai, je suis un peu à la bourre dans mes chroniques (cargotime oblige) mais avec un peu de chance un de ces jours je m’attaquerai à l’album de Dillinger girl et Baby face Nelson, patience ;-)