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publié par antoine le 26/04/04
VA
- Printemps de Bourges, 2004 — Bourges
Printemps de Bourges, 2004 — Bourges

le dernier jour berruyer amène forcément son lot de ""bilan(s)"", pour revenir à la fois sur des coups de gueule, mais aussi et surtout sur des bons moments. et même si ici en quantité, les critiques seront les plus nombreuses, il faut bien reconnaître que ces cinq jours auront été un vrai plaisir.

pas glop

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bourges, ville feûne (1)

quelques photographes pros : appareils à plus de 7500€ en main, mépris, condescendance et dédain perceptibles à l’endroit des non-professionnels : à croire qu’ils ont oublié leur passé d’amateurs // le "ko social" : dimanche matin, pendant la conférence de presse, daniel colling, le directeur du festival, balançait private joke sur private joke avec les têtes raides sur le thème « j’ai acheté la paix social en proposant aux têtes raides de leur offrir une tribune pour leur "ko social" » ou autre « j’ai acheté la paix sociale à la cgt. » pas drôle, d’autant que c’est précisément l’impression en retirera. de l’originalité dans la contestation, un renouveau en dehors des partis, des syndicats et des altermondialistes en attac étaient attendus ? que nenni ! on aura vu des cgtistes en nombre, un françois hollande, les journalistes musique du monde, véronique mortaigne et ses pantalons pas franchement fashion en tête. et, dans un autre genre, quelques punks à chien. au centre, rien de nouveau, dormez tranquilles, bonnes gens // l’étrange impression retirée, à la suite de la conférence de presse du dimanche matin (toujours la même) : daniel colling -accessoirement ’patron’ du Centre National des Variétés et du Jazz- est d’abord et avant tout le directeur d’une sarl, un "entrepeneur de spectacles" comme il se plait à s’auto-définir. pas nécessairement un passionné de musique. toute les questions liées à la programmation ont été "réacheminées" vers les programmateurs, qui s’occupent vraiment (et même s’ils le font très bien d’ailleurs, là n’est pas la question...) uniquement de la programmation // payer 3,10 euros pour monter les 300 marches de la cathédrale // la boue du camping le son au phénix : quand on sait que les spectateurs devaient en général débourser près de 30€ pour y passer la soirée, on a de quoi être légèrement surpris de la très très mauvaise qualité du son qui y était la règle. sans parler des 105 db, pointes à 120 db réglementaires : ici, c’est au moins l’inverse. avec les conséquences que l’on connaît sur les oreilles et l’audition //

glop

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bouges, ville feûne (2)

une bonne partie de cette programmation : on était ici très loin du cliché "printemps de bourges = chanson française". et même s’il nous est difficile de parler de réelles découvertes, on s’est quand même réjoui d’une programmation faisant preuve d’une certaine audace, et de concerts regroupant des groupes avec des univers suffisament communs pour que chaque soirée conserve une cohérence évidente. on pense ici à shannon wright et à jesse sykes, ou bien encore à la soirée constellation. on pense aussi à la première des soirées "inclassables" du 22, où l’on a pu enchaîner le mix appaisant de christ, le show de buck 65 et le hip-hop pas prise de tête de atmosphere // le théâtre jacques coeur, qui est un cadre vraiment magnifique : on ne cachera donc vraiment pas le plaisir qui a été le nôtre de s’en voir ouvrir les portes pour l’occasion // l’accueil qui a été réservé à notre (de moins en moins) petit webzine ; par le service de presse bien entendu, mais également de la part de tous ceux qui nous ont rendu la vie un peu plus facile pendant ces quelques journées (bus internet, agents de sécurité (pas toujours) bornés, la dernière conférence de presse au magic mirror du dimanche matin avec café et jus d’orange...) // la vue qui s’offre du haut de la tour de la cathédrale de bourges

mille mercis

à opus64 en général et gabriela en particulier, fred, sylvain, christophe & nathalie,...

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publié par le 26/04/04