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publié par Renaud de Foville le 06/03/17
Rodolphe Burger - Session Acoustique #859

Ecouter Rodolphe Burger c’est s’ouvrir à toute une galerie de fantômes. Des fantômes de toutes sortes. Fantômes d’un autre âge, certains encore bien vivants, d’autres immortels. Des fantômes intemporels qui vous envoutent, vous emportent, vous font voyager vers des contrées lointaines, des époques oubliées. C’est beau et envoutant.

Quittant Maud Lübeck, juste pour quelques heures... traversant la seine en vélo sous un miraculeux et chaleureux soleil de février nous arrivons à la Galerie Agnes B, en plein centre de Paris, à quelques pas seulement du Centre Pompidou. Sur ces quelques centaines de mètres nous croisons encore ou déjà des fantômes, ceux d’un Paris qui n’existe plus tout à fait. Rodolphe est en train de préparer le showcase du soir au milieu des œuvres de Cleon Peterson. Mille questions se posent pour savoir ce que l’on peut filmer, comment, ce qui rendra le mieux, pour le son, pour la lumière, la nombreuse foule attendue le soir (dans laquelle nous croiserons Maud et Fred, Lou et Mahut, Rachid Taha & Romain Goupil). Heureusement Rodolphe avait amené une superbe guitare acoustique. C’est assis, seul, au milieu d’une grande pièce blanche entouré des œuvres de Peterson qu’il nous interprète le sublime Hard Times... Le fantôme de Skip James, celui d’une Amérique perdue et sublimée plane dans la pièce avec nous. Cette Amérique que l’on retrouve dans l’envoutant Happy Hour et son intro digne d’un western. On vous l’avait dit Rodolphe Burger nous fait voyager, nous emporte loin... loin dans le temps, loin dans l’espace, loin de chez nous, et pourtant... et pourtant Burger est un musicien incroyablement moderne, incroyablement contemporain, certainement fasciné par une Amérique que l’on ne connaitra plus, tout en étant héritier et passeur de ce que la chanson française nous a offert de mieux.

On vous l’avait dit. C’est beau et envoutant.

Hard times

Happy Hour

Un très grand merci à William, à Michaëlle et à l’équipe de la Galerie Agnes B. pour leur accueil.

Images : Renaud de Foville

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