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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>George Miller</title>
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		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec Mad Max : Fury road, le r&#233;alisateur George Miller a r&#233;ussi quelque chose d'assez fou. Inaccessible m&#234;me si vous vous appelez Scott, Lucas ou Spielberg : reprendre une trilogie du cin&#233;ma d'action-anticipation, devenue mythique ( &quot;&#224; la mad max&quot; &#233;tait l'expression pour d&#233;crire le post-apo avant le post-apo) et lui donner une suite, pas seulement &#224; la hauteur de son h&#233;ritage mais apte &#224; cr&#233;er son propre mythe. Et ce n'est pas qu'un bon film de genre, on n'h&#233;sitera pas &#224; classer Fury Road en toute (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L120xH150/arton12536-2172c.jpg&quot; width='120' height='150' style='height:150px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec &lt;strong&gt;Mad Max : Fury road&lt;/strong&gt;, le r&#233;alisateur &lt;strong&gt;George Miller&lt;/strong&gt; a r&#233;ussi quelque chose d'assez fou. Inaccessible m&#234;me si vous vous appelez Scott, Lucas ou Spielberg : reprendre une trilogie du cin&#233;ma d'action-anticipation, devenue mythique ( &quot;&#224; la mad max&quot; &#233;tait l'expression pour d&#233;crire le post-apo avant le post-apo) et lui donner une suite, pas seulement &#224; la hauteur de son h&#233;ritage mais apte &#224; cr&#233;er son propre mythe. Et ce n'est pas qu'un bon film de genre, on n'h&#233;sitera pas &#224; classer Fury Road en toute subjectivit&#233; parmi les chefs d'&#339;uvre du 7&#232;me art. Pour l'&#233;norme claque visuelle, pour la richesse de l'univers d&#233;velopp&#233;
et les personnages hauts en couleur, qui rappellent l'imagination d&#233;lirante d'un &lt;strong&gt;Jodorowsky&lt;/strong&gt; (qui a aussi quelques ovnis cin&#233;matographiques &#224; son actif), pour la qualit&#233; de son sc&#233;nario qui dit tant de choses en se passant de mots.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fury Road a donc plac&#233; la barre tr&#232;s haut pour sa pr&#233;quelle. Alors avec &lt;strong&gt;Furiosa&lt;/strong&gt; Miller a t'il encore r&#233;ussi &#224; se surpasser ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou a t'il succomb&#233; comme tant d'autres &#224; la mal&#233;diction des franchises ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;ponse est&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non et non, ou plut&#244;t un entre-deux : &lt;strong&gt;Furiosa&lt;/strong&gt; ne rejoindra pas Fury Road dans le Valhalla par la grande porte, avec une haie d'honneur de braves, mais il n'est pas &lt;i&gt;m&#233;diocre&lt;/i&gt; pour atant. C'est une bonne&#8230; suite et peut-&#234;tre un film correct, on ne saurait trop en juger : on aime tellement Fury Road qu'il est impossible de d&#233;tester ce qui est globalement plus de la m&#234;me chose.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Retrouvailles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On retrouve donc le m&#234;me monde d&#233;sol&#233; orange et bleu, les m&#234;mes personnages une dizaine d'ann&#233;es plus t&#244;t le personnage de Furiosa bien s&#251;r mais aussi la galerie de &lt;i&gt;freaks &lt;/i&gt; autour d'Immortan Joe et sa version barr&#233;e de la mythologie nordique. Cette fois-ci il n'est pas le grand m&#233;chant, le r&#244;le est d&#233;volu &#224; Dementus qui se d&#233;place sur un chariot tir&#233; par trois motos et dont le principal accessoire vestimentaire en dehors des pectoraux de &lt;strong&gt;Chris Hemworth&lt;/strong&gt; est un ours en peluche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film regorge aussi de sc&#232;nes d'action motoris&#233;e jubilatoires, film&#233;es dans des paysages sublimes, mis en valeur par une photographie spectaculaire, qui en met plein les yeux sur un &#233;cran de cin&#233;ma. M&#234;me si le monde qui est d&#233;peint est d&#233;vast&#233; et hostile &#224; l'homme. Ceux qui essaient de reconstruire une soci&#233;t&#233; pacifiquement y sont &#224; la merci de leaders d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s et d&#233;rang&#233;s dont le c&#244;t&#233; loufoque rend d'autant plus choquante, en th&#233;orie, l'ultra-violence qu'ils mettent en &#339;uvre pour imposer leur autorit&#233;. Et en face un personnage f&#233;minin, fort, une h&#233;ro&#239;ne anim&#233;e par une id&#233;e maitresse, lanc&#233;e dans une qu&#234;te &#233;pique. Si la th&#233;matique de Fury Road &#233;tait la qu&#234;te du Paradis, du Saint-Graal, celle de Furiosa l'est tout autant : la vengeance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;1280&quot; height=&quot;720&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/MVndtQu6Iok&quot; title=&quot;FURIOSA : UNE SAGA MAD MAX | Bande-Annonce officielle #2 (VOST) | Anya Taylor-Joy, Chris Hemsworth&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Un plat un peu trop froid&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et pour nous, plus que la structure classique de la narration, le peu de prise de risques, c'est l&#224; que Furiosa loupe le coche : on croit &#224; fond que &lt;strong&gt;Anya Taylor-Joy&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;est &lt;/i&gt; le personnage pourtant d&#233;j&#224; tr&#232;s bien incarn&#233; par une remarquable Charlize Theron , tout comme &lt;strong&gt;Alyla Browne&lt;/strong&gt; est attachante en tant que Furiosa enfant. Mais des sc&#232;nes dures, o&#249; ceux qu'elles aiment se font torturer et tuer, en tant que spectateur, on n'a pas la r&#233;vulsion, le d&#233;gout, la peine que peuvent inspirer les noces pourpres de &lt;strong&gt;Games of Thrones&lt;/strong&gt; ou la sc&#232;ne de la clairi&#232;re avec Negan et sa batte dans &lt;strong&gt;The Walking Dead&lt;/strong&gt;. Ou le d&#233;but de &lt;i&gt;The Crow&lt;/i&gt;. Qu'est-ce cela dit de nous, de notre accoutumance &#224; la violence plus que du film est une vraie question. Mais le fait est que Miller ne r&#233;ussit pas &#224; nous embarquer dans la qu&#234;te de son h&#233;ro&#239;ne, &#224; faire notre sa vengeance. Un mot pourtant r&#233;p&#233;t&#233; trois fois sur l'affiche.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Fan service&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de ce moteur dans la narration, c'est la fureur des moteurs ... de voiture et des combats qui compense et en g&#233;n&#233;ral tout ce qui vient du premier film. Ls longues sc&#232;nes d'action motoris&#233;s qui dans 90% du cin&#233;ma sont chiantes &#224; mourir et qui ici captivent. Les personnages d&#233;j&#224; cultes comme Rictus ou Immortan Joe nous font trembler pour une jeune Furiosa courageuse, qui ne perd jamais espoir. Encore une fois Anna Taylor-Jones est g&#233;nial dans ce r&#244;le, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs. Il y a le plaisir aussi de d&#233;couvrir un peu plus en d&#233;tail le pass&#233; de ses personnages, de visiter les lieux comme Gas Town et la Bullet Farm, un &lt;i&gt;worldbuilding&lt;/i&gt; tr&#232;s cool donc pour le fan du pr&#233;c&#233;dent film.