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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>VA</title>
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		<dc:creator>Antoine P.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pari gagn&#233; Apr&#232;s un &#171; num&#233;ro 0 &#187; l'an pass&#233;, la Garden Nef Party a r&#233;ussi son coup. Pour sa premi&#232;re &#233;dition, le festival d'Angoul&#234;me a r&#233;uni de 15 000 &#224; 17 000 personnes sur deux jours, les 20 et 21 juillet. Et ce gr&#226;ce &#224; une prog maline et gav&#233;e de valeurs s&#251;res, &#233;labor&#233;e par la Nef, la salle rock d'Angoul&#234;me, et O Spectacles. Mettons de c&#244;t&#233; la grosse machine boursoufl&#233;e Muse, dont le seul m&#233;rite (?) fut de drainer du monde. Champ&#234;tre et accueillant, la Garden Nef Party a donn&#233; l'occasion de croiser quelques (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Pari gagn&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un &#171; num&#233;ro 0 &#187; l'an pass&#233;, la &lt;strong&gt;Garden Nef Party&lt;/strong&gt; a r&#233;ussi son coup. Pour sa premi&#232;re &#233;dition, le festival d'Angoul&#234;me a r&#233;uni de 15 000 &#224; 17 000 personnes sur deux jours, les 20 et 21 juillet. Et ce gr&#226;ce &#224; une prog maline et gav&#233;e de valeurs s&#251;res, &#233;labor&#233;e par la &lt;strong&gt;Nef&lt;/strong&gt;, la salle rock d'Angoul&#234;me, et O Spectacles.
Mettons de c&#244;t&#233; la grosse machine boursoufl&#233;e &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;, dont le seul m&#233;rite (?) fut de drainer du monde. Champ&#234;tre et accueillant, la &lt;strong&gt;Garden Nef Party&lt;/strong&gt; a donn&#233; l'occasion de croiser quelques allum&#233;s locaux comme, sur la petite sc&#232;ne, le duo noise &lt;strong&gt;G&#226;techien&lt;/strong&gt; -basse agile qui explore les possibilit&#233;s de l'instrument et batterie s&#232;che, surmont&#233;e d'un batteur pas commode- ou, n'importe o&#249; et n'importe comment, &lt;strong&gt;Fatty &amp; Shorty&lt;/strong&gt;, deux gus &#224; b&#233;cane qui mettent la b&#233;quille pour brailler du &lt;strong&gt;Ramones&lt;/strong&gt;.
Un bluesman solitaire a fait &#233;galement escale &#224; Angoul&#234;me : &lt;strong&gt;Son of Dave&lt;/strong&gt; (&#224; l'&#233;tat civil &lt;strong&gt;Benjamin Darvill&lt;/strong&gt;, ex-&lt;strong&gt;Crash Test Dummies&lt;/strong&gt;). Petit gars un peu barge, chapeau viss&#233; sur le caillou, chaussures bicolores et cravate, il incarne un one-man band aux beats poisseux, malmenant le blues rustique qu'il recrache hypnotique, rugueux. Avec pour seuls instruments son harmonica et sa voix, il n'est entour&#233; que de ses samples et d'un public qui ira grossissant le lendemain (il jouera trois fois durant le week-end), ce qui semble l'&#233;tonner.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;D'Austin &#224; New York&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me tarif pour &lt;strong&gt;Howe Gelb&lt;/strong&gt;, programm&#233; quatre fois une demi-heure sur la petite sc&#232;ne. Il joue le premier jour devant trois pel&#233;s, mais &#231;a ira mieux le lendemain : les jeunes fans de &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt; ne savaient pas qu'une pointure d'Austin, Texas (du combo &lt;strong&gt;Giant Sand&lt;/strong&gt;) r&#244;dait dans les parages. Stetson rabattu sur le front, l'Am&#233;ricain flegmatique d&#233;balle sa folk country, d'une voix profonde pos&#233;e sur un jeu de guitare d&#233;pouill&#233;.
