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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Magyar Posse</title>
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		<dc:date>2006-06-07T03:09:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>yves</dc:creator>



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&lt;p&gt;Comment le nouvel album de Magyar Posse pouvait-il &#234;tre autre chose qu'une r&#233;ussite ? Plus je me rem&#233;more mon impatience f&#233;brile &#224; attendre des nouvelles des six finlandais, plus l'&#233;vidence me saute aujourd'hui &#224; la gorge. Ils avaient tout : l'instinct m&#233;lodique, une originalit&#233; de forme dans un cr&#233;neau musical encombr&#233; par les poncifs, la puissance et une puret&#233; remarquable dans les prises de son, qualit&#233;s que nous avions d&#233;j&#224; pu savourer en live et sur leurs deux pr&#233;c&#233;dents opera. Solennit&#233; We Will Carry (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment le nouvel album de &lt;strong&gt;Magyar Posse&lt;/strong&gt; pouvait-il &#234;tre autre chose qu'une r&#233;ussite ? Plus je me rem&#233;more mon impatience f&#233;brile &#224; attendre des nouvelles des six finlandais, plus l'&#233;vidence me saute aujourd'hui &#224; la gorge. Ils avaient tout : l'instinct m&#233;lodique, une originalit&#233; de forme dans un cr&#233;neau musical encombr&#233; par les poncifs, la puissance et une puret&#233; remarquable dans les prises de son, qualit&#233;s que nous avions d&#233;j&#224; pu savourer en live et sur leurs deux pr&#233;c&#233;dents &lt;i&gt;opera&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Solennit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;We Will Carry You Over The Mountains&lt;/i&gt;, sorte de bande-son cin&#233;matographique urbaine, faisait coexister dans un petit miracle &lt;strong&gt;Ennio Morricone&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Arca&lt;/strong&gt; avec pour objectif la recherche de m&#233;lodies tendues, r&#233;p&#233;t&#233;es en boucles sinueuses. &lt;i&gt;Kings Of Time&lt;/i&gt; &#233;tait plus &#233;pique, toutes guitares dehors et bourr&#233; de cavalcades plus &#233;tourdissantes les unes que les autres. Les deux albums, diff&#233;rents dans leurs sonorit&#233;s mais ind&#233;niablement les oeuvres d'un m&#234;me groupe, se compl&#233;taient sans que l'un soit fondamentalement meilleur que l'autre dans un diptyque d'une solennit&#233; saisissante.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;V&#233;locit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En arbitre avis&#233;, &lt;i&gt;Random Avenger&lt;/i&gt; rassemble et sublime les qualit&#233;s de ses deux pr&#233;c&#233;desseurs : encore pr&#233;sente, l'inexplicable facilit&#233; &#224; b&#226;tir des boucles m&#233;lodiques ent&#234;tantes dignes d'un &lt;strong&gt;Morricone&lt;/strong&gt; slave (les guitares crunchy de &#8220;Popzag&#8221; faisant &#233;cho au th&#232;me de &lt;i&gt;Un Citoyen Au Dessus De Tout Soup&#231;on&lt;/i&gt;, l'utilisation de la voix comme une texture m&#233;lodique). Toujours l&#224; cette fougue, d&#233;vers&#233;e pr&#233;cipitemment d&#232;s &#8220;Whirlpool Of Terror And Tension&#8221; et qui ne se calmera qu'au cours de deux courts interm&#232;des. Pas de d&#233;tours, on fonce dans le tas ! Les rythmes de batterie martel&#233;s, presque &#171; cass&#233;s &#187;, renforcent ce sentiment d'urgence haletante ; avec une incroyable v&#233;locit&#233;, &lt;strong&gt;Magyar Posse&lt;/strong&gt; court comme si le diable &#233;tait &#224; ses trousses. Si le style du groupe n'a pas tellement chang&#233;, leur technique d'enregistrement s'est peaufin&#233;e et les morceaux ont gagn&#233; en densit&#233;. C'est dans la &lt;i&gt;compacit&#233;&lt;/i&gt; que Magyar se distingue, et ce depuis leurs d&#233;buts. Du rock instrumental &#233;pique, OK, mais avec concision et efficacit&#233;. Les passages les plus calmes, soigneusement intecal&#233;s, exudent une tension sourde, comme pour laisser &#224; l'auditeur un instant pour reprendre un semblant de souffle (&#8220;Black Procession&#8221; et &#8220;One By One&#8221;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Cr&#233;puscule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au beau milieu de cette course de semi-fond, le &lt;i&gt;Tubular Belles&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Mike Olfield&lt;/strong&gt; trouve juste le temps de se frayer une place dans les r&#233;f&#233;rences seventies assum&#233;es (les claviers scintillants d'intro et de conclusion de &#8220;Sudden Death&#8221; ou plus loin sur &#8220;European Lover&#8221;), avant de se faire bouffer l'espace par des voix entonnant des vocalises d'un lyrisme cr&#233;pusculaire. Car il est bien question de cela : pas tout &#224; fait nocturne, &lt;i&gt;Random Avenger&lt;/i&gt; diffuse une lumi&#232;re rasante comme il doit il y en avoir au-del&#224; du cercle polaire ; une sorte de dernier &#233;clat qui &#233;blouit avant de laisser place &#224; la nuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>NLF3 Trio</title>
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		<dc:date>2006-06-04T09:07:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>yves</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il y a des albums que l'on attend, que l'on esp&#232;re et qui finalement nous d&#233;&#231;oivent. &#171; Il n'en m&#233;ritait pas tant &#187;, se dit-on amer. Et il y a les outsiders magnifiques, inconnus au bataillon qui se r&#233;velent &#224; vous totalement par hasard : une pochette, une citation dans un article, vingt secondes d'&#233;coute dans un magasin de disques. C'est ainsi que discr&#232;tement, insidieusement, le dernier album du NLF3 Trio achet&#233; sur un coup de t&#234;te a squatt&#233; ma platine pour ne plus s'en d&#233;loger. Patine Music For Que (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a des albums que l'on attend, que l'on esp&#232;re et qui finalement nous d&#233;&#231;oivent. &#171; Il n'en m&#233;ritait pas tant &#187;, se dit-on amer. Et il y a les outsiders magnifiques, inconnus au bataillon qui se r&#233;velent &#224; vous totalement par hasard : une pochette, une citation dans un article, vingt secondes d'&#233;coute dans un magasin de disques. C'est ainsi que discr&#232;tement, insidieusement, le dernier album du &lt;strong&gt;NLF3 Trio&lt;/strong&gt; achet&#233; sur un coup de t&#234;te a squatt&#233; ma platine pour ne plus s'en d&#233;loger.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Patine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Music For Que Viva Mexico !&lt;/i&gt; a un agr&#233;able go&#251;t de patine, sent l&#233;g&#232;rement la poussi&#232;re mais ses poutres sont solides. Con&#231;u comme une BO posthume du film d'&lt;strong&gt;Eisenstein&lt;/strong&gt;, l'album affiche une ambition tant th&#233;matique que musicale : le support disque ne se veut qu'un moyen de diffusion, la musique de &lt;i&gt;Que Viva Mexico !&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e pour &#234;tre jou&#233;e en live, le son accompagnant les images. Personnellement, je n'ai pas vu le film. Qu'importe, le disque est si dense et coh&#233;rent que son &#233;coute est une exp&#233;rience cin&#233;matographique &#224; part enti&#232;re. Amateurs de sonorit&#233;s hispanisantes, passez votre chemin ; les influences du trio lorgnent plut&#244;t vers le jazz, l'ambient vaguement synth&#233;tique et des exp&#233;rimentations instrumentales &#224; la &lt;strong&gt;Tortoise&lt;/strong&gt;. Comme dans toute BO qui se respecte, un th&#232;me principal est d&#233;clin&#233; en plusieurs versions diss&#233;min&#233;es le long de l'album, mais l'exercice est men&#233; ici avec brio, sans paresse ni redite.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Piano Rhodes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'auditeur inexp&#233;riment&#233; s'accrochera donc d'abord aux bou&#233;es les plus visibles (&#8220;La Boda&#8221;, &#8220;Adversidad&#8221;), avant de savourer les tr&#233;sors qui lui auront &#233;chapp&#233; au d&#233;but : &#8220;Tension En La Camara Lenta&#8221;, formidable plong&#233;e dans un ab&#238;me cotonneux, le chaotique &#8220;Martires En La Tierra&#8221;, ou &#8220;Las Campanas&#8221; et ses magnifiques arp&#232;ges de Fender Rhodes, instrument abondamment utilis&#233; sur le disque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Que Viva Mexico !&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Nicolas Laureau&lt;/strong&gt;, son fr&#232;re &lt;strong&gt;Fabrice&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ludovic Morillon