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Standalone&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais tout cela confirme la tendance du film &#224; s'inscrire dans la continuit&#233; de Fury Road plut&#244;t que de chercher &#224; s'en &#233;manciper. On perd l'audace, la radicalit&#233; qui dans un sc&#233;nario tr&#232;s classique dans sa structure, tr&#232;s sage et bien rang&#233;, avec ses ellipses, ses chapitres bien s&#233;par&#233;s, un chemin globalement d&#233;j&#224; trac&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fury Road &#233;tait aussi d'une totale lin&#233;arit&#233; mais il &#233;tait extr&#234;mement &quot;ramass&#233;&quot; dans le temps et dans l'action, au point d'&#234;tre &#224; la fois un huis clos et un road-movie (et un western). Et un r&#233;cit &#233;pique , l'Odyss&#233;e d'Hom&#232;re condens&#233;e en deux jours et o&#249; &#224; peine d&#233;barqu&#233; Ulysse d&#233;ciderait que la Guerre de Troie n'aura pas lieu et repartirait dans le sens inverse en butant tout ceux qui se mettraient sur sa route. Furiosa n'a pas cette radicalit&#233;, cette simplicit&#233; presque brutale, c'est une histoire de vengeance assez convenue, au point que vous dire que vous savez d&#233;j&#224; la fin n'est pas m&#234;me pas un spoiler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela fait beaucoup de clous dans ce qui pourrait &#234;tre le cercueil de Furiosa mais il faut plut&#244;t le prendre dans notre cas comme une application du &quot;qui aime bien ch&#226;tie bien&quot;. On a d&#233;j&#224; envie de revoir Furiosa et aucun doute qu'il rejoindra Fury Road sur l'&#233;tag&#232;re-valhalla. Et pour finir on peut se demander si les d&#233;s n'&#233;taient pas pip&#233;s d'avance en faisant un pr&#233;quelle avec la perte de libert&#233; que cela entraine forc&#233;ment. En fait Miller &#233;tablit lui-m&#234;me un lien tellement fort entre les deux films, en terminant Furiosa pour qu'il s'enchaine avec Fury Road comme si c'&#233;tait le m&#234;me film avec un court entracte entre les deux, il va m&#234;me &#224; reprendre des images de Fury Road alors on peut se demander si lui-m&#234;me le voit comme un film &quot;ind&#233;pendant&quot;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jurassic World : Le Monde d'apr&#232;s</title>
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		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jurassic Park est un tr&#232;s bon film flanqu&#233; de deux suites plut&#244;t moyennes. On n'attendait vraiment pas grand chose du Jurassic World de 2015 &#224; part le frisson d'une nouvelle dose de dinosaures, d'humains courageux mais un peu b&#234;tes et d'hubris capitaliste. Et finalement le duo form&#233; par Owen Grady (Chris Pratt) et Claire ( Bryce Howard Dallas) s'est r&#233;v&#233;l&#233; attachant et &#224; d&#233;faut d'innover ou d'avoir de hautes ambitions artistiques, le film de Colin Trevorrow proposait au moins une intrigue tr&#232;s bien ficel&#233;e (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jurassic Park&lt;/strong&gt; est un tr&#232;s bon film flanqu&#233; de deux suites plut&#244;t moyennes. On n'attendait vraiment pas grand chose du &lt;strong&gt;Jurassic World&lt;/strong&gt; de 2015 &#224; part le frisson d'une nouvelle dose de dinosaures, d'humains courageux mais un peu b&#234;tes et d'hubris capitaliste. Et finalement le duo form&#233; par Owen Grady (&lt;strong&gt;Chris Pratt&lt;/strong&gt;) et Claire ( &lt;strong&gt;Bryce Howard Dallas&lt;/strong&gt;) s'est r&#233;v&#233;l&#233; attachant et &#224; d&#233;faut d'innover ou d'avoir de hautes ambitions artistiques, le film de &lt;strong&gt;Colin Trevorrow&lt;/strong&gt; proposait au moins une intrigue tr&#232;s bien ficel&#233;e et quelques dinos m&#233;morables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La franchise &#233;tait donc relanc&#233;e de mani&#232;re cr&#233;dible mais malheureusement sa suite, Fallen Kingdom, s'av&#232;rera beaucoup plus moyenne. &#199;a ne s'annon&#231;ait donc pas tr&#232;s bien pour ce troisi&#232;me opus mais voil&#224; la promesse du retour du casting embl&#233;matique de Jurassic Park en entier (dans les suites on avait eu une fois Goldblum une fois Neil et Dern) et la promesse de quelques dinos de plus, non pas isol&#233;s sur une &#238;le mais vivant au contact des humains c'&#233;tait bien assez pour aller juger sur pi&#232;ce dans une salle obscure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film ne d&#233;bute pas trop mal : Owen et Claire sont devenus des activistes qui essaient de prot&#233;ger les dinosaures de l'exploitation et de la cruaut&#233; de certains humains. Le couple doit se cacher car ils &#233;l&#232;vent Maisie, recherch&#233;e par Biosyn, la compagnie fond&#233;e par son &quot;grand-p&#232;re&quot; (bin oui &#233;tant donn&#233; qu'elle est en fait un clone de sa &quot;m&#232;re&quot;, son grand-p&#232;re est quelque part son p&#232;re !). On d&#233;couvre par petits bouts un nouveau monde o&#249; les dinosaures font partie du quotidien des gens, un contexte qui n'a rien &#224; voir avec les films pr&#233;c&#233;dents qui mettaient en sc&#232;ne quelques survivants avec peu de ressources dans un lieu isol&#233; (en dehors du final du 2 o&#249; la maman T-rex ravage San-Diego). Il y avait l&#224; largement de quoi faire un film int&#233;ressant, intelligent m&#234;me sur cette co-existence, o&#249; il serait autant question de politique que d'action, mais ce n'est malheureusement pas la voie choisie par les sc&#233;naristes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est clairement l&#224; o&#249; se trouve le p&#233;ch&#233; originel dans Jurassic World : la r&#233;alisation comme les acteurs sont corrects, c'est l'histoire est m&#233;diocre. Dans Le Monde d'apr&#232;s, les sc&#233;naristes avaient pour mission de clore toute l'intrigue amorc&#233;e par les deux films pr&#233;c&#233;dents, tout en trouvant un moyen de faire revenir le casting original dans le film. Rien que &#231;a c'&#233;tait d&#233;j&#224; assez compliqu&#233; et donne lieu &#224; une nouvelle intrigue tir&#233;e par les cheveux avec des sauterelles g&#233;antes et des OGMs dont on se dit qu'elle n'a pas grand chose &#224; faire l&#224;, &#224; part emmener le personnage d'Ellie au m&#234;me endroit que les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout, on en sait pas trop pourquoi mais la simple confrontation homme-dinosaure au quotidien &#231;a ne suffisait pas aux producteurs : il a fallu qu'ils rajoutent aussi des cartes postales et de l'action fa&#231;on Bourne/Bond : d'o&#249; une s&#233;quence totalement inutile de course-poursuite dans les rues de Malte, qui ne marche pas, car apr&#232;s 5 Jurassic Park, on est plus aussi facilement impressionnable et si sur le sc&#233;nario il y avait marqu&#233; 'ins&#233;rer ici une courte-poursuite fr&#233;n&#233;tique &#224; la Jason Bourne&quot;, Trevorrow qui revient &#224; la r&#233;alisation sur ce volet, ne parvient pas &#224; imprimer &#224; son montage la m&#234;me urgence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet arc narratif introduit aussi le personnage de &lt;strong&gt;Kayla Watts&lt;/strong&gt; qui est peut-&#234;tre le personnage qui fait basculer le film dans la m&#233;diocrit&#233; sc&#233;naristique av&#233;r&#233;e : elle est l&#224; pour fournir un moyen pratique aux h&#233;ros pour arriver au lieu qui remplace l'ile dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du film. Sa