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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Hurdy Gurdy</title>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



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&lt;p&gt;Et bien voil&#224; un disque loin d'&#234;tre idiot, bien que des disques idiots soient capables d'&#233;mouvoir, voil&#224; un disque de culture, un disque de savoir, de connaissance, risqu&#233; et d'une architecture fantasque et fantastique, un objet compact, mesure des pieds a la t&#234;te, mesur&#233; des mots aux sons, construit du f&#339;tus a la maturit&#233;, song&#233;, calcul&#233;, compos&#233;. Un disque de savoir, car il en faut pour ce jeter dans ce cirque l&#224;, parce qu'un ignorant n'y trouverait qu'un doux plaisir, alors que sous le plaisir brule (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et bien voil&#224; un disque loin d'&#234;tre idiot, bien que des disques idiots soient capables d'&#233;mouvoir, voil&#224; un disque de culture, un disque de savoir, de connaissance, risqu&#233; et d'une architecture fantasque et fantastique, un objet compact, mesure des pieds a la t&#234;te, mesur&#233; des mots aux sons, construit du f&#339;tus a la maturit&#233;, song&#233;, calcul&#233;, compos&#233;. Un disque de savoir, car il en faut pour ce jeter dans ce cirque l&#224;, parce qu'un ignorant n'y trouverait qu'un doux plaisir, alors que sous le plaisir brule l'art, l'ironie et la beaut&#233;, il y a ici des couches et des couches d'intelligence et d'intellect, des strates et strates de musique, des peaux et des peaux de sensations jusqu'au noyau, au magma virevoltant. L'ent&#234;te pr&#233;cise &#171; Un conte musical / polaroid / trash / pr&#233;cieux et je ne doute d'aucun d'eux, la musicalit&#233; n'admet l'ombre d'un doute, les imageries sont &#233;ph&#233;m&#232;res dans leurs vitesses de passage, le trash est une spontan&#233;it&#233; chaotiquement cisel&#233;e, et pr&#233;cieux est le r&#233;sultat d'un travail passionn&#233; et vou&#233; a l'ivresse des sens. Voici un disque qui malgr&#233; la froideur de sa cr&#233;ation, chaque angle bien install&#233;, chaque courbe bien situ&#233;e, malgr&#233; le noir et blanc de sa th&#233;matique, ce disque est chaud comme l'ambiance d'un moulin rouge, sale, vicieux et rouge sang comme les amours et les narrations grandioses. Comment ont-ils abouti &#224; cet &#233;quilibre, ces funambulismes scientifiques d' &lt;strong&gt;Hurdy-Gurdy&lt;/strong&gt;, litt&#233;raires pass&#233;s de cabarets en cirques, cr&#233;ateurs aux verbes d'absinthe, acrobates d&#233;tourn&#233;s en proseurs, forains d'encre en veine. Sans doute que men&#233;s par un id&#233;al d'auto-plaisir et une id&#233;e claire des longues et ardues routes qui m&#232;nent a la diff&#233;rence, a l'autre musique, a la possibilit&#233; d'autres &#233;mois. Voici donc un disque a page ouverte, un livre a son, un audio livre entrainant, sc&#232;nes &#233;pic&#233;es et touche romantique balbuti&#233;e par un dada&#239;ste &#233;gar&#233;e et sa cohorte de musiciens, balbutiement de d&#233;clamations, chant&#233; en forain sublime, dialogues d'amour et des amour enlev&#233;s comme polka, histoire coloniale, imp&#233;riale, gothiquement fr&#233;n&#233;tique sur fond de man&#232;ges, une lecture sonore qui ne laisse s'&#233;chapper le temps en abreuvant ou&#239;es et neurones &#224; l'unisson. Voil&#224; un disque intelligent, qui avec talent offre des mariages de chapiteau color&#233;e et pages jaunies et qui vient nourrir de plaisirs multiples ces f&#234;tes lumineuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PL7M3ytePjFB7uIbo8ffkpJYNavIp4p_9K&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Loa Frida</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/loa-frida/pop-fiction/article9010.html</link>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;J'aime &#234;tre surpris, je crois que nous aimons tous cela, la surprise, cette &#233;tincelle qui secoue en milli&#232;me de secondes la surface de l'eau, cet instant si pr&#233;cis o&#249; la flamme touche la poudre. J'aime la m&#232;che, j'aime le feu, avant l'explosion