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publié par gab le 14/12/11
Piers Faccini
- My Wilderness
My Wilderness

Il faut croire qu’à Melun on évolue dans une dimension parallèle. Remarquez, avec un maire aux faux-airs de Père Noël il ne faut peut-être pas s’attendre à autre chose. Toujours est-il que lorsqu’on découvre Piers Faccini en septembre 2011 en session cargo (merci le cargo), notre première réaction est de nous demander « Mais d’où sort-il celui-là ? ». On n’a jamais entendu parler de ce monsieur et voila qu’il nous livre deux sublimes morceaux ("Tribe" et "No reply") seul à la guitare dans un jardin parisien pour la sortie de son quatrième album My wilderness. Serait-on à ce point déconnecté ? D’autant que c’est la claque. Très bon guitariste, il met, ce n’est pas si souvent, sa technique au service des mélodies et des morceaux. Petit chapeau et superbe voix, on est conquis instantanément. Une recherche internet confirme rapidement nos craintes spatio-temporelles, visiblement son disque précédent (Two grains of sand) a été sélectionné pour le prix Constantin 2009 et élu meilleur album de la même année par les auditeurs de France Inter. Ce n’est pas comme si France Inter nous était complètement étrangère non plus. Diantre. Ne restait plus qu’à se procurer l’album My wilderness et faire plus ample connaissance …

zen

Or sur disque c’est un autre univers qui se dessine. L’album commence pourtant par le même "No reply" mais Piers nous parle au creux de l’oreille et fait jouer le violoncelle, ça vous change une ambiance. C’est classieux, ça coule tout seul et quand il enchaîne avec un rythme chaloupé sur "The beggar & the thief", on fond. On n’est pas loin de ressentir les mêmes émotions qu’aux premières écoutes de The flying club cup de Beirut, cet effet dépaysant (serait-on sensible à la trompette ?), ces petits breaks arabo-andaloux. L’album entier s’écoule ainsi sans heurts, zen, ressourçant. Un vrai disque de détente, petites bougies et massage intégré. Et puis il y a les individualités, la mélancolie délicieuse de "My wilderness", l’extase exotique de notre préféré "Dreamer" et l’orientale ritournelle "Three times betrayed". Si "Tribe" nous a fait une plus grande impression seul à la guitare en session, "No reply" assume bel et bien sa position d’ouverture d’album, son statut de chef de file. Et puis il y a bien sur "The beggar & the thief", lent, posé, sur de lui, le morceau qui à coup sur mettra tout le monde d’accord.

serein

Il est des gens comme ça qui rendent les choses faciles. Tout à l’air si simple et serein chez Piers Faccini. C’est une illusion on s’en doute, mais une belle illusion qui fait du bien par où elle passe. Laissons-la donc se déposer en douceur un peu partout autour de nous, à commencer par le pied des sapins, oui laissons-la s’infiltrer et détendre nos petits pores délicats. S’il neige du Faccini ce soir, pas de doutes, on dormira comme un loir …

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publié par le 14/12/11
Derniers commentaires
Ph - le 14/12/11 à 21:49
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Que je partage l’avis sur The Beggar and the thief. Cet article me met encore plus dans de meilleurs conditions pour vendredi soir. Très jolie la dernière phrase.

Ph - le 30/12/11 à 10:24
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Sur la version US il y a 2 titres en plus.
Il ne faut pas passer à côté de A new morning.
Un court extrait ici :
http://shop.sixdegreesrecords.com/a...

Informations

Sortie : 2011
Label : Tôt ou Tard

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