motivation pour aider des inconnus ? une s&#233;quence de quelques secondes o&#249; elle voit Maisie monter dans un avion, sans cris , ni protestations. Elle aurait pu peut &#234;tre se douter que quelque chose ne va pas mais de l&#224; &#224; d&#233;velopper soudainement une culpabilit&#233; tellement &#233;norme qu'elle va tout risquer pour se racheter, la ficelle est un peu grosse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne va pas vous d&#233;tailler tous les probl&#232;mes du sc&#233;nario mais la premi&#232;re moiti&#233; du film consiste donc &#224; regarder nos sc&#233;naristes (Trevorrow, Emily Carmichael et Derek Conolly) ramer pour cr&#233;er une motivation aux personnages, leur faire voir un peu de pays et les amener tous au m&#234;me endroit au m&#234;me moment. Pour une (r&#233;)union qui finalement est ... plut&#244;t pauvre en &#233;motions : on a &#224; faire &#224; deux g&#233;n&#233;rations qui ne se connaissent pas, ils sont amen&#233;s &#224; coop&#233;rer (ou co-fuir &#224; toutes jambes) ensemble mais on a d&#233;j&#224; pass&#233; tellement de temps &#224; en arriver l&#224; que la fin approche d&#233;j&#224; et qu'il faut bien conclure...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est valable aussi pour cet article d'ailleurs alors quoi dire sur ce troisi&#232;me Jurassic World ? si les dinosaures et/ou Jurassic Parc vous laissaient d&#233;j&#224; froid, inutile d'essayer celui-l&#224;, pour les autres on va dire que c'est un film de dinosaures tr&#232;s moyen mais si on y va en le sachant et qu'on se dit que des films de dinosaures il y en a pas dix mille, qu'on a aim&#233; les personnages que ce soit le trio Goldblum/Dern/Neil) ou la paire Pratt/Howard Dallas, on passe quand m&#234;me un bon moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une petite digression sur Trevorrow et dans une moindre mesure Emily Carmichael : ils ont la chance qu'il ne soit jamais simple pour ces grosses franchises de savoir quelle est la libert&#233; r&#233;elle du sc&#233;nariste et donc sa responsabilit&#233; quand &#231;a se plante. Mais avec ce Jurassic Park et apr&#232;s son Star Wars avort&#233;, on commence &#224; se demander si Trevorrow tient vraiment la route en tant que sc&#233;nariste. Carmichael, elle, &#233;tait &#224; l'&#233;criture sur Pacific Rim : Uprising, o&#249; certes la d&#233;ception venait aussi d'une r&#233;alisation qui n'avait pas l'&#226;me d'un Del Torro mais l'histoire &#233;tait tr&#232;s moyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut avoir deux &lt;i&gt;fails&lt;/i&gt; successifs, trouver des raisons du c&#244;t&#233; des studios etc, mais &#224; trois par contre on commencera &#224; se dire qu'ils ne sont pas &#224; la hauteur de leurs d&#233;buts prometteurs .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Love &amp; Monsters</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/love-monsters/michael-matthews/article11487.html</link>
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		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;On pourrait croire en lisant mes derni&#232;res chroniques cin&#233; que soit les plates-formes de streaming choisissent mal leurs productions SF soit je suis vraiment tr&#232;s aigri, genre comme un vrai critique de cin&#233;ma. Honn&#234;tement je pense que c'est plut&#244;t l'hypoth&#232;se 1 qui est vraie et quoi de mieux pour le prouver qu'une critique &#233;logieuse d'un film qui ne fait rien d'extraordinaire mais le fait bien ? Ce film c'est Love &amp; Monsters, disponible depuis quelques mois sur Netflix. Dans un trou vivait un Jo&#235;l (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH85/arton11487-9e5ee.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On pourrait croire en lisant mes derni&#232;res chroniques cin&#233; que soit les plates-formes de streaming choisissent mal leurs productions SF soit je suis vraiment tr&#232;s aigri, genre comme un vrai critique de cin&#233;ma. Honn&#234;tement je pense que c'est plut&#244;t l'hypoth&#232;se 1 qui est vraie et quoi de mieux pour le prouver qu'une critique &#233;logieuse d'un film qui ne fait rien d'extraordinaire mais le fait bien ? Ce film c'est &lt;i&gt;Love &amp; Monsters&lt;/i&gt;, disponible depuis quelques mois sur Netflix.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Dans un trou vivait un Jo&#235;l&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le titre du film r&#233;sume bien son contenu : dans un futur proche, ce qu'il reste de l'humanit&#233; se terre pour &#233;chapper aux monstres insecto&#239;des qui r&#232;gnent d&#233;sormais en ma&#238;tre sur un monde d&#233;vast&#233;, peu &#224; peu reconquis par la nature. Du bon gros post-apo en somme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Joel&lt;/strong&gt;, le h&#233;ros du Love &amp; Monsters vit dans une communaut&#233; qui s'en sort plut&#244;t bien, mais pas gr&#226;ce &#224; lui : encore traumatis&#233; par l'invasion et la perte de ses parents, il est t&#233;tanis&#233; face aux monstres. Heureusement les autres membres du refuge n'ont pas ce blocage mais ils sont tous en couple. Sauf Jo&#235;l dont la petite amie est dans un autre refuge et il ne lui parle donc que par CB. C'est un peu frustrant. Dans tous les sens du terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors un beau jour Joel prend son courage &#224; deux mains, sort du refuge arm&#233; de son carnet &#224; dessin et ... pas grand chose de plus, pour affronter ses peurs, &#224; six pattes ou plus et alors chercher &lt;strike&gt;la princesse Zelda&lt;/strike&gt; sa copine. Certains appelleront &#231;a une qu&#234;te initiatique, d'autres la pression des hormones mais voil&#224; il est sur la route et comme toute bonne aventure, il va lui arriver de nombreuses p&#233;rip&#233;ties, il y aura des amis et des trahisons, des rebondissements et un happy end.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Monstres et merveilles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout cela n'est pas vraiment du spoil, c'est presque un contrat implicite entre &lt;i&gt;Love &amp; Monsters&lt;/i&gt; et le spectateur : pas de myst&#232;re &#224; la &lt;i&gt;Lost&lt;/i&gt;, pas de &lt;i&gt;WTF &lt;/i&gt; lynchien mais une Aventure dans l'esprit des films des ann&#233;es 80 &#224; la Indiana Jones, avec un h&#233;ros pas bodybuild&#233; et pas s&#251;r de lui mais &#233;minemment sympathique et courageux, jou&#233; par &lt;strong&gt;Dylan O'Brien&lt;/strong&gt;, pas tr&#232;s loin du tout aussi sympathique et un peureux &lt;strong&gt;Stiles &lt;/strong&gt; de &lt;i&gt;Teen Wolf&lt;/i&gt; ou de son personnage dans &lt;i&gt;The Maze Runner&lt;/i&gt;. On n'est pas surpris de voir &lt;strong&gt;Shawn Levy&lt;/strong&gt;, producteur de &lt;i&gt;Stranger Things&lt;/i&gt; mais aussi r&#233;alisateur de la franchise &lt;i&gt;Une nuit au Mus&#233;e&lt;/i&gt; avec Ben Stiller et Robin Williams, qui r&#233;ussissent &#224; cr&#233;er le m&#234;me genre de plaisir cin&#233;matographique qui ram&#232;ne &#224; l'enfance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les environnements tout comme le design des cr&#233;atures sont tr&#232;s r&#233;ussis, &#224; l'image des superbes dessins que Joel fait des monstres qu'il rencontre. On sent derri&#232;re Love &amp; Monsters une &#233;quipe pleine de cr&#233;ativit&#233; (le film a eu une nomination aux oscars pour les effets visuels) et il y a m&#234;me de la po&#233;sie dans certaines s&#233;quences, certaines cr&#233;atures comme l'esp&#232;ce d'escargot mutant g&#233;ant ou le robot abandonn&#233; que Jo&#235;l trouve &#224; un moment.