des sens, j'aime l'antichambre des &#233;motions. Timidement du fond d'un &#233;cran nocturne j'eus un message d'eux, m'offrant une vid&#233;o (d'ailleurs sublime) de ce merveilleux et charnel Tiger in a cocoon dont le crescendo vient comme les quatre saisons, des froids jusqu'aux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'aime &#234;tre surpris, je crois que nous aimons tous cela, la surprise, cette &#233;tincelle qui secoue en milli&#232;me de secondes la surface de l'eau, cet instant si pr&#233;cis o&#249; la flamme touche la poudre. J'aime la m&#232;che, j'aime le feu, avant l'explosion des sens, j'aime l'antichambre des &#233;motions. Timidement du fond d'un &#233;cran nocturne j'eus un message d'eux, m'offrant une vid&#233;o (d'ailleurs sublime) de ce merveilleux et charnel &lt;i&gt;Tiger in a cocoon&lt;/i&gt; dont le crescendo vient comme les quatre saisons, des froids jusqu'aux brulures. Je r&#233;pondais alors pour cette lueur naissante. J'adore qu'on vienne dans mon petit chez-moi virtuel sans avertir a l'avance, a la bonne franquette comme disait mon p&#232;re. Comme bon amphitryon et m&#244;me mal &#233;duqu&#233; qui est toujours trop curieux, comme passionn&#233; de d&#233;couvertes musicales (les d&#233;couvertes, &#231;a aide &#224; d&#233;couvrir des soi-m&#234;me), je jetais mes yeux et oreilles sur leur travail. J'aime &#234;tre surpris, dis-je, et j'ai aim&#233;. &lt;strong&gt;Loa Frida&lt;/strong&gt; est un petit univers de cliquetis d'ailleurs attrap&#233;s dans une dimension de plus loin encore, des particules en voyages, des ions aux paradis, des qu&#234;teurs d'ambiances men&#233;s par la voix et vision d&lt;strong&gt;'Anka Lima&lt;/strong&gt;, et &#233;lev&#233;s par &lt;strong&gt;Pierre Carsalade&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Jocelyn Bonnerave&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Juliette Carlier&lt;/strong&gt;, groupe en partances d'&#226;me depuis les Corbi&#232;res et sans lieux d'arrivage, d'ailleurs je pensais qu'ils &#233;taient nordiques pour ces effluves talentueuses de l'Islande, bien qu'&lt;strong&gt;Anka&lt;/strong&gt; soit polonaise, ces musiciens sont plut&#244;t du c&#244;t&#233; de chez moi, dans le Sud. Tr&#234;ve de g&#233;ographie, revenons &#224; notre court de musique. Il y a de l'organique dans l'osmose de ces joueurs d'&#233;motions, une complicit&#233; du type leucocytes- &#233;rythrocytes qui rend toute vie r&#234;v&#233;e probable, et toute merveille musicale envisageable. L'onirisme est ici un son mis en sc&#232;ne, une culture de la narration audio-visuelle, car ces chansons se voient, se palpent et surtout, se songent, dans des recherches assez Bjorkiennes de voix et ambiances o&#249; l'on verrait ais&#233;ment danser &lt;strong&gt;Kate Bush&lt;/strong&gt; sur flou artistique, des essais &#233;lectroniques aux aspects nature, de petites bombes atmosph&#233;riques au gout f&#233;erique, des passages dans ses 70's libres et spirituels qui traversent le pont jusqu'&#224; demain, au futur plus &#233;lectrique, d&#233;bandades psych&#233;d&#233;liques bien qu'assagies, ou mieux dit, dompt&#233;es en th&#232;mes entre soleils et pluies. Le tout est une pop ambig&#252;e, hypnotisant, qui se joue des terres pour leurrer les airs, pris dans des limbes dans un &#233;quilibre entre l'art et la folie douce, des petites pi&#232;ces sonores qui naissent avec le but d'aller pousser plus loin l'id&#233;e de mondes diff&#233;rents, dans le calme de chansons sans furie, mues d'une sagesse heureuse, faites pour la contemplation auditive et les sons clairs qui ne bousculent que nos int&#233;rieurs, et font l&#233;viter l'&#233;couteur aux yeux ferm&#233; pour mieux savourer. Un Ep. De transes calmes, de druidismes modernes, de rock sans mati&#232;res palpables, de sensations qui &#233;tincellent.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Tiger in a cocoon &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/T5NnKEPfbe4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Kramies </title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/kramies/forets-antiques/article8985.html</link>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



