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publié par Renaud de Foville le 04/06/11
Neil Hannon, The Divine Comedy - Interview vidéo

Il venait pourtant d’achever un long périple pour rejoindre son cosy hôtel parisien. Mais Neil Hannon, Monsieur Divine Comedy, nous a accueillis fidèle à lui-même, regard malicieux, sourire en coin qui va bien, et sa charpente chétive cachée dans un classieux costard à la chemise bordeaux. Après dix-sept ans et neuf albums de délicieuse pop symphonique, l’âme de The Divine Comedy n’a jamais semblé aussi apaisée. Désormais seul à la barre de son navire, Hannon a créé son propre label. Et son dixième opus, « Bang Goes The Knighthood », est l’un des disques dont il est le plus fier à ce jour. Plus direct qu’à l’habitude, il y aborde pour la première fois frontalement des thèmes politiques, s’en prenant notamment aux traders responsables de la crise économique mondiale –« The Complete Banker »-. Surtout, il parvient à trouver l’équilibre précaire entre les luxueuses orchestrations dont son groupe est le dépositaire et un dépouillement parfois salvateur.

Pour le Cargo, avec le sens de l’humour et l’acidité qui le rendent si attachant, Neil Hannon a accepté de se dévoiler encore un peu plus. Il revient ainsi sur la genèse de cet album, et sur sa première comédie musicale, dont la première est prévue ce mois-ci à Bristol. Il nous parle aussi de son chien, de son porridge matinal ou de son assurance auto. Et puise enfin dans ses souvenirs de Londonderry, le comté crasseux d’Irlande du Nord dans lequel il a grandi, pour nous révéler d’où vient vraiment sa musique…

Interview : Yann Ohnona

Images : Renaud de Foville

« NEIL, pouvez-vous commencer par nous expliquer le titre de votre dixième album, « Bang Goes The Knighthood » ?

(Sourire ironique.) Vous commencez par une question facile… « Knighthood  » signifie anoblissement en anglais. Je deviendrais « Sir » Neil Hannon en étant anobli. Mais ça n’arrivera pas de sitôt (Il rit)… « Bang goes » renvoie au fait, justement, que cet anoblissement ne pourra pas se concrétiser, parce que vous avez commis un crime ou fait quelque chose de vilain… J’ai choisi ce titre pour l’album parce que j’ai pensé que c’était drôle, et parce que je trouvais qu’il avait un lien avec l’actuelle crise que le monde traverse. Ensuite, un autre événement m’y a fait penser : l’affaire d’un certain patron d’un certain sport. Un gros bonnet qui avait été attrapé à Londres à organiser des soirées étranges avec des femmes qui s’habillaient en… (*) Bref ! (Il se marre). C’est suite à cela que j’ai écrit la chanson titre, avec pour fil conducteur l’image d’un personnage public ou d’un politicien victime d’un scandale.

(*) Neil pense au scandale qui a éclaboussé en 2008 le patron de la Formule 1, Max Mosley, accusé d’avoir participé à des orgies sado-maso où des prostituées se déguisaient en officiers nazis…

Sur la couverture, c’est donc vous, cet homme public, en train de prendre un bain avec un chien, son chapeau sur la tête et buvant du champagne ?

J’essayais de transmettre l’idée du titre sans avoir à faire quelque chose de pornographique… L’image a l’air idiote, non ? Je joue donc en effet ce politicien en disgrâce. Et puis sur la photo, c’est vraiment mon chien, donc pas de problème !

Votre album semble un mélange de tous les ingrédients traditionnels de The Divine Comedy : romantisme, poésie, épopée, ironie, sens de l’humour et un regard sur la société. Pouvez-vous commenter cette recette ?

D’abord, c’est bien observé (Il rit.) Tout ce que je peux dire est si je suis satisfait de mon travail sur ce disque. Et le fait est que c’est le cas. Chacun des neuf autres albums de The Divine Comedy prenaient des directions très variées, allaient un peu dans tous les sens. Avec celui-là, je me suis beaucoup plus concentré sur les chansons, que sur le style, le son. Je ne me suis pas non plus autant préoccupé des arrangements. J’ai par le passé beaucoup utilisé des orchestres pour mettre en musique mes chansons. Cet album a des éléments de ça. Mais ce n’est pas prééminent. Seules six des douze chansons contiennent des cuivres. Donc voilà, ma description vaut autant que la vôtre.

