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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>smog</title>
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		<dc:creator>maxime</dc:creator>



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&lt;p&gt;permanent smile &quot;oh god[...] tell me it's my time to go [...] and the flesh rotted off my skull and then i will have earned my permanent smile&quot; bill callahan, &#8220;permanent smile&#8221; lubricit&#233; allusive c'est en ces termes que, le plus s&#233;rieusement du monde, bill callahan, le copain de jeux de will oldham et de plush, cl&#244;t dongs of sevotion, album pour le moins truff&#233; d'humour macabre et de lubricit&#233; allusive (&#224; l'exception criante du titre de l'album explicitement cru). un album qu'il faut, (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;permanent smile&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&quot;oh god[...]&lt;br&gt;
tell me it's my time to go [...]&lt;br&gt;
and the flesh rotted off my skull&lt;br&gt;
and then i will have earned my permanent smile&quot;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;bill callahan&lt;/strong&gt;, &#8220;permanent smile&#8221;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;lubricit&#233; allusive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;c'est en ces termes que, le plus s&#233;rieusement du monde, &lt;strong&gt;bill callahan&lt;/strong&gt;, le copain de jeux de &lt;strong&gt;will oldham&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;plush&lt;/strong&gt;, cl&#244;t &lt;i&gt;dongs of sevotion&lt;/i&gt;, album pour le moins truff&#233; d'humour macabre et de lubricit&#233; allusive (&#224; l'exception criante du titre de l'album explicitement cru). un album qu'il faut, sans h&#233;sitation aucune, partager, faire &#233;couter et se repasser sans arr&#234;t. car &lt;strong&gt;bill callahan&lt;/strong&gt; y donne enfin la preuve &#233;clatante de ce que ses fuligineuses &#233;bauches lo-fi, sa constance barbare &#224; saccager m&#233;ticuleusement son travail, n'ont pu ind&#233;finiment cacher : un inestimable talent de songwriter. car il ne s'agit pas seulement de d&#233;fendre &lt;i&gt;dongs of sevotion&lt;/i&gt; mais bien de r&#233;&#233;couter dix ann&#233;es de compositions &#233;chevel&#233;es &#224; l'aune de ces derniers morceaux. combien de fois n'a-t-on pas qualifier cette musique de lacrimale, une musique faite par un &#233;ternel adolescent (aux traits aujourd'hui pr&#233;matur&#233;ment vieillis), une musique pr&#233;tendument englu&#233;e dans des histoires d&#233;primantes de ruptures, une musique &#233;triqu&#233;e et un tantinet ennuyeuse ? et quoi, celle-l&#224; m&#234;me se serait enrichie d'une palette sonore bien plus large (en faisant quelques incursions dans des sons &#233;lectroniques par exemple), serait subitement devenue avide de grands espaces et pour ainsi dire digne d'int&#233;r&#234;t ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&#233;tat des lieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;voil&#224; qui devrait faire se raviser ceux qui avaient perdu patience devant le spectacle d'un &#233;chec invariablement mis en sc&#232;ne, ceux qui avaient fini par claquer la porte du cagibi o&#249; se terrait le paria. parce l'on ne pense pas que cette mue, cette profondeur nouvelle du son et de l'&#233;criture se mesure uniquement en m&#232;tres cube gagn&#233;s sur le n&#233;ant : si le placard s'est transform&#233; en loft, c'est bien que le clapier poss&#233;dait d&#233;j&#224; dans un petit coin les outils et les ressources pour s'agrandir (on l'avait remarqu&#233; sur &lt;i&gt;knock knock&lt;/i&gt;). autrement dit, il n'y a sans doute l&#224; gu&#232;re de miracles : &lt;i&gt;dongs of sevotion&lt;/i&gt; est plus vraisemblablement l'aboutissement d'une dizaine d'ann&#233;es de compositions parfois n&#233;es au forceps, de maturation, de rumination, d'erreurs et d'errance. a ce titre, sa discographie constitue une passionnante biographie musicale, chaque album, chaque single &#233;tant une radiographie, un &#233;tat des lieux dress&#233; sans complaisance par le propri&#233;taire. une biographie qu'il serait vain de vouloir d&#233;crypter au travers des textes, tant les m&#233;taphores (&quot;jaws like vices and eyes like drains&quot; !!), les ellipses, les d&#233;tours sont l&#233;gion : un puits sans fond, qui plus est ne nous regarde pas. si les textes mettent en sc&#232;ne la premi&#232;re personne du singulier, le &quot;je&quot; de la narration n'est qu'un leurre, puisqu'il n'est qu'un &quot;il&quot; derri&#232;re lequel &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; feint de se retrancher pour mieux balancer ses id&#233;es les plus tordantes et les plus sinistres (on retrouve ici p&#234;le-m&#234;le : la schizophr&#233;nie, l'enterrement, la mort, l'obsc&#233;nit&#233; des ragots, mais aussi l'&#233;quit&#233; avec &quot;justice aversion&quot;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;spoonerism&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;et puis, &quot;un album ne se lit pas mais se ressent&quot; (dixit &lt;strong&gt;bill callahan&lt;/strong&gt;). pour autant, il faut bien comprendre que sa musique ne s'&#233;coute pas uniquement. &lt;i&gt;dongs of sevotion&lt;/i&gt; en est le plus bel exemple : ne pr&#234;ter attention qu'aux mots