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Your lips, my lips, apocalypse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'intrigue est donc pr&#233;visible mais le rythme est tr&#232;s bien g&#233;r&#233;, le casting tr&#232;s correct et l'humour tr&#232;s pr&#233;sent. En cin&#233;ma, comme en musique, on a tendance &#224; pr&#233;f&#233;rer la prise de risque, ceux qui osent des choses, on aime &#234;tre surpris, d&#233;stabilis&#233;, c'est ce qui am&#232;ne la r&#233;flexion et le changement mais il y a aussi un plaisir &#224; &#233;couter un conteur dou&#233; faire vivre une histoire, qui n'aspire pas &#224; &#234;tre chose que ce qu'elle parait : un gar&#231;on qui aime une fille et d&#233;cide d'aller la retrouver dans un monde d&#233;paysant rempli de monstres et de merveilles voir de monstres merveilleux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cosmic Sin</title>
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		<dc:date>2021-07-13T12:09:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;ALERTE !!! alerte !!! fuite critique de neurones d&#233;tect&#233;e chez le spectateur... diagnostic automatique lanc&#233;... daubom&#232;tre &#224; 11, d&#233;tecteur de vide cosmique sc&#233;naristique : positif, recherche de formes de vie parasites avec des textes pourris et qui jouent plut&#244;t mal : 100% du casting. Initialisation du protocole de secours &quot;Mais y a Bruce Willis dedans, DIE HAAAAARD !!&quot;.... Echec... &#233;chec... r&#233;sultat du protocole : &quot;il est aussi mauvais que les autres voir pire parce qu'il prononce plus de mots&quot; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L102xH150/arton11484-bdd86.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ALERTE !!! alerte !!! fuite critique de neurones d&#233;tect&#233;e chez le spectateur... diagnostic automatique lanc&#233;... daubom&#232;tre &#224; 11, d&#233;tecteur de vide cosmique sc&#233;naristique : positif, recherche de formes de vie parasites avec des textes pourris et qui jouent plut&#244;t mal : 100% du casting.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Initialisation du protocole de secours &quot;Mais y a Bruce Willis dedans, DIE HAAAAARD !!&quot;.... Echec... &#233;chec... r&#233;sultat du protocole : &quot;il est aussi mauvais que les autres voir pire parce qu'il prononce plus de mots&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ALERTE !!! trajectoire mise &#224; jour, ce film se dirige vers le trou noir de l'ennui dans la constellation de &quot;je suis v&#233;n&#232;re d'avoir perdu mon temps &#224; &#231;a&quot; ALERTE CRITIQUE !!! Auto-destruction de Cosmic Sin... &#201;jectez-vous, &#233;jectez-vous, &#233;jectez-vous. &#233;jec....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>The Tomorrow War</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;The Tomorrow War est une des &quot;victimes&quot; de la pand&#233;mie, destin&#233; &#224; l'origine &#224; une sortie en salles, les droits de diffusion ont finalement &#233;t&#233; rachet&#233;s par Amazon pour son service Prime Video, concurrent de plus en plus cr&#233;dible &#224; Netflix, cf le rachat en cours des studios de MGM ou simplement des s&#233;ries de qualit&#233; comme The Marvelous Mrs Maisel, American Gods , Goliath etc... Par contre niveau films &quot;exclusifs&quot;, le service vid&#233;o nous a plus souvent ramen&#233; des nanars que des oscars et donc m&#234;me si The (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L102xH150/arton11480-eacae.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Tomorrow War&lt;/i&gt; est une des &quot;victimes&quot; de la pand&#233;mie, destin&#233; &#224; l'origine &#224; une sortie en salles, les droits de diffusion ont finalement &#233;t&#233; rachet&#233;s par Amazon pour son service &lt;strong&gt;Prime Video&lt;/strong&gt;, concurrent de plus en plus cr&#233;dible &#224; Netflix, cf le rachat en cours des studios de &lt;strong&gt;MGM &lt;/strong&gt; ou simplement des s&#233;ries de qualit&#233; comme &lt;i&gt;The Marvelous Mrs Maisel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;American Gods &lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Goliath &lt;/i&gt; etc... Par contre niveau films &quot;exclusifs&quot;, le service vid&#233;o nous a plus souvent ramen&#233; des nanars que des oscars et donc m&#234;me si The Tomorrow War avait l'argument &lt;strong&gt;Chris Pratt&lt;/strong&gt; au casting, on pouvait l&#233;gitimement nous demander si on n'allait pas &#234;tre nous aussi des victimes... d'un film rat&#233;. La r&#233;ponse va d&#233;pendre de vos attentes...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour commencer, l'id&#233;e sur laquelle ce film de science-fiction est construite n'est pas mauvaise : dans un futur proche, la Terre est submerg&#233;e par une invasion extra-terrestre qui a d&#233;cim&#233; la majeure partie de la population et il n'y a simplement plus assez de gens (de chair &#224; canon) pour combattre. Les humains du futur ont quand m&#234;me r&#233;ussi &#224; d&#233;velopper une technologie de voyage dans le temps et l'id&#233;e g&#233;niale pour pallier ce manque de personnel c'est donc de faire venir du pass&#233; les gens de l'&#233;poque pr&#233;-invasion, dont on est s&#251;r qu'ils sont normalement d&#233;j&#224; morts dans le futur (bin oui sinon &#231;a ouvre la porte &#224; des paradoxes classiques du voyage dans le temps)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but &#231;a se passe bien mais comme l'arm&#233;e n'a pas d'arme r&#233;ellement efficace pour lutter contre les ETs, les soldats envoy&#233;s dans le futur se font massacr&#233;s aussi et au bout d'un moment ce sont les civils qu'on enr&#244;le via la propagande et quand &#231;a ne suffit plus un service obligatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_61251 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH314/-13308-cb27b.jpg' width='500' height='314' alt=&quot;&quot; style='height:314px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pense forc&#233;ment &#224; &lt;i&gt;Edge of Tomorrow&lt;/i&gt; pour le voyage temporel et l'invasion ET, &#224; &lt;i&gt;Starship troopers&lt;/i&gt; pour l'id&#233;ologie martiale (mais sans le second degr&#233;) tandis que les monstres, assez mal fichus, ressemblent plut&#244;t &#224; un m&#233;lange entre les d&#233;clinaisons de l'Alien de Giger et les &quot;chiens de l'espace&quot; de &lt;i&gt;The Great Wall&lt;/i&gt;. Bruyants et rapides, mais pas terrifiants. Les sources d'inspiration sont donc identifiables un peu partout mais ce n'est pas si g&#234;nant, c'est les cas de nombreux films du genre qui n'en sont pas mauvais pour autant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux probl&#232;mes principaux de &lt;i&gt;The Tomorrow War&lt;/i&gt; sont la construction bancale et peu cr&#233;dible de l'histoire, les nombreuses failles logiques qui nuisent &#224; l'immersion et la pauvret&#233; voir le kitsch de certains dialogues et situations qui font flirter dangereusement le film avec le nanar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_61250 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-13307-d6bf1.