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publié par Mélanie Fazi, Renaud de Foville le 15/02/11
John Parish
- D’un extrême à l’autre

A l’heure où John Parish s’embarque en tournée avec PJ Harvey pour présenter ’Let England shake’, retour sur leur collaboration précédente avec une interview réalisée en 2009, au lendemain d’un concert au Bataclan.

Ce lundi matin, on est encore sous le choc du concert de la veille au Bataclan lorsqu’on rejoint John Parish dans le hall de son hôtel. C’est qu’au plaisir de le voir retrouver sur scène PJ Harvey, onze ans après la tournée Is this desire, s’est ajouté celui de redécouvrir en live certains titres de l’inépuisable Dance hall at louse point de 1996, dans des versions aussi intenses qu’on pouvait l’espérer. Il nous suggère un café tout proche comme cadre d’une interview qui sera menée sur le ton de la conversation, le plus tranquillement du monde. L’homme est aussi simple et chaleureux que le musicien est passionnant. On était impatients, forcément, de l’interroger sur la genèse de ce nouvel album à quatre mains, A woman a man walked by, qui nous a éblouis autant que secoués.

Un grand merci à John pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Quand Polly et toi avez sorti Dance Hall at Louse point en 1996, saviez-vous qu’il y aurait un deuxième album ?

On supposait qu’il y en aurait un. On ne savait pas quand, on ne savait surtout pas à quoi il ressemblerait, mais on s’attendait à écrire un autre album pour lequel je composerais la musique et Polly les paroles. Pour nous, c’est un projet continu.

Treize ans séparent les deux albums. Qu’est-ce qui vous a décidés à enregistrer celui-ci à ce moment précis ?

En fait, tout a commencé quand Polly a découvert un enregistrement de “Black Hearted Love”, que j’avais écrit pour un album solo auquel je travaillais il y a quelques années - avant que j’aie sorti d’albums solo, en fait. C’était le premier que je préparais, je comptais écrire la musique et la confier à différents chanteurs et paroliers. Donc j’ai donné ce morceau à Polly et à un de mes amis, Mike Paine, qui faisait partie du groupe The Becketts. Chacun a écrit ses propres paroles et je pensais au départ inclure les deux versions sur l’album, l’une au début et l’autre à la fin. Mais je n’ai jamais terminé l’album, je me suis laissé distraire et je suis passé à autre chose. Je n’ai rien fait de cette chanson, qui traînait dans les cartons. Quand Polly terminait d’écrire la musique de White Chalk, elle s’est mise à fouiller parmi nos vieux enregistrements pour voir ce que nous avions en réserve. Elle est tombée sur celui-là et m’a aussitôt appelé pour me dire « J’adore cette chanson, on devrait l’utiliser, et si on écrivait un nouvel album, là, tout de suite ? » C’était en 2005, il a fallu un moment pour que je termine d’écrire la musique et Polly les paroles, puis pour qu’on enregistre l’album. Mais c’est notre manière de fonctionner, on est incapables de travailler très vite, sur une période de temps très brève. Des fois, je le regrette, ce serait sympa de faire les choses très vite. Mais on a des attentes très élevées l’un par rapport à l’autre. Il m’a fallu un an pour écrire une musique dont je sois assez satisfait pour la donner à Polly, ensuite il lui a fallu plusieurs mois pour écrire les paroles.

Avez-vous une relation de travail différente selon que vous composiez ensemble ou que tu produises ses albums ?

J’ai le sentiment que c’est un tout autre travail, un tout autre rôle, donc il se peut que notre relation soit différente. Nous avons une relation très proche, depuis plus de vingt ans, donc certains éléments de base sont là qu’on travaille ensemble ou pas. On aime passer du temps ensemble, on se fait confiance, sur un plan aussi bien musical que personnel. Donc ça, ça ne change pas. J’ai le sentiment d’être dans une position différente quand je produis un album dont j’ai écrit la musique. Je trouve ça un peu plus dur, en fait. C’est forcément plus difficile d’être objectif. C’était donc très utile d’impliquer Flood pour mixer l’album. Ça me donnait l’impression de disposer d’une opinion objective pour nous assurer que le résultat final tienne la route.

