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publié par Mickaël Adamadorassy le 30/06/17
Le Prince Miiaou
- La Loge, Paris

Un concert du Prince Miiaou qui commence par No Compassion Available c’est un peu comme une chupa chups à la pomme où on aurait mis le truc chimique chelou ultra-acidulé et trop bon avant la partie sucrée et "normale" d’une sucette, c’est comme la mauvaise nouvelle qu’on annonce avant la bonne mais qui en fait est aussi la bonne, c’est comme une accroche qui dure tellement que vous pensez que le mec il comble comme il peut mais qu’en fait la suite est quand même géniale (alors restez)

Oui restez parce que ce n’est que le début, les bonnes choses qu’on connait, pour se chauffer et dire bonjour au Prince Miiaou en formule trio. On a perdu le deuxième guitariste par rapport à la Gaieté lyrique mais on garde violoncelle/clavier et batterie et ça fonctionne très bien aussi comme ça, même si ça oblige Maud-Elisa à faire pas mal de petits pas de danse pour gérer son pédalier voix, son looper et ses effets guitare.

Et après cette mise en bouche, c’est le moment des nouveaux morceaux du futur album qu’on attend depuis un bon moment, même si on a eu un EP pour patienter. On est surpris (mais pas surpris d’être surpris) car ces nouveaux morceaux sans totalement chambouler nos repères apportent de nouvelles couleurs, des nouveaux effets qui laissent à penser que cette fois-ci le Prince Miiaou est allé chercher l’inspiration plutôt du côté du bon gros R’N’B ricain que l’indie rock underground tibétain.

En fait Maud-Élisa réussit même un truc que j’aurais cru totalement impossible : me faire admettre que l’auto-tune détourné qui rend si pénible tant de musiciens pénible peut en fait être cool et musical. Je vous imagine en train de lever un sourcil sceptique façon Bacri mais c’est pourtant vrai. Du coup on est vraiment très curieux d’entendre ce nouveau disque, de voir jusqu’où le Prince Miiaou a poussé le délire en studio, où l’on a pas les limitations du live et du nombre de musiciens.

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