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publié par grégory combet le 04/02/05
hood
- Café de la Danse, Paris
Café de la Danse, Paris

fond

Bon ils n’ont pas joué “the fact that you failed”. Pas grave, de toutes façons Hood n’est vraiment pas un groupe comme les autres. Le public parisien ne s’y est pas trompé car le café de la Danse était bien plein ce soir là. Trois petites dates en France et puis s’en vont, il ne fallait pas rater ça. Pour les voir l’année dernière il aurait fallu soit être en Islande pour le Icelandic Airways, dans le fond de l’Angleterre pour l’ATP, ou à Saint Sebastian en Espagne... Pas gagné.

savourer

J’étais donc bien excité ce 28 Janvier, et comme beaucoup j’ai eu le sentiment d’assister à un moment rare. Après une relaxante première partie assurée par les Suisses de Magic Rays, entre Smog et Grandaddy, je trépigne. Ils arrivent enfin, ont l’air contents d’être là, et comme le chanteur le remarque, c’est incroyable mais personne ne jouera après eux !! On va donc pouvoir savourer ; et mon ami Bertrand me montre du doigt le beau tee-shirt Anticon du bassiste. Melodica, flûte traversière, batterie jazz, guitares noisy rafistolées, nappes electro et samples hip hop de ces rappeurs de l’espace vont donc bucoliquement se donner la main. Oui oui, on savait, Hood aime l’aventure.

montée

Ce sont d’abord les titres du dernier album Outside closer qui défilent, sur le rythme des vidéos de paysages anglais derrière eux. Quelles meilleures images pour décrire leur musique que ces vidéos ? Je ne m’y risquerais pas. Les 5 musiciens semblent concentrés sur leur tache. Le batteur insuffle une énergie incroyable, tout en tension, et la passion de chaque musicien est belle à voir. Grosse montée sur le titre qui ouvre le précédent album Cold House, les morceaux de cet album sont vraiment magnifiés sur scène, et ça restera le meilleur moment du concert. Diable, que c’est beau. Ils n’hésitent pas à prolonger les morceaux, et se lâchent un peu plus sur les titres anciens, renouant avec leur côté plus bruyant. Le set s’enchaîne bien, “the negatives”, “the lost you” et son beat déstructuré, le groupe est détendu, et on a à peine le temps de se mettre dans l’ambiance qu’ils quittent déjà la scène, après même pas une heure de concert. Hors de question !

classe

Bronca générale, on leur suggèrerait bien de jouer deux heures de plus. Les revoilà donc, pour quelques titres issus des albums précédents, dont même un de rustic houses and fornhouse valleys, peut être en hommage à Matt Elliot (Third Eye Foundation) qui a produit l’album, et qui assure le son ce soir. Classe. Le chanteur se marre en disant qu’ils n’ont plus de titres en stock. Un joyeux luron leur propose une reprise de Disco Inferno, et le rouquin de chanteur de nous déclarer que c’est qu’ils font depuis le début ! Ils se prennent moins au sérieux que Damien Saez, ouf. Les revoilà partis, nouvelle bronca. Allez deuxième rappel !!

cacophonie

Tout le monde rigole, et Chris Adamson consent à jouer un dernier morceau si on promet de quitter le Café de la Danse à la fin du titre. On serait bien resté plus... Pour ne plus avoir à revenir, ils balancent leurs instruments en l’air, et quittent définitivement la scène sur une belle cacophonie générale. Et sur les ordres de Chris, on quitte la salle, heureux, en se disant que c’est beau d’avoir vu des musiciens sans autres objectifs et contraintes que de faire la musique dont ils ont envie, quand ils en ont envie. Youpi, je sais ce que j’aurai dans la tête le lendemain en regardant à travers la vitre du train qui me ramènera chez moi. “Home is where it hurts”...

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publié par le 04/02/05