&lt;/strong&gt; font hommage &#224; un r&#233;alisateur qu'ils admirent. A moi maintenant de faire ma r&#233;v&#233;rence : chapeau bas messieurs, votre album s'annonce d&#233;j&#224; comme l'un des plus beaux de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Max Richter</title>
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		<dc:date>2006-06-01T09:05:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;&#212;tons tout de suite le doute dans l'esprit du lecteur : Max Richter fait partie des surdou&#233;s, ceux dont le talent de composition naturel repose non pas sur une sorte d'instinct, de pressentiment t&#226;tonnant de la musique influenc&#233; par des r&#233;f&#233;rences plus ou moins conscientes, mais bien sur une &#233;rudition solide, presque indimidante. De formation classique, l'Anglais d'origine Allemande a offici&#233; au sein de Piano Circus, projet &#224; douze mains et six pianos, avant de composer en solo une &#339;uvre-r&#233;trospective (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#212;tons tout de suite le doute dans l'esprit du lecteur : &lt;strong&gt;Max Richter&lt;/strong&gt; fait partie des surdou&#233;s, ceux dont le talent de composition naturel repose non pas sur une sorte d'instinct, de pressentiment t&#226;tonnant de la musique influenc&#233; par des r&#233;f&#233;rences plus ou moins conscientes, mais bien sur une &#233;rudition solide, presque indimidante. De formation classique, l'Anglais d'origine Allemande a offici&#233; au sein de &lt;strong&gt;Piano Circus&lt;/strong&gt;, projet &#224; douze mains et six pianos, avant de composer en solo une &#339;uvre-r&#233;trospective sur le 20&#232;me si&#232;cle (rien que &#231;a) intitul&#233;e &lt;i&gt;Memoryhouse&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Erudition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Blue Notebooks&lt;/i&gt;, son second et dernier album en date, poss&#232;de un cadre formel plus intimiste que son grandiloquent pr&#233;d&#233;cesseur ; l'orchestre symphonique de la BBC s'y est r&#233;duit &#224; un quintette de musique de chambre. On ne s'arr&#234;tera pas sur la pr&#233;tention vaguement litt&#233;raire de l'album, car les monologues &#224; peine audibles qui pars&#232;ment le disque (extraits de &lt;i&gt;l'Hymne sur la Perle&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Milosz&lt;/strong&gt; et des &lt;i&gt;Cahiers Bleus&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kafka&lt;/strong&gt;, concept) sentent l&#233;g&#232;rement l'&#233;litisme gratuit, et ne pr&#233;sentent au bout du compte qu'un int&#233;r&#234;t d&#233;risoire. On pr&#233;f&#232;rera savourer la musique pour son onctuosit&#233;, avec un ravissement peut-&#234;tre ignorant, na&#239;f, plut&#244;t que de s'&#233;reinter les cellules grises. Les compositions classiques de Richter sont &#224; rapprocher clairement de celles de &lt;strong&gt;Philip Glass&lt;/strong&gt;, pour leur minimalisme subtil et le spleen qui s'en d&#233;gage. Le lien de parent&#233; appara&#238;t tant&#244;t mim&#233;tique (&#8220;Vladimir's Blues&#8221;, jusque dans les moindres d&#233;tails), tant&#244;t plus lointain (&#8220;Iconography&#8221;), sans jamais sombrer dans les redondances p&#233;nibles de l'Am&#233;ricain. Encore, Richter d&#233;montre son art de la nuance, des changement de tonalit&#233; mineur-majeur. &#8220;On The Nature Of Daylight&#8221;, un des sommets de l'album, fait furieusement penser &#224; un &lt;strong&gt;Rachel's&lt;/strong&gt; &#224; son meilleur (penser &#224; r&#233;&#233;couter Systems/Layers, vite).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les perc&#233;es de &lt;strong&gt;Richter&lt;/strong&gt; vers une sorte de musique &#233;lectronique de chambre s'av&#232;rent &#234;tre les plus int&#233;ressantes : il parvient &#224; marier avec go&#251;t des instruments traditionnels (cordes pinc&#233;es, frott&#233;es, frapp&#233;es) &#224; des bruits et sons d' une origine beacoup moins claire, car synth&#233;tiques. Les genres se juxtaposent, s'entrelacent, se m&#233;langent &#224; merveille : concerto pour violon et trip-hop sur &#8220;Shadow Journal&#8221;, electronica, piano et violoncelle sur &#8220;Arboretum&#8221;... tout semble couler de source sans que jamais l'effet de contraste ne d&#233;tourne abusivement l'attention.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;classicisme et technologie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Blue Notebooks&lt;/i&gt; rev&#234;t donc un aspect symbolique fort : il incarne le croisement parfait entre tradition et modernit&#233;, aussi bien dans les proc&#233;d&#233;s d'enregistrement que dans les sonorit&#233;s de l'&#339;uvre elle-m&#234;me. Quand la plupart des acquisitions d'&#339;uvres classiques sont r&#233;alis&#233;es en une seule prise, &#224; l'ancienne et sans post-production forcen&#233;e, &lt;strong&gt;Richter&lt;/strong&gt;, lui, enregistre sa musique classique sur son ordinateur portable, en utilisant tout ce que la technologie moderne peut lui offrir. S&#233;quenceurs, multipistes, m&#233;ga-octets de donn&#233;es, l'homme vit ind&#233;niablement dans l'&#232;re du num&#233;rique, o&#249; &lt;i&gt;l'ex&#233;cution&lt;/i&gt; d'une partition n'est plus l'enjeu unique de la r&#233;ussite d'une &#339;uvre, mais d&#233;pend - de mani&#232;re critique - du travail de &lt;i&gt;transformation&lt;/i&gt; du son lors de son enregistrement. &lt;strong&gt;Phil Spector&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Steve Albini&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Dave Friedmann&lt;/strong&gt;, autant de personnages qui suscitent aujourd'hui autant d'attention que les musiciens pour lesquels ils ont travaill&#233;. &lt;strong&gt;Max Richter&lt;/strong&gt; a donc d&#251; compl&#233;ter ses connaissances de la partition de techniques de mixage diverses. Chose remarquable, c'est &#224; de la musique classique &#233;mancip&#233;e que nous avons affaire ici, et non &#224; son inverse plus commun, lorsque c'est le profane qui lorgne vers un certain faste orchestral (&lt;strong&gt;Chauveau&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Tiersen&lt;/strong&gt;). Trop rares sont en effet les &#233;rudits de la trempe de &lt;strong&gt;Richter&lt;/strong&gt; qui acceptent de sortir de leur caste pour se mettre en danger, risque ici doublement r&#233;compens&#233; : m&#234;me si &lt;i&gt;The Blue Notebooks&lt;/i&gt; est d'une finesse et d'une intelligence sup&#233;rieures, ce n'est pas uniquement &#224; un microcosme de connaisseurs que cet album s'adresse. Amateurs de musique de chambre, de boucles electronica, de sonates ou de trip-hop, tous trouveront leur compte. Chef d'oeuvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Twee Pop</title>