Le plat de r&#233;sistance de ce vendredi, la bande &#224; &lt;strong&gt; !!!&lt;/strong&gt;, est coinc&#233; entre l'insipide &lt;strong&gt;Mumm Ra&lt;/strong&gt; et l'ex-&lt;strong&gt;Strokes Albert Hammond junior&lt;/strong&gt;, qui encha&#238;ne tranquillement sans accros ni inventivit&#233; (meilleurs moments : une reprise des &lt;strong&gt;Pixies&lt;/strong&gt; et un plagiat des &lt;strong&gt;Beatles&lt;/strong&gt;...). Bref, les New-yorkais !!! ont dynamit&#233; un public qui ne demandait que &#231;a avec leur m&#233;lange de contrebande, d&#233;coction funk-rock puissante et hallucinog&#232;ne. Dans le fond de la sc&#232;ne d'ailleurs, on aper&#231;oit &lt;strong&gt;Luz&lt;/strong&gt; qui crobarde. Les huit &lt;strong&gt; !!!&lt;/strong&gt;, appuy&#233;s par une chanteuse black, groovent parfaitement &#224; coups de basse ronde et de gratte funk. En short et espadrilles, la mascotte &lt;strong&gt;Nic Offer&lt;/strong&gt; (voix, batterie, animations diverses) chante et danse toujours n'importe comment, mais c'est ce qui est bon. Lorsqu'ils prennent le crachoir &#224; trois (dont un chanteur plus soul et plus cal&#233;) et que les instruments tournent &#224; plein r&#233;gime, !!! devient impitoyable.
Apr&#232;s &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Luz&lt;/strong&gt;, d&#233;laissant son carnet, s'est mis aux platines (sur la petite sc&#232;ne quand m&#234;me) pour un set original et percutant qui a clos la soir&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;LCD Soundsystem&lt;/strong&gt; met tout le monde d'accord&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est &lt;strong&gt;Art Brut&lt;/strong&gt; qui a allum&#233; la m&#232;che samedi. Prestation nerveuse, chant &#224; la limite du parler, deux gratteux poseurs &#224; souhait, les Anglais emballent. Le leader bedonnant &#224; m&#232;che dandy assure aussi aux discours incoh&#233;rents et aux conseils de vie (aux festivaliers : &#171; Let's be concentrated on drinkin' and dancin' &#187;).
M&#234;me si le chanteur s'est d&#233;brouill&#233; pour se blesser en sautant d'une sc&#232;ne dont il avait mal &#233;valu&#233; la hauteur (il &#233;chouera &#224; l'h&#244;pital), les &lt;strong&gt;Klaxons&lt;/strong&gt; annonc&#233;s par un gros buzz ont d&#233;montr&#233; qu'ils ne sont pas qu'un &#233;ni&#232;me &#233;piph&#233;nom&#232;ne. M&#234;me si forc&#233;ment les bruits qui courraient en rajoutaient. Ce n'est pas aussi original qu'on l'a dit, mais ils envoient fort quand m&#234;me, le public en redemande (mais bon...), amateur de cette tambouille h&#233;doniste &#224; gros son, tr&#232;s anglaise, faite de beats et autres bidouilles alli&#233;s &#224; du rock &#233;nerv&#233;, rehauss&#233; d'un c&#244;t&#233; foutraque.
Trois freaks sur la petite sc&#232;ne, une poign&#233;e de fans, dont pas mal d'Anglais. Entour&#233;s de leurs machines, les Canadiens d'&lt;strong&gt;Animal Collective&lt;/strong&gt; se taillent un beau succ&#232;s, malgr&#233; l'univers pour le moins d&#233;rangeant qu'ils d&#233;veloppent, sans concession, voire un peu usant &#224; la longue. &#199;a vocalise tribal, &#231;a borborygme, &#231;a chante m&#233;lodique aussi sur une musique hallucinog&#232;ne : de la pop psych&#233; virant &#224; la transe.