Pourriez-vous nous parler de quelques-unes de vos nouvelles chansons ? « The Complete Banker » fait évidemment référence à la crise que vous évoquiez un peu plus tôt, en mettant en scène un de ces traders responsables du chancellement de l’économie mondiale… En France, cela nous a fait penser à Jérôme Kerviel, ce trader de la Société Générale qui a perdu plusieurs milliards de dollars sur les marchés. Pour nous, c’est un peu le banquier de votre chanson…

Oui, je me souviens de cette histoire. Je pense que cette chanson était pour moi le seul moyen de faire sortir la colère que je ressentais. Il semble que les banques, et tous ceux qui travaillent dans la finance et jouent avec la bourse se sont bien amusés depuis des décennies. C’est le retour de bâton pour eux. Cette chanson est ma petite revanche. Mais pour être honnête, cela ne changera hélas pas grand-chose, à part que cela nous fera tous, à nous les petites gens, nous faire sentir un peu mieux. C’est amusant, parce que politiquement, j’ai toujours été à mi-chemin entre libéral et socialiste, quand j’étais ado. Mais cela ne s’est jamais vraiment exprimé dans mes chansons. Pour une raison ou une autre, c’est sorti aujourd’hui. Mais il semble que les gens qui contrôlent nos vies soient… Nous semblons tous croire que… Ca ne veut pas dire grand-chose, ce que je vous raconte là, ça doit être pour ça que je n’écris pas beaucoup sur la politique. Je ne pourrais jamais gagner dans un débat… Ce qui est bien avec cette chanson, c’est qu’il n’y personne en face pour me faire la contradiction ! Ou quelqu’un peut le faire si ça l’amuse, mais je pourrai lui répondre : « Je m’en fous. Je suis un songwriter. J’écris ce que je veux ! » (il éclate de rire.)

« The Indie Disco » est-elle un hommage à tous les groupes que vous y évoquez – Guns, Cure, Blur…, ou à une période de votre vie ?

C’est un hommage à ma période adolescente. Même si je n’allais pas dans des lieux à la musique « indé », car il n’y en avait pas dans le comté où je vivais. Mais j’écoutais toute cette musique. J’étais une sorte de stéréotype parfait du gamin des années 80 qui écoute du rock indépendant ou alternatif, comme le shoegazing (mouvement proche de la dream pop). De la musique très bruyante et romantique. Le style musical de « The Indie Disco » ne correspond pas du tout aux groupes qu’elle évoque, à ce son. J’aurais trouvé cela trop facile, trop évident. Donc j’en ai fait une petite chanson pop mignonne. Mais vous savez, j’écris beaucoup de fictions dans mes chansons, je raconte des histoires. Et là, c’est le cas puisque je ne suis jamais allé dans ce genre de clubs. Mais je pense que cette histoire reste authentique, étant donné ma culture musicale du genre.

C’est de là que vient votre musique ?

Une partie, oui. Beaucoup de l’« attitude » de ma musique vient de là. Mais pas le style, qui est plus un mix des années 30, 40, 50 avec un soupçon de plein d’autres choses. C’est très dur pour moi de dire d’où vient ma musique, car c’est un mélange de tout ce que j’ai écouté dans ma vie. Même la mauvaise musique !… Aujourd’hui je suis encore influencé par les mauvaises choses que j’entends. D’ailleurs, l’autre jour, dans mes disques, j’ai retrouvé ma copie de «  Barbie Girl  » d’Aqua. Elle est signée ! (Il éclate de rire.)

Dans votre nouvel album, vous passez de chansons très intenses –« Bang Goes The Knighthood  », «  When A Man Cries » à des titres beaucoup plus légers « Island Life  »…

Je trouve que les albums qui n’ont qu’un ton sont très ennuyeux. Quand j’écris un disque, j’essaie de refléter la vie. Et la vie n’est pas l’un ou l’autre, c’est un tout. J’essaie de tout inclure. C’est d’ailleurs un travail très compliqué de devoir choisir un ordre pour les chansons sur un disque. Je passe des semaines à m’arracher les cheveux là-dessus. Il faut réussir à trouver un équilibre.

Où est l’île dont vous parlez dans la chanson «  Island Life » ? Y avez-vous déjà été ?

