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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Exilophone cultive l'harmonie humaine</title>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en avril 2018, la jeune association Exilophone s'est donn&#233;e pour mission de rapprocher populations en exil et habitants locaux autour d'&#233;v&#232;nements artistiques, en France et &#224; l'&#233;tranger. Un projet prometteur qui porte d&#233;j&#224; ses fruits humains et culturels. Rassembler populations exil&#233;es et locales autour de l'art, tout en les mettant sur un pied d'&#233;galit&#233; : voil&#224; quelle &#233;tait l'ambition d'Emmanuelle Stein lorsque, apr&#232;s cinq ann&#233;es de travail sur le terrain aupr&#232;s de r&#233;fugi&#233;s, elle cr&#233;ait l'association (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH85/arton9850-c6d19.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en avril 2018, la jeune association Exilophone s'est donn&#233;e pour mission de rapprocher populations en exil et habitants locaux autour d'&#233;v&#232;nements artistiques, en France et &#224; l'&#233;tranger. Un projet prometteur qui porte d&#233;j&#224; ses fruits humains et culturels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rassembler populations exil&#233;es et locales autour de l'art, tout en les mettant sur un pied d'&#233;galit&#233; : voil&#224; quelle &#233;tait l'ambition d'&lt;strong&gt;Emmanuelle Stein&lt;/strong&gt; lorsque, apr&#232;s cinq ann&#233;es de travail sur le terrain aupr&#232;s de r&#233;fugi&#233;s, elle cr&#233;ait l'association &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/Exilophone/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;strong&gt;Exilophone&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en avril 2018. Son ambition a d&#233;sormais pris forme, car l'&#233;quipe d'Exilophone, compos&#233;e d'une dizaine de b&#233;n&#233;voles, organise depuis pr&#232;s d'un an des ateliers de pratique artistique, des concerts, ou encore des sorties et m&#233;diations culturelles. En France et &#224; l'&#233;tranger, ces &#233;v&#232;nements sont organis&#233;s main dans la main par des personnes en exil et des habitants locaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Passionn&#233;e de musique, la pr&#233;sidente de l'association met l'accent sur l'aspect mutuel des &#233;changes : &quot;ce n'est pas seulement une aide mat&#233;rielle o&#249; nous occidentaux aidons les r&#233;fugi&#233;s, explique Emmanuelle Stein au Cargo. Ce sont eux aussi qui vont apporter des choses aux personnes locales.&quot; Les &#233;v&#232;nements organis&#233;s prennent ainsi une dimension de voyage artistique &#224; travers le monde. Comme lors du &lt;strong&gt;World Jam Exilophone&lt;/strong&gt;, un concert sur la &lt;a href=&quot;https://penicheanako.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;P&#233;niche Anako&lt;/a&gt; &#224; Paris en octobre 2018, o&#249; se sont succ&#233;d&#233; tour &#224; tour des musiciens d'&lt;strong&gt;Afrique&lt;/strong&gt;, d'&lt;strong&gt;Am&#233;rique Latine&lt;/strong&gt;, d'&lt;strong&gt;Europe&lt;/strong&gt; ou encore du &lt;strong&gt;Moyen-Orient&lt;/strong&gt;. &quot;Cela a permis au public de faire un petit tour du monde en l'espace de deux heures,&quot; nous d&#233;crit-elle.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Premiers pas&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est en &lt;strong&gt;R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo&lt;/strong&gt;, le 29 avril 2018, qu'a eu lieu le premier &#233;v&#232;nement port&#233; par Exilophone. Il s'agissait alors d'ateliers de danses latines destin&#233;s &#224; une soixantaine d'enfants &quot;exil&#233;s de leurs foyers&quot; ; les enfants des rues de &lt;strong&gt;Kinshasa&lt;/strong&gt;. S'en sont ensuite suivis, en France, des ateliers participatifs de th&#233;&#226;tre, de danse et de percussions en collaboration avec l'agence des &lt;a href=&quot;https://www.unhcr.org/fr/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Nations Unies pour les R&#233;fugi&#233;s&lt;/a&gt;, un atelier de musique et de chant avec la &lt;a href=&quot;https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-participatif/19300-chants-dalep&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Philharmonie de Paris&lt;/a&gt;, ou encore des sorties culturelles au &lt;strong&gt;Palais de Chaillot&lt;/strong&gt;, &#224; &lt;strong&gt;l'Op&#233;ra-Comique&lt;/strong&gt; et au &lt;strong&gt;Centre National de la Danse&lt;/strong&gt;. Exilophone a &#233;galement particip&#233; &#224; l'organisation d'un concert au &lt;strong&gt;Palais de l'Immigration&lt;/strong&gt; avec le &lt;a href=&quot;http://wefreeproject.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;We Free Project&lt;/a&gt;, une improvisation entre plusieurs musiciens exil&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;https://player.vimeo.com/video/321001292?byline=0&amp;portrait=0&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, l'association a propos&#233; en d&#233;cembre une soir&#233;e th&#233;matique avec des doctorantes et des femmes exil&#233;es sur le sujet des travailleuses migrantes domestiques. Une soir&#233;e plus acad&#233;mique correspondant &#224; un volet que les membres d'&lt;strong&gt;Exilophone&lt;/strong&gt; souhaitent d&#233;velopper. &lt;strong&gt;L&#233;a Da Lage&lt;/strong&gt;, qui travaille en tant que coordinatrice de projets, nous explique : &quot;L'association a voulu cr&#233;er un volet op&#233;rationnel pour mettre en place des activit&#233;s, et un volet recherche pour mettre en avant des travaux scientifiques sur des probl&#233;matiques qui touchent Exilophone&quot;. L'activit&#233; recherche n'en est pour l'instant qu'&#224; ses pr&#233;mices, mais elle a d&#233;j&#224; une influence sur le choix des activit&#233;s op&#233;rationnelles, notamment sur les probl&#233;matiques qu'elles soul&#232;vent.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Gen&#232;se&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de monter une association comme Exilophone a germ&#233; en 2017, alors qu'Emmanuelle Stein donnait des cours de musique &#224; la &lt;strong&gt;Maison Orange&lt;/strong&gt; &#224; &lt;strong&gt;Ath&#232;nes&lt;/strong&gt;, un centre d'h&#233;bergement pour r&#233;fugi&#233;s (elle a partag&#233; son exp&#233;rience dans &lt;a href=&quot;https://www.huffingtonpost.fr/emmanuelle-stein/ce-qui-sest-passe-quand-je-suis-partie-en-grece-donner-des-cours-de-musique-aux-refugies_a_23331575/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;un article au HuffPost&lt;/a&gt;). L&#224;, elle remarquait que les personnes issues de diff&#233;rentes communaut&#233;s &#8211; congolaises, iraniennes, grecques, etc. &#8211; avaient parfois des pr&#233;jug&#233;s envers ceux des autres communaut&#233;s. Mais, raconte-t-elle, &quot;au moment o&#249; on faisait de la musique, tous ces gens-l&#224; se rassemblaient, devenaient presque amis, et c'&#233;tait fort&quot;. Ce fut comme un &quot;d&#233;clic&quot; et, quelques mois plus tard, elle s'est associ&#233;e &#224; Marina Liakis et Tinou-pa&#239; Blanc, deux anciennes coll&#232;ges dans son travail aupr&#232;s des r&#233;fugi&#233;s, pour donner naissance &#224; Exilophone.