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		<dc:creator>yves</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mettre les artistes dans des cases, on a toujours ador&#233; &#231;a. Pour mieux se r&#233;crier ensuite devant les appellations absurdes et cat&#233;gorisations extr&#234;mes de ses groupes pr&#233;f&#233;r&#233;s. &quot;T'es fou, Sigur Ros c'est pas du post-rock, tu pues.&quot; &quot;Nine Inch Nails ? Du metal prog &#224; tendance electro-indus, je dirais.&quot; Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il est clairement de bon ton de m&#233;priser cela, en tout cas chez les plus passionn&#233;s. Mais moi, j'adore classer par sous-genre. Je suis pragmatique. D'une, &#231;a me permet de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/blog-notes/rubrique10.html" rel="directory"&gt;blog'notes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mettre les artistes dans des cases, on a toujours ador&#233; &#231;a. Pour mieux se r&#233;crier ensuite devant les appellations absurdes et cat&#233;gorisations extr&#234;mes de ses groupes pr&#233;f&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;T'es fou, Sigur Ros c'est pas du post-rock, tu pues.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Nine Inch Nails ? Du metal prog &#224; tendance electro-indus, je dirais.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il est clairement de bon ton de m&#233;priser cela, en tout cas chez les plus passionn&#233;s. Mais moi, j'adore classer par sous-genre. Je suis pragmatique.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;D'une, &#231;a me permet de faire des dossiers dans mes fichiers d'&#233;change sousleek. Ce serait bien le bazar sinon, merde quoi.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;De deux, on peut mettre tout et n'importe quoi dans un sous-genre, c'est assez pratique.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Enfin, &#231;a me permet de briller en soci&#233;t&#233;, comme en t&#233;moigne le dialogue qui suit, inspir&#233; de faits r&#233;els :&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;i&gt;&quot;Ho mais qu'&#233;coutes-tu donc comme musique dans la vie ?&quot;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;- En ce moment j'&#233;coute du math rock.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;- Ah.... (h&#233;sitation) Ah heu ouais, ouais, super, j'adore aussi. (hochements de t&#234;te presque convaincants).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sonnez tambours et trompettes, le petit monde branchouille de la musique indie a accouch&#233; d'un nouveau sous-genre : la &lt;strong&gt;twee-pop&lt;/strong&gt;. Vous savez, tous ces groupes un peu enfantins, un peu bancals et mignons &#224; qui on pardonne les imperfections pour leur caract&#232;re d&#233;lur&#233; et innovant. Ces groupes qui empilent les instruments comme des cartes &#224; jouer, qui ont une pr&#233;dilection pour les pochettes multicolores et les paroles absurdes. Comment &#231;a vaine, ma description ?
Bref j'en &#233;coute &#224; balle ces mois-derniers. Je vous fais donc part de mon petit Panth&#233;on personnel :
Of Montreal - Satanic Panic In The Attic&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_documents'&gt; &lt;img title=&quot;Of Montreal - Satanic Panic In The Attic&quot; alt=&quot;Of Montreal - Satanic Panic In The Attic&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH500/B0001LYEVY017c22-4714f.jpg&quot; width='500' height='500' style='height:500px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;P:ano - Brigadoon
&lt;span class='spip_documents'&gt; &lt;img title=&quot;P:ano - Brigadoon&quot; alt=&quot;P:ano - Brigadoon&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH439/B0009QQ73E018bba-fe727.jpg&quot; width='500' height='439' style='height:439px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;The Unicorns - Who Will Cut Our Hair When We're Gone ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_documents'&gt; &lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH460/B00063U8MQ011a05-d2418.jpg&quot; width='500' height='460' style='height:460px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Islands - Return To The Sea&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Architecture In Helsinki - Fingers Crossed&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_documents'&gt; &lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L300xH275/B0001JXPDE01deaf-9ca41.jpg&quot; width='300' height='275' style='height:275px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;
The Fiery Furnaces - Blueberry Boat
&lt;span class='spip_documents'&gt; &lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH498/B000285KU0080cdb-1020c.jpg&quot; width='500' height='498' style='height:498px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'&#233;crirai un petit article pour chacun d'entre eux dans des posts sp&#233;cifiques dans les semaines &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bisouxxxx&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sufjan Stevens</title>
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		<dc:creator>yves</dc:creator>



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&lt;p&gt;Sufjan Stevens est assis au bord du canal Saint-Martin en train de dessiner quand j'arrive devant la salle du Point Eph&#233;m&#232;re. Je suis impatient et intimid&#233; &#224; l'id&#233;e de rencontrer l'auteur du formidable &#8220;Illinois&#8221;, v&#233;ritable coup de coeur (de ma&#238;tre ?) tomb&#233; du ciel en Juin dernier. Le personnage correspond exactement &#224; l'image qu'il d&#233;gage sur ses disques : pos&#233;, intelligent, et d'une grande classe. Discussion autour de son travail pass&#233;, de ses projets futurs, de Woody Allen et de litt&#233;rature, juste avant (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/interviews/rubrique6.html" rel="directory"&gt;interviews&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton2414-d0894.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff2414-9616e.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton2414-d0894.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sufjan Stevens est assis au bord du canal Saint-Martin en train de dessiner quand j'arrive devant la salle du Point Eph&#233;m&#232;re. Je suis impatient et intimid&#233; &#224; l'id&#233;e de rencontrer l'auteur du formidable &#8220;Illinois&#8221;, v&#233;ritable coup de coeur (de ma&#238;tre ?) tomb&#233; du ciel en Juin dernier. Le personnage correspond exactement &#224; l'image qu'il d&#233;gage sur ses disques : pos&#233;, intelligent, et d'une grande classe. Discussion autour de son travail pass&#233;, de ses projets futurs, de Woody Allen et de litt&#233;rature, juste avant son premier concert en France, &#233;v&#232;nement &#224; marquer d'un pierre blanche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Greetings_From_Le_Point_Ephemere_Paris/lives-2431.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers le compte-rendu du concert au Point Eph&#233;m&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Ballade_aux_Etats-Unis_/zooms-2432.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers la discographie partielle de Sufjan Stevens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci &#224; Nicolas de PIAS pour avoir organis&#233; cette rencontre.