Est-ce plus facile ou plus difficile de travailler avec quelqu’un que tu connais si bien ?

En fait, je ne peux quasiment pas répondre à cette question, car je n’ai la même relation avec personne d’autre, donc je ne sais pas si ce serait différent... Mais ce disque n’a pas été difficile à réaliser. Il nous a posé des défis, mais ce n’était pas... Je dirais qu’on a sans doute plus de conflits quand je produis un album de PJ Harvey que quand on travaille sur un album commun. Quand on collabore, pour éviter les compromis, s’il y a un morceau que l’un d’entre nous n’aime pas ou avec lequel il ou elle n’est pas à l’aise, on le laisse tomber. On ne cherche pas à convaincre l’autre de faire quelque chose qu’il ou elle ne sent pas trop. Du coup, ça signifie qu’on ne travaille que sur des choses qu’on aime. Tout ce qui nous rend un peu nerveux est écarté. À l’inverse, quand on travaille sur les chansons de Polly, il peut y en avoir que je n’aime pas trop mais auxquelles elle tient vraiment, donc on les garde mais je passe mon temps à dire « Oh, je ne sais pas trop ». Donc il y a sans doute plus de conflits sur ses albums à elle. Rien de bien méchant, mais je dirais que ça se produit plus souvent.

Dans quelle mesure discutez-vous de vos contributions respectives et les modifiez-vous ?

Je crois que j’y ai presque répondu dans la question précédente. On en discute, mais on n’apporte pas beaucoup de changements. La plupart du temps, si on ne le sent pas, on laisse tomber. Il y a parfois des changements de structure. Par exemple Polly va me dire « J’ai deux vers de plus dans ce couplet, est-ce que tu pourrais le rallonger ? », ou alors on décide de répéter un refrain. Mais il n’y a jamais de changements d’atmosphère radicaux par exemple. Enfin il y en avait un peu plus sur Louse Point, mais on cherchait encore notre voie. Alors que cette fois-ci, on a enregistré assez d’albums chacun de notre côté pour avoir gagné en assurance et en compétence, en tant qu’interprètes, musiciens et auteurs.

Y a-t-il eu un effort conscient pour ne pas répéter ce que vous aviez déjà fait ensemble ou séparément ?

Absolument. C’était le plus difficile, d’une certaine façon. J’avais écrit deux ou trois morceaux sur lesquels Polly ne voulait pas travailler car elle me disait : « Ça me plaît mais ça me rappelle trop quelque chose que l’un d’entre nous a déjà fait. » On s’est vraiment efforcés d’éviter ça. Mais je pense que c’est une bonne règle pour n’importe qui - la plupart des artistes dont j’admire le travail depuis longtemps sont parvenus à se renouveler. Je n’aime pas forcément tout ce qu’ils font, mais au moins, ils arrivent à ne pas se répéter, et c’est un but qu’il faut vraiment se fixer.

Alors que ton dernier album et celui de Polly étaient de tonalité très calme, celui-ci est sans doute ce que vous avez fait de plus bizarre.

Oui, c’était en partie en réaction à nos derniers albums. L’un comme l’autre, quand on passe un moment immergés dans un son particulier, notre réaction naturelle consiste à passer à autre chose. C’est sans doute ce qui explique que la musique soit si variée sur cet album. Je l’écrivais seul chez moi, je passais une semaine ou trois jours à écrire quelque chose de très calme comme “The Soldier”, et ensuite je me disais « Maintenant, j’ai envie d’un morceau bruyant à la guitare électrique. » Je passais souvent d’un extrême à l’autre.

Est-il arrivé que Polly écrive quelque chose qui soit totalement à l’opposé de ce que tu avais en tête en composant la musique ?

