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publié par terant le 17/01/15
Pauline Drand + (the ballad of) Dr Jim - Pop In, Paris - 14/01/2014
Pop In, Paris

une belle soirée était organisée par Waterhouse records au Pop-in dans la quasi douceur de cette mi-janvier. Les guitares de bois en fil rouge. Ou bleu pour être raccord avec la tonalité douce et l’éclairage aveuglant de cette soirée. Et les mots bleus de Pauline Drand.


Pauline Drand


Dans l’arrière salle du Pop-in, Pauline Drand s’est installée seule sur la petite scène, au même niveau que les spectateurs. Sous le regard félin, entre autres, d’un M. CHAT sur la paroi gauche. Debout, la guitare en bandoulière, elle pose avec élégance son univers et son verbe sur « Aux jours de juillet », pour commencer. Parce qu’entre février et décembre, il y a parfois janvier.

Sans entrer dans les détails, la soirée sera marquée par l’absence de son « Pont neuf », l’un de ses morceaux les plus poignants, le seul qui s’écoute pour le moment sur Soundcloud.

Elle compensera ce léger manque avec une interprétation magique de son "Horses", petite perle tire-larmes, au pluriel, à la Julie Doiron, soutenue avec justesse et présence par une deuxième voix féminine. Puis un fabuleux nouveau morceau, "Betty". Et une belle reprise partiellement francisée du "Pink Moon" de Nick Drake. Ainsi qu’un amusant "Animal". L’absence est pardonnée.

Un concert de Pauline Drand c’est un instant fragile, proche de l’exercice d’équilibriste. Toujours sans entrer dans les détails, le déroulé et l’interprétation suivent une ligne bien menue à laquelle elle nous tient et raccroche, en haleine, suspendus que nous sommes à sa gracile personne. En bout de piste, on en ressort un peu remué, un peu contrasté, un peu surpris. Mais surtout conquis. Et l’album qu’on souhaite juste pour février, après décembre et parfois janvier.



(the ballad of) dr jim


Changement d’univers avec (the ballad of) dr jim. Deux mecs assis avec guitares sèches. Le chanteur / guitariste maîtrise son Neil Young parfaitement, du timbre de voix à la suite d’accords, et jusqu’à le reprendre avec adresse. Une interprétation fluide, plus sèche et aérée que sur les enregistrements bandcamp du duo. Avec une étonnante courge blanche et percussive pour rythmer la progression, le duo nous fait survoler quelques frontières, particulièrement avec l’aérien « no man’s land ». On guette la suite.

P.-S.

pour écouter Pauline Drand : https://soundcloud.com/paulinedrand

pour écouter (the ballad of) dr jim : http://drjim.bandcamp.com/

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publié par le 17/01/15