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;... mais pourtant le tableau n'est pas compl&#232;tement n&#233;gatif : contrairement &#224; &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/rim-of-the-world/mcg/article9998.html&quot; class='spip_out'&gt;Rim of The World&lt;/a&gt; chez le concurrent &lt;strong&gt;Netflix&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;The Tomorrow War &lt;/i&gt; a eu une r&#233;alisation d&#233;cente et un rythme &#224; peu pr&#232;s bien g&#233;r&#233; qui fait qu'on va au bout sans se forcer mais si on est jamais impressionn&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion, on peut dire que &lt;i&gt;The Tomorrow War&lt;/i&gt; est un film de SF plut&#244;t rat&#233; mais une s&#233;rie B d'action &#224; peu pr&#232;s regardable dans le confort de son canap&#233; et en ayant pas sp&#233;cialement d&#233;bours&#233; d'argent pour. Il semblerait en tout cas que le film soit un des plus visionn&#233;s sur Amazon (qui a d&#233;bours&#233; autour de 200 millions de dollars quand m&#234;me) et la suite soit d&#233;j&#224; pr&#233;vue donc le film a clairement un public, on conseillera juste &#224; &lt;strong&gt;Chris Pratt&lt;/strong&gt; de ne pas trop en encha&#238;ner des comme &#231;a sinon son aura de gardien de la galaxie et d'homme qui murmure &#224; l'oreille des raptors risque d'en prendre un coup.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;1280&quot; height=&quot;720&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/cd5wUPcZA2o&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les Chatouilles</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/les-chatouilles/andrea-bescond-eric-metayer/article11371.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/les-chatouilles/andrea-bescond-eric-metayer/article11371.html</guid>
		<dc:date>2021-04-09T14:35:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie Fazi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode de fermeture prolong&#233;e des salles de cin&#233;ma, autant mettre &#224; profit ses soir&#233;es de couvre-feu pour rattraper des films manqu&#233;s &#224; leur sortie. C'est ainsi que Les Chatouilles, dont on nous avait vant&#233; la force, se rappela &#224; notre souvenir. Beaucoup parlaient d'un film r&#233;ellement marquant, et il l'est, ind&#233;niablement &#8211; mais nous n'aurions pu pr&#233;voir de quelle mani&#232;re, tant il est profond&#233;ment original et personnel. Les Chatouilles suit le parcours d'une femme, Odette, depuis ce jour de son (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L111xH150/arton11371-ac43c.jpg&quot; width='111' height='150' style='height:150px;width:111px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette p&#233;riode de fermeture prolong&#233;e des salles de cin&#233;ma, autant mettre &#224; profit ses soir&#233;es de couvre-feu pour rattraper des films manqu&#233;s &#224; leur sortie. C'est ainsi que &lt;i&gt;Les Chatouilles&lt;/i&gt;, dont on nous avait vant&#233; la force, se rappela &#224; notre souvenir. Beaucoup parlaient d'un film r&#233;ellement marquant, et il l'est, ind&#233;niablement &#8211; mais nous n'aurions pu pr&#233;voir de quelle mani&#232;re, tant il est profond&#233;ment original et personnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Chatouilles&lt;/i&gt; suit le parcours d'une femme, Odette, depuis ce jour de son enfance o&#249; le meilleur ami de ses parents lui propose de &#171; jouer &#224; la poup&#233;e &#187;, en lui faisant promettre de n'en parler surtout &#224; personne. Les abus se poursuivront plusieurs ann&#233;es, sous le nez des adultes qui ne voient rien. Car il ne viendrait &#224; personne l'id&#233;e de se m&#233;fier de Gilbert, qui a tout pour lui, qui est charmant et charismatique, et &#171; tellement g&#233;n&#233;reux &#187; avec Odette qu'il couvre de cadeaux et emm&#232;ne en vacances pour mieux exercer son emprise. Odette se r&#233;fugie dans sa passion pour la danse dont elle fera son m&#233;tier une fois devenue adulte. Puis un jour, subitement, elle entre chez une psychologue &#224; qui elle confiera ce qu'elle n'a jamais pu raconter. Ce sera cette femme ou personne, et le d&#233;but d'un chemin compliqu&#233; vers une forme de reconstruction.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Sortir de la spirale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La plus grande force de ce film, c'est d'&#234;tre port&#233; tout entier par la pr&#233;sence incandescente d'&lt;strong&gt;Andr&#233;a Bescond&lt;/strong&gt;, qui l'interpr&#232;te, le co-&#233;crit et le co-r&#233;alise (avec &lt;strong&gt;Eric M&#233;tayer&lt;/strong&gt;) &#224; partir de sa propre histoire. Elle insuffle au film une &#233;nergie douloureuse et incarne une Odette tout en asp&#233;rit&#233;s, enferm&#233;e dans une spirale d'autodestruction, habit&#233;e par une rage qui se retourne souvent contre elle-m&#234;me et que la danse ne suffit pas &#224; ext&#233;rioriser. Une Odette qui se m&#233;fie des autres et les tient &#224; distance, parce que la petite fille qui r&#234;vait que son p&#232;re vole &#224; son secours est devenue une femme persuad&#233;e que les gens qui vous &#233;coutent, &#171; c'est dans les contes de f&#233;e &#187;. Mais une Odette consciente d'&#234;tre &#224; la d&#233;rive et qui, un jour, parce qu'elle n'en peut plus, d&#233;cide que l'heure est venue de parler. Encore faut-il trouver les mots. Encore faut-il aller au bout de la d&#233;marche. Mais petit &#224; petit, quelque chose se d&#233;noue, et une forme de lumi&#232;re peut &#233;merger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film est brillant dans ce qu'il parvient &#224; nous transmettre de cette douleur-l&#224; et de la mani&#232;re dont elle vous fa&#231;onne. Pour autant, malgr&#233; la violence de ce qu'il d&#233;crit, il est &#233;tonnamment pudique. Il ne s'agit pas simplement d'exorciser un v&#233;cu atroce mais d'amorcer une forme de dialogue avec le spectateur ; or, ce qu'Odette apprend &#224; ses d&#233;pens, et que la cin&#233;aste a sans doute m&#251;rement r&#233;fl&#233;chi, c'est la difficult&#233; de transmettre ces mots, m&#234;me lorsqu'on parvient enfin &#224; les extirper de soi. Ils sont &#233;galement douloureux &#224; entendre, et tous ne sauront pas les recevoir. Certains le refuseront tout net, &#224; l'image de la m&#232;re toxique incarn&#233;e par une &lt;strong&gt;Karin Viard&lt;/strong&gt; gla&#231;ante. D'autres seront d&#233;sar&#231;onn&#233;s ou boulevers&#233;s, mais sinc&#232;rement d&#233;cid&#233;s &#224; aider.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Juste distance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On sent par ailleurs un r&#233;el souci d'injecter par moments une forme de l&#233;g&#232;ret&#233; qui &#233;vite au film de devenir plombant, dans les s&#233;ances chez la psy mises en sc&#232;ne de mani&#232;re tr&#232;s ludique : Odette s'y prom&#232;ne litt&#233;ralement au milieu de ses souvenirs, les r&#233;&#233;crit parfois, y invite sa th&#233;rapeute avec elle. Ces s&#233;quences sont parfois dr&#244;les malgr&#233; ce qui s'y d&#233;roule, puis chaleureuses : c'est la bulle &#224; l'int&#233;rieur de laquelle peut sortir la parole et s'op&#233;rer la reconstruction.