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La musique a ainsi occup&#233; une place centrale d&#232;s la gen&#232;se de l'association, ce qui transpara&#238;t dans son nom. &quot;C'&#233;tait tr&#232;s important de mettre la musique au premier plan, parce qu'avec la musique, il n'y a pas de probl&#232;me de barri&#232;re de la langue,&quot; avance L&#233;a Da Lage. Mais rapidement, l'incorporation d'autres formes d'art dans les activit&#233;s d'Exilophone est apparu comme une &#233;vidence. &quot;On a &#233;tendu parce que les arts en g&#233;n&#233;ral sont assez imbriqu&#233;s, abonde Emmanuelle Stein. On se rend vite compte que quand on fait du th&#233;&#226;tre on fait aussi de la musique, on fait de la danse.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_52770 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-5130-8b66e.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'association &#233;tant encore jeune, il est pour l'instant difficile d'obtenir certains financements &#8212; souvent, un minimum d'un an d'activit&#233; est exig&#233; par les financeurs. Mais &quot;&#224; terme, c'est tr&#232;s important pour nous de pouvoir r&#233;mun&#233;rer les musiciens qu'on fait jouer pour les concerts qu'on organise,&quot; insiste la coordinatrice de projets. Cela va aussi devenir important de &quot;r&#233;mun&#233;rer certains membres de l'&#233;quipe&quot; pour la p&#233;rennit&#233; de l'association, pr&#233;cise la pr&#233;sidente. Pour atteindre ces objectifs, elles envisagent aussi de passer par des campagnes de financement participatif.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Direction Tel Aviv&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'un des grands &#233;v&#232;nements &#224; venir pour Exilophone cette ann&#233;e est un festival de trois jours au sud de &lt;strong&gt;Tel Aviv&lt;/strong&gt;, du 14 au 16 juin 2019. Il aura pour but de rassembler les r&#233;fugi&#233;s et la population locale qui se trouvent dans la r&#233;gion. Des populations exil&#233;es principalement compos&#233;es de &quot;personnes soudanaises, &#233;rythr&#233;enes, et congolaises, mais aussi philippines et tha&#239;landaises, qui sont des personnes travailleuses migrantes, et &#233;galement isra&#233;liennes, donc &#224; la fois juives et arabes&quot; d&#233;taille la pr&#233;sidente. Avec la collaboration de &lt;strong&gt;Institut fran&#231;ais de Tel-Aviv&lt;/strong&gt;, de la &lt;strong&gt;Batsheva Dance Company&lt;/strong&gt;, une compagnie de danse isra&#233;lienne, et des leaders de communaut&#233;s, le festival proposera notamment des concerts, des ateliers de danse, de th&#233;&#226;tre, de musique, de la peinture, et des projections de films africains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_52769 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-5129-47b2b.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un futur proche, le but pour Exilophone est de &quot;promouvoir les artistes de l'association, de pouvoir cr&#233;er des interactions entre les musiciens et que de ces rencontres &#233;manent d'autres initiatives, mais aussi tout simplement d'apporter un peu de joie et de bien-&#234;tre aux r&#233;fugi&#233;s,&quot; explique sa pr&#233;sidente. Puis dans un futur un peu plus lointain, dans quelques ann&#233;es, elle vise deux objectifs : &quot;qu'Exilophone devienne un festival itin&#233;rant, et, avec l'argent r&#233;colt&#233;, de pouvoir envoyer des instruments de musique dans les camps de r&#233;fugi&#233;s, et y organiser des ateliers de musique, des spectacles.&quot; Ainsi, l'association n'en est encore qu'&#224; ses premiers pas. Mais en attendant la suite, on ne peut qu'&#234;tre conquis par le concept, et acquis &#224; la cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Photo n&#176;1 : &#192; gauche, Emmanuelle Stein, fondatrice et pr&#233;sidente d'Exilophone, et &#224; droite, L&#233;a Da Lage, coordinatrice de projets.&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;Photo n&#176;2 : Lors d'une sortie culturelle au Centre National de la Danse.&lt;/i&gt;
&lt;i&gt;Photo n&#176;3 : Les membres de l'&#233;quipe d'Exilophone.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>J.S. Ondara</title>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



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&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2013, &#224; l'a&#233;roport de Nairobi, un jeune chanteur kenyan regardait sur les panneaux d'affichage les trois lettres de son a&#233;oroport d'arriv&#233;e : MSP. L'a&#233;roport de Minneaopolis, dans l'&#233;tat du Minnesota, aux &#201;tats-Unis. Ce jeune chanteur, c'est J.S. Ondara. Alors, pourquoi un musicien plein de chansons et d'ambition avait-il choisi de partir s'installer dans cette ville au climat peu cl&#233;ment, avec ses hivers glacials ? Pour suivre les traces d'un guide, d'une inspiration : Bob Dylan, originaire de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2013, &#224; l'a&#233;roport de Nairobi, un jeune chanteur kenyan regardait sur les panneaux d'affichage les trois lettres de son a&#233;oroport d'arriv&#233;e : MSP. L'a&#233;roport de Minneaopolis, dans l'&#233;tat du Minnesota, aux &#201;tats-Unis. Ce jeune chanteur, c'est &lt;strong&gt;J.S. Ondara&lt;/strong&gt;. Alors, pourquoi un musicien plein de chansons et d'ambition avait-il choisi de partir s'installer dans cette ville au climat peu cl&#233;ment, avec ses hivers glacials ? Pour suivre les traces d'un guide, d'une inspiration : &lt;strong&gt;Bob Dylan&lt;/strong&gt;, originaire de cet &#233;tat du nord du pays. Six ans plus tard, le vendredi 15 f&#233;vrier 2019 pour &#234;tre plus pr&#233;cis, &lt;strong&gt;J.S. Ondara&lt;/strong&gt; a cristallis&#233; son voyage personnel et musical dans un pr&#233;cieux album : &lt;i&gt;Tales of America&lt;/i&gt; (traduction : &quot;Contes d'Am&#233;rique&quot;). Avec succ&#232;s, il a captur&#233; l'essence de la folk am&#233;ricaine et y a ajout&#233; une voix puissante et tendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'album s'ouvre sur &quot;American Dream&quot;, un titre en clin d'&#339;il &#224; son voyage de l'Afrique &#224; l'Am&#233;rique. La chanson accroche imm&#233;diatement, par sa touchante simplicit&#233;. Puis, lorsqu'on s'approche un peu plus pr&#232;s des paroles, on constate qu'elles sont particuli&#232;rement &#233;lusives. Leur sens est indistinct. Mais on est s&#233;duit malgr&#233; tout. Et finalement, ces deux caract&#233;ristiques se retrouvent dans les autres chansons. &quot;Lebanon&quot;, par exemple, captive l'oreille. Pourtant dans &lt;a href=&quot;https://www.npr.org/templates/transcript/transcript.php?storyId=694505852&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;une interview &#224; la radio NPR Music (en anglais)&lt;/a&gt;, le chanteur admet ne pas conna&#238;tre le sens de la chanson, qu'il s'agit plut&#244;t d'un flot de mots. Alors on se laisse bercer par les flots.