On a découvert la folk élégante de Barbara Forstner en fin d’année dernière avec son premier* album solo "Long Long Gone". De la folk donc mais aujourd’hui la plupart des folkeux enregistrent avec un groupe ou en tout cas multiplient les prises et rajoutent des arrangements. Barbara a choisi pour ce disque la sobriété : le plus souvent une seule guitare acoustique et sa voix, une reverb discrète pour créer un peu d’espace, pas de chœurs, juste une ballade à deux voix qui conclue joliment un album tout en douceur et en chaleur, où les respirations de la chanteuse, la proximité créé par l’enregistrement vous donne presque l’impression qu’elle est dans la pièce avec vous.
On était curieux de voir comment une telle proposition pouvait fonctionner sur la scène du PopUp, décor plutôt "industriel" que "terroir", ses éclairages intenses, son brouillard mais aucune inquiétude, déjà plutôt à l’aise avec la scène, Barbara déroule ses chansons dans cette même formule guitare-voix que sur disque et ça marche, on écoute religieusement, tout simplement parce que la voix est belle et les chansons bien écrites (avec la particularité de rarement dépasser les trois minutes, pas de refrains répétés maintes fois ici, peu de parties instrumentales, on a l’impression que c’est le fait de raconter l’histoire qui prime)