Et au Cargo de m'avoir embarqu&#233; dans cette aventure...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Parlons de ton dernier album &#8220;Come On Feel The Illinoise&#8221;. Il est musicalement tr&#232;s dense, fait 74 minutes de long ; &#171; Sevens Swans &#187; est sorti il y a seulement un an et quelques. Pourquoi as-tu tenu &#224; sortir un nouveau disque aussi rapidement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan Stevens - H&#233; bien... je crois que j'avais beaucoup d'id&#233;es. j'ai &#233;t&#233; inspir&#233; par tous les documents que j'ai lu &#224; propos de l'&#233;tat d'Illinois. En fait, je crois que je fonctionne par saisons. En ce moment, je traverse une p&#233;riode tr&#232;s prolifique, et j'en profite au maximum ; je me fais presque un devoir de travailler et d'enregistrer autant que possible.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - beaucoup de personnes ont manifestement particip&#233; &#224; l'enregistement de l'album : les &lt;strong&gt;Illinoisemakers&lt;/strong&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='les musiciens qui accompagnent Sufjan Stevens en tourn&#233;e, et fervants (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], un quatuor &#224; cordes, etc. Toutes ces personnes ont particip&#233; &#224; la composition ou tu l'as fait tout seul ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - J'ai pass&#233; la plupart de mon temps &#224; &#233;crire de mon cot&#233;. En fait, j'ai tendance &#224; vouloir tout diriger et contr&#244;ler les orchestrations. Des musiciens sont venus jouer et je leur &#233;crivais m&#234;me les partitions. Je voulais aussi superviser l'enregistrement de la batterie, et mettre au point le son des toms avec le batteur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Apparemment, tu &#233;tais tr&#232;s content du son de la batterie !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, je trouve qu'elle sonne vraiment bien ! En fait &#231;'a &#233;t&#233; le premier album sur lequel je ne jouais pas la batterie moi-m&#234;me, c'&#233;tait donc assez excitant... mais oui, j'ai pass&#233; beaucoup de temps &#224; &#233;crire les orchestrations.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Aussi les parties de cordes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, j'ai tout &#233;crit. Pour ces parties, les sessions d'enregistrement ne duraient que deux heures. Heureusement, les musiciens qui venaient jouer &#233;taient vraiment talentueux, ils assimilaient tr&#232;s rapidement mes partitions et suivaient &#224; la lettre toutes mes indications. C'&#233;tait assez facile de leur expliquer ce que je voulais vraiment.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Quand j'ai &#233;cout&#233; &#8220;Illinois&#8221; pour la premi&#232;re fois, j'ai pens&#233; que l'Illinois devait &#234;tre un endroit g&#233;nial &#224; habiter. L'album est tr&#232;s gai, extatique. Il me semble avoir lu que tu avais v&#233;cu un peu l&#224;-bas. Je me demandais si la ga&#238;t&#233; de cet album &#233;tait li&#233;e &#224; des bons souvenirs de ton s&#233;jour en Illinois, ou si elle refl&#232;te simplement l'&#233;tat dans lequel tu &#233;tais cette ann&#233;e, quand tu as &#233;crit ces chansons.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - En fait je n'ai jamais v&#233;cu l&#224;-bas ! (sourire.) Je pense que beaucoup de l'enthousiasme de la musique vient sp&#233;cifiquement de mon exp&#233;rience de Chicago et de ma perception ext&#233;rieure de l'&#233;tat lui-m&#234;me. La plupart de ces chansons louent le d&#233;veloppement de l'industrie, des personnages h&#233;ro&#239;ques comme Superman ou Carl Sandburg, qui sont des ic&#244;nes locales... et Chicago, une ville rayonnante et vibrante. Toutes ces choses contribuent &#224; l'esprit de c&#233;l&#233;bration de l'album.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Tu dis t'&#234;tre beaucoup document&#233; sur l'Illinois. Quand je lis la tracklist, j'ai l'impression que l'album est agenc&#233; comme un livre, tr&#232;s construit, avec des chapitres, des interludes, etc. J'ai aussi lu que tu avais l'intention d'&#233;crire un roman. O&#249; en es-tu ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - L'&#233;criture est mon premier amour. C'est la raison pour laquelle je suis parti vivre &#224; New-York, pour suivre des &#233;tudes de litt&#233;rature. A l'&#233;poque, la musique &#233;tait juste un hobby, mais elle est ensuite devenue une sorte de distraction pour exercer ma plume. Je crois que j'utilise aujourd'hui beaucoup de techniques litt&#233;raires dans l'&#233;criture de mes chansons. J'utilise des &#233;l&#233;ments fictionnels pour cr&#233;er des personnages que je combine afin de construire une intrigue structur&#233;e. Les chansons elles-m&#234;mes sont, je pense, tr&#232;s descriptives, riches en informations sensorielles. Donc oui, je pense vraiment qu'&#8220;Illinois&#8221; veut d'une certaine mani&#232;re sonner comme un roman. Mais l'album reste avant tout une collection de pop-songs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Il est souvent difficile de savoir si tu es en train de parler de ce que tu ressens, ou si tu es en train de raconter une histoire &#224; la premi&#232;re personne. Par exemple, sur &#8220;John Wayne Gacy Jr&#8221;, tu arrives quand m&#234;me &#224; te comparer &#224; un tueur en s&#233;rie. Tu n'as pas peur de te lasser de ce genre de pirouette stylistique pour les prochains albums de ton &#171; 50 States Project &#187; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Projet visant &#224; &#233;crire un album par Etat des US, entam&#233; par Michigan Voir la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Non, pas du tout. Ca d&#233;pend comment tu vois les choses. Je ne me force pas &#224; &#234;tre pertinent ou pr&#233;cis &#224; propos de la culture locale de l'&#233;tat dont je parle. je pense simplement que ce projet est un excellent contexte &#233;motionnel. Difficile de sp&#233;culer sur l'avenir, mais je peux au moins parler des deux albums que j'ai d&#233;j&#224; fait. Le premier, &#8220;Michigan&#8221;, parlait de l'&#233;tat dans lequel je suis n&#233; ; les chansons racontent des exp&#233;rience personnnelles, des souvenirs. J'ai en quelque sorte id&#233;alis&#233; mon v&#233;cu, et c'est &#231;a qui a constitu&#233; la mati&#232;re brute de &#8220;Michigan&#8221;. Pour &#8220;Illinois&#8221;, c'est diff&#233;rent, car je n'ai jamais v&#233;cu l&#224;-bas. J'ai voulu... &#171; traduire &#187; les choses. Peut-&#234;tre ai-je voulu communiquer mes