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/9ZArxjAl80o&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retour en arri&#232;re. Pour &lt;strong&gt;J.S. Ondara&lt;/strong&gt;, le conte commence &#224; Nairobi. Dans son enfance, comme &lt;a href=&quot;https://www.jsondara.com/about&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;il l'explique lui-m&#234;me (en anglais)&lt;/a&gt;, il ne se s&#233;parait jamais de sa petite radio &#224; pile. Il adorait le rock, le son des guitares fortes. Parmi ses groupes pr&#233;f&#233;r&#233;s, il cite &lt;strong&gt;Nirvana&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt;, ou encore &lt;strong&gt;Oasis&lt;/strong&gt;. Et il chantait&#8230; tout le temps : &quot;en allant &#224; l'&#233;cole, en allant faire des courses, avant de se coucher, au petit matin&#8230;&quot; explique-t-il. Mais pourtant, sa famille ayant peu d'argent, il ne pouvait pas apprendre &#224; jouer de la guitare. &quot;Jouer d'un instrument &#233;tait toujours associ&#233; &#224; l'abondance. Seulement les gamins riches pouvaient s'offrir un tel luxe.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il &#233;crivait des chansons. Beaucoup. Il y trouvait un plaisir presque fr&#233;n&#233;tique. Et il adorait la sensation que ces cr&#233;ations lui procuraient, car c'&#233;taient les siennes. &quot;Je me disais 'J'ai presque rien dans ce monde qui m'appartient, mais j'ai ces chansons'&quot;. Puis &#224; 17 ans, il d&#233;couvre &lt;strong&gt;Bob Dylan&lt;/strong&gt;, et se prend imm&#233;diatement de passion pour sa musique. &quot;Je n'avais jamais entendu de musique &#233;crite et chant&#233;e de cette mani&#232;re auparavant&quot;. Une d&#233;couverte qu'il l'emm&#232;nera par la suite vers d'autres chanteurs comme &lt;strong&gt;Ray Lamontagne&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Neil Young&lt;/strong&gt;, ou encore &lt;strong&gt;Damien Rice&lt;/strong&gt;. Alors &#224; 20 ans, le chanteur d&#233;cide de s'envoler vers les &#201;tats-Unis pour faire carri&#232;re. Un pari os&#233;, mais un pari gagn&#233;. Il apprendra &#224; jouer de la guitare, et avec travail et pers&#233;v&#233;rance, atteindra son but, avec la sortie de son album &lt;i&gt;Tales of America&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/MJFWEUN6uQM&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.S. Ondara&lt;/strong&gt; a une voix envoutante, sans exag&#233;rer... On est peut-&#234;tre juste un peu d&#233;&#231;u par les paroles. Car les images sont belles, les mots sonnent, mais le sens global est trop abscons. C'est dommage dans la mesure o&#249; des paroles po&#233;tiques donnent de la profondeur &#224; un album. Elles permettent au charme des chansons de ne pas s'estomper avec le temps. Mais si on passe &#224; c&#244;t&#233; ce petit d&#233;faut de &lt;i&gt;Tales of America&lt;/i&gt;, il suffit d'&#233;couter un titre comme &quot;Turkish Bandana&quot;, chant&#233; a cappella, pour appr&#233;cier pleinement le talent du chanteur. Ou &quot;Good Question&quot;, un titre calme avec une pointe de m&#233;lancolie. Et c'est difficile de ne pas &#234;tre (au moins un peu) impressionn&#233;, surtout quand on se rappelle qu'il ne s'agit que d'un premier album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;100%&quot; height=&quot;450&quot; scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;no&quot; allow=&quot;autoplay&quot; src=&quot;https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/playlists/709170537&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Anne Paceo</title>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



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&lt;p&gt;En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019, la batteuse, chanteuse et compositrice Anne Paceo sortait son sixi&#232;me album, intitul&#233; Bright Shadows. Dans ce nouveau chapitre, accompagn&#233;e de trois musiciens et deux chanteurs, elle nous offre un jazz moderne, enthousiasmant, &#233;mouvant (voir notre Chronique sur Le Cargo !). Quelques jours apr&#232;s la sortie de l'album, elle nous a ouvert les portes de son studio de r&#233;p&#233;tition parisien pour une interview. Le titre de l'album est Bright Shadows (&#171; les ombres lumineuses &#187;). Dans (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/interviews/rubrique6.html" rel="directory"&gt;interviews&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH100/arton9765-67a84.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2019, la batteuse, chanteuse et compositrice Anne Paceo sortait son sixi&#232;me album, intitul&#233; Bright Shadows. Dans ce nouveau chapitre, accompagn&#233;e de trois musiciens et deux chanteurs, elle nous offre un jazz moderne, enthousiasmant, &#233;mouvant (voir notre Chronique sur Le Cargo !). Quelques jours apr&#232;s la sortie de l'album, elle nous a ouvert les portes de son studio de r&#233;p&#233;tition parisien pour une interview.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le titre de l'album est &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt; (&#171; les ombres lumineuses &#187;). Dans cet album, qu'est ce qui est &lt;i&gt;bright&lt;/i&gt; (lumineux), et qu'est ce qui est &lt;i&gt;shadows&lt;/i&gt; (ombres) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense que ma musique de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale est assez &lt;i&gt;bright&lt;/i&gt;. Aussi il y a toujours, c'est ce que me disent les gens, une part de nostalgie. Je pense que &#231;a doit &#234;tre les m&#233;lodies, les harmonies&#8230; &#199;a doit &#234;tre la couleur de ma musique&#8230; Et apr&#232;s ce qu'est &lt;i&gt;shadows&lt;/i&gt; je pense que c'est les th&#233;matiques. Il y a des morceaux qui parlent de trucs un peu plus sombres, obscures. Je pense par exemple au morceau &quot;Stranger&quot;, qui se met dans la peau d'un migrant. Il y a aussi &quot;The Shell&quot; qui est sur le fait de changer de peau, d'&#233;voluer. Puis, j'ai fait des voyages qui m'ont beaucoup marqu&#233;, qui m'ont fait voir des choses que je voyais pas avant. C'est l&#224; qu'arrive le &lt;i&gt;shadow&lt;/i&gt; aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre &lt;strong&gt;Yoka&#239;&lt;/strong&gt;, ton troisi&#232;me album, et &lt;strong&gt;Circles&lt;/strong&gt;, ton quatri&#232;me, il y a eu une &#233;volution assez nette, notamment avec l'arriv&#233;e de la voix&#8230; Pour toi, quelle &#233;volution y a-t-il eu ensuite entre &lt;strong&gt;Circles&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Bright Shadows&lt;/strong&gt; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors entre &lt;i&gt;Yoka&#239;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Circles&lt;/i&gt;, j'ai fait appel au saxophoniste &lt;strong&gt;Emile Parisien&lt;/strong&gt; et &#224; la chanteuse &lt;strong&gt;Le&#239;la Martial&lt;/strong&gt;. Ma musique avait ce truc hyper solaire, et j'avais envie qu'ils apportent quelque chose de plus rugueux, de peu plus arrach&#233;. J'ai aussi fait appel &#224; &lt;strong&gt;Tony&lt;/strong&gt; [&lt;strong&gt;Paeleman&lt;/strong&gt;, claviers] avec toutes ses couleurs hyper nocturnes. Et entre &lt;i&gt;Circles&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt;, je dirais que j'ai pouss&#233; plus loin l'id&#233;e de &quot;produire&quot; &#8211; parce que sur &lt;i&gt;Circles&lt;/i&gt; j'avais d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; toutes les textures, &#224; quel synth&#233; mettre, comment mettre les voix ici, quel son on va faire avec la batterie, quel type de micro. Et puis il y a la chanson aussi&#8230; Moi j'adore les chansons, j'adore les belles m&#233;lodies, j'adore les chanteurs. Ces derni&#232;res ann&#233;es, j'ai &#233;cout&#233; beaucoup de pop et de folk. Les deux disques que j'ai &#233;cout&#233;s en boucle c'&#233;taient &lt;strong&gt;Bon Iver&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Bon Iver&lt;/i&gt;) et &lt;strong&gt;James Blake&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Overgrown&lt;/i&gt;). Donc j'ai eu envie d'aller dans cette direction tout en gardant la libert&#233; inh&#233;rente au jazz.