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publié par Mathilde Vohy le 21/11/18
Nazca + Telegraph - le Bus Palladium, Paris - 17/11/2018
le Bus Palladium, Paris

Le Bus Palladium, petite salle chaleureuse située près de Pigalle, recevait vendredi dernier les français Telegraph et Nazca. Si la pop sauvage de Nazca jouit de davantage de notoriété et d’ancienneté, le folk de Telegraph ne fait pas pour autant office de première partie puisque les deux heures de concert étaient équitablement réparties entre les deux groupes. Une belle soirée d’évasion, d’abord sur la côte ouest des Etats-Unis puis sur les routes d’Amérique Latine.

Telegraph

Telegraph, c’est l’histoire de deux cousins, Julien et Matthieu Humez, qui partent avec leur ami Maxime Fornareso pour un roadtrip sur la côte ouest nord-américaine et reviennent dans leur France natale enrichis de beaux souvenirs et d’un projet musical. C’est ainsi que naît Telegraph, dont la volonté est de transmettre ce goût du dépaysement et de la liberté grâce à la musique.

Cet appel au voyage se ressent d’ailleurs rien qu’au look travaillé des trois parisiens : chapeaux, cuirs et vestes à franges sont de sortie et s’accordent parfaitement aux premières notes s’échappant des guitares du trio.

Julien (chant, guitare), Matthieu (guitare, chœurs) et Maxime (batterie, claviers, chœurs) enchaînent 6/7 chansons allant de « Back to my roots », titre très rock écrit sur les routes nord-américaines, à « Run with wolves », leur premier clip, en passant par une reprise folk de « Raging » du DJ Kygo. Des tonalités qui ne sont pas sans nous rappeler les Lumineers ou Mumford & Sons et une belle heure de concert qui donne envie de suivre de plus près le trio parisien.

Nazca

Après un rapide changement de plateau, c’est au tour de Nazca de monter sur scène. “Nazca”, leur nom n’a pas été choisi au hasard. En effet, en plus d’être le nom d’une ville péruvienne, “nazca” vient du verbe “naître” en espagnol et représente parfaitement l’éclosion musicale proposée par les quatre lyonnais. Des mélodies douces, aux influences folk et bluegrass, emmenées par les voix affirmées des deux chanteuses, Juliette et Zoé. Des chœurs masculins chaleureux et bien harmonisés. Du ukulélé et des percussions peu communes joués par Marc et Navid. Bref, un savant mélange musical, déjà décliné sur deux EPs, et bientôt un troisième.

Outre le son, l’exercice de la scène est également bien maîtrisé puisque Nazca chorégraphie certaines de ses chansons, fait chanter son public et n’hésite pas à finir son set avec une reprise de la chanteuse espagnole Bebe a capella.

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publié par le 21/11/18