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publié par octane le 30/01/02
Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre
- Alain Chabat
Alain Chabat

rupture dans la comédie

"allez, il faut rentrer maintenant, c’est fini, vous avez bien un chez vous !" c’est ainsi qu’alain chabat le magnifique conclut le générique de son péplum à 50 millions d’euros. ultime signature d’une œuvre quantitativement colossale, et dont chaque gag porte son label, sa griffe de gros ours mal léché du comique français d’avant-garde (rendons-lui cet hommage). tout le monde ici est connu, se connaît et s’amuse, et ça se sent. mis à part peut-être clavier et depardieu, décalés malgré eux. c’est là la force de chabat, dont le deuxième film - didier date de 97 - officialise une rupture dans la comédie à la française, substituant d’un coup d’un seul une ribambelle d’individualités fortes au traditionnel duo comique type bourvil/de funès.

au péril de notre santé

mais voici avant toute chose l’information, celle qu’au péril de notre santé nous sommes allés chercher à 9h du matin, afin de vous faire gagner du temps. si vous êtes indécis, gagnés ou gagnables à la cause, à la faveur d’un buzz qui annonce un film irrésistible, si vous êtes de ceux-là, restez chez vous ou allez voir un autre film : mission cléopâtre n’est pas inévitable, loin s’en faut : l’ensemble est lisse, pas de plans très originaux, pas assez de rythme, peu d’astuces réellement inventives (les yeux dessinés dans la pyramide ?). rien que jean yanne (2 heures moins le quart avant jc), gotlieb ou les nuls n’aient déjà fait. conventionnel, fédérateur, on peut à la rigueur voir mission cléopâtre en famille.

déphasage massif

toutefois, rendons à césar... il peut arriver que l’on se bidonne, il n’y a aucune honte à cela. chabat reste le père spirituel de la génération objectif nul. la participation de chantal lauby illustre parfaitement comment on peut, dans un film à 50 millions d’euros, surprendre avec une blague à dix centimes ("je suis là/je disparais/je suis là, etc..."). de même, le free-style de l’ex-co-leader de la grosse boule sur le mode habituel ("la vie c’est avant tout des rencontres, des coups de cœur, etc...") aura sans doute contribué au déphasage massif du tandem christian/gérard. jamel et son amstérixme "fonctionnent" eux aussi à merveille. il restait une grosse question : mais où est donc passé dominique farrugia ? on sait maintenant qu’il a définitivement quitté la sphère artistique... c’est bien dommage.

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publié par le 30/01/02