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/zsdnuNi_mj8&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que la voix a toujours &#233;t&#233; un &#233;l&#233;ment important de ta musique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai toujours chant&#233; un petit peu dans mes disques. Alors apr&#232;s ma voix elle &#233;tait mix&#233;e super pas fort, &#231;a am&#232;nait juste une esp&#232;re de texture, et &#224; chaque disque j'ai mis un peu plus de voix. Mais &#231;a a toujours &#233;t&#233; l&#224;, parce que j'ai toujours ador&#233; chanter. Et puis l&#224;, j'&#233;tais avec deux supers chanteurs, en studio, et ils m'encourageaient beaucoup. Aussi, quand j'&#233;tais plus jeune, il y a des trucs que je n'osais pas faire parce que je pensais au regard des autres. Et en vieillissant, j'ai pris du recul par rapport &#224; &#231;a. J'ai envie de kiffer, et si &#231;a &#231;a me fait plaisir et &#231;a me rend heureuse, tant pis s'il y en a qui aiment pas. Et la musique c'est ce qui me rend super heureuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu as parl&#233; de Bon Iver et de James Blake, est-ce qu'il y a d'autres voix qui t'inspirent ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a ces deux-l&#224; d&#233;j&#224;. Apr&#232;s il y a une grande grande chanteuse malienne que j'adore, c'est &lt;strong&gt;Oumou Sangar&#233;&lt;/strong&gt;. A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, j'ai des frissons. Il y a &lt;strong&gt;Camille&lt;/strong&gt; qui m'a &#233;norm&#233;ment &#233;mue aussi r&#233;cemment, je trouve que c'est une grande chanteuse. Il y a &lt;strong&gt;Jeanne Added&lt;/strong&gt;. Dans les gens avec qui j'ai boss&#233; aussi il y a &lt;strong&gt;M&#233;lissa Laveaux&lt;/strong&gt;, que j'adore. &lt;strong&gt;Sandra Nkake&lt;/strong&gt;, pareil, je la mets dans mon top 3 des plus grandes chanteuses fran&#231;aises. Apr&#232;s j'aime beaucoup &lt;strong&gt;Hugh Coltman&lt;/strong&gt; aussi. &#201;videmment il y a les deux chanteurs du disque que je trouve incroyables, tr&#232;s diff&#233;rents, mais ils am&#232;nent chacun un truc particulier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment s'est fait la rencontre avec ces deux chanteurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait &lt;strong&gt;Ann Shirley&lt;/strong&gt;, je l'ai d&#233;couverte sur Instagram. Sur le compte de la Favela Chic, il y avait une jam session soul, funk, gospel, et il y avait une vid&#233;o avec plusieurs chanteurs. Et au milieu de ces chanteurs il y avait Ann Shirley. Et l&#224; je me dis : &#171; mon dieu, qu'est-ce qu'elle chante bien ! &#187;. Donc j'ai &#233;crit &#224; la Favela Chic pour leur demander son contact, et on s'est rencontr&#233;es. Et pour &lt;strong&gt;Florent Mateo&lt;/strong&gt;, je cherchais une voix d'homme. J'ai demand&#233; &#224; des amis de me citer des noms de chanteurs, et c'est Leila Martial qui m'a parl&#233; de lui. Je suis all&#233;e &#233;couter, et j'ai trouv&#233; &#231;a super beau. Et donc on s'est rencontr&#233;s, pareil, super vibe, et puis voil&#224; c'&#233;tait parti.
Apr&#232;s &lt;strong&gt;Tony Paeleman&lt;/strong&gt; (claviers), &lt;strong&gt;Christophe Panzani&lt;/strong&gt; (sax), &lt;strong&gt;Pierre Perchaud&lt;/strong&gt; (guitare), c'est des musiciens de jazz mais ils sont tr&#232;s ouverts. Christophe a jou&#233; avec &lt;strong&gt;C2C&lt;/strong&gt;, et Pierre a jou&#233; un moment avec &lt;strong&gt;Ga&#235;l Faye&lt;/strong&gt;. Puis &#224; c&#244;t&#233; de &#231;a tu as une Ann Shirley qui vient de la soul, et un Florent Mateo qu'a fait du baroque et qui maintenant a un projet super &#233;lectro. Il y a vraiment un m&#233;lange d'univers mais qui marche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; Le fait d'&#234;tre &#224; la fois batteuse et chanteuse, ce sont deux r&#244;les a priori assez &#233;loign&#233;s, qu'est-ce que &#231;a t'apporte au niveau de la composition ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors en fait quand je compose, je chante. Je chante tout. M&#234;me mes disques o&#249; c'est seulement instrumental, c'est du chant. Quand je joue de la batterie je chante. Je donne des master class de temps en temps, et je dis aux &#233;tudiants, si tu peux pas chanter, ta musique elle aura pas de sens. Quand tu chantes, t'es s&#251;r que ce que tu joues &#231;a a un sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_51420 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH507/-4-4947b.png' width='500' height='507' alt=&quot;&quot; style='height:507px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; Est-ce qu'il y a d'autres batteuses ou batteurs qui t'inspirent en particulier ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Souvent on me demande qui est mon batteur pr&#233;f&#233;r&#233;, et je dis que j'en ai pas, que j'aime un tel ou tel pour &#231;a ou pour &#231;a&#8230; Mais il y en a un qui est quand m&#234;me mon idole c'est &lt;strong&gt;Brian Blade&lt;/strong&gt;. Tu peux le retrouver dans le quartet de &lt;strong&gt;Wayne Shorter&lt;/strong&gt;, ou avec &lt;strong&gt;Joni Mitchell&lt;/strong&gt;, ou avec &lt;strong&gt;Daniel Lanois&lt;/strong&gt;. C'est entre guillemets un batteur de jazz, mais en fait non parce que tu le retrouves aussi dans des projets pop. C'est aussi d'ailleurs un batteur chanteur, il a un disque sign&#233; qui s'appelle &lt;i&gt;Mama Rosa&lt;/i&gt;, c'est hyper beau. En fait, c'est un chat. Il va jouer tout doucement et l&#224; il sort, il fait une sortie de ouf et il se remet, il suit, il accompagne&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La musique t'a d&#233;j&#224; permis de beaucoup voyager. De quelle mani&#232;re cela nourrit-il ta musique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une grande influence. D&#233;j&#224;, il y a le v&#233;cu. Parfois quand je pars jouer, je fais des rencontres incroyables, je vais dans un lieu qui me donne la chair de poule tellement c'est beau, et donc &#231;a me nourrit parce que c'est des &#233;motions fortes. Et apr&#232;s je suis hyper curieuse des musiques qui se font partout. &#192; chaque fois que je pars jouer &#224; l'&#233;tranger, il y a toujours un moment o&#249; je demande o&#249; est le disquaire du coin, et je vais acheter 5 ou 6 disques de musiques qui se font sur place. Donc &#231;a aussi c'est de l'inspiration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu viens de sortir Bright Shadows &#224; la fin du mois de janvier&#8230; maintenant c'est les vacances [blague] ? Qu'elle est ton actu en ce moment ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis loin d'&#234;tre en vacances [rires &#224; la super blague]. Je fais pas mal de