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&lt;p&gt;Je serais idiot de vouloir nier que Kramies est accroch&#233; &#225; ma bouche comme &#225; mes oreilles depuis presque deux ans, depuis cette pr&#233;sence quasi ectoplasmique et &#233;th&#233;r&#233;e de la beaut&#233; sonore de son &quot;Wooden heart&quot;, sonore et deux fois visuelle, l'une par l'excellent travail de J&#233;r&#244;me Sevrette pour l'artwork, et l'autre pour la facilit&#233; d'imagerie qu'inspirent les sons et la personne m&#234;me de Kramies, fr&#234;le figure assise sur sa chaise, blond comme petit m&#244;me hirsute sur la sc&#232;ne, puissant de simplicit&#233;, fragile (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je serais idiot de vouloir nier que &lt;strong&gt;Kramies &lt;/strong&gt; est accroch&#233; &#225; ma bouche comme &#225; mes oreilles depuis presque deux ans, depuis cette pr&#233;sence quasi ectoplasmique et &#233;th&#233;r&#233;e de la beaut&#233; sonore de son &quot;&lt;i&gt;Wooden heart&lt;/i&gt;&quot;, sonore et deux fois visuelle, l'une par l'excellent travail de &lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Sevrette&lt;/strong&gt; pour l'artwork, et l'autre pour la facilit&#233; d'imagerie qu'inspirent les sons et la personne m&#234;me de &lt;strong&gt;Kramies&lt;/strong&gt;, fr&#234;le figure assise sur sa chaise, blond comme petit m&#244;me hirsute sur la sc&#232;ne, puissant de simplicit&#233;, fragile dans l'immensit&#233;. Des ann&#233;es sans temps mat&#233;riel, berc&#233; par ce flot lent et &#233;tincelant de rivi&#232;re a la fois m&#232;re, &lt;strong&gt;Bagheera&lt;/strong&gt;, et a la fois cicatrice de plaies ouvertes et Peter Pan, deux ann&#233;es, allong&#233; sur cette berge a devenir l'oriflamme et le clairon de toutes ces petites perles qu'il offre ci et l&#224; dans des coquilles d'hu&#238;tres illumin&#233;es qui jonchent le fond de son &#226;me, et je dis bien qu'il offre, car mon tr&#232;s cher troubadour am&#233;ricain est aussi g&#233;n&#233;reux en paysages oniriques qu'en disques, la preuve en est l&#224; que ce live enregistr&#233; en d&#233;but d'ann&#233;e dans le somptueux th&#233;&#226;tre d'&lt;strong&gt;Anger&lt;/strong&gt; (et qu'existe-t-il de plus beaux pour r&#234;ver qu'un th&#233;&#226;tre de cet acabit ?) en premi&#232;re partie de &lt;strong&gt;A singer must die&lt;/strong&gt; est cadeau. &lt;strong&gt;Kramies &lt;/strong&gt; y est encore plus fragile car plus vrai, a fleur de peau, sans maquillages de carnaval, ni fuites, ni &#233;vasions possibles, rester l&#224;, aux bras de sa guitare, et se jeter aux loups de grandes oreilles qui peuplent la salle. Mais voila, le fr&#234;le et talentueux ( &lt;strong&gt;Jason Lyttle &lt;/strong&gt; sera d'accord avec moi) petit lionceau de crini&#232;re feu inspire un respect qui va jusqu'au silence du monde, l'univers se tait sur les phras&#233;es nostalgiques et sensibles du chantre, &lt;strong&gt;Kramies &lt;/strong&gt; vous bouge, dans l'inertie de l'&#233;merveillement, &lt;strong&gt;Kramies &lt;/strong&gt; vous a pris dans son courant de rivi&#232;re tranquille, &lt;strong&gt;Kramies &lt;/strong&gt; vous emporte je ne sais o&#249; ni le saurais, mais on part tous, qu'importe, plus on s'&#233;loigne a ses c&#244;t&#233;s, plus brille l'or et le solf&#232;ge, s'enflamme la surface de l'eau, s'abasourdit le monde, et le silence se fait, et le silence se remplis, et le silence se chante. Oui, je ne suis pas objectif et s&#251;rement tr&#232;s partial, c'est chose impossible a l'&#233;coute des d&#233;rives songeuses de Monsieur que de ne pouvoir prendre partie, ne pouvoir prendre des ailes, ne pouvoir prendre les r&#234;ves pour des r&#233;alit&#233;s. Mais profitez de l'aubaine, profitez de ces paumes de mains emplies de tr&#233;sors a port&#233;e d'&#233;coute, profitez de cette mani&#232;re de voyager ailleurs que dans nos peaux, profitez de ce laps de temps a part du monde, profitez de ce courant qui d&#233;roule sous vos chairs ses lueurs et &#233;tincelles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Kramies - Ireland (Live) &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/uRrR8mf4tFU&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Contre Coups</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/contre-coups/12-artistes-contre-la-violence/article8984.html</link>