exp&#233;riences avec un &#233;tat d'esprit particulier. Mais je pense que j'y suis parvenu. Les morceaux parlent finalement beaucoup plus de moi que de l'Illinois. J'utilise juste la g&#233;ographie et l'histoire comme un contexte. Je crois m&#234;me que c'est plus facile sur le plan &#233;motionnel d'&#233;crire des chansons sur des choses particuli&#232;re de ma vie, en modifiant le ton : il y a un effet de distanciation. En fait, j'ai &#233;t&#233; beaucuoup plus objectif sur ce nouvel album, j'avais plus confiance en moi et en mes chansons. Elles prennent beaucoup de libert&#233; avec les faits... et versent souvent dans l'imaginaire. je pense que c'est un bon exercice. Tu vois, une poign&#233;e de chansons &#233;mouvantes et personnelles, c'est le genre de choses que tout le monde peut faire. J'ai en ai fait avant, et j'aime toujours en faire d'ailleurs. Mais ce projet est un cadre de travail tr&#232;s construit, qui me sert de guide. Je peux exp&#233;rimenter avec les structures des chansons autant que je veux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Il y a plus de challenge ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, exactement ! c'est tr&#232;s ouvert, je ne crois pas que le concept soit restrictif.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - C'est la premi&#232;re fois que tu viens jouer en France et dans une bonne partie de l'Europe. Craignais-tu que les europ&#233;ens puissent passer &#224; c&#244;t&#233; des nuances de tes textes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, je pense que les gens dont l'anglais est une seconde langue perdent r&#233;ellement quelque chose. C'est un peu comme dans un Woody Allen. Tu regardes le film et il y a certains &#233;l&#233;ments directs qui amusent le grand public parce que c'est de la com&#233;die burlesque. Les gags sont soudains, explicites, directs... mais il y a un autre niveau d'humour dans ses films. Par exemple, il fait fr&#233;quemment des allusions amusantes sur New York, sa ville natale. Si tu es de ce coin, tu as une sorte de vision interne de ces blagues. Je prends un autre exemple... Woody Allen est Juif. il se moque beaucoup de certains clich&#233;s, du fait d'&#234;tre Juif, etc. Donc si tu es Juif, tu ressentiras cet humour avec plus d'acuit&#233;... Il creuse plus profond&#233;ment dans les sous-cultures sociales. Si tu fais partie de cette sous-culture, tu peux alors comprendre des subtilit&#233;s qui peuvent &#233;chapper aux autres. Mais tu n'as pas besoin de vivre &#224; New-York ou d'&#234;tre Juif pour aimer les films de Woody Allen. Je pense que c'est vrai pour la musique et toute forme d'art se r&#233;f&#233;rant &#224; un lieu pr&#233;cis. Pour moi, une chanson bien faite parvient naturellement &#224; &#233;voquer un contexte &#233;motionnel qui aura une r&#233;sonance dans l'esprit de chacun. Les d&#233;tails, la g&#233;ographie, les r&#233;f&#233;rence &#224; des figures h&#233;ro&#239;ques cr&#233;ent des d&#233;tails int&#233;ressants, mais tout &#231;a n'est pas vraiment n&#233;cessaire en fin de compte. Ils sont accidentels. Par exemple, mes chansons sur des personnalit&#233;s c&#233;l&#232;bres s'int&#233;ressent au r&#244;le historique que ces h&#233;ros peuvent avoir dans la soci&#233;t&#233; actuelle : des mod&#232;les porteurs d'un message, des symboles d'espoir, etc... Je crois que les gens peuvent saisir cela, m&#234;me s'ils n'ont pas les r&#233;f&#233;rences exactes en t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Les gens ont tendance &#224; te consid&#233;rer comme un artiste folk. Tu sais jouer de pas mal d'instruments : le banjo, la guitare, le piano, etc. Tu as fait des trucs assez exp&#233;rimentaux sur &#8220;Enjoy Your Rabbit&#8221; par exemple. &#171; Illinois &#187;,lui, sonne &#224; mon sens tr&#232;s pop. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a d'autres styles musicaux que tu as envie d'essayer ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, j'aimerais bien travailler avec des instruments symphoniques... faire des arrangements de violons. J'aimerais bien faire du rock'n'roll sinon. Plusieurs de mes groupes favoris sont des des groupes de rock. J'adore &lt;strong&gt;Polvo&lt;/strong&gt;, par exemple... &lt;strong&gt;The Ex&lt;/strong&gt; aussi. Et &lt;strong&gt;Sonic Youth&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Tu as &#233;cout&#233; le dernier album, &#8220;Sonic Nurse&#8221; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Non, je ne l'ai pas &#233;cout&#233;. J'adore surtout leurs albums des d&#233;buts, les trucs comme &#8220;Daydream Nation&#8221; ou &#8220;Sister&#8221;. En fait, je me suis arr&#234;t&#233; &#224; &#8220;Murray Street&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Il est un peu dans le m&#234;me genre que Murray Street, en plus &#233;nergique, je trouve. Les chansons sont tr&#232;s m&#233;lodiques et carr&#233;ment plus accessibles.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Ah, okay. Je suis vraiment admiratif de ces gars, ils ont dur&#233; si longtemps et ont fait tellement de choses int&#233;ressantes ! j'aimerais bien faire un album de rock exclusif. Mais je crois que je dois d'abord trouver un moyen de m'en approcher, d'adapter ma voix &#224; une musique plus rock... il y a tellement de groupes qui font &#231;a bien, persque trop bien, cette esp&#232;ce de style &#233;corch&#233;. Je voudrais bien faire quelque chose de tr&#232;s bruitiste.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Bruitiste ??&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je joue beaucoup de trucs dans le genre pendant mon temps libre. Je branche ma guitare avec le son satur&#233; &#224; fond, et j'exp&#233;rimente. Je me d&#233;foule en faisant beaucoup de bruit pendant quelques heures, tout seul en studio. Pour moi, c'est une exp&#233;rience g&#233;niale de mettre de c&#244;t&#233; les m&#233;lodies, les harmonies et se focaliser uniquement sur l'&#233;nergie et l'agressivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Ta voix est plut&#244;t douce... tu penses que qu'elle irait bien &#224; un son plus noisy ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui je sais, je crois que je vais devoir changer la mani&#232;re dont je chante. Ou bien fumer des tonnes de cigarettes et commencer &#224; boire du whisky au petit-d&#233;jeuner... (rires.)