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publié par Renaud de Foville le 09/04/13
Albin de la Simone - Session #502

Le musée des cœurs brisées vient de fermer ses portes. Il ne reste que quelques supports blancs, une table vide, une installation en métal qui ferait un bien pitoyable trampoline (mais l’idée nous a quand même traversé l’esprit). Nous sommes dans les sous sols du 104, dans le 19e arrondissement de Paris. Nous n’entendons que le bruit de la soufflerie et du chariot que pousse Albin, portant ainsi tout son matériel. Au dessus de nos têtes c’est pourtant l’agitation. Le hall du 104 ressemble désormais à l’entrée d’un casting géant, au Fame de notre jeunesse. Partout cela danse,chante, répète, joue... C’est grisant, hypnotisant et contraste avec notre lieu de tournage. Albin est à son piano. Nous le plaçons dans notre Confessionnal éphémère, l’image colle parfaitement aux paroles des jolies chansons d’Albin. Les doutes, les envies, les petites peurs et les joies de sa vie, de nos vies. On y parle d’enfants, de parents, de couple, de particule, de futur, de croyance, de convictions qui s’évaporent, de la crise et d’amour.

Confessionnal, oui. Il nous dit. Tout sûrement pas. Mais on l’écoute. Confessionnal. Oui c’est écrit au sol avec des petits cailloux blancs. Confessionnal, juste un mot que l’on pourrait balayer d’une main, juste un instant que l’on vit et que l’on partage ensemble. Confessions éphémères qui n’en sont que plus belles.

Mes épaules

Ma crise

Merci à Amélie & Elsa, au 104.

Images : Renaud de Foville

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