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		<dc:date>2015-12-01T10:49:34Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



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&lt;p&gt;&quot;Quand une lampe se brise, la lumi&#232;re se meurt sur le sol&quot; Perry Bysshe Shelley Quand une femme tombe, quand une femme se fane d'h&#233;matomes et se meurt dans sa petite cage int&#233;rieure, de c&#339;urs &#233;gratign&#233;s, de nuques tordues comme tresses de petite, quand une femme tombe des paradis mentis, quand une fille tombe des premiers baisers aux premi&#232;res brulures, quand une m&#232;re perd son nom comme l'on coupe la chair, quand une &#233;pouse n'a d'identit&#233; que l'indigne nom de son mari, quand une femme n'a pour chance (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;Quand une lampe se brise, la lumi&#232;re se meurt sur le sol&lt;/i&gt;&quot;
&lt;strong&gt;
Perry Bysshe Shelley&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand une femme tombe, quand une femme se fane d'h&#233;matomes et se meurt dans sa petite cage int&#233;rieure, de c&#339;urs &#233;gratign&#233;s, de nuques tordues comme tresses de petite, quand une femme tombe des paradis mentis, quand une fille tombe des premiers baisers aux premi&#232;res brulures, quand une m&#232;re perd son nom comme l'on coupe la chair, quand une &#233;pouse n'a d'identit&#233; que l'indigne nom de son mari, quand une femme n'a pour chance que celle d'&#234;tre meuble, objet, un inutile vase vide de sang et sens, ni rose ni moisissure dans l'eau, quand une gamine pleure d'avoir appris avant l'&#226;ge la malsaine morsure, quand l'aim&#233;e n'a de voix que le filet que lui abandonne le silence, quand une femme se doit au sang, aux bleus de l'&#226;me, quand une demoiselle n'a jamais vu de ciel et est pri&#233;e de ne voir que la boue, quand une femme chute dans le trompe-l'&#339;il de l'animal, quand une femme peint en noir le fin fond de son corps, quand elles s'&#233;chappent dans la normalit&#233; des plaies, quand elles s'enferment dans les bras enrob&#233;s d'ar&#234;tes de monsieur et messires, quand la fleur offerte est une lame de rasoir pos&#233;e sur le sexe, quand une femme est une ombre a qui on donne parfois l'aliment du poing, quand une femme est annul&#233;e sur les parquets des nids d'amours ruin&#233;s, quand une femme est d&#233;v&#234;tue de sa lumi&#232;re, c'est l'homme qui s'&#233;teint.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.contrecoups.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.contrecoups.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le projet &lt;strong&gt;CONTRE COUPS&lt;/strong&gt; r&#233;unit 12 artistes, musiciennes, chanteuses et compositrices qui donnent de la voix contre les violences faites aux femmes, rappelant que les femmes sont aussi les actrices de la lutte contre ce fl&#233;au persistant. La compilation digitale de 12 titres &#233;clectiques (rock, &#233;lectro, rap, pop, vari&#233;t&#233;, folk&#8230;) sera disponible en ligne sur Bandcamp, le 25 novembre 2015, journ&#233;e internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Tous les b&#233;n&#233;fices g&#233;n&#233;r&#233;s seront revers&#233;s &#224; l'Institut en &lt;a href=&quot;http://www.institutensantegenesique.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Sant&#233; G&#233;n&#233;sique&lt;/a&gt;. Cr&#233;&#233;e en janvier 2014, cette structure unique en France bas&#233;e &#224; &lt;strong&gt;Saint-Gemain-en-Laye&lt;/strong&gt; (78), accueille, oriente, soigne et accompagne des femmes victimes de toutes formes de violences venues du monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Helluvah &lt;/strong&gt; que vous avez d&#233;j&#224; crois&#233; sur le &lt;strong&gt;Cargo &lt;/strong&gt; a &#233;crit un morceau pour la compilation dont les b&#233;n&#233;fices seront revers&#233;s &#224; l'Institut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://contrecoups.bandcamp.com/track/helluvah-favourite-toy&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://contrecoups.bandcamp.com/tra...