En fait, je n’avais jamais rien de précis en tête. Je n’avais aucune attente par rapport à ce qu’elle allait faire. Mais je m’attendais à être surpris. Et je l’ai été. De toute évidence, on ne pouvait pas anticiper quelque chose comme “Pig will not” ou “A woman a man walked by”. Mais je n’avais aucune idée de ce qu’elle allait chanter sur ces morceaux. Sur “California leaving” par exemple, c’était plus facile de deviner où elle pouvait poser la mélodie, car la musique la suggérait. Elle a une structure couplets/refrain plus évidente. Je ne savais pas sur quoi elle allait chanter, mais j’avais une vague idée de ce à quoi ressemblerait le chant. Alors que sur “Pig” et “A woman a man walked by”, je ne savais absolument pas quand elle allait commencer à chanter ni comment elle allait s’y prendre.

À propos de ces deux chansons, elles rappellent fortement Captain Beefheart.

Beefheart est une de nos principales influences, à Polly et à moi. Je suis fan depuis toujours. Il y a effectivement une influence. Ce qu’il faisait était totalement unique, personne d’autre ne jouait ce genre de rock abstrait qu’il avait créé. Donc, quand on s’aventure sur ce territoire, c’est très difficile de ne pas l’imiter. Mais je suis tout à fait prêt à reconnaître cette influence, bien sûr.

Composes-tu tes instrumentaux différemment quand tu sais qu’ils vont former la base d’une chanson ?

Parfois, oui. Si on prend par exemple “Pig will not”, pas forcément, car ça aurait pu rester un instrumental. Il y a sur l’album un morceau, “The crow knows where the little children go”, qui aurait tout aussi bien pu avoir des paroles ou non. Il fonctionne comme instrumental mais on aurait pu chanter par-dessus. “Pig will not” fonctionne magnifiquement avec des paroles mais il était tout aussi intéressant en tant qu’instrumental. Donc pour certains morceaux, je dirais que ça n’a pas fait une si grande différence. Mais si on prend “The Soldier” ou “California”, je les ai écrits en m’attendant à ce qu’on y ajoute du chant. C’était un fond sonore qui attendait des paroles.

Tes titres sont parfois très intrigants. Joues-tu volontairement là-dessus en sachant que Polly va s’en inspirer pour ses paroles ?

J’en choisis certains, mais pas tous. Essentiellement parce que Polly me demande de lui donner des titres. Parfois, ça fournit un excellent point de départ. Je lui ai donné le titre “A woman a man walked by” sans savoir à quoi il faisait référence, et je ne m’attendais certainement pas à ce qu’elle écrive ces paroles-là. Intituler des instrumentaux, c’est un processus très abstrait. On choisit quelque chose au hasard parce qu’on en aime la sonorité. Sur “Sixteen fifteen fourteen”, j’aimais l’idée d’un compte à rebours à partir d’un nombre si élevé, ça paraissait improbable. Mais là encore, je ne savais pas ce qu’elle allait en faire, ni même si elle allait s’en servir.

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur Dance Hall at Louse Point ?

J’y reste très attaché. J’aime beaucoup cet album et je crois que jouer ces chansons en live leur donne une véritable puissance. Et c’est une bonne chose. Je ne l’avais pas écouté depuis longtemps, mais quand on a terminé A woman a man walked by et décidé de partir en tournée, on a voulu jouer également des chansons de Dance Hall at Louse Point. On l’a tous deux réécouté et on a été surpris par l’impression d’avoir beaucoup progressé depuis dans notre écriture, mais aussi, en ce qui me concerne, dans ma capacité à enregistrer de la musique. Je trouve qu’il y a de bonnes chansons, de très bonnes idées, mais Polly avait le sentiment que ses paroles étaient plutôt des esquisses que des chansons abouties, par rapport à ce qu’elle a le sentiment de faire actuellement. Et j’ai le sentiment d’être aujourd’hui capable d’enregistrer de la musique à un niveau dont j’étais incapable à l’époque. J’aime beaucoup cet album mais je crois que si je devais l’enregistrer aujourd’hui, il aurait davantage de substance. Et en jouant ces chansons en live, je trouve qu’elles tiennent bien la route, elles ne me font pas l’effet de vieilles chansons, elles s’accordent très bien avec les autres et je prends beaucoup de plaisir à jouer des morceaux des deux albums. Ils sont très différents mais il y a effectivement un lien.