Island Life est une chanson que j’ai écrite pour ma première comédie musicale, «  Swallows and Amazons » (*), qui sera jouée pour la première fois sur la scène du Bristol Old Vic en novembre. Allez jeter un coup d’œil ! C’est l’une des premières chansons que j’ai écrites pour le spectacle, mais elle n’était pas indispensable. Mais je l’aimais donc je l’ai mise dans l’album. L’île en question est donc celle de l’histoire, qui s’appelle «  Wild Cat Island », Lake Windermere dans le Lake District, dans la région de Cumbria.

(*) Adaptée d’un livre pour enfants d’Arthur Ransome, auteur britannique des années 30.

Vu le profil de votre musique, écrire une comédie musicale semble une évidence pour vous. Pourquoi cela vous a-t-il pris vingt ans pour vous y mettre ?

Parce que je ne savais pas avec qui le faire et quoi raconter. Et pour être honnête, je n’avais pas l’expertise, la connaissance. L’écrire a été un exercice d’apprentissage très sinueux, très difficile, mais très instructif et éprouvant. Mais dans la vie, j’adore avoir mes mots croisés, mes sudokus, et ce genre de choses… J’espère avoir l’opportunité, si elle marche bien, de pouvoir renouveler l’expérience.

Etes-vous satisfait du résultat ?

Jusqu’ici, personne ne l’a encore vue. Elle n’a pas encore été complètement jouée. Je vous dirai ça bientôt.

Etes-vous, comme les gens en ont l’image, et comme on le lit régulièrement, un « dandy » ?

Un mec à chapeaux, cravates, snob, qui vit la belle vie ? Je ne suis pas du tout comme ça ! (Il éclate de rire.) Les gens peuvent se sentir libres d’avoir l’image de moi qu’ils veulent. Je sais par expérience d’où vient le phénomène. Quand j’écoutais des groupes, jeune, j’avais toujours une image dans la tête de ce à quoi ils pouvaient ressembler. Et j’avais toujours tort. Je déteste décevoir le public et les fans, mais… je me lève le matin, je me brosse les dents, je prends le petit-déjeuner –du café et du porridge, et vous savez, la journée, j’essaie de gérer des problèmes délicats, comme pourquoi je n’ai pas encore fait assurer ma voiture, ou des choses comme ça. Et le soir, j’essaie, quand je peux, de regarder le foot à la télé, ou d’aller au pub boire des coups !

Mais après, vous prenez un bain avec votre chien…

Pour une session photo, oui ! (Il rit) Mais ça n’arrive pas tous les jours…

Pourriez-vous nous parler de votre enfance et de votre relation avec vos parents, qui ne sont pas des choses que l’on connaît beaucoup à votre sujet ?

Eh bien… Par où commencer ? J’ai grandi, mes onze premières années, à Londonderry (un comté d’Irlande du Nord, ndlr), un endroit bizarre pour grandir, car c’était un peu une zone de guerre. Mais ma famille, mes parents étaient très affectueux, de classe moyenne, assez névrosés. Et religieux, mais pas à l’extrême. Mon père est pasteur. Mais je ne me suis jamais senti alourdi ou entravé par la religion. Ce n’est pas vraiment une partie de moi aujourd’hui. Je m’entends bien avec eux. Ils sont drôles, même s’ils ne le font pas exprès. J’ai deux grands frères, qui me donnaient souvent des raclées, mais que j’adore chèrement.

Ils chantent aussi ?

Très mal ! Ils ont beaucoup de responsabilité dans la musique que j’ai écoutée dans ma vie et qui m’a influencé. Le premier groupe qui m’a vraiment marqué est l’Electric Light Orchestra, ELO. Je l’ai découvert parce que mon grand frère Des m’a fait écouter en boucle l’album « Out of The Blue  ». J’ai adoré. Après, il passait au groupe suivant, et moi je restais bloqué sur le précédent.

Quelle influence a eu l’auteur E.M. Forster dans votre musique ?

Edward Morgan Forster était un bon romancier. Il n’a pas écrit beaucoup, mais ceux qu’il a écrits, «  A Passage to India », «  A Room with a View », « Howards End  »… Il y avait quelque chose dans ces livres qui m’a vraiment interpellé quand j’avais seize, dix-sept ans. C’est le genre de livres qu’aiment les ados, mais moi, je les ai spécialement appréciés à cause du côté névrosé. C’était plein de motifs et structures de l’Angleterre victorienne. Et il y avait quand même des bouts de romance, venant chatouiller tout ça et détruire toutes les constructions sociales traditionnelles. C’était fascinant et lisible.