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre coups&lt;/strong&gt; a lanc&#233; officiellement la collecte pour permettre &#224; ce centre unique en France de continuer &#224; lutter contre le viol, les violences conjugales, le harc&#232;lement moral, l'inceste et l'excision. Il s'agit de recueillir des fonds (&#224; partir de 5 euros) pour l'institut, pour permettre justement de venir en aide m&#233;dicalement &#224; ces femmes - et que la contrepartie des dons sera partie ou tout d'une compilation sp&#233;cialement &#233;dit&#233;e avec des chansons originales, pas des femmes qui se sentent concern&#233;es par cette cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.ulule.com/contre-coups/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Participez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Watine</title>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



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&lt;p&gt;Trouver les mots, c'est une passion d'artisan, de petit homme dans un coin de demeures, a peine visible, trouver les mots ne rends aucun prix, n'apportent aucune r&#233;colte, mais le rictus sensible, qui s'aper&#231;oit a peine, se discerne au bas d'une page, parfois avant m&#234;me, au point d'une phrase, quand l'orf&#232;vre a bel et bien cisel&#233; son objet, et capt&#233; en syllabes les belles envol&#233;es, en consonnes les profondeurs. Trouver les verbes qui dessinent les jeux d'ombres et lumi&#232;res sur les pianos dompt&#233;s de Watine (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trouver les mots, c'est une passion d'artisan, de petit homme dans un coin de demeures, a peine visible, trouver les mots ne rends aucun prix, n'apportent aucune r&#233;colte, mais le rictus sensible, qui s'aper&#231;oit a peine, se discerne au bas d'une page, parfois avant m&#234;me, au point d'une phrase, quand l'orf&#232;vre a bel et bien cisel&#233; son objet, et capt&#233; en syllabes les belles envol&#233;es, en consonnes les profondeurs. Trouver les verbes qui dessinent les jeux d'ombres et lumi&#232;res sur les pianos dompt&#233;s de &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; est une ouvrage d'acrobate, et entreprendre la compr&#233;hension des sentiments de &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; un funambulisme qui tend autant a vous faire chuter dans l'&#233;merveillement qu'a vous laisser glisser sur le filin d'or des nostalgies. Et voici ce petit humble ratureur emport&#233; dans des flots d'encre, luttant pour ne pas mettre en crue la rivi&#232;re des sentiments &#233;prouv&#233;s le temps des &lt;i&gt;Appalaches&lt;/i&gt;, et dieu que c'est dur de s'accrocher a tant de bribes, a tant de courants sous-marins, a suivre ses &#233;motions ballot&#233;es d'un sens a l'autre dans ces simples et intenses petites ritournelles ensoleill&#233;es entre deux averses d'&#233;t&#233;. &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; ou l'&#233;preuve des orf&#232;vres, puisque je n'oserai vous d&#233;couvrir enti&#232;rement cette &#339;uvre, mais je me dois de poser l'or exact sur chaque expression de la m&#234;me mani&#232;re qu'elle pose des lueurs sur chaque sons, et parfois du mercure pour les trop grands froids, mercurochrome pour ses plaies et parfois du plomb pour abattre de vieilles douleurs l&#224;, et parfois des citronnelles qui sont les nonchalances d'images d'enfants, ces l&#233;g&#232;res acidit&#233;s qui somnolaient sur ces insouciantes chansons fran&#231;aises d'antan, ces mers de &lt;strong&gt;Trenet&lt;/strong&gt;, ces soleils d'orchestres swings, ces orangers de &lt;strong&gt;Bourvil &lt;/strong&gt; qu'on devine tristes derri&#232;re le bien-&#234;tre. &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; o&#249; la sculpture finale des &#233;motions, tass&#233; jusqu'&#224; &#234;tre pierre ce sable des dunes, y trouver le marbre, y donner forme simple de vie assagie apr&#232;s les intemp&#233;ries, narrer, dans les