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publié par terant le 10/03/01
divine comedy
- regeneration
regeneration

tristesse sublimée

voilà un groupe dont je n’attendais pas grand chose. un poil déçu par le pataud fin de siècle, on aurait oublié un peu trop vite divine comedy. tant pis on est d’autant plus surpris. d’abord la production de nigel godrich est un atout considérable, elle sublime la tristesse puis les autres émotions que neil hannon désire véhiculer.

océan de merveilles

une certaine sobriété s’est emparée des compositions, pas d’abus, d’orchestrations inutiles, d’arrangements superflus, juste un son chaleureux. "bad ambassador" est un argument conséquent, il se dégage une aisance déconcertante dans le son et les instruments qui plus que jamais s’unissent. on aurait vendu la pop britannique un peu trop tôt alors même qu’elle sort grandissante d’une overdose de médiocrité. neil hannon décline certainement le successeur d’urban hymns que richard ashcroft aurait aimé composer. surtout la voix de divine comedy est plus touchante que jamais. intituler une chanson "perfect lovesong" aurait pu paraître prétentieux et pourtant elle ne témoigne que d’un réalisme frappant. "note to self" enchaînant envolées himalayesques et un certain minimalisme s’étale sans lasser. après 5 morceaux toujours pas de fausse note, la force mélodique subjugue à chaque écoute supplémentaire. "eye of the needle" lâché sur une inégale compil’ des inrocks brille autant, même parmi cet océan de merveilles. et quand arrive "love what you do" on pourrait presque crier au génie.

sensibilité

finalement sur 11 morceaux on a guère le temps de s’ennuyer, aucune chanson plus faible que l’autre, neil hannon dévoile une sensibilité et un talent mélodique dont on doutait un peu depuis 1996 et l’excellent casanova. en sachant que cet album est meilleur que le prochain radiohead et le nouvel air, serait-ce l’album de l’année ?

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publié par le 10/03/01