Tout sonne vrai ici, et si c'est Odette qui occupe l'espace de mani&#232;re &#233;clatante, les autres personnages ne sont pas en reste. Tous sont vivants, et tous les interpr&#232;tes au diapason : la petite &lt;strong&gt;Cyrille Mairesse&lt;/strong&gt; au jeu tout en sensibilit&#233;, qui donne &#224; ressentir la peur et l'impuissance d'Odette enfant, &lt;strong&gt;Carole Franck&lt;/strong&gt; en th&#233;rapeute un peu d&#233;pass&#233;e au d&#233;part, mais qui noue un vrai lien avec sa patiente, ou encore &lt;strong&gt;Pierre Deladonchamps&lt;/strong&gt; en bourreau ordinaire, abject et manipulateur derri&#232;re son charme de fa&#231;ade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Chatouilles&lt;/i&gt; est un film dont on ressort rempli d'admiration et qui, toujours, sait trouver la juste distance pour dire la douleur et nous la faire entendre. Un film puissant, bouleversant et malheureusement n&#233;cessaire, qui continue de vous habiter plusieurs jours apr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/mCY3Fo0BQ5Y&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Artemis Fowl</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les blockbusters d'&#233;t&#233; vous manquent ? Vous r&#234;vez de vous &#233;chapper quelques heures dans un univers fantastique avec un gros budget d'effets sp&#233;ciaux qui en mettent plein les mirettes ? Sur le papier, Artemis Fowl vous promet tout &#231;a, voyons ce qu'il en est dans les faits (les f&#233;es ?)&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L102xH150/arton11015-85c77.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les blockbusters d'&#233;t&#233; vous manquent ? Vous r&#234;vez de vous &#233;chapper quelques heures dans un univers fantastique avec un gros budget d'effets sp&#233;ciaux qui en mettent plein les mirettes ? Sur le papier, &lt;i&gt;Artemis Fowl&lt;/i&gt; vous promet tout &#231;a, voyons ce qu'il en est dans les faits (les f&#233;es ?)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Artemis Fowl Jr est un ado riche, beau, sportif, tr&#232;s intelligent, plein de r&#233;partie, po&#232;te &#224; ses heures, entra&#238;n&#233; commando s'il le faut. Sa vie bascule quand son p&#232;re, Artemis Fowl (senior), est kidnapp&#233; par un m&#233;chant &#224; la voix rauque, dont les traits sont cach&#233;s dans les t&#233;n&#232;bres de sa capuche. Junior d&#233;couvre alors que son paternel lui cachait des choses, en particulier que les f&#233;es existent et qu'&#224; cause de la guerre perdue contre les humains, elles sont condamn&#233;es &#224; vivre sous terre (car notre plan&#232;te est creuse en fait). Ce monde f&#233;&#233;rique ce n'est pas celui de &lt;i&gt;Hellboy &lt;/i&gt; mais plut&#244;t le Wakanda de &lt;i&gt;Black Panther&lt;/i&gt;, un havre cach&#233; dont la technologie d&#233;passe largement celle des humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est vite question d'un objet tr&#232;s puissant qui pourrait d&#233;truire le monde, de m&#233;chants qui ont l'air gentil et qui finalement sont gentils, d'un m&#233;chant camoufl&#233; parmi les gentils qu'on a rep&#233;r&#233; juste avec sa tronche. D'une guerre entre f&#233;es et humains bas&#233;e sur la m&#233;connaissance de l'autre. D'une jolie f&#233;e captur&#233;e par le h&#233;ros qui finit par rejoindre son camp. Il y a un alli&#233; dr&#244;le et un peu d&#233;go&#251;tant qui contraste avec le h&#233;ros tr&#232;s lisse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Waouh... je m'ennuie moi-m&#234;me presque autant &#224; vous raconter &#231;a que je me suis ennuy&#233; &#224; regarder Artemis Fowl. L'univers est sympathique quoi que peu creus&#233; par rapport &#224; Hellboy qu'on citait plus haut. Le sc&#233;nario est rempli de poncifs et d'emprunts mais il n'y a pas que &#231;a : les personnages, &#224; commencer par le h&#233;ros, ne donnent aucune envie qu'on s'int&#233;resse &#224; eux, ils sont lisses, insipides, &#224; part le &quot;nain g&#233;ant&quot; tunnelier qui p&#232;te pour &#233;vacuer la terre qu'il avale (l'humour pipi caca g&#233;n&#233;ralement &#231;a fonctionne bien). Si le rythme du film n'est pas mauvais, on arrive &#224; la fin en ayant l'impression d'avoir vu le pilote d'une s&#233;rie qui pr&#233;pare une suite. Qui ne devrait pas arriver vu la qualit&#233; de celui-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Artemis Fowl&lt;/i&gt; est l'adaptation cin&#233;matographique par &lt;strong&gt;Kenneth Branagh&lt;/strong&gt; d'une s&#233;rie de livres pour adolescents &#224; succ&#232;s. Les droits ont &#233;t&#233; achet&#233;s rapidement mais il aura fallu des ann&#233;es pour que le script prenne forme et qu'on passe &#224; la production, chez Disney. Le film aurait du sortir au cin&#233;ma mais est finalement diffus&#233; via la plateforme de streaming &lt;strong&gt;Disney+&lt;/strong&gt;. Officiellement c'est la faute au covid, mais apr&#232;s visionnage, on pense plut&#244;t que le studio a r&#233;alis&#233; qu'il tenait entre les mains un bon gros flop et qu'il a pr&#233;f&#233;r&#233; limiter la casse en ne le sortant pas au cin&#233;ma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se dit qu'ils auraient mieux fait de ne pas le sortir du tout. Artemis Fowl n'est pas mauvais au point d'inspirer de la haine, il g&#233;n&#232;re plut&#244;t de l'ennui, l'impression d'une jolie coquille presque vide et c'est certainement pire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;1280&quot; height=&quot;720&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/fl2r3Fwxz_o&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A Dog Called Money</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>M&#233;lanie Fazi</dc:creator>


		<dc:subject>pj harvey</dc:subject>
		<dc:subject>Seamus Murphy</dc:subject>

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&lt;p&gt;Plusieurs jours apr&#232;s sa projection lors du festival FAME &#224; la Ga&#238;t&#233; Lyrique, il nous reste de ce documentaire des impressions flottantes. Des visages, des paysages, des contextes tr&#232;s pr&#233;cis et d'autres mal compris, des bribes de po&#232;mes, un rythme lent, une construction allusive. Et l'envie de s'y replonger quand l'occasion se pr&#233;sentera pour tenter de mieux le d&#233;chiffrer. A Dog Called Money ne ressemble en rien aux documentaires classiques autour du rock, et c'est ce qui fait sa patte autant que sa (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/pj-harvey/mot273.html" rel="tag"&gt;pj harvey&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/seamus-murphy/mot557.html" rel="tag"&gt;Seamus Murphy&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH77/arton10556-34c57.png&quot; width='150' height='77' style='height:77px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs jours apr&#232;s sa projection lors du festival FAME &#224; la &lt;strong&gt;Ga&#238;t&#233; Lyrique&lt;/strong&gt;, il nous reste de ce documentaire des impressions flottantes. Des visages, des paysages, des contextes tr&#232;s pr&#233;cis et d'autres mal compris, des bribes de po&#232;mes, un rythme lent, une construction allusive. Et l'envie de s'y replonger quand l'occasion se pr&#233;sentera pour tenter de mieux le d&#233;chiffrer. &lt;i&gt;A Dog Called Money&lt;/i&gt; ne ressemble en rien aux documentaires classiques autour du rock, et c'est ce qui fait sa patte autant que sa force &#8211; peut-&#234;tre aussi, selon les attentes du spectateur, ses limites.