concerts&#8230; On &#233;tait en r&#233;sidence avec &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt; pour faire de la cr&#233;ation live, puis en ce moment il y a beaucoup de promo, donc je passe pas mal de temps &#224; faire des interviews et &#224; g&#233;rer les r&#233;seaux sociaux. Aussi, demain j'enregistre un projet, je fais juste une journ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu peux nous parler un peu de ce projet ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis artiste r&#233;sidente du festival Jazz sous les pommiers, &#224; Coutances, et chaque ann&#233;e je pr&#233;sente des cr&#233;ations. L'ann&#233;e derni&#232;re, j'ai pr&#233;sent&#233; &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt;. L'ann&#233;e d'avant j'avais pr&#233;sent&#233; &lt;i&gt;Fables of Shwedagon&lt;/i&gt;, mon projet avec les musiciens birmans. Et cette ann&#233;e j'en pr&#233;sente deux. Un premier projet, intitul&#233; &lt;i&gt;Alegria&lt;/i&gt; avec un guitariste et un bassiste br&#233;siliens, et aussi avec &lt;strong&gt;Leo Montana&lt;/strong&gt;, un pianiste avec qui j'ai fait mes deux premiers disques. Puis un second projet, &lt;i&gt;Rewind&lt;/i&gt;, avec 3 MC, une guitare et une basse. Jazz sous les pommiers fait une compil tous les ans pour pr&#233;senter les concerts qui viennent, et comme pour moi ce sont des projets qui n'existent pas encore, demain on va enregistrer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concerts &#224; venir : lieux et dates sur le &lt;a href=&quot;http://annepaceo.com/fr/home/concerts/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;site officiel d'Anne Paceo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lire &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/anne-paceo/bright-shadows/article9763.html&quot; class='spip_out'&gt;la chronique de &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt; sur le Cargo !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt; : Ann Shirley (voix), Florent Mateo (voix), Christophe Panzani (saxophone), Pierre Perchaud (Guitare), Tony Paeleman (claviers), Anne Paceo (batterie, voix)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Anne Paceo</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/anne-paceo/bright-shadows/article9763.html</link>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ce sont deux termes contraires, mais ce sont ceux que la batteuse Anne Paceo a choisis pour le titre de son nouvel album : Bright Shadows. Traduit en fran&#231;ais, les &quot;ombres lumineuses&quot;&#8230; Et traduit en musique, cela donne un m&#233;lange enthousiasmant de batterie, de claviers, de saxophone, de guitare et de voix (au pluriel) o&#249; viennent se frotter deux genres a priori eux aussi contraires : le jazz et la pop. Mais pas que&#8230; Car certains rythmes &#233;voquent l'afrobeat. Car certains parties vocales nous (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont deux termes contraires, mais ce sont ceux que la batteuse &lt;strong&gt;Anne Paceo&lt;/strong&gt; a choisis pour le titre de son nouvel album : &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt;. Traduit en fran&#231;ais, les &quot;ombres lumineuses&quot;&#8230; Et traduit en musique, cela donne un m&#233;lange enthousiasmant de batterie, de claviers, de saxophone, de guitare et de voix (au pluriel) o&#249; viennent se frotter deux genres a priori eux aussi contraires : le jazz et la pop. Mais pas que&#8230; Car certains rythmes &#233;voquent l'afrobeat. Car certains parties vocales nous emm&#232;nent vers la soul. Et comme la batteuse l'&#233;voque dans &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/anne-paceo/quand-je-compose-je-chante/article9765.html&quot; class='spip_out'&gt;une interview donn&#233;e au Cargo !&lt;/a&gt;, le tout est envelopp&#233; dans une ambiance &#224; la fois solaire et nocturne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour celle qui a &#233;t&#233; couronn&#233;e en tant que meilleure artiste aux Victoires du Jazz en 2016, c'est le sixi&#232;me album sign&#233; de sa main. Alors que les premiers &#233;taient fortement color&#233;s de jazz, avec une formation de trio piano-contrebasse-batterie, les suivants ont t&#233;moign&#233; de la mue artistique de la compositrice. Au fil des ann&#233;es, au fil des collaborations, sa musique est devenue plus libre et exaltante. Sur &lt;i&gt;Circles&lt;/i&gt;, sorti en 2016, elle affichait d&#233;j&#224; une nouvelle identit&#233;, o&#249; la voix prenait le devant de la sc&#232;ne. Avec &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt;, entour&#233;e du clavi&#233;riste &lt;strong&gt;Tony Paelman&lt;/strong&gt;, du guitariste &lt;strong&gt;Pierre Perchaud&lt;/strong&gt; et du saxophoniste &lt;strong&gt;Christophe Panzani&lt;/strong&gt;, elle confirme cette importance accord&#233;e &#224; la voix. A commencer par la sienne, puis par celles de deux autres chanteurs : &lt;strong&gt;Ann Shirley&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Florent Mateo&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/z7jlsLf2gHM&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fois batteuse et chanteuse, &lt;strong&gt;Anne Paeco&lt;/strong&gt; a une position privil&#233;gi&#233;e pour composer. Elle peut se projeter sur le &lt;i&gt;lead &lt;/i&gt; comme sur la base rythmique avec d'autant plus de pr&#233;cision qu'elle les incarne litt&#233;ralement. Puis, au centre, viennent des musiciens familiers de son univers pour avoir d&#233;j&#224; jou&#233; avec elle par le pass&#233;. &lt;strong&gt;Tony Paelman&lt;/strong&gt; utilise l'&#233;ventail des sonorit&#233;s de ses claviers pour souffler un vent tant&#244;t jazz (&quot;Calle Silencio&quot;), tant&#244;t pop (&quot;Tomorrow&quot;), tant&#244;t &#233;lectro (&quot;The Shell&quot;). La guitare de &lt;strong&gt;Pierre Perchaud&lt;/strong&gt;, elle, apporte ce grain de folie qui r&#233;side dans l'&#226;me m&#233;tallique de ses cordes. Puis, le saxophone de &lt;strong&gt;Christophe Panzani&lt;/strong&gt; a deux personalit&#233;s. Parfois il accompagne la voix avec toute sa volupt&#233;, comme sur &quot;Jasmine Flower&quot;. Parfois, il va partir dans des solos surprenants et seyants comme sur le fr&#233;n&#233;tique &quot;Nehanda&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La conciliation des contraires que sont l'ombre et la lumi&#232;re se traduit non seulement en musique mais aussi en texte. Sign&#233;s par des artistes divers, dont &lt;strong&gt;Anne Paceo&lt;/strong&gt; elle-m&#234;me, certaines des paroles sont teint&#233;es de m&#233;lancolie et de nostalgie quand d'autres philosophent sur le changement. C'est le cas notamment de &quot;The Shell&quot;, &#233;crit par &lt;strong&gt;Florent Mateo&lt;/strong&gt;, qui &#233;voque la d&#233;couverte de notre personnalit&#233; et la prise de conscience de son &#233;volution. &quot;Stranger&quot;, &#233;crit par la chanteuse &lt;strong&gt;Sandra Nkak&#233;&lt;/strong&gt;, se met dans la peau d'un r&#233;fugi&#233;, de celui qui se voit comme &quot;&#233;tranger&quot;. Le morceau &quot;Nehanda&quot; quant &#224; lui, par son titre, honore l'h&#233;ro&#239;ne zimbabw&#233;enne de la lutte anticolonialiste &lt;strong&gt;Nehanda Nyakasikana&lt;/strong&gt;. Sur une rhythmique &lt;i&gt;afrobeat&lt;/i&gt;, qui n'est pas sans rappeler les chansons de la diva malienne &lt;strong&gt;Oumou Sangar&#233;&lt;/strong&gt;, les paroles de &quot;Nehanda&quot; sont construites &#224; partir d'une langue imaginaire invent&#233;e par &lt;strong&gt;Anne Paceo&lt;/strong&gt;, et que s'est appropri&#233;e la chanteuse &lt;strong&gt;Ann Shirley&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/Kwm8lxCrKP8&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On aura beau l'&#233;couter sous tous les angles, c'est bien la voix, ou les voix plut&#244;t, qui illuminent &lt;i&gt;Bright Shadows&lt;/i&gt;. En effet, &lt;strong&gt;Anne Paceo&lt;/strong&gt; a toujours eu un int&#233;r&#234;t particulier pour les chanteurs et chanteuses et &#231;a se voit. Influenc&#233;e par des artistes comme &lt;strong&gt;James Blake&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bon Iver&lt;/strong&gt;, ou &lt;strong&gt;Camille&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sandra Nkak&#233;&lt;/strong&gt; du cot&#233; de la France, cette passion transpara&#238;t dans tous les morceaux de l'album. Et on comprend &#224; l'&#233;coute qu'elle se fait plaisir en composant pour la voix, et que le plaisir est partag&#233; par ses cinq comparses. Et c'est d'ailleurs &#231;a, aussi, qui semble porter cet album. Une bonne entente personnelle et musicale, une g&#233;n&#233;rosit&#233; dans le jeu et une complicit&#233; dans les compositions. Une harmonie humaine qui s'est transform&#233;e en chansons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Me and My Friends</title>
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		<dc:date>2018-12-17T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



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&lt;p&gt;A priori, la musique ne se p&#232;se pas, comme on peut peser un sac de caf&#233;. Mais si c'&#233;tait le cas, celle du groupe Me and My Friends serait l&#233;g&#232;re comme la mousse d'un cappuccino. Dans leur dernier album Look Up, sorti le 7 d&#233;cembre, les cinq musiciens bas&#233;s &#224; Bristol nous offrent une folk fragile teint&#233;e de highlife ghan&#233;en ou encore de roots jama&#239;cain. Un agile m&#233;lange port&#233; par la voix de Nick Rasle, autour duquel on retrouve ses quatre &quot;friends&quot; au violoncelle, &#224; la clarinette, &#224; la basse et &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/arton9722-1d9ec.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A priori, la musique ne se p&#232;se pas, comme on peut peser un sac de caf&#233;. Mais si c'&#233;tait le cas, celle du groupe &lt;strong&gt;Me and My Friends&lt;/strong&gt; serait l&#233;g&#232;re comme la mousse d'un cappuccino. Dans leur dernier album &lt;i&gt;Look Up&lt;/i&gt;, sorti le 7 d&#233;cembre, les cinq musiciens bas&#233;s &#224; Bristol nous offrent une folk fragile teint&#233;e de &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Highlife_(musique)&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;highlife ghan&#233;en&lt;/a&gt; ou encore de roots jama&#239;cain. Un agile m&#233;lange port&#233; par la voix de &lt;strong&gt;Nick Rasle&lt;/strong&gt;, autour duquel on retrouve ses quatre &lt;i&gt;&quot;friends&quot;&lt;/i&gt; au violoncelle, &#224; la clarinette, &#224; la basse et &#224; la batterie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Look Up&lt;/i&gt; est le troisi&#232;me album pour le groupe, et fait suite &#224; &lt;i&gt;Hide Your Way&lt;/i&gt;, sorti en 2016. C'est avec ce second album qu'ils avaient affirm&#233; leur style musical original, &#224; la fois doux et stimulant. Et cette l&#233;g&#232;ret&#233;&#8230; Avec cinq musiciens, le risque est que l'espace sonore soit trop rempli, mais ce n'est pas le cas. Chaque partition est mesur&#233;e, pr&#233;cise, percutante. Une qualit&#233; per&#231;ue d&#232;s la premi&#232;re chanson de &lt;i&gt;Look Up&lt;/i&gt;, intitul&#233;e &quot;Another Lifetime&quot;, qui, gr&#226;ce &#224; la guitare &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guitare_fingerstyle&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;finger-style&lt;/a&gt; de &lt;strong&gt;Nick Rasle&lt;/strong&gt;, nous plonge dans le microcosme musical du groupe d'amis bristoliens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et au fond, on n'est pas surpris d'apprendre que cet album soit n&#233; &#224; Bristol. Car la tranquillit&#233; des chansons fait &#233;cho &#224; l'atmosph&#232;re paisible qui &#233;mane de cette ville de l'ouest de l'Angleterre. En parcourant les titres, on s'imagine fl&#226;ner sur Gloucester Road, l'une des art&#232;res principales, avec son floril&#232;ge de pubs, de restaurants, de coffee shops et de graffitis recouvrant les murs. Avec une chanson comme &quot;Sometime&quot;, et son rythme ternaire captivant, on peut aussi se projeter sur le Waterfront, cet ancien port marchand o&#249; flottent les bateaux de plaisance, et o&#249; l'on laisse flotter ses pens&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_50804 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-3185-c78c8.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C&#244;t&#233; paroles, les chansons abordent des th&#232;mes finalement classiques. Dans &quot;Another Lifetime&quot;, c'est celui de l'amiti&#233;. Dans &quot;Promise Me This Much&quot;, une balade de pr&#232;s de 7 minutes, c'est l'engagement. &quot;High as the Sun&quot; quant &#224; elle, plus tonique, presque dansante, nous parle de nostalgie&#8230; Tous ces textes s'&#233;l&#232;vent gr&#226;ce &#224; la voix a&#233;rienne de &lt;strong&gt;Nick Rasle&lt;/strong&gt;, et sont appuy&#233;s &#231;a et l&#224; par les ch&#339;urs des autres musiciens. &#192; l'image de la musique, les mots sont simples, mais efficaces. Ils viennent contribuer &#224; la puret&#233;, &#224; cette qui&#233;tude chaleureuse, qui caract&#233;risent le style musical singulier de &lt;strong&gt;Me and My Friends&lt;/strong&gt; dans ce nouvel album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 400px; height: 439px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3510605663/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/artwork=small/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;http://m-a-m-f.bandcamp.com/album/look-up&quot;&gt;Look Up by Me and My Friends&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gaye Su Akyol</title>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