&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Bonne id&#233;e. Sinon, savais-tu qu'il y a une version drum'n'bass de ton album &#8220;Illinoise&#8221; qui circule actuellement sur Internet ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ah bon ?? Non, je ne savais pas ! Ca sonne comment ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - En fait &#231;a sonne assez kitsch... Apparemment, c'est un DJ new-yorkais qui a fait &#231;a, il a pris une douzaine de morceaux de l'album et les as remix&#233;s. il a appel&#233; &#231;a &#8220;Illin-noise&#8221; !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Non, c'est pas vrai, tu plaisantes, l&#224; ! (il se marre.) Tu connais l'adresse de son site ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Non, je ne rigole pas, j'ai oubli&#233; l'adresse du site [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Pouf, pouf, la voil&#224;' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] mais je suis s&#251;r que tu peux trouver &#231;a facilement avec Google.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - G&#233;nial, je vais chercher &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - J'ai appris hier qu'un de tes amis d'Asthmatic Kitty, John Ringhofer, est sur le point de sortir sous le nom de son groupe &lt;strong&gt;Half-Handed Cloud&lt;/strong&gt; un EP, &#8220;What's The Remedy ?&#8221;, auquel tu as particip&#233;. Il s'git de chansons que vous avez &#233;crit ensemble il y a deux ou trois ans, d'apr&#232;s le site du label. Sais-tu pourquoi il a attendu tant de temps avant de le sortir ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En fait, il avait d'autres albums sur le feu qu'il voulait sortir avant. A l'origine, c'&#233;tait suppos&#233; &#234;tre un split-EP, avec des morceaux qu'il avait &#233;crit et d'autres que j'&#233;tais cens&#233; apporter. Apr&#232;s avoir achev&#233; l'enregistrement de ses chansons, j'ai trouv&#233; que &#231;a tenait la route comme &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Tu as donc juste jou&#233; sur ses chansons, mais pas compos&#233;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui. J'ai fait des overdubs, et jou&#233; de divers instruments. Au d&#233;but, on s'&#233;tait dit que chacun composerait cinq chansons que l'autre arrangerait ensuite &#224; sa convenance. C'est tr&#232;s int&#233;ressant : John va g&#233;n&#233;ralement te proposer un morceau d'une minute de long, compact, et tr&#232;s pop. Il fait dans l'&#233;conomie. Mes chansons, elles, tendent &#224; &#234;tre beaucoup plus longues, comme mes albums. Les siens exc&#232;dent rarement les 30 minutes... J'adore travailler avec lui parce qu'on s'apporte beaucoup mutuellement. Il joue du trombone dans mon groupe aussi, tu le verras ce soir si tu viens au concert.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - J'y serai. A propos de la dur&#233;e de tes chansons... il y a un certain nombre d'interludes courts sur &#8220;Illinois&#8221;, tout de m&#234;me. Justement, je voulais t'en parler : plusieurs d'entre eux sonnent comme des improvisations. C'est quelque chose que tu aimes faire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - c'est vrai, il y a de brefs moments qui ont l'air d'&#234;tre totalement improvis&#233;s. A plusieurs moments, tu peux entendre le batteur jouer des parties assez libres. Mais dans l'ensemble, c'&#233;tait tr&#232;s contr&#244;l&#233;. Par contre, j'aime bien abandonner cette rigidit&#233;, &#234;tre plus spontan&#233; et improviser de temps en temps pendant mes concerts. Tu verras, il y a des moments pendant lesquels on fait d'ailleurs un peu n'importe quoi...&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - J'ai une derni&#232;re question. D&#233;sol&#233;, elle est un peu nulle. Tu aimes bien The Cure ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oh oui, j'adore The Cure !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Je suppose que tu vois o&#249; je veux en venir. Il y a un tr&#232;s court moment du titre &#8220;Come On ! Feel The Illinoise !&#8221; qui me fait penser &#224; &#8220;Close To Me&#8221;. C'est un hommage ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sufjan - Oui, c'&#233;tait intentionnel. Au d&#233;part &#231;a ne sonnait pas comme The Cure de mani&#232;re aussi &#233;vidente. C'est au bout de quelques temps que j'ai &#233;t&#233; frapp&#233; par la ressemblance ; j'ai alors d&#233;cid&#233; de l'accentuer, de la rendre plus explicite.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le Cargo - Merci beaucoup et bon courage pour ta tourn&#233;e en Europe !&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] les musiciens qui accompagnent Sufjan Stevens en tourn&#233;e, et fervants supporters de l'Illinois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Projet visant &#224; &#233;crire un album par Etat des US, entam&#233; par Michigan&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Ballade_aux_Etats-Unis_/zooms-2432.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Voir la discographie partielle de Sufjan Stevens.&lt;/a&gt; pour plus de d&#233;tails.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Pouf, pouf, la &lt;a href=&quot;http://www.confabulators.com/2005/illin-noise-remix-of-sufjan-stevens-album-by-mc-dj-2005&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;voil&#224;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sufjan Stevens</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/sufjan-stevens/a-round-of-applause-point-ephemere/article2431.html</link>
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&lt;p&gt;Lien vers la discographie partielle de Sufjan Stevens Lien vers l'interview du 26/10/2005 17h30. Le concert ne commence que 3 heures plus tard, mais d&#233;j&#224;, une masse de fans s'amoncelle sur le quai du canal Saint-Martin qui fait face au Point Eph&#233;m&#232;re. La salle affiche complet depuis plusieurs semaines, et pour cause, il s'agit du tout premier passage de Sufjan Stevens en France. Impatience, f&#233;brilit&#233; m&#234;me, de la part du public fran&#231;ais curieux de savoir comment vont sonner sur sc&#232;ne les morceaux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/lives/rubrique2.html" rel="directory"&gt;lives&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton2431-310db.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff2431-f21cc.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton2431-310db.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Ballade_aux_Etats-Unis_/zooms-2432.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers la discographie partielle de Sufjan Stevens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Un_premier_&quot;Whoo-hoo&quot;_Pour_Sufjan/interviews-2414.