vides et les pleins de cette cariatide qui supporte son v&#233;cu en le sachant art, les douceurs sucr&#233;es qu'est capable d'offrir la main sur les touches, narrer &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; est un plaisir pour ce petit homme, plume au poing et encre en veine, au coin de sa demeure, dont l'&#233;coute des &lt;i&gt;Appalaches &lt;/i&gt; vient de le porter au summum des plaisirs, les mots ont d&#233;barqu&#233;s sur toutes les plages possibles et jusqu'aux berges inconnues de contr&#233;es a sir&#232;nes, car Appalaches est fait pour naviguer dans les dedans dehors des heures, sans brusques bousculements, dans la sagesse de la maturit&#233; d'une f&#233;e, dans le reflet de lampions pris dans des larmes chaudes, dans la taille magnifique des orf&#232;vreries aux facettes expos&#233;es a tous les sourires. Enfin, vous &#233;crire avec les mots justes ce que vous vous devez de ressenti, petit travail pr&#233;cieux qui se doit de vous laisser le doute et l'envie de vivre entre les hauts et bas de ces bas reliefs taill&#233; par l'artiste, qu'aucun de mes mots est capable de d&#233;crire, mais que chaque chanson de &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; peut provoquer dans sa sentimentalit&#233; simple et si belle, dans ces ribambelles de sons qui &#233;clatent en &#233;tincelles, chaleureux et pr&#233;cis comme une danse de gamin, entre rituel et folie douce. &lt;strong&gt;Watine &lt;/strong&gt; et revenir en haut de la page, &#233;crire encore et encore, m&#234;me si il n'y a pas de prix, m&#234;me si l'on y gagne rien&#8230; que l'immense interne plaisir d'avoir essay&#233; de ciseler encore plus, l'objet d'art des &lt;i&gt;Appalaches&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;
Les Appalaches&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/lTajdyYTpCg&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jekyll</title>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a longtemps que je suis sur la piste des gibiers justes bless&#233;s, petites d&#233;cennies rapides qui ne laissent pas le temps de happer les possibles, mais remplissent les besaces de choses futiles qu'on appellera souvenirs, des choses sans mati&#232;res, des trucs volages et volatiles, il y a longtemps que je cherche la m&#232;re des proies, la matrice des b&#234;tes sauvages. Ces animaux l&#224; ne vivent dans les or&#233;es, ni pr&#233;s des sentes, l&#224; ne se trouvent que des romantiques domestiqu&#233;s qui tutoient les micros et (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a longtemps que je suis sur la piste des gibiers justes bless&#233;s, petites d&#233;cennies rapides qui ne laissent pas le temps de happer les possibles, mais remplissent les besaces de choses futiles qu'on appellera souvenirs, des choses sans mati&#232;res, des trucs volages et volatiles, il y a longtemps que je cherche la m&#232;re des proies, la matrice des b&#234;tes sauvages. Ces animaux l&#224; ne vivent dans les or&#233;es, ni pr&#233;s des sentes, l&#224; ne se trouvent que des romantiques domestiqu&#233;s qui tutoient les micros et inondes d'ondes des fleuves d&#233;j&#224; en crues, la prise, messieurs dames, est dans le petit ruisseau, sous les racines prises a l'endroit o&#249; la boue est encore liquide, entre racines, je le sais, je suis chasseur, je suis p&#233;cheur, je suis. Il y a longtemps que je suis cette piste, faite d'empreintes qui ont ce point commun de griffure, profonde dans la glaise, aux aguets de ce petit monstre encore sauvage tant il est humain, ce cerb&#232;re a deux t&#234;te (&lt;strong&gt;Arnaud Vannier&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Thomas Durand&lt;/strong&gt;), autant monstre hirsute dans sa rage que f&#233;lin hypnotisant de son charme, ce nomme &lt;strong&gt;Jekyll&lt;/strong&gt;, parce que pour n'&#234;tre jamais tu&#233; dans une chasse a coure, parce que pour survivre, il faut s'abreuver de manich&#233;isme, parce qu'il faut &#234;tre air a la part qu'eau. Il y a longtemps, chasseur aux aguets, mais le temps importe d&#233;sormais peu, car il sort de sa tani&#232;re, le projet &lt;i&gt;Z&#233;ro et infini&lt;/i&gt;.