En effet, ils sont très différents et pourtant les concerts donnent une impression de grande cohérence.

C’est forcément lié à la façon dont on joue ces chansons maintenant, et au fait qu’elles soient interprétées par les mêmes musiciens. Mais nous avons enregistré Dance Hall at Louse Point il y a longtemps, nous étions d’autres personnes à l’époque. Les mêmes, mais différents, en quelque sorte.

Entre temps, tu as sorti trois albums sous ton nom. Que t’ont-ils appris qui t’ait été utile pour cet album-ci ?

L’une des choses que j’ai apprises - non seulement avec mes propres albums, mais aussi en travaillant avec d’autres personnes pendant ce temps - c’est l’intérêt de renoncer à tout maîtriser. Sur Louse Point, je voulais absolument tout contrôler. Je tenais à jouer tous les instruments sur l’album, j’avais des idées bien arrêtées sur ce que j’attendais. Mais au fil des ans, j’ai appris à apprécier davantage ce que peut produire le hasard, aussi bien en studio que sur scène. Je trouve cet album très précis et complexe par bien des aspects. L’approche de l’écriture était plus chaotique, ce qui est davantage conforme à mes goûts actuels.

Ce qui frappe sur cet album, c’est une impression de grande liberté, en partie parce que les chansons ont une structure moins classique.

Je crois que c’est ce qui m’intéresse le plus actuellement, et même si je joue encore tous les instruments moi-même sur la plupart des morceaux, je l’ai abordé en essayant de m’ouvrir davantage à ce que je ne peux pas contrôler, ce que je ne faisais pas avant.

Peux-tu nous présenter les membres du groupe et nous dire pourquoi vous les avez choisis pour cette tournée ?

Eric Drew Feldman joue du clavier et de la basse. Il a fait partie du groupe de Captain Beefheart et je suis fan de son jeu depuis des années. Il joue avec nous régulièrement depuis To bring you my love. Donc c’était un choix évident pour ce disque.

Giovanni (Ferrario), je n’avais pas beaucoup travaillé avec lui auparavant. C’est un ami d’Italie. Je l’ai connu par Marta (Collica), Marco (Tagliola) et Giorgia (Poli). J’aimais bien le personnage et je savais que c’était un bon musicien. Il nous fallait quelqu’un qui puisse jouer de la basse et de la guitare, et je savais que c’était son rayon. Ça a été une décision très intuitive de ma part, je pensais que ce serait la personne adéquate.

Pour la batterie, ce n’était pas Jean-Marc (Butty) qui jouait sur l’album mais une batteuse de Los Angeles, Carla Azar, sur les morceaux où je n’en jouais pas moi-même. C’est une amie de Polly, qui avait eu l’idée de la faire jouer sur l’album. Elle m’a beaucoup impressionné. Au départ, on voulait qu’elle joue aussi en live mais elle a son propre groupe, Autolux, à Los Angeles, et elle ne pouvait pas participer à la tournée car ils vont sortir un nouvel album. Donc le deuxième choix le plus évident était Jean-Marc, qui joue dans mon groupe actuel, on savait qu’il serait sur la même longueur d’ondes. Maintenant, j’ai du mal à imaginer le groupe sans lui.

Cet album a bénéficié d’une promotion différente par rapport au précédent. La première fois, il n’y avait pas eu de tournée...