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers l'interview du 26/10/2005&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;17h30. Le concert ne commence que 3 heures plus tard, mais d&#233;j&#224;, une masse de fans s'amoncelle sur le quai du canal Saint-Martin qui fait face au Point Eph&#233;m&#232;re. La salle affiche complet depuis plusieurs semaines, et pour cause, il s'agit du tout premier passage de &lt;strong&gt;Sufjan Stevens&lt;/strong&gt; en France. Impatience, f&#233;brilit&#233; m&#234;me, de la part du public fran&#231;ais curieux de savoir comment vont sonner sur sc&#232;ne les morceaux super-produits du monumental &#8220;Illinois&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6221 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L300xH450/sufjan_live8-c8b51.jpg' width='300' height='450' alt='JPEG - 127.2 ko' style='height:450px;width:300px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re partie est assur&#233;e par plusieurs membres des &lt;strong&gt;Illinoisemakers&lt;/strong&gt;, le groupe qui accompagne &lt;strong&gt;Sufjan Stevens&lt;/strong&gt; en tourn&#233;e. D'ailleurs, C'est lui-m&#234;me qui vient pr&#233;senter le groupe au public, avec les mani&#232;res c&#233;r&#233;monieuses et fanfaronnes d'un M. Loyal de cirque et cet humour pince-sans-rire que l'on retrouve sur les titres exub&#233;rants de ses disques (&#8220;Sufjan Stevens Presents : Come On ! Feel The Illinoise !&#8221;). La chanteuse-guitariste de &lt;strong&gt;My Brightest Diamond&lt;/strong&gt; commence le set seule &#224; la guitare avec une reprise de &lt;strong&gt;Nina Simone&lt;/strong&gt;, l&#233;g&#232;rement titubante mais souriant jusqu'aux oreilles. Son jeu approximatif et r&#234;che est contrebalanc&#233; par un joli brin de voix et une sacr&#233;e pr&#233;sence, dr&#244;le (surtout lorsqu'elle chante en fran&#231;ais des paroles compl&#232;tement absurdes) et sans artifice. A partir du troisi&#232;me morceau, les autre membres du groupe viennent lui pr&#234;ter main-forte et apportent une assise &#224; ce c&#244;t&#233; l&#233;g&#232;rement brouillon. Sufjan lui aussi vient, pour le geste, jouer des percus sur le dernier morceau. Voil&#224; un groupe &#224; retenir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Po&#233;sie en pompoms et jogging&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6222 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH133/sufjan_live11-befe2.jpg' width='200' height='133' alt='JPEG - 48.6 ko' style='height:133px;width:200px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est au d&#233;but de la seconde partie, celle que le public attend, que tout bascule. Les 7 musiciens (re)viennent v&#234;tus de joggings oranges, de t-shirts orn&#233;s d'un I tonitruant et de bracelets de sport jaunes (d&#233;tail qui tue). Ca y est, on nage en plein d&#233;lire, Sufjan a rameut&#233; sa team et ses pom-poms girls pour d&#233;fendre les couleurs de l'Illinois, singeant l'Am&#233;rique dans ce qu'elle a de plus beauf, mais aussi de plus attachant. Le groupe entonne l'hymne des 50 Etats. Le public suit imm&#233;diatement, tr&#232;s r&#233;ceptif (tout le monde conna&#238;t visiblement les chansons par c&#339;ur). Sufjan d&#233;roule son univers de f&#234;te foraine &#224; coups d'interm&#232;des chor&#233;graphi&#233;s d&#233;lirants, d'anecdotes explicatives sur certaines chansons cryptiques, et de goodies en tout genres (fanions, drapeaux, et m&#234;me un Superman gonflable que l'on est pas pr&#232;s d'oublier). Le son est excellent, &#224; la hauteur des compositions majestueuses dont on s'est abreuv&#233; sur les albums. La voix de Sufjan, bien que soutenue par sa guitariste, appara&#238;t fragile (quelques d&#233;crochages dans les aigus), mais n'emp&#234;che pas la magie d'op&#233;rer, de son timbre clair et d&#233;licat.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;I ! L ! L ! I ! N ! O ! I ! S !&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6223 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:300px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L300xH381/sufjan_live9-178ab.jpg' width='300' height='381' alt='JPEG - 106.2 ko' style='height:381px;width:300px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tout au long du set, le calme du songwriter, tr&#232;s concentr&#233; sur l'interpr&#233;tation de ses morceaux, contraste curieusement avec l'exub&#233;rance affich&#233;e de la plupart de ses musiciens. &#171; Prenez des individus normaux, donnez-leur un costume, et ils commenceront &#224; faire n'importe-quoi &#187;, dira t-il, amus&#233; par la candeur de sa jolie guitariste, sortant ses pompoms &#224; tout bout de &lt;i&gt;chant&lt;/i&gt;. &#8220;John Wayne Gacy Jr&#8221; est un des rares moments pendant lequels le groupe devient s&#233;rieux, sans doute par respect pour la gravit&#233; du sujet (le portrait d'un tueur en s&#233;rie ayant fait de nombreuses victimes en Illinois). Avant de se lancer dans une version &#233;pique de &#8220;Seven Swans&#8221;, prenante mais un peu longue, qui sera le titre &#171; aventureux &#187; du concert. Malgr&#233; la chaleur &#233;touffante de la salle, Le public exulte. Le groupe reviendra pour un unique rappel, &#8220;Chicago&#8221;. Un show &#233;trange, magnifique et marquant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Setlist&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6219 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH200/sufjan_live7-13089.jpg' width='200' height='200' alt='JPEG - 69.4 ko' style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 50 States
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; The Tallest Man, The Broadest Shoulders
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Peoria
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; They Are Night Zombies !
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Jacksonville
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; The Predatory Wasp Of The Palisades Is Out To Get Us !
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Decatur
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Casimir Pulaski Day
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; John Wayne Gacy Jr.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; A Good Man Is Hard To Find
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Seven Swans
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; The Man Of Metropolis Steals Our Hearts
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Chicago&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Photos de &lt;strong&gt;Charly Meignan&lt;/strong&gt;, merci &#224; lui !