Cela fait vingt ans que vous êtes musicien professionnel. Etes-vous heureux de votre évolution et de là où vous êtes aujourd’hui ?

Oui, assez. Je suis heureux déjà de pouvoir continuer après tant de temps, à écrire des albums, et que les gens aient envie de les écouter. Car beaucoup de mes pairs, dans les années 90, ont été obligés d’arrêter. Je me sens chanceux. Quant à la musique que j’écris, je ne sais pas. Je dis toujours que quand j’avais dix-huit ans, je pensais qu’on jouerait mes chansons dans des stades. Parce que j’étais assez narcissique, égocentré. Mais honnêtement, là où je suis aujourd’hui me rend bien plus heureux. Les gens respectent mon travail, je peux jouer dans de très belles enceintes. J’ai beaucoup d’opportunités, des gens viennent souvent me voir pour me proposer des idées, des collaborations. Je dois dire non dans 90% des cas. Mais ca fait plaisir d’être sollicité. Oui, on peut le dire. Ma vie est fabuleuse.

Parlez-nous de la tournée d’Absent Friends, où vous étiez accompagné de tout un orchestre symphonique.

Ce n’était pas ce que j’ai fait de plus grand en nombre. L’orchestre restait limité. Et on a joué dans cette configuration que trois ou quatre shows. On a eu un orchestre plus grand en 1997 pour « A Short Album About Love ». Mais les orchestres, c’est une idée pour les pigeons. Je vivrais dans une maison bien plus grande aujourd’hui, si je n’avais pas fait ça (Il glousse.) En fait, tu choisis, sur le moment, le groupe, la formation qui t’inspire le plus, celle qui joue l’album le mieux. Pour l’album que je viens de sortir, la meilleure manière était de procéder ainsi, en solo, avec un piano. Car c’est ainsi que ces chansons ont été composées. Je pense que je m’amuse plus à faire ces shows, que ceux où il y avait ces orchestres et où c’est beaucoup plus compliqué à gérer. Je pense que le plus gros show qu’on ait organisé était le Royal Albert Hall, à Londres, où on a rempli la salle ! Au moins je pourrai dire un jour à mes petits-enfants que j’ai réussi cet exploit. C’est déjà bien.

Comment la paternité a-t-elle changé votre vie et votre approche de la musique ?

Etre un père vous change comme personne. Et ma musique est un reflet de ma personne. Donc celle-ci s’en trouve mécaniquement affectée. Elle ne peut pas ne pas changer. Comment elle a changé est plus dur à décrire. Tu as une plus grande compréhension de plus de domaines de la vie. Et j’aime écrire des chansons à propos des jeunes, des vieux, des personnes entre deux âges. Avoir cette expérience supplémentaire de la vie est intéressant dans cette optique. Je n’aurais pas pu écrire « The Happy Goth  » si je n’avais pas été père. Tu vois les deux côtés des choses. Mais je ne suis pas devenu père pour pouvoir écrire de meilleures chansons !

Vous avez quitté la major EMI il y a quelques années. Que s’est-il passé ?

Nous avons senti que plus le temps passait, et moins les albums que nous composions les intéressaient. On a eu l’impression qu’ils se concentraient sur les gros groupes et nous délaissaient. Alors que nous étions toujours sous contrat. Après «  Victory For The Comic Muse », on leur a demandé si oui ou non ils nous voulaient vraiment sur leur label. Ils nous ont répondu… pas vraiment. Alors on a dit au revoir. On ne voulait pas rester chez quelqu’un qui ne nous voulait pas vraiment. Nous aurions pu signer dans un autre label. Mais cela n’aurait eu aucun sens. Ce n’était pas la solution de facilité, d’avoir notre propre label, même si c’est excitant de pouvoir donner la musique plus vite aux fans, en direct.

Que pensez-vous de la dématérialisation grandissante de la musique, et du marché du mp3 ?