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Dialogue au long cours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Difficile de l'appr&#233;hender sans le relier au contexte plus g&#233;n&#233;ral de la collaboration au long cours entre &lt;strong&gt;PJ Harvey&lt;/strong&gt; et le photographe &lt;strong&gt;Seamus Murphy&lt;/strong&gt;, sp&#233;cialiste du reportage de guerre devenu r&#233;alisateur. Sur l'album &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/pj-harvey/let-england-shake/article6842.html&quot; class='spip_out'&gt;Let England Shake&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, c'&#233;tait lui qui r&#233;alisait les clips des diff&#233;rents morceaux, essentiellement &#224; base d'images de reportages (l'ensemble a &#233;t&#233; r&#233;uni dans un DVD &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/let-england-shake-12-short-films/pj-harvey-seamus-murphy/article7752.html&quot; class='spip_out'&gt;chroniqu&#233; ici&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;). Par la suite, ils devaient partir ensemble effectuer trois voyages au Kosovo, en Afghanistan et &#224; Washington, o&#249; PJ Harvey a puis&#233; l'inspiration de l'album suivant, &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/pj-harvey/the-hope-six-demolition-project/article9090.html&quot; class='spip_out'&gt;The Hope Six Demolition Project&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, et du recueil de po&#232;mes &lt;i&gt;The Hollow of the Hand (Au creux de la main)&lt;/i&gt;. Le documentaire nous montre des sc&#232;nes tir&#233;es de ces trois voyages, mais aussi de l'enregistrement de l'album &#224; la Somerset House de Londres dans le cadre d'une installation ouverte au public : les visiteurs &#233;taient s&#233;par&#233;s du studio par une vitre sans tain, et les musiciens s'affairaient sans voir ce qui se passait de l'autre c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Collage sans discours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant la projection, nous avions lu des chroniques qui reprochaient au film un c&#244;t&#233; allusif et un peu superficiel. On ne nous y d&#233;voile pas grand-chose, disait l'une d'entre elle en substance. Ce qui est tout &#224; fait vrai, et l'on comprend qu'il soit possible de ne pas adh&#233;rer au parti pris. Sur ce point, &lt;i&gt;A Dog Called Money&lt;/i&gt; se place dans la droite lign&#233;e des clips r&#233;alis&#233;s par Seamus Murphy pour les deux albums, de ces collages qui accompagnaient les chansons sans les illustrer directement ni fournir de discours explicite. On accepte ou non de se laisser porter ; lorsqu'on y parvient, l'effet produit a quelque chose d'hypnotique, de fascinant, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'on ne comprend pas tout. On regrettera parfois qu'on ne nous donne pas d'&#233;l&#233;ments de contexte plus pr&#233;cis pour comprendre ce qui se joue sous nos yeux, quels sont ces villages, ces drames, ces rites, qui sont ces gens. Les seuls commentaires fournis par PJ Harvey lors des voyages sont des lectures d'extraits de ses po&#232;mes, eux-m&#234;mes parfois tr&#232;s allusifs. Certaines sc&#232;nes sont plus directement lisibles que d'autres : une manifestation contre &lt;strong&gt;Bachar al-Assad&lt;/strong&gt; dans les rues d'un village, ou les gamins des quartiers pauvres de Washington improvisant un rap gouailleur &#8211; contrastant avec la vue des monuments du &#171; Washington du cin&#233;ma &#187; qui sont pratiquement, nous dit-on, un autre monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/7ReW0jJkag8&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;De minist&#232;re en studio&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par moments, le dialogue entre les images et l'album devient plus &#233;vident : on reconna&#238;t des lieux, la carcasse d&#233;truite du &#171; Ministry of Defense &#187; abandonn&#233;, les rives du fleuve Anacostia jonch&#233;es d'ordures, les maisons vides dont une vieille femme garde les cl&#233;s apr&#232;s un massacre dans &#171; Chain of Keys &#187;. Et puis cette &#233;glise o&#249; fut sans doute enregistr&#233; le ch&#339;ur gospel de &#171; The Community of Hope &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les images film&#233;es en studio nous sont plus imm&#233;diatement d&#233;chiffrables. On y d&#233;couvre des bribes de la cr&#233;ation de morceaux qui nous sont connus pour la plupart &#8211; les titres retenus sur &lt;i&gt;The Hope Six Demolition Project&lt;/i&gt;, mais aussi quelques in&#233;dits sortis par la suite. On assiste &#224; quelques t&#226;tonnements, quelques fous rires, &#224; des prises d&#233;cisives &#8211; notamment un moment marquant o&#249; le saxophoniste &lt;strong&gt;Terry Edwards&lt;/strong&gt;, le visage rouge, improvise le fameux solo qui conclut &#171; The Ministry of Social Affairs &#187;, accueilli par les rires &#233;pat&#233;s des autres musiciens qui ne s'attendaient visiblement pas &#224; &#231;a. On y reconna&#238;t des visages familiers : les fid&#232;les &lt;strong&gt;John Parish&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mick Harvey&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Jean-Marc Butty&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;James Johnston&lt;/strong&gt;, ou les musiciens d&#233;couverts lors de la &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/pj-harvey/rock-en-seine-2017-domaine/article9395.html&quot; class='spip_out'&gt;tourn&#233;e m&#233;morable&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui a suivi l'album (&lt;strong&gt;Alessandro Stefana&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Enrico Gabrielli&lt;/strong&gt;). On y entend le producteur &lt;strong&gt;Flood&lt;/strong&gt; rapporter le souvenir amus&#233; d'un jour o&#249; PJ Harvey, ayant rassembl&#233; des proches chez elle pour leur d&#233;voiler un album qu'elle venait de finir, est partie jardiner pendant qu'ils l'&#233;coutaient avant de venir recueillir leur avis. On capte les regards des visiteurs &#233;mus qui voient na&#238;tre le futur album de l'autre c&#244;t&#233; de la vitre. On se voit rappeler, une sc&#232;ne apr&#232;s l'autre, &#224; quel point cet album nous a marqu&#233;s, et on s'&#233;meut nous aussi de ce qu'on grappille l&#224; de son histoire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;La confiance et le respect&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On n'apprend pas grand-chose, c'est vrai ; le tout est de ne pas partir avec cette attente. Il y a finalement l&#224; quelque chose d'assez beau, dans ce qui nous est d&#233;voil&#233; du rapport de confiance unissant l'artiste et le cin&#233;aste. Quand une musicienne fait, comme PJ Harvey, le choix de refuser les interviews et d'adopter une discr&#233;tion de plus en plus grande quant &#224; sa vie priv&#233;e, sans doute y a-t-il chez beaucoup de gens un r&#233;flexe de curiosit&#233; qui peut parfois prendre des proportions malsaines. Ce qui est admirable dans ce documentaire, c'est finalement qu'il ne nous place jamais dans une position de voyeur &#8211; &#224; l'image de ce processus d'enregistrement ouvert au public dans des conditions contr&#244;l&#233;es. Ce qu'on nous d&#233;voile ici, on le sait r&#233;fl&#233;chi, autoris&#233;, on sait qu'il ne va pas &#224; l'encontre des v&#339;ux de l'artiste, on sait qu'il respecte sa pudeur. C'est l&#224;, finalement, quelque chose de rare et d'appr&#233;ciable. Et le film rec&#232;le suffisamment de myst&#232;res dans les interstices entre les images pour nous donner envie d'y revenir. Ne reste qu'&#224; esp&#233;rer une sortie DVD qui nous permettrait de prolonger ce singulier voyage &#224; notre guise, &#224; notre rythme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/hU5rf6RbjOE&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>John Cameron Mitchell</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/john-cameron-mitchell/how-to-talk-to-girls-at-parties/article10490.