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publié par Mélanie Fazi le 07/11/13
Maissiat
- Nuits d’ivresses
Nuits d'ivresses

Quinze lauréats pour quinze blogs : tel est le programme du partenariat initié par le Fair avec une quinzaine d’acteurs de la blogosphère musicale, dont le Cargo fait partie cette année. Parmi ces quinze lauréats, nous sommes ravis d’annoncer que nous suivrons les pas de Maissiat tout au long de l’année à venir. Ravis car son splendide album Tropiques a fait partie de ceux qui ont, tranquillement mais sûrement, illuminé notre année musicale. Pas une découverte à proprement parler – nous l’avions déjà filmée en session à la sortie de son premier EP – mais une magnifique confirmation, que les concerts vus au fil de l’année, de l’ambiance feutrée du Café Carmen à la scène du Café de la Danse, sont venus confirmer.

Fil rouge

S’il fallait illustrer par une seule chanson pourquoi la musique de Maissiat nous est vite devenue indispensable, ce serait sans doute « Jaguar », où sa voix déroule dans un souffle des paysages oniriques et des images poétiques fortes : ce ciel « génie diamantaire » et cette « nuit mythomane » dont nous ne nous sommes toujours pas remis. Une grâce insaisissable traverse comme un fil rouge les chansons de Tropiques. Ces ambiances de fin de nuit capiteuses, ces troubles et ces émois qui tutoient discrètement les nôtres. Ces valses douces-amères pour voix et piano, cette écriture au lyrisme discret, aux trouvailles de langage lumineuses. Plutôt que de nous répéter, nous vous renvoyons à la chronique que nous lui avions consacrée en tout début d’année. Tropiques vient de ressortir augmenté de quatre titres de toute beauté, qui semblent répondre en écho aux morceaux de l’album : « Iris », jumeau hypnotique et troublant de « Jaguar » dont il évoque l’ambiance, ou encore « La Réponse » qui renvoie au très beau « Départ » dont il emprunte discrètement le motif entre deux couplets.

Écrin

La dernière fois que nous avons vu Maissiat, c’était sur la scène du Trianon, en première partie de Dominique A, dans un bel écrin de lumières tamisées qui mettaient en relief les contours de son piano et sa silhouette coiffée de son éternel chapeau. Un moment intense et serein à la fois. On s’était laissés bercer, un peu surpris de constater à quel point ces chansons s’étaient déjà ancrées en nous. « Il y a beaucoup d’ivresses sur cet album », nous confiait-elle en interview. Est-ce étonnant que l’on soit souvent tenté de décrire sa musique comme grisante ? Elle évoque la douce ivresse du premier verre qui réchauffe et euphorise peu à peu.

Nous nous ferons donc une joie immense de suivre de plus près le parcours de Maissiat. Sur la scène de la Maroquinerie, pour commencer, le 19 novembre prochain, où l’on nous promet des surprises et des invités. Puis au gré des pages qui se tourneront tout au long de l’année à venir.

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publié par le 07/11/13