En effet. La décision est venue en partie de la maison de disques et en partie de nous. Polly ne voulait pas faire de promotion pour Louse Point car elle sortait de la tournée To bring you my love qui avait été un exercice de promo d’une ampleur monstrueuse pour elle et qui l’avait épuisée. Elle s’est servie de Louse Point comme prétexte pour sortir un disque sans avoir à faire de promo. La maison de disques ne savait pas trop comment le promouvoir, c’était le premier album qui portait mon nom, ils ne me connaissaient pas. Pour eux, c’était « PJ Harvey plus un mec ». Et puis c’était un disque assez peu commercial comparé à To bring you my love. Globalement, ils n’avaient pas envie de faire de gros efforts pour le mettre en avant. Il n’a pas trop mal marché, les gens l’ont apprécié et il a été bien reçu. Pour cet album-ci, tout s’est passé en grande partie grâce à Paul McGuinness, le manager de Polly, qui a entendu l’album et l’a adoré, et qui a dit « OK ». Enfin la première chose qu’il a dite, c’est « Il faudrait mettre « PJ Harvey » en premier », ce qui est une bonne décision, je trouve, car... C’est curieux, mais ce qui peut nous paraître évident, à Polly et à moi, ne le sera pas forcément pour le reste du monde. On sait qu’on prend ces albums très au sérieux, mais certaines personnes ont cru, comme on avait sorti l’autre album sous le nom de « John Parish & Polly Jean Harvey », que Polly s’y intéressait moins. Donc en faisant figurer son nom en premier, on s’assurait que les gens se disent « Ah oui, elle y tient vraiment, ce n’est pas un simple projet parallèle ou un divertissement. » Mais certains continuent à y voir un divertissement parce que ce n’est pas un album de PJ Harvey, et on n’y peut pas grand-chose... Donc on fait avec, on a sorti le disque, on joue les morceaux en live, on fait de notre mieux et les gens y verront ce qu’ils veulent y voir.

Ce qui frappe en concert, c’est la réaction très enthousiaste du public, qui n’y réagit pas comme à un simple projet parallèle...

En effet, les concerts sont extrêmement bien reçus. Nous avons fait très attention à ce que cette tournée soit annoncée comme « PJ Harvey & John Parish » et à préciser que nous allions jouer des chansons de ces deux albums, afin que les gens ne s’attendent pas à entendre de vieux tubes de PJ Harvey. Et en effet, ceux qui sont venus nous voir étaient prêts à entendre ces nouveaux morceaux et ont beaucoup aimé. Beaucoup de gens sont sans doute venus en se demandant « Est-ce que ça va me plaire, comme je suis surtout fan de PJ Harvey, je ne sais pas trop », et ont peut-être été surpris par l’intensité du résultat. Mais sur chaque date de cette tournée, la réaction du public a été incroyable. Maintenant, on s’y est un peu habitués, mais les premiers soirs, on était sidérés. Et on en est toujours extrêmement reconnaissants, bien sûr.

Comment trouves-tu un équilibre entre tes activités de producteur et de musicien ?

Très facilement, en fait. Et de plus en plus avec le temps. C’était plus frustrant à mes débuts car je n’avais pas encore sorti grand-chose, donc j’essayais d’imposer un peu plus ma personnalité dans les albums que je produisais. Alors que désormais, j’ai plus de facilité à séparer ces deux rôles. Quand je produis l’album des autres, j’essaie de les aider à enregistrer l’album qu’ils veulent faire. Alors que si c’est mon album, j’essaie de faire l’album que moi, je veux faire. Je n’ai aucun mal à distinguer les deux.

Envisagez-vous d’enregistrer un troisième album ensemble ?

Oui, sans doute, j’imagine. Mais pas avant un moment, ce n’est pas quelque chose qu’on arrive à boucler vite fait. Sans compter qu’on voudra qu’il soit différent cette fois encore. J’aurai besoin de temps, de plus d’expérience, d’avoir collaboré avec d’autres personnes en tant que producteur, sans doute d’avoir sorti deux ou trois autres albums à moi avant de me sentir prêt à écrire de nouveaux morceaux pour Polly. Ce n’est pas quelque chose qu’on fera comme ça, à l’improviste, il faudra qu’on sente que c’est le bon moment, qu’il y a une raison pour le faire à ce moment précis. Mais oui, je suis sûr qu’il y en aura un autre tôt ou tard.

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