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;line Non</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je prends rarement le temps d'&#233;crire et encore moins pour un film tellement la musique a de l'importance. Mais par le plus grand des hasards, surfant dans les m&#233;andres des plateformes de streaming je tombe sur How to talk to girls at parties &#187; de John Cameron Mitchell. J'ai choisi ce film pour son casting (Nicole Kidman et Elle Fanning) et sa th&#233;matique punk. Je me suis dit que &#231;a serait un bon film pour passer le temps. Et l&#224;, ce fut la surprise. J'&#233;cris ses mots juste apr&#232;s l'avoir visionn&#233;, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L102xH150/arton10490-4a617.jpg&quot; width='102' height='150' style='height:150px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je prends rarement le temps d'&#233;crire et encore moins pour un film tellement la musique a de l'importance. Mais par le plus grand des hasards, surfant dans les m&#233;andres des plateformes de streaming je tombe sur &lt;strong&gt; How to talk to girls at parties&lt;/strong&gt; &#187; de &lt;strong&gt;John Cameron Mitchell&lt;/strong&gt;. J'ai choisi ce film pour son casting (Nicole Kidman et Elle Fanning) et sa th&#233;matique punk. Je me suis dit que &#231;a serait un bon film pour passer le temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_59642 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-11794-d3ec0.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l&#224;, ce fut la surprise. J'&#233;cris ses mots juste apr&#232;s l'avoir visionn&#233;, la musique du g&#233;n&#233;rique de fin en fond. Mon c&#339;ur est tout rempli d'&#233;motions. Sourire aux l&#232;vres et la larme &#224; l'&#339;il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais essayer de ne rien r&#233;v&#233;ler et ne peux que vous conseiller de ne m&#234;me pas lire le r&#233;sum&#233; pour garder cet &#233;l&#233;ment de surprise totale, quitte &#224; finir cet article plus tard, apr&#232;s visionnage, mais je t&#226;cherai d'en r&#233;v&#233;ler que peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que j'ai pris pour un &lt;i&gt;feel good movie&lt;/i&gt; c'est av&#233;r&#233; &#234;tre bien plus que &#231;a. Allant du nanard au film d'ado, plongeant aux d&#233;buts du mouvement punk rock, partant dans tous les sens jusqu'&#224; nous immerger dans une SF carr&#233;ment bizarro&#239;de. Le tout pr&#244;nant en message d'acceptation avec une sc&#232;ne de fin qui, je l'assume totalement, a fait mouiller mes yeux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais &#231;a part vraiment loin. Trop ? S&#251;rement &#224; en perdre en cours de route. Mais &#231;a m'a plu, &#231;a m'a plu que &#231;a soit totalement barr&#233;. Jamais je n'aurai imagin&#233; voir Nicole Kidman en pr&#234;tresse du punk tenir t&#234;te &#224; une repr&#233;sente alien de la colonie du sexe. Il y a plein de sc&#232;nes de dingue totalement &lt;i&gt;what the fuck&lt;/i&gt;, mais en fan de nanar &#231;a ne me d&#233;range pas le moindre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La bande originale est totalement sublime, punk et krautrock (si vous ne connaissez pas, plut&#244;t que vous d&#233;crire je vous dirai d'&#233;couter &lt;strong&gt;Kraftwerk&lt;/strong&gt;, c'est bien plus simple). Les groupes cit&#233;s sont g&#233;niaux, qu'on ne peut que conseille d'&#233;couter, &lt;strong&gt;the Velvet Underground&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;The Damned&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Siouxsie and the Banshees&lt;/strong&gt;. La chanson du g&#233;n&#233;rique de fin sign&#233; &lt;strong&gt;Xiu-Xui &lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;Mitski&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Between the breaths&lt;/i&gt; a d&#233;j&#224; sa place dans ma playlist du mois et la bande-son sera &#233;tudi&#233;e et &#233;cout&#233;e bien rapidement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et forc&#233;ment avec cette bande-son on retrouve une Angleterre de la fin des ann&#233;es 70 d&#233;peinte avec une belle photographie et des d&#233;cors urbains collant carr&#233;ment &#224; l'esth&#233;tique punk. Bref, c'est quand m&#234;me bien foutu en plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avoue aussi que par moment, je me suis clairement demand&#233;e o&#249; le film voulait en venir et si &#231;a ne partait pas trop en cacahu&#232;tes tout &#231;a. Il y a des choix contestables et je suis s&#251;re que ce film ne doit pas &#234;tre tr&#232;s bien not&#233;. Je peux m&#234;me le comprendre. Mais ce final, peut &#234;tre niais, m'a comme fait accepter tous ces moments o&#249; ils ont failli me perdre. Il m'a fait monter la larme. Et j'aime bien le but et le propos de ce film. Cela m'aura parl&#233; et touch&#233;. Juste &#234;tre sois et s'accepter. C'est cool. En plus la BO est vraiment chouette. Alors je me suis dit qu'il fallait en parler et partager. Car quand &#231;a nous plait au final, on a envie de le partager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonus, &lt;a href=&quot;https://open.spotify.com/album/3huEQyOG6dbfxXNRe0PY2v?si=UOaddoLbRsCBezeK5XgG9Q&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;petit lien vers la BO&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rim of the World</title>
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		<dc:date>2019-05-31T23:35:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Parfois les signes ont beau &#234;tre pr&#233;sents un peu partout (pas de buzz, scores tr&#232;s bas sur les agr&#233;gateurs type rotten tomatoes, pitch pas franchement bouleversant) mais on refuse de les voir, on pr&#233;f&#232;re se focaliser sur les bons points (suppos&#233;s) : une invasion extra-terrestre (certes on n'en est pas &#224; la premi&#232;re mais le sujet semble moins &#234;tre une impasse qu'un film de zombie en 2019) et des gamins &#224; v&#233;lo abandonn&#233;s par les adultes, &#224; qui revient la lourde t&#226;che de sauver le monde ; on a envie de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parfois les signes ont beau &#234;tre pr&#233;sents un peu partout (pas de buzz, scores tr&#232;s bas sur les agr&#233;gateurs type rotten tomatoes, pitch pas franchement bouleversant) mais on refuse de les voir, on pr&#233;f&#232;re se focaliser sur les bons points (suppos&#233;s) : une invasion extra-terrestre (certes on n'en est pas &#224; la premi&#232;re mais le sujet semble moins &#234;tre une impasse qu'un film de zombie en 2019) et des gamins &#224; v&#233;lo abandonn&#233;s par les adultes, &#224; qui revient la lourde t&#226;che de sauver le monde ; on a envie de croire &#224; une bonne surprise fa&#231;on &lt;strong&gt;Stranger Things&lt;/strong&gt; ou encore &lt;strong&gt;Attack The Block&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais non ce n'est pas le cas et j'&#233;cris cet article essentiellement pour les amateurs de SF qui commettrait la m&#234;me erreur que moi : R&lt;strong&gt;im of The World est une daube, une daube m&#233;diocre&lt;/strong&gt;, qui ne se plante pas au point d'en devenir dr&#244;le ou culte par ses tares, c'est juste une daube, sans imagination, assez mal film&#233;e, mal &#233;crite, qui ne m&#233;rite pas le temps que vous pourriez y consacrer ou que moi je passe plus de temps &#224; vous en parler ou &#224; lister tous les d&#233;fauts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas non plus une daube r&#233;voltante qui provoquerait une intense r&#233;action de rejet, en fait le plus grand danger c'est que vous pourriez bien le regarder jusqu'au bout mais &lt;strong&gt;vous vous sentirez sale apr&#232;s&lt;/strong&gt;, vous vous direz, on parle de sobri&#233;t&#233; &#233;nerg&#233;tique, nos voisins nordiques prennent tellement &#231;a au s&#233;rieux qu'ils ont invent&#233; le &quot;plane shaming&quot;, comme quoi il faudrait avoir honte de prendre l'avion quand c'est pas indispensable et qu'on peut faire 30 heures de train &#233;cologiquement responsables et pourquoi pas 1 mois de bateau d'ailleurs... enfin bref il devrait y avoir une &lt;strong&gt;sobri&#233;t&#233; &#233;nerg&#233;tique pour le cin&#233;ma&lt;/strong&gt; aussi et on ne devrait pas avoir le droit de d&#233;penser de l'argent et du carbone pour quelque chose d'aussi vide de sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; vous &#234;tes pr&#233;venus !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;1280&quot; height=&quot;720&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/xkvBpKHL99k&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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