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&lt;p&gt;&quot;Les r&#234;ves nous maintiennent en &#233;veil et il est temps de se r&#233;veiller !&quot; Sur ces mots, Gaye Su Akyol cl&#244;t la &quot;d&#233;claration de l'artiste&quot; accompagnant la sortie de son nouvel album &#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir, le 26 octobre 2018. Traduction : &quot;L'imagination constante est la r&#233;alit&#233;&quot;. C'est donc avec une certaine dose de philosophie que la chanteuse turque nous pr&#233;sente cet album au confluent de la musique traditionnelle turque et du rock anglo-saxon. Une musique galvanisante faite pour le live, ce qui y (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Les r&#234;ves nous maintiennent en &#233;veil et il est temps de se r&#233;veiller !&quot; Sur ces mots, &lt;strong&gt;Gaye Su Akyol&lt;/strong&gt; cl&#244;t la &lt;a href=&quot;http://glitterbeat.com/artists/gaye-su-akyol/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&quot;d&#233;claration de l'artiste&quot;&lt;/a&gt; accompagnant la sortie de son nouvel album &lt;i&gt;&#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir&lt;/i&gt;, le 26 octobre 2018. Traduction : &quot;L'imagination constante est la r&#233;alit&#233;&quot;. C'est donc avec une certaine dose de philosophie que la chanteuse turque nous pr&#233;sente cet album au confluent de la musique traditionnelle turque et du rock anglo-saxon. Une musique galvanisante faite pour le live, ce qui y est peu &#233;tonnant quand on apprend qu'elle sort d'une tourn&#233;e internationale de 18 mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du oud, du &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Baglama_(grec)&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;baglama&lt;/a&gt;, du &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%BCmb%C3%BC%C5%9F&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;c&#252;mb&#252;&#351;&lt;/a&gt;, mais aussi de la guitare &#233;lectrique, des sons &#233;lectro, des cuivres et des lignes de basses plut&#244;t grasses : les musiciens de l'album jouent sur des instruments aussi divers que compl&#233;mentaires pour porter la voix de la chanteuse, qui navigue sur les gammes de la musique turque classique. Co-produit par &lt;strong&gt;Gaye Su Akyol&lt;/strong&gt; elle-m&#234;me et le guitariste &lt;strong&gt;Ali G&#252;&#231;l&#252; &#350;im&#351;ek&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;&#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir&lt;/i&gt; entrelace la pop anatolienne avec le rock et le trip hop occidentaux. Une identit&#233; singuli&#232;re que l'on distingue d&#232;s le premier titre, homonyme de l'album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 100%; height: 120px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1483832733/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=none/track=548014930/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;http://gayesuakyol.bandcamp.com/album/stikrarl-hayal-hakikattir&quot;&gt;&#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir by Gaye Su Akyol&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cohabitation entre les genres est particuli&#232;rement visible dans &quot;Laziko&quot;. Le titre d&#233;bute sur un rythme et des notes de surf rock, avant que la voix ne vienne apporter ses sonorit&#233;s r&#233;solument orientales. Puis dans &quot;Meftunum Sana&quot;, c'est la trompette qui ouvre le bal. Quelques notes de guitare &#233;lectrique s'envolent, puis s'installe une ambiance trip hop rappelant l'univers de Portishead. Plus calme, plus acoustique, &quot;Bo&#351;luk Ve Sonsuzluk&quot; nous permet d'appr&#233;cier la palette d'&#233;motions &#233;manant de la voix de &lt;strong&gt;Gaye Su Akyol&lt;/strong&gt;, qui n'est pas sans rappeler celle de la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan. Bien que les titres de l'album pr&#233;sentent des styles vari&#233;s, ils sont unis par cette intensit&#233;, cette impression que la chanteuse fait corps avec sa musique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe style=&quot;border: 0; width: 100%; height: 120px;&quot; src=&quot;https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1483832733/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=none/track=2841859616/transparent=true/&quot; seamless&gt;&lt;a href=&quot;http://gayesuakyol.bandcamp.com/album/stikrarl-hayal-hakikattir&quot;&gt;&#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir by Gaye Su Akyol&lt;/a&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est avec &lt;i&gt;Hologram &#300;mparatorlu&#287;u&lt;/i&gt;, son deuxi&#232;me album sorti en 2016, que &lt;strong&gt;Gaye Su Akyol&lt;/strong&gt; a v&#233;ritablement pris une dimension internationale. Une renomm&#233;e qui lui permet d&#233;sormais de porter ses messages philosophiques &#224; un public toujours plus large. Ainsi, pour la sortie &lt;i&gt;d'&#304;stikrarl&#305; Hayal Hakikattir&lt;/i&gt;, elle exprime dans sa &quot;d&#233;claration de l'artiste&quot; l'id&#233;e que dans un monde de plus en plus chaotique, il est n&#233;cessaire de &quot;cr&#233;er une contre-r&#233;alit&#233;&quot;, et que pour cela la meilleure solution est la &quot;r&#234;verie constante&quot;. Critiquant la tendance de notre monde &#224; valoriser ce qui est mat&#233;riel, elle fait l'&#233;loge de l'&#233;norme pouvoir du r&#234;ve, avant d'ajouter : &quot;il n'y a rien d'aussi spectaculaire et beau qu'un esprit libre&quot;. Une libert&#233; spirituelle qui transpire dans chacun des titres de l'album.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cold War</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/cold-war/pawel-pawlikowski/article9692.html</link>
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		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce n'est pas exposition de photos, mais on pourrait le croire. Car le film Cold War semble moins &#234;tre une succession de sc&#232;nes qu'une succession de clich&#233;s qui prennent vie. Et sur ce tapis d'images cisel&#233;es s'&#233;l&#232;ve une bande originale qui, entre chants traditionnels polonais et jazz du Paris des ann&#233;es 50, raconte une histoire d'amour dans le contexte de la Guerre Froide. R&#233;alis&#233; en noir et blanc au format 4:3, ce po&#232;me de cin&#233;ma a valu au r&#233;alisateur polonais Pawel Pawlikowski, oscaris&#233; en 2013 pour (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L111xH150/arton9692-dd13d.jpg&quot; width='111' height='150' style='height:150px;width:111px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est pas exposition de photos, mais on pourrait le croire. Car le film &lt;i&gt;Cold War &lt;/i&gt; semble moins &#234;tre une succession de sc&#232;nes qu'une succession de clich&#233;s qui prennent vie. Et sur ce tapis d'images cisel&#233;es s'&#233;l&#232;ve une bande originale qui, entre chants traditionnels polonais et jazz du Paris des ann&#233;es 50, raconte une histoire d'amour dans le contexte de la Guerre Froide. R&#233;alis&#233; en noir et blanc au format 4:3, ce po&#232;me de cin&#233;ma a valu au r&#233;alisateur polonais &lt;strong&gt;Pawel Pawlikowski&lt;/strong&gt;, oscaris&#233; en 2013 pour &lt;i&gt;Ida&lt;/i&gt;, de remporter le prix de la meilleure mise en sc&#232;ne lors de l'&#233;dition 2018 du Festival de Cannes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Zula, une jeune femme interpr&#233;t&#233;e par la prodigieuse &lt;strong&gt;Joanna Kulig&lt;/strong&gt;, est originaire de la Pologne rurale. Lors d'une audition pour rejoindre l'ensemble Mazurek, une troupe de chanteurs de musique traditionnelle, elle rencontre Wiktor (&lt;strong&gt;Tomasz Kot&lt;/strong&gt;), membre du jury. Les personnages, inspir&#233;s par les propres parents du r&#233;alisateur, mais pourtant fictifs, vont alors se perdre dans un amour intense. Une passion qui d&#233;bute sur fond de chants polonais, dont &#171; Dwa Serduszka &#187; (&#171; Deux C&#339;urs &#187;), ci-dessous dans un enregistrement de la troupe &lt;strong&gt;Mazowsze&lt;/strong&gt;, qui a servi de mod&#232;le pour l'ensemble Mazurek.