Sur le hurlement en prose qu'on devine bless&#233; d&lt;strong&gt;'Arnaud&lt;/strong&gt;, s'assouplie l'&#233;chine lourde du bison et puissance lancinante, lascive du serpent de &lt;strong&gt;Thomas&lt;/strong&gt;, des atmosph&#232;re de terrier o&#249; se prot&#233;ger des lumi&#232;res des villes qui domestiquent en sourires faux nos sons, hybride, animal batard qui acquis le droit de race, en nommant des &lt;strong&gt;Brel&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Kat-Onoma&lt;/strong&gt;, se donne a des rituels de sc&#232;nes sp&#233;ciaux, autres, et livrent sur un Ep. Des raisons pour les chaines alimentaires, des faims et des mani&#232;res d'apaiser la faim, car ce petit objet offert est aussi apaisant que bouleversant, et accroche comme des canines nos chairs, et accroche comme une v&#233;rit&#233; nos &#226;mes. Nos deux facettes, &lt;strong&gt;Jekyll &lt;/strong&gt; enrag&#233; et &lt;strong&gt;Hyde &lt;/strong&gt; sensoriel, projettent des lieux o&#249; cacher sa faiblesse, le nid, le terrier, la caverne, tout en recr&#233;ant les territoires de chasses, les steppes immenses, les monts, de sons simples sur voix dompt&#233;es aux d&#233;tresses, presque baign&#233;es dans les liqueurs de &lt;strong&gt;Tom Waits&lt;/strong&gt;, &#233;vitant les balles dans des valses irr&#233;guli&#232;res et belles, des petites &#233;cailles qui semblent fortes, si fragiles. Il y a toujours une certaine beaut&#233; dans la b&#234;te bless&#233;e, toujours une grandeur dans l'&#234;tre divis&#233;, de la compassion dans la d&#233;chirure d'un &lt;strong&gt;Jekyll&lt;/strong&gt;, de la compr&#233;hension dans l'envie de &lt;strong&gt;Hyde&lt;/strong&gt;, et ce blanc et noir, pelage de loup, peau arrach&#233;e de phoques, est une sonorit&#233; qui entre comme plomb dans les plus dures des peaux. Venez alors chasser la b&#234;te, la voir bless&#233;e et dangereuse, venez voir les deux visages de l'animal, et trouvez vous-m&#234;me, les deux visages de cet Ep. Quitte a vous blesser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Inga Liljestrom and Michael Lira</title>
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		<dc:date>2015-09-25T15:03:17Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guillaume Mazel </dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le vrai d&#233;fi de l'art, c'est de cr&#233;er le voyage, qu'il soit ail&#233; dans les cieux, qu'il soit courant entre peau et chair, qu'il soit les yeux ferm&#233;s. Le r&#233;el d&#233;fi et l'&#226;me d'un son r&#233;side dans l'image qu'il nous apporte, la d&#233;rive qu'il imprime a nos regards, qu'ils soient en arri&#232;re, qu'ils soient sous terre, ou feulant des onces de champs imagin&#233;s pour mieux se sentir. Le d&#233;fi est relev&#233; comme se rel&#232;ve des souvenirs, et &#224; l'&#233;coute, le disque devient un film o&#249; se mixent des &#233;motions comme des lieux dits, o&#249; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH149/arton8940-808db.jpg&quot; width='150' height='149' style='height:149px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le vrai d&#233;fi de l'art, c'est de cr&#233;er le voyage, qu'il soit ail&#233; dans les cieux, qu'il soit courant entre peau et chair, qu'il soit les yeux ferm&#233;s. Le r&#233;el d&#233;fi et l'&#226;me d'un son r&#233;side dans l'image qu'il nous apporte, la d&#233;rive qu'il imprime a nos regards, qu'ils soient en arri&#232;re, qu'ils soient sous terre, ou feulant des onces de champs imagin&#233;s pour mieux se sentir. Le d&#233;fi est relev&#233; comme se rel&#232;ve des