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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Trois Enterrements</title>
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&lt;p&gt;Melquiades Estrada (Julio C&#233;sar Cedillo) est un mexicain clandestin au Texas. Melquiades Estrada est un ami de Pete Perkins (Tommy Lee Jones), cowboy texan. Melquiades Estrada est mort. The Dead Texan Apr&#232;s s'&#234;tre initi&#233; &#224; la r&#233;alisation avec The Good Old Boy, un t&#233;l&#233;film datant de 1995, o&#249; il &#233;tait d&#233;j&#224; question de cow-boys texans et plus particuli&#232;rement de l'am&#233;nagement du territoire suite au Homestead Act de 1906, Tommy Lee Jones, avec Trois Enterrements, reste dans une th&#233;matique o&#249; il est encore (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Melquiades Estrada (Julio C&#233;sar Cedillo) est un mexicain clandestin au Texas. Melquiades Estrada est un ami de Pete Perkins (Tommy Lee Jones), cowboy texan. Melquiades Estrada est mort.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;The Dead Texan&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre initi&#233; &#224; la r&#233;alisation avec &lt;i&gt;The Good Old Boy&lt;/i&gt;, un t&#233;l&#233;film datant de 1995, o&#249; il &#233;tait d&#233;j&#224; question de cow-boys texans et plus particuli&#232;rement de l'am&#233;nagement du territoire suite au Homestead Act de 1906, &lt;strong&gt;Tommy Lee Jones&lt;/strong&gt;, avec &lt;i&gt;Trois Enterrements&lt;/i&gt;, reste dans une th&#233;matique o&#249; il est encore question du territoire et de ses fronti&#232;res. Sur un sc&#233;nario sign&#233; &lt;strong&gt;Guillermo Arriaga&lt;/strong&gt;, &#224; qui l'on doit &lt;i&gt;Amours Chiennes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;21 grammes&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Tommy Lee Jones&lt;/strong&gt; nous emm&#232;nes dans des &#233;tendues texanes et mexicaines qu'il affectionne en qu&#234;te d'une r&#233;demption. Un voyage autant physique (le transport de Melquiades Estrada du Texas au Mexique) que spirituel (la r&#233;demption de Mike Norton (Barry Pepper)). Un voyage situer quelques part entre les films de &lt;strong&gt;John Ford&lt;/strong&gt; et ceux de &lt;strong&gt;Sam Peckinpah&lt;/strong&gt;, en passant par &lt;strong&gt;Clint Eastwod&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;L'homme des hautes plaines&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Impitoyable&lt;/i&gt; entre autre)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que cette fronti&#232;re mexicano-texane est omnipr&#233;sente physiquement tout au long du film (la surveillance de la police et la travers&#233;e des clandestins), et spirituellement, (la travers&#233;e du fleuve Rio Grande comme lib&#233;ration de l'esprit dans le pays des morts), elle semble paradoxalement effac&#233;e dans certains passages, comme en atteste la rencontre avec le vieillard aveugle &#233;coutant une station de radio mexicaine qu'il ne comprend pas, uniquement pour sa musicalit&#233; comme il le pr&#233;cisera, ou bien &#224; l'inverse les chasseurs mexicains crois&#233;s au milieu du d&#233;sert, qui regardent un sitcom am&#233;ricain sans le comprendre, d'un cot&#233; la musicalit&#233; mexicaine et de l'autre l'imagerie am&#233;ricaine. &lt;strong&gt;Tommy Lee Jones&lt;/strong&gt; cherche ainsi &#224; nous faire perdre nos rep&#232;res dans son film, nous montrer l'ironie d'une telle fronti&#232;re et nous donner une ivresse dans une &#233;tendue d&#233;sertique aussi vaste. Il n'h&#233;site pas non plus &#224; d&#233;structurer la narration, naviguant entre pass&#233; et pr&#233;sent d'une s&#233;quence &#224; l'autre, pour nous montrer que malgr&#233; la mort physique de Melquiades (m&#234;me si nous pouvons contester celle-ci, tant son corps est pr&#233;sent tout au long du film), celui-ci reste toujours pr&#233;sent spirituellement, une conception tr&#232;s mexicaine du rapport ente la vie et la mort.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;A Lonesome Cowboy&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tommy Lee Jones&lt;/strong&gt; en profite pour nous montrer l'Am&#233;rique comme un eldorado pour les Mexicains, mais aussi pour les Am&#233;ricains trop encr&#233;s dans leur culture pour s'apercevoir des dysfonctionnements de celle-ci. Une Am&#233;rique qui existe par l'image, celles des magazines porno, des supermarch&#233;s, des sh&#233;rifs en Stetson, des caf&#233;s de &#171; diner &#187;, o&#249; il semblerait qu'il y ait besoin d'un choc, d'une violence physique (une cessation de la vue pour le vieillard par exemple) pour s'apercevoir du miroir aux alouettes que celle-ci repr&#233;sente. Son film ne condamne pas pour autant cette Am&#233;rique, mais fait la constatation de l'illusion qui envahie le quotidien de certains de ces citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tommy Lee Jones&lt;/strong&gt; nous signe avec &lt;i&gt;Trois Enterrements&lt;/i&gt; un film brillant sur la d&#233;sillusion et la r&#233;demption dans une Am&#233;rique moderne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cach&#233;</title>