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/W5fH0rn1st0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cold War est en fait un film binaire. A commencer par les deux couleurs sur la palette du r&#233;alisateur : le noir et le blanc. Puis, le musicien brun et la chanteuse blonde. Les touches blanches et les touches noires du piano. Varsovie et Paris. Le bloc de l'Ouest contre le bloc sovi&#233;tique. La dualit&#233; de la libert&#233; et de l'emprisonnement. Et quand on y regarde de pr&#232;s, le titre lui-m&#234;me, Cold War (&#171; Guerre Froide &#187;), est en mode binaire. Il nous rappelle que le nom de cette guerre est un oxymore. Ici, c'est aussi une m&#233;taphore pour une relation passionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces oppositions sont peut-&#234;tre encore le plus visibles dans la musique. Car au d&#233;but, les chants traditionnels polonais sont d'une morosit&#233; magnifique, et d'une fabuleuse simplicit&#233;. Le r&#233;alisateur s'amuse aussi &#224; montrer la disposition des spectateurs pendant les concerts sous des formes g&#233;om&#233;triques, tout en lignes droites. Mais, une fois &#224; Paris, le public des cabarets devient d&#233;sorganis&#233;, et la lascivit&#233; du jazz joue en contrepoint de la musique polonaise. Un contraste qui &#233;clate au moment o&#249; Joanna Kulig reprend &#171; Dwa Serduszka &#187; dans une version jazz. La chanson a par ailleurs &#233;t&#233; choisie pour la bande annonce du film.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/8ImvkXgGVWw&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que ce soit dans la froide campagne de la Pologne ou dans la chaleureuse ambiance des cabarets parisiens, la musique de Cold War est charg&#233;e d'&#233;motion et de sens. Pawel Pawlikowski laisse les images et la musique prendre le contr&#244;le du film. La r&#233;alit&#233; de l'opposition des deux blocs pendant la Guerre Froide est ressentie plus que comprise. Quant aux dialogues du film, principalement en polonais, ils compl&#232;tent la partition avec les d&#233;licats accents de cette langue slave. Alors oui, Cold War est une histoire d'amour entre Zula Et Wiktor. Mais au fond, cela ressemble bien &#224; une histoire d'amour entre Pawel Pawlikowski et la musique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cam&#233;lia Jordana</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/camelia-jordana/lost/article9686.html</link>
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		<dc:date>2018-11-16T14:20:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Ribrault</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;LOST, ou en fran&#231;ais : perdu. Voil&#224; le nom que la chanteuse Cam&#233;lia Jordana a choisi pour son troisi&#232;me album, sorti le 9 novembre dernier. La vraie question reste donc : se sent-on perdu &#224; l'&#233;coute de LOST ? Eh bien oui, bien jou&#233; Madame Jordana. Mais perdu dans le bon sens. Comme quand on se perd lors d'une balade dans une capitale qu'on ne conna&#238;t pas. Ici, on se perd dans un doux d&#233;dale de trip hop et de pop, de rock et de chanson, d'&#233;lectro et de musique exp&#233;rimentale. Les paroles, elles, nous (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/arton9686-20948.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;LOST&lt;/i&gt;, ou en fran&#231;ais : perdu. Voil&#224; le nom que la chanteuse &lt;strong&gt;Cam&#233;lia Jordana&lt;/strong&gt; a choisi pour son troisi&#232;me album, sorti le 9 novembre dernier. La vraie question reste donc : se sent-on perdu &#224; l'&#233;coute de LOST ? Eh bien oui, bien jou&#233; Madame Jordana. Mais perdu dans le bon sens. Comme quand on se perd lors d'une balade dans une capitale qu'on ne conna&#238;t pas. Ici, on se perd dans un doux d&#233;dale de trip hop et de pop, de rock et de chanson, d'&#233;lectro et de musique exp&#233;rimentale. Les paroles, elles, nous emm&#232;nent de l'arabe &#224; l'anglais en passant par le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lui aussi baptis&#233; LOST, son EP sorti en 2017 avec la collaboration de &lt;strong&gt;Laurent Bardaine&lt;/strong&gt;, membre de &lt;strong&gt;Poni Hoax&lt;/strong&gt;, annon&#231;ait la couleur. Apr&#232;s l'album &lt;i&gt;Dans la peau&lt;/i&gt; de 2014, et les subtiles compositions de &lt;strong&gt;Babx&lt;/strong&gt;, la chanteuse prenait avec cet EP un tournant plus &#233;lectro, plus exp&#233;rimental, plus excitant. Et elle confirme ce choix avec ce nouveau chapitre musical &#233;crit lui aussi avec Laurent Bardaine, un album audacieux et indocile. Comme une envie de dire &lt;i&gt;fuck&lt;/i&gt;. Ce qu'elle fait d'ailleurs litt&#233;ralement &#224; la fin du clip de &#171; Gangster &#187;, l'un des titres phares de l'album o&#249; cohabitent passages rocks et s&#233;quences pop.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/PdzXjptm-yk&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; de &#171; Gangster &#187;, un titre comme &#171; Freestyle &#187; nous remplit de sa m&#233;lancolie hypnotisante. On ferme les yeux et on plonge dans une ambiance de fin de soir&#233;e, un peu ivre, un peu &lt;i&gt;lost&lt;/i&gt;&#8230; &#171; Empire &#187; quant &#224; elle, sur une instru non moins m&#233;lancolique, explore tour &#224; tour les sonorit&#233;s des trois langues pr&#233;sentes dans l'album. Et si la chanson interpelle, c'est sans doute parce que Cam&#233;lia Jordana arrive &#224; lib&#233;rer pleinement la musicalit&#233; inh&#233;rente &#224; l'arabe. Les derni&#232;res notes viennent se fondre dans le titre suivant, &#171; Inch Allah &#187;, une polyphonie de voix, toujours en arabe, tout en d&#233;licatesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit regret. Certes &lt;i&gt;Dans la peau&lt;/i&gt; &#233;tait un album plus sage. Mais l'avantage qu'il offrait, c'est que la voix langoureuse et subtile de la chanteuse &#233;tait pleinement mise en lumi&#232;re. Ici, c'est la multitude de pistes vocales et les filtres qui prennent le pas. Cela a tendance non seulement &#224; obstruer l'essence sonore de la voix, mais aussi le sens des paroles. Des textes qui, pourtant, abordent des th&#232;mes aussi s&#233;rieux que le f&#233;minisme, le colonialisme, ou encore les violences polici&#232;res envers les noirs, avec son titre &#171; Freddie Gray &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/Gfk17qVtjSY&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le c&#244;t&#233; exp&#233;rimental de l'album est en tous cas une bonne surprise. Non seulement il contribue &#224; la sensation d'&#234;tre perdu, mais il semble aussi vouloir nous emmener au bout des possibilit&#233;s musicales. Comme pour lib&#233;rer les chansons des fronti&#232;res de la musique format&#233;e. &#171; Animal &#187;, par exemple, est un titre incompr&#233;hensible, mais c'est pas grave. Il s'ins&#232;re tr&#232;s bien dans la logique de cet album illogique. Au fond, quand on se perd, on a le choix : soit on panique et on essaye de retrouver son chemin, soit on profite de cette sensation euphorisante et lib&#233;ratrice. Cam&#233;lia Jordana a choisi de profiter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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