J’ai 39 ans. J’ai une perspective à l’ancienne de ce genre de choses. L’une des choses qui m’excitaient le plus, étant jeune, était d’aller dans un magasin, et de passer des heures à fouiller dans tous les bacs à la recherche d’un trésor, ou de quelque chose que je désirais ardemment. Et puis de me plonger dans l’artwork du disque, le livret qui l’accompagnait, pendant que j’écoutais l’album en question. Je ne retrouve pas cette excitation dans le téléchargement sur Internet. Cela ne semble pas vraiment réel. C’est pour cela que nous avons sorti une édition vinyle pour « Bang Goes The Knighthood  ». Parce que c’est tellement beau, et on y met de grosses photos ! Et le son est bon. Le MP3 n’a même pas une bonne qualité sonore. Ils sont trop compressés et limités. Cela ne m’inquiète donc pas trop.

Suite à votre départ de EMI, vous avez sorti un album sur le cricket que nous avons eu beaucoup de mal à nous procurer, en France…

Oui, mais c’est parce qu’on pensait que le cricket, vous n’en aviez rien à faire, en France ! (Il rit)

Nous voulons apprendre !

Vous n’apprendrez pas grand-chose à partir de ce disque. Mais bon, ok, on essaiera de le faire arriver dans vos boutiques. Il faudra demander à Pias (le distributeur de TDC, ndlr).

Vous avez un rapport particulier avec la France…

D’abord je suis partial ! Je viens ici parce que vous achetez mes disques (Il rit) ! Mais la vraie question intéressante est pourquoi vous achetez mes albums. Et je suis probablement la dernière personne à pouvoir répondre à cette question. Tout a commencé en 1993 avec un festival que j’avais fait ici, les Inrocks, à la Cigale. Je suis arrivé sur scène sans rien attendre. C’était mon premier concert en dehors de la Grande-Bretagne. Et la réaction de l’audience a été incroyable. Je me demandais ce qui se passait ici ! C’est parti de là. Quand un pays comprend votre musique comme ça, instantanément, tu peux toujours revenir, plus tard. Tu as tes marques. Les Américains ne m’ont jamais compris. Ils n’ont pas un p… d’indice sur ce que signifie ma musique. J’ai continué à y aller dans l’espoir que ça change, mais ils continué à m’ignorer. Alors j’ai décidé il y a cinq ans d’arrêter. Je reste en Europe maintenant !

Vous avez travaillé avec beaucoup d’artistes francophones. D’autres projets en cours ?

Pas pour le moment. J’ai travaillé beaucoup avec Air, Charlotte Gainsbourg, Valérie Lemercier dans les années 90 et Bertrand Burgalat. Il y en a d’autres. Honnêtement, cela vient du fait que j’aime beaucoup la vieille musique française. Les contemporains, comme Yann Tiersen, j’aime aussi, mais pour moi, c’est surtout Jacques Brel (Belge, désolé !), Serge Gainsbourg, Françoise Hardy. Edith Piaf, Charles Aznavour… C’est cette « chanson-tradition » (il le dit en français) que j’apprécie. Je n’ai pas aimé la période tardive de Gainsbourg, ce reggae bizarre. Ca ne marche pas pour moi. Mais le reste…

Une dernière question à propos de la main de Thierry Henry qui a permis aux Français de se qualifier pour la Coupe du monde de football aux dépens de l’Irlande ?

Eh bien ce que j’aimerais dire d’abord, c’est : hahahahahahahaha… (au moment de l’interview, la France vient d’être éliminée du Mondial au premier tour). Le karma… Vous l’avez bien mérité. Vous avez triché, vous vous êtes incrusté au Mondial, et vous vous en êtes faits éjecter (il explose de rire) ! Mais sans rancune, hein ? Je ne vous en veux pas plus que ça.

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Derniers commentaires
Lazarus - le 05/06/11 à 21:52
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Merci pour l’interview mais je note une erreur assez énorme : à la question sur les idoles de Hannon sur ’Indie Disco’, vous citez Guns’n’Roses, groupe que Neil déteste sans doute alors que la chanson évoque bien sûr les Stone Roses, auteurs d’un album mythique éponyme en ’89.

- le 06/08/11 à 04:08
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Merci pour la précision ! Désolé pour l’énorme méprise...

L’auteur de l’interview.

Klaiire - le 28/09/11 à 21:41
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bonjour ! j’ai vu la vidéo, et elle est géniale !! j’ai beaucoup ri pour l’histoire du football, excuser moi mais je ne parle pas vraiment anglais, pourriez vous, si vous pouvez, marquer ce qu’il dit a propos des photo ? merci d’avance !