Passons sur &lt;strong&gt;Clap your hands say yeah&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;CocoRosie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Arcade Fire&lt;/strong&gt;, pas tr&#232;s int&#233;ressants, pour finir avec &lt;strong&gt;LCD Soundsystem&lt;/strong&gt; qui s'est employ&#233; &#224; r&#233;veiller tout le monde. M&#234;me s'ils ont conclu leur set encore une fois par un &#8220;New York I love you&#8221;, beau titre d&#233;plac&#233;. Alors que le morceau pr&#233;c&#233;dent &#233;tait un &#8220;Yeah&#8221; explosif, &#233;tal&#233; sur vingt minutes, speed&#233;, abrasif et jouissif. Comme &#224; leur habitude impec, la bande &#224; &lt;strong&gt;James Murphy&lt;/strong&gt; joue carr&#233;, funk et rock, d&#233;roule impec, &#224; toute blinde. Le public en aurait bien pris plus, mais bon, rideau, c'est fini.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VA</title>
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		<dc:creator>Antoine P.</dc:creator>



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&lt;p&gt;Barcelone, Catalogne, Espagne. Primavera Sound 2006, 1er, 2, 3 juin. 85 groupes, sur une semaine en r&#233;alit&#233;. Stats encore : 44100 personnes sur les trois principaux jours. Sous couverture presque int&#233;grale Estrella Damm - la cerveza, qui doit r&#233;aliser l&#224; son chiffre d'affaires de l'ann&#233;e. Poser d'abord le cadre : la ville &#224; c&#244;t&#233;, ici le Forum, tout de b&#233;ton (de la pelouse, aussi un peu) - car c'est un festival urbain, pas un truc de hippy avec camping ; la grande dalle, balay&#233;e par le vent, o&#249; la foule (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/lives/rubrique2.html" rel="directory"&gt;lives&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Barcelone, Catalogne, Espagne. Primavera Sound 2006, 1er, 2, 3 juin.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;85 groupes, sur une semaine en r&#233;alit&#233;. Stats encore : 44100 personnes sur les trois principaux jours. Sous couverture presque int&#233;grale Estrella Damm - la cerveza, qui doit r&#233;aliser l&#224; son chiffre d'affaires de l'ann&#233;e. Poser d'abord le cadre : la ville &#224; c&#244;t&#233;, ici le Forum, tout de b&#233;ton (de la pelouse, aussi un peu) - car c'est un festival urbain, pas un truc de hippy avec camping ; la grande dalle, balay&#233;e par le vent, o&#249; la foule n'est pas toujours assez compacte. Pyl&#244;nes (de b&#233;ton). Coucher de soleil sur paysage de grues et de buildings en construction transperc&#233;s des derniers rayons du soleil. Usines surplomb&#233;es de hautes chemin&#233;es. Et la M&#233;diterran&#233;e qui s'&#233;tale, immense, insensible aux larsens. Seuls les nombreux b&#226;timents qui croisent et le vent viennent troubler sa surface. Des avions trouent r&#233;guli&#232;rement le ciel azur, avec le bon go&#251;t d'&#234;tre assez &#233;loign&#233;s pour ne pas interf&#233;rer avec le vacarme musical. Bref, Barcelona ciudad, six sc&#232;nes, des f&#234;tards jusqu'au petit matin. Regretter parfois l'ancien lieu des r&#233;jouissances abandonn&#233; apr&#232;s l'&#233;dition 2004, le Poble Espanyol, plus chaleureux. Ne pas oublier &#233;galement les odeurs de chiottes ou de station d'&#233;puration planant continuellement sur le site, mais il en faut plus pour entamer le moral de festivaliers. Pour rester dans la m&#234;me veine, &#224; &lt;strong&gt;Primavera&lt;/strong&gt;, on fait aussi dans la po&#233;sie, tendance surr&#233;aliste : comme affich&#233; dans les chiottes au mode d'emploi traduit approximativement, &#171; mouvoir la palanque avant et apr&#232;s chaque service &#187;. De fait, il y avait un peu trop de trucs &#224; oublier dans la prog. Se concentrer donc surtout sur le reste (en omettant par exemple les fins de nuits &#233;lectro et DJs, &lt;strong&gt;Dinosaur Jr&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Yo La Tengo&lt;/strong&gt; ou le &lt;strong&gt;Brian Jonestown Massacre&lt;/strong&gt; qui tourne un peu en rond sauf lors d'envol&#233;es psych&#233;) ; et dauber aussi sur certains. Le tout dans le d&#233;sordre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Blocs de Beton&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Commencer par &lt;strong&gt;Lemmy K.