couch&#233;s sur le livret serait une m&#233;prise, tout autant que de ne pr&#234;ter qu'une oreille exclusive &#224; la musique : si &#8220;bloodflow&#8221; est plut&#244;t l&#233;ger (avec son ch&#339;ur de voix f&#233;minines, ses guitares sautillantes), le titre du morceau devrait d&#233;j&#224; mettre la puce &#224; l'oreille. un univers o&#249; la musique &#233;tonnement &#233;pur&#233;e et affirm&#233;e vient au secours d'un langage en faillite, &#224; l'image de cette contrep&#232;terie manqu&#233;e et inachev&#233;e : si l'on comprend la signification salace de &quot;dongs&quot;, &quot;sevotion&quot; n'en a aucune. dans cette optique, &#8220;distance&#8221; est l'un des morceaux les plus bouleversants de smog. un morceau o&#249; la musique vient sans doute illustrer une &#233;motion lib&#233;ratrice jusqu'alors inconnue chez &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; : la conviction, l'assurance, la hargne m&#234;me, par un mouvement d'extraversion. &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; a d&#233;j&#224; &#233;crit des morceaux violents, au besoin en recourant aux guitares satur&#233;es, au gros son (comme le superbe &#8220;my shell (electric version)&#8221; sur &lt;i&gt;burning kingdom&lt;/i&gt;), mais l'&#233;motion, plut&#244;t que d'exploser, implosait (d'o&#249; peut-&#234;tre ce recours &#224; l'artifice de la distortion pour imprimer l'effet cherch&#233;). ici, que nenni : tout en son clair ou l&#233;g&#232;rement satur&#233;, on est tout simplement bluff&#233; par l'effet d'entra&#238;nement. la batterie de &lt;strong&gt;john mcentire&lt;/strong&gt;, les guitares de &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;jeff parker&lt;/strong&gt; enfilent ainsi les mesures d'un pas d&#233;cid&#233;. et si la voix demeure presque imperturbable, on sent le souffle nouveau des instruments qui se propage aux mots, leur communiquant une force in&#233;dite. on partage alors les yeux ferm&#233;s ces rares instants de joie, o&#249; l'on veut y croire et o&#249; l'on finit par y croire. &#8220;cold discovery&#8221; participe aussi de cet effet d'entra&#238;nement, en jouant sur la superposition de pistes d'instruments : les guitares s'empilent, le piano &#233;gr&#232;ne quelques notes aigu&#235;s dansantes, et le tout monte progressivement (jamais tr&#232;s haut, certes, il ne faut quand m&#234;me pas s'attendre &#224; une explosion pyrotechnique !).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;reverb de cath&#233;drale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#8220;permanent smile&#8221; semble, quant &#224; elle, toute enti&#232;re construite autour d'instruments m&#233;taphoriques : tandis que des notes de piano erratiques et a&#233;riennes, perch&#233;es dans les aigus semblent appr&#233;cier la chaleur des rayons d'un soleil proche, la guitare r&#233;p&#232;te, imperturbable, quelque part entre ciel et terre, les deux m&#234;mes notes, pendant que les toms de la batterie de &lt;strong&gt;john mcentire&lt;/strong&gt;, branch&#233;e sur une reverb digne d'une cath&#233;drale, cadencent hi&#233;ratiquement, accompagn&#233;es de la basse de matt lux, une v&#233;ritable marche fun&#232;bre elle, bien terrestre. et au sein de ces couches d'instruments &#233;merge une voix t&#233;n&#233;breuse qui dit attendre le jour de sa mort... bien s&#251;r, les amoureux transis de &lt;i&gt;kicking a couple around&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;the doctor came at dawn&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;red apple falls&lt;/i&gt; feront un r&#234;ve &#233;veill&#233; sur trois ballades noires jou&#233;es en solo : &#8220;easily led&#8221; (avec ce d&#233;crochement terrible de la voix couvrant un piano flottant), &#8220;nineteen&#8221; (&#233;crite en 1996, et qui rouvre certaines plaies de jeunesse) et &#8220;devotion&#8221; (qui explore le th&#232;me d'une amiti&#233; nou&#233;e autour du secret). et quiconque n'est pas pris, ne serait-ce qu'une fois, de frissons &#224; l'&#233;coute de ces morceaux empoisonn&#233;s, doit d'urgence se faire greffer un c&#339;ur &#224; la place d'une pierre. mais ceux qui ne se seront jamais remis de &lt;i&gt;julius caesar&lt;/i&gt; et de la cruaut&#233; du sublissime &#8220;your wedding&#8221; (mod&#232;le de rage implosive et d&#233;sesp&#233;r&#233;e o&#249; &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; r&#233;sume en une phrase r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; sati&#233;t&#233; comment il foutra en l'air le mariage d'une ex-compagne : &quot;i'm gonna be drunk, so drunk at your wedding&quot;), ceux-l&#224; pourront alors comprendre toute l'ironie de &#8220;dress sexy at my funeral&#8221;, o&#249; &lt;strong&gt;callahan&lt;/strong&gt; demande &#224; sa femme de mettre encore un peu d'ambiance &#224; son propre enterrement :&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;where my body now rests&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&quot;and when it comes your turn to speak&lt;br&gt;
before the crowd&lt;br&gt;
tell them about the time we did it&lt;br&gt;
on the beach with fireworks above us[...]&lt;br&gt;
and in the very grave yard&lt;br&gt;
where my body now rests&quot;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
respect.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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