souvenirs, et &#224; l'&#233;coute, le disque devient un film o&#249; se mixent des &#233;motions comme des lieux dits, o&#249; des &lt;strong&gt;Morricone &lt;/strong&gt; &#233;panchent des odeurs de terres s&#232;ches et des rites rythmiques et nordiques chargent la voix d'&lt;strong&gt;Inga&lt;/strong&gt; de steppes gel&#233;es et blues. Derri&#232;re le projecteur &lt;strong&gt;Michael Lira&lt;/strong&gt; dirige les lumi&#232;res d'un endroit &#224; l'autre de nos &#226;mes, une autre mani&#232;re de danser, une valse immobile, une plage sonore aux pieds de femmes de marins abandonn&#233;es par des dieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sentez-vous l'atmosph&#232;re de ce disque, notez-vous l'envie de partance et de retour ? &#171; &lt;i&gt;We have tiger&lt;/i&gt; &#187; est un disque impressionniste, fait de touches de couleurs d'o&#249; &#233;manent les formes, un disque sensitifs, sans ancre, en constant mouvement d'un espace a l'autre, dans un calme presque sombre, jouant des folks quand le lieux le demande, rythme cajun d'habits lourds de pluies, des cuivres aux odeurs de rages de vieux concert 1950's de &lt;strong&gt;Brel&lt;/strong&gt;, de violons dont les plumes lourdes facilitent les envol&#233;es, et de cette voix si &#233;branl&#233;e de Jazz qu'elle bouleverse les essieux de nos vies. C'est une &#339;uvre dense, d'orchestration plomb&#233;e de po&#233;sie, pourvue de quelques lueurs dans les brumes, un disque obscur o&#249; se remarque mieux la lumi&#232;re, de ces disques sensibles qui vous parlent de ces paysages internes, de ceux que distillent les grandes dames dream et folk d'aujourd'hui, les &lt;strong&gt;Feist&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bat for lashes&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Poison and wine&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;Marianne Faithfull&lt;/strong&gt;, les divas des paysages, les d&#233;esses des rues, reines des sons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michael Lira&lt;/strong&gt;, a compris comment transporter nos peaux a l'&#233;chine de la chanteuse, lui, bien connu en Australie pour sa maitrise des musiques de film et ses essais de groupes exp&#233;rimentaux, tisse la parfaite road movie nocturne pour la voix a fleur de peau de &lt;strong&gt;Inga&lt;/strong&gt;, opposant la lourdeur des ambiances a l'humanit&#233; de ce rossignol, et plongeant la po&#233;sie sinc&#232;re et simple des lettres dans des huiles de garages et des chemins poussi&#233;reux, et du contraste l'osmose. Il a m&#234;me la sagesse de laisser &lt;strong&gt;Inga &lt;/strong&gt; dans un a capela &#233;poustouflant, en l'enveloppant d'un l&#233;ger manteau de pluie (&lt;i&gt;When i was a Young girl&lt;/i&gt;). Le vrai d&#233;fi, est de faire en sorte qu'on se sente ailleurs, le temps d'un son, le temps d'une m&#233;lodie dans un autre monde, qu'on se sente emport&#233;s, bien ou mal, mais emport&#233;s, que le hautbois soit un arbre de nos bois d'enfants, que cette guitare, rev&#234;te l'image de ces dimanches de western aux t&#233;l&#233;s, que cette voix fr&#244;le comme un premier baiser le nerf, que ces chevaux (&lt;i&gt;Horses&lt;/i&gt;) ne s'arr&#234;tent qu'a bout de souffle, au bout du monde, l&#224; o&#249; une australienne au nom de l&#233;gende nordique chante avec la force d'une celte et la fragilit&#233; d'une japonaise de porcelaine, avec le c&#339;ur d'un Harlem fatigu&#233; et les nuits d'un Paris insomniaque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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