&lt;/strong&gt; et son &lt;strong&gt;Mot&#246;rhead&lt;/strong&gt;, un bloc de b&#233;ton dans celui de &lt;strong&gt;Primavera&lt;/strong&gt;. : guitariste cabochard, fute en cuir, clope m&#226;chouill&#233;e, guitare en X (il osera m&#234;me la gratte avec flammes au cul) ; batteur aux cheveux d&#233;color&#233;s &#224; l'eau oxyg&#233;n&#233;e, rappel du pire m&#233;tal ann&#233;es 80 ; &lt;strong&gt;Lemmy&lt;/strong&gt;, imp&#233;rial, chapeau tendance guerre de s&#233;cession frapp&#233; croix de mort, c&#233;l&#232;bre barbe de rigueur. L'homme exsude le rock primitif, brutal et incons&#233;quent, m&#233;diocre et sublime, ventru et musculeux. Le &lt;strong&gt;Mot&#246;rhead &lt;/strong&gt; semble &#233;chapp&#233; de l'asile rock et laisse tout latitude &#224; sa d&#233;mence, d&#233;cibels ultra &#233;lev&#233;s &#224; l'appui, malgr&#233; son grand &#226;ge, par-del&#224; les clich&#233;s assum&#233;s et la ringardise qui guette parfois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evoquer un &#233;chec (constat compl&#232;tement subjectif, le photographe ayant une tout autre opinion, mais c'est pas lui qui a le clavier) : apr&#232;s &#231;a, &lt;strong&gt;Pete Doherty&lt;/strong&gt; essaiera de se laisser pousser les poils, peine perdue, ses &lt;strong&gt;Baby Shambles&lt;/strong&gt; furent encore une fois &#224; la limite du path&#233;tique, bien en de&#231;&#224; des attentes plac&#233;es en eux depuis les pourtant moyens &lt;strong&gt;Libertines&lt;/strong&gt;. D'ailleurs, sur leur premi&#232;re galette, les &lt;strong&gt;Dirty Pretty Things&lt;/strong&gt; de son ex-comparse &lt;strong&gt;Carl Barat&lt;/strong&gt; ont r&#233;ussi une bien meilleure op&#233;ration. Incapables de mener de a &#224; z un morceau, les &lt;strong&gt;Baby Shambles&lt;/strong&gt; pratiquent le d&#233;cousu, sans la classe que tel exercice implique. La ficelle est un peu grosse.
Ne pas oublier les Espagnols de &lt;strong&gt;12Twelve&lt;/strong&gt; (saxo, contrebasse, guitare distordue, etc.) qui tricotent un rock lorgnant free jazz, d&#233;jant&#233; et hallucinog&#232;ne, mais un peu trop c&#233;r&#233;bral.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;punkette sexy &amp; vieux briscard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parler de ces gars de Toronto, les &lt;strong&gt;Constantines&lt;/strong&gt;, qui d&#233;ploient un rock rugueux, raccord avec la voix &#233;raill&#233;e du chanteur. Le public est clairsem&#233; - trop t&#244;t pour les Barcelonais -, toutes les compos ne sont pas convaincantes, mais quand elles cartonnent, la mayonnaise prend. Le journal local &lt;strong&gt;Viernes&lt;/strong&gt; nous parle de rencontre entre le rock &#233;pique de &lt;strong&gt;Springsteen&lt;/strong&gt; et la tension de &lt;strong&gt;Fugazi&lt;/strong&gt;. Heureusement, &#231;a n'a rien &#224; voir.
Evoquer &lt;strong&gt;Yeah Yeah Yeahs&lt;/strong&gt; et la brutalit&#233; syncop&#233;e du batteur d&#233;ment, du gratteux pas en reste, les feulements et hurlements de &lt;strong&gt;Karen O&lt;/strong&gt;, graine de punkette sexy.
Se souvenir d'un vieux briscard. &lt;strong&gt;Mick Harvey&lt;/strong&gt; - ex-compagnon de route de &lt;strong&gt;Nick Cave&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;Birthday Party et les Bad Seeds&lt;/strong&gt;, excusez du peu-, et son humour &#224; froid, r&#233;ussit &#224; cr&#233;er un v&#233;ritable climat. Le gentleman australien, flanqu&#233; d'un combo classieux (contrebassiste, batteur, organiste/guitariste), arm&#233; de son &#233;lectro-acoustique, dit peut-&#234;tre n'importe quoi entre les morceaux, mais la magie op&#232;re, envo&#251;tante. Dans un festival rock tirant sur le bruyant, il faut l'aplomb et le talent pour r&#233;ussir ce tour de force.