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&lt;p&gt;Georges LAURENT (Daniel AUTEUIL) est pr&#233;sentateur d'une &#233;mission litt&#233;raire &#224; la t&#233;l&#233;vision, mari&#233; &#224; Anne (Juliette BINOCHE), et p&#232;re d'un fils de 12 ans. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'&#224; la r&#233;ception d'une K7 vid&#233;o anonyme filmant leur maison, leurs allers et venues, leur quotidien. Prix de la mise en sc&#232;ne. Un plan fixe. Celui de la maison de la famille Laurent. Voil&#224; comment s'ouvre le huiti&#232;me film de Michael HANEKE. Mais ce n'est qu'au bout de quelques minutes que l'on (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Georges LAURENT (Daniel AUTEUIL) est pr&#233;sentateur d'une &#233;mission litt&#233;raire &#224; la t&#233;l&#233;vision, mari&#233; &#224; Anne (Juliette BINOCHE), et p&#232;re d'un fils de 12 ans. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'&#224; la r&#233;ception d'une K7 vid&#233;o anonyme filmant leur maison, leurs allers et venues, leur quotidien.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Prix de la mise en sc&#232;ne.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un plan fixe. Celui de la maison de la famille Laurent. Voil&#224; comment s'ouvre le huiti&#232;me film de &lt;strong&gt;Michael HANEKE&lt;/strong&gt;. Mais ce n'est qu'au bout de quelques minutes que l'on comprend alors que ce n'est qu'une bande vid&#233;o, que regardent les protagonistes, &#224; la mani&#232;re de l'ouverture de &lt;i&gt;Benny's video&lt;/i&gt; (1993). D&#232;s cette premi&#232;re image, &lt;strong&gt;HANEKE&lt;/strong&gt; nous associe avec ses acteurs comme les simples spectateurs d'un film dont il est le seul ma&#238;tre, le metteur en sc&#232;ne, dont les interrogations vont se porter sur la repr&#233;sentation du r&#233;el, sur le r&#244;le de l'image dans la soci&#233;t&#233; actuelle, de l'impact que peut susciter un simple plan fixe. En faisant de Georges LAURENT, un pr&#233;sentateur TV, il le d&#233;finit comme un homme que l'on regarde, dont la pr&#233;sence passe par l'image, mais il le montre aussi lui-m&#234;me metteur en sc&#232;ne lors de la s&#233;quence o&#249; il monte sa propre &#233;mission, d&#233;cidant ainsi du contenu de ce que les t&#233;l&#233;spectateurs vont voir, une certaine r&#233;alit&#233; qui est la sienne. Comment r&#233;agir alors lorsque l'on vous montre &#224; votre insu dans un simple plan fixe sans aucun artifice de montage, comment en quelques images et dessins, vont resurgir des secrets et des mensonges refoul&#233;s depuis l'enfance. On pense bien s&#251;r &#224; &lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt; (1997) de &lt;strong&gt;David LYNCH&lt;/strong&gt; et aux m&#234;me images vid&#233;o qui venaient s'immiscer dans la vie du couple Madison, le nom de Georges LAURENT (aux deux pr&#233;noms, significatif d'un homme double) serait-il &#224; associer &#224; Dick LAURENT/Mr Eddy, homme double et manipulateur ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Hors-champ.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas voir une cam&#233;ra vid&#233;o alors que l'on passe &#224; quelques centim&#232;tres de celle-ci ? Est-ce que celle-ci existe bien r&#233;ellement ? &lt;strong&gt;HANEKE&lt;/strong&gt; s&#232;me le trouble dans l'esprit de Georges LAURENT, autant que dans celui du spectateur, sans jamais d&#233;voiler l'auteur de ses images, s'imposant alors simplement lui-m&#234;me comme auteur de celles-ci. L'utilisation de la vid&#233;o num&#233;rique HD ne fait qu'accentuer cette sensation, les images de nos protagonistes sont de m&#234;me nature que celles qu'ils regardent. Confusions des genres.
L'omnipr&#233;sence du hors champ et en m&#234;me temps sa lourde absence cr&#233;ent un v&#233;ritable malaise, d&#233;sagr&#233;able et fascinant, accentu&#233; par les rares contre champ que nous montre &lt;strong&gt;HANEKE&lt;/strong&gt; (la rue vide en face des chez les LAURENT, le couloir vide d'un immeuble,...). &lt;strong&gt;HANEKE&lt;/strong&gt; nous emm&#232;ne l&#224; o&#249; il veut, il nous montre en un peu moins de deux heures, le pouvoir des images, du montage, du hors champ, en bref, de la mise en sc&#232;ne. Fascinant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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