accueil > vidéos > sessions > Peter Kernel

publié par Renaud de Foville le 24/01/15
Peter Kernel - Session acoustique #666

Au hasard des lectures sur le net on tombe sur un clipqui date de 2012. Une femme marche à quatre pattes dans les rues d’un lotissement plus que quelconque. Elle se relève, un homme arrive à vélo, puis la prend sur ses épaules. Raconté comme cela, on s’attend à soit éclater de rire, soit zapper au bout de 17 secondes. Mais le morceau est fascinant et le clip, passé en boucle depuis des dizaines de fois, tout autant. Quelque chose de totalement hypnotique dans ce faux plan séquence, en grande partie grâce à la présence magnétique de la jeune femme du clip. Le morceau est tout simplement génial. Inépuisable après des dizaines et des dizaines d’écoutes !!!

On vient de découvrir Peter Kernel qui, hasard du calendrier va sortir un nouvel album et passe à Paris lors du festival Winter Camp. On dévore tout ce qu’ils font, heureux de voir que "We’re not gonna be the same again" n’est pas juste un one shot génial, mais isolé dans la discographie du groupe. Loin de là !! Rendez vous est pris pour la session, journée compliquée, bordélique avec trois sessions calées mais aussi une grève des notaires !!! Oui les notaires et les avocats aussi, sont dans les rues de Paris et nous pourrissent la journée, tout le monde est en retard, on court, on essaie de rattraper le temps perdu à attendre, mais nous n’arriverons pas à filmer She Keep Bees !! On se retrouve dans les loges du Trabendo, le groupe est là. Première surprise tout le monde parle en Italien, nous étions persuadés d’avoir à faire un groupe de purs ricains. Pas du tout. Chaque membre du groupe vient de pays différents et ils ont décidé de se parler en italien, tout en maîtrisant l’anglais ou le français. La session est bordélique, décontractée, jonglant avec les balances que l’on entend que trop, les AR des groupes qui partagent la loge, mais aussi l’inquiétude du groupe qui a déjà tourné une session au son pourri et qui tout en faisant totalement confiance, espère juste que cela sera mieux cette fois. Peter Kernel a du vendre son âme au diable, comment expliquer cette musique envoûtante, addictive, le concert du soir totalement punk dans l’esprit, énormissime d’énergie, avec un humour et une autodérision rares, trop rares sur scène, une déflagration sonore qui vous laisse sans voix avec un groupe qui ne se prend jamais au sérieux, et parle toute la soirée de pataprout tout en vous proposant ce que l’on a vu et entendu de mieux depuis pas mal de temps. Ce groupe est diabolique, c’est évident, il devait être notre 666e session.

It’s gonna be great

Ecstasy

Un grand merci à Maxime, au Trabendo et à Winter Camp Festival.

Images : Renaud de Foville

Partager :