D&#233;conner du c&#244;t&#233; des &lt;strong&gt;Drive By Truckers&lt;/strong&gt;. In&#233;narrables bouseux de l'Alabama, ils enquillent comme il se doit des mauvais remakes de Lynyrd Skynyrd (et des &lt;strong&gt;Stones&lt;/strong&gt;, car le leader a aussi la pr&#233;tention de vocaliser &#224; la &lt;strong&gt;Mick Jagger&lt;/strong&gt;) avec le s&#233;rieux qu'il sied &#224; telle entreprise. Les chorus s'encha&#238;nent, garantie vintage made in US sudiste, tous potards &#224; 11. On reste pas, le second degr&#233; &#231;a va un moment.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Festival urbain&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'&#233;tonner sur les &lt;strong&gt;Killing Joke&lt;/strong&gt; et leur chanteur &#224; voix d'outre-tombe maquill&#233; en clown triste, qui envoient un tsunami sonique. En plein d&#233;lire gothico-indus, les vieux m&#233;tallurgistes sont toujours passionn&#233;s par l'acier tremp&#233; et les alliages en tout genre. Malgr&#233; son costume entre moine et leader fascisant-d&#233;connant, &lt;strong&gt;Jaz Coleman&lt;/strong&gt; se marre aussi, visiblement heureux d'&#234;tre l&#224;, sans &#233;gard pour sa panoplie dark.
Convoquer &lt;strong&gt;ESG&lt;/strong&gt;, cinq nanas blacks (trois jeunes et deux historiques) qui moulinent du pur groove avec une &#233;conomie &#233;tonnante de notes. Sans clinquant, sans emphase, m&#233;chamment efficace, la m&#233;canique tourne. Le panache funk, m&#234;me les rockeux de base chopent le virus et essaient de remuer leurs docks/santiags.
R&#233;gresser avec le grand &lt;strong&gt;Flaming Lips&lt;/strong&gt; circus show, qui a mont&#233; son chapiteau sur la grande sc&#232;ne. Effet visuel garanti avec les tribus de p&#232;res No&#235;l et de Martiens de part et d'autre de la piste tout au long du set (ces mecs sont-ils pay&#233;s ou b&#233;n&#233;voles ?), bluffantes les mains g&#233;antes exhib&#233;es par le chanteur, petit la&#239;us anti-bush de rigueur. Et la musique dans tout &#231;a ? Pas mal, bien barr&#233;e, exub&#233;rante, des incursions psych&#233;s, mais verse parfois un peu trop dans la pop gentille.
Se rem&#233;morer &lt;strong&gt;Deerhoof&lt;/strong&gt;, son set intense, nerveux, sans temps mort, quoique un peu bref et faiblard niveau son. Les trois Ricains - chanteuse asiatique arm&#233;e d'une basse &#224; la &lt;strong&gt;Mc Cartney&lt;/strong&gt;, guitariste d&#233;structur&#233; portant haut son instrument et batteur pilier de l'&#233;difice - produisent un objet peu identifiable, toujours &#224; la limite de la rupture, &#224; l'architecture bancale et mouvante. Aux accents &lt;strong&gt;Blonde Redhead&lt;/strong&gt; (et pas seulement parce que la chanteuse est asiatique), &lt;strong&gt;Deerhoof&lt;/strong&gt; assure, syncop&#233; et malade, habit&#233;, totalement barge, et dr&#244;le parfois.
Conclure avec les &lt;strong&gt;Violent Femmes&lt;/strong&gt;, leur show ramass&#233;, rock'n'roll en diable, malgr&#233; leurs d&#233;gaines d'&#233;tudiants am&#233;ricains attard&#233;s. Rustiques, port&#233;s par la voix de &lt;strong&gt;Gordon Gano&lt;/strong&gt;, une batterie minimale ultra-efficace et par un bassiste qui se paie le luxe de manier &#224; l'occasion la une-corde ou de jouer de la conque, ils vont &#224; l'essentiel. Ils tirent le meilleur des profondeurs de la musique US, country notamment, et en extraient une essence mutante, qui fait mouche.
Festival urbain oblige, &lt;strong&gt;Primavera&lt;/strong&gt; c'est aussi le p&#233;riple du retour dans la nuit ou au petit matin selon la forme : attraper un bus ou un m&#233;tro qui fleure bon les vapeurs d'alcool, descendre la Rambla en se faisant alpaguer par des professionnelles, maudire les touristes am&#233;ricains qui s'essaient &#224; jouer du kazoo alors que pour une fois on voudrait sombrer. Et tenter de fermer l'&#339;il sur l'avenue qui dort le moins &#224; Barcelone avant de pointer &#224; nouveau son nez dans l'antre aux d&#233;cibels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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