D'autres photos du concert &lt;a href=&quot;http://mr.tambourin.free.fr/sufjan/index.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;sur son site&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sufjan Stevens</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/sufjan-stevens/ballade-dans-le-nord-de-l-union/article2432.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>yves</dc:creator>



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&lt;p&gt;&gt; acc&#233;dez ici &#224; la pr&#233;sentation du dossier Lien vers l'interview avec Sufjan Stevens Lien vers le compte rendu du concert du 26/10/2005 au Point Eph&#233;m&#232;re Lien vers la chronique de Sevens Swans D'apr&#232;s la biographie de son site, Sufjan Stevens a &#233;t&#233; trouv&#233; &#224; Detroit dans une caisse emball&#233; dans du cellophane le 1er juillet 1975. Son pr&#233;nom serait une r&#233;f&#233;rence &#224; Abu Sufjan Muhammad, un guerrier Arm&#233;nien l&#233;gendaire qui tua 10000 dragons pour d&#233;livrer sa bien-aim&#233;e. Hum. &#224; naissance romanesque, destin (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/zooms/rubrique5.html" rel="directory"&gt;zooms&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton2432-ac2c9.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff2432-52e88.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton2432-ac2c9.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/sufjanstevens/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&gt; acc&#233;dez ici &#224; la pr&#233;sentation du dossier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Un_premier_&quot;Whoo-hoo&quot;_Pour_Sufjan/interviews-2414.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers l'interview avec Sufjan Stevens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/Sufjan_Stevens/Greetings_From_Le_Point_Ephemere_Paris/lives-2431.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers le compte rendu du concert du 26/10/2005 au Point Eph&#233;m&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/sufjan_stevens/seven_swans/reviews-1088.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lien vers la chronique de Sevens Swans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s la biographie de son site, &lt;strong&gt;Sufjan Stevens&lt;/strong&gt; a &#233;t&#233; trouv&#233; &#224; Detroit dans une caisse emball&#233; dans du cellophane le 1er juillet 1975. Son pr&#233;nom serait une r&#233;f&#233;rence &#224; &lt;strong&gt;Abu Sufjan Muhammad&lt;/strong&gt;, un guerrier Arm&#233;nien l&#233;gendaire qui tua 10000 dragons pour d&#233;livrer sa bien-aim&#233;e. Hum.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#224; naissance romanesque, destin h&#233;ro&#239;que. Si les armes du jeune am&#233;ricain pr&#233;f&#232;rent la rondeur au tranchant, sa renomm&#233;e n'a cess&#233; de grandir dans son pays s'adoption. En 2000 est sorti son premier album solo, &#8220;A Sun Came&#8221;, qui porte en lui les pr&#233;misses d'un talent de composition alors en pleine expansion. &#8220;Enjoy your rabbit&#8221; (2001) dessine un crochet vers des sonorit&#233;s plus exp&#233;rimentales, &#224; bases de samples et de sons &#233;lectroniques. En compagnie de la &lt;strong&gt;Danielson Family&lt;/strong&gt;, il composera trois ans plus tard le superbe Seven Swans, plac&#233; sous le signe de la spiritualit&#233; et du recueillement. &lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/sufjan_stevens/seven_swans/reviews-1088.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lire la chronique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le &#8220;50 States Project&#8221;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2003, &lt;strong&gt;Sufjan Stevens&lt;/strong&gt; d&#233;cide de se lancer dans un projet d&#233;mesur&#233; : enregistrer un disque pour chacun des 50 Etats d'Am&#233;rique. Avant lui, &lt;strong&gt;Brian Wilson&lt;/strong&gt; s'&#233;tait impos&#233; le m&#234;me genre de cadre formel pour son album mythique &lt;i&gt;SMiLE&lt;/i&gt; (une travers&#233;e des Etats-Unis &#224; v&#233;lo avec des textes de &lt;strong&gt;Van Dyke Parks&lt;/strong&gt;). &#171; &lt;i&gt;Ce projet est un excellent contexte &#233;motionnel&lt;/i&gt; &#187;, explique t-il dans une interview avec le Cargo. &#171; &lt;i&gt;C'est un cadre de travail tr&#232;s construit, qui me sert de guide. Je peux exp&#233;rimenter avec les structures des chansons autant que je veux. Je ne pense pas que le cadre soit restrictif.&lt;/i&gt; &#187; A l'heure o&#249; j'&#233;cris ces lignes, &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; a d&#233;j&#224; travers&#233; deux Etats du Nord-Ouest, le Michigan et l'Illinois. R&#233;trospective.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&#8220;Greetings From Michigan, The Great Lake State&#8221; (2003)&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6213 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/michigancd-808b0.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 51.1 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Un disque intimiste et d&#233;licat, qui pose les fondements du son de l'artiste. &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; parle de sa r&#233;gion natale : de l'ext&#233;rieur, un &#233;tat du nord froid, en prise &#224; des probl&#232;mes de d&#233;peuplement et de ch&#244;mage ; sous la plume de l'auteur, un paysage plein de charme, avec ses zones d'ombre et de lumi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_6212 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:269px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L269xH482/michiganmap-94b51.jpg' width='269' height='482' alt='JPEG - 153.2 ko' style='height:482px;width:269px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;S'improvisant reporter, il dresse une carte de son p&#233;riple &#224; l'aide d'instantan&#233;s aux dimensions variables :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; panoramiques, pour capturer la richesse de la faune et la flore Michiganaise (une vraie m&#233;nagerie),
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; grand angle pour l'analyse de probl&#232;mes de soci&#233;t&#233; : le ch&#244;mage &#224; Flint, la solitude des personnes &#226;g&#233;es, le d&#233;labrement urbain de Detroit.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; des petites focales, plus adapt&#233;es au r&#233;cit de drames familiaux (la mort de parents et de conjoints).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Souvent, ces clich&#233;s sont d&#233;peints &#224; l'aide de portraits de personnages imaginaires, dont &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; raconte l'histoire &#224; la premi&#232;re personne, avec ambition (&#233;tant donn&#233;s la vari&#233;t&#233; et le nombre de sujets abord&#233;s), mais aussi humilit&#233;. Car son talent majeur r&#233;side certainement dans sa capacit&#233; &#224; &#233;prouver de la sympathie pour la douleur d'autrui. Le disque parle &#233;galement beaucoup de spiritualit&#233;, &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; s'interroge sur sa foi de chr&#233;tien dans des incantations &#224; Dieu (&#8220;Vito's Ordination&#8221;, &#171; Oh God, Where Are You Now &#187;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur cet album, &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; cumule les casquettes : auteur, compositeur, arrangeur, interpr&#232;te. Quelques musiciens viennent apporter une petite contribution mais il enregistre lui-m&#234;me presque tous les instruments : plus de vingts &#233;num&#233;r&#233;s dans les cr&#233;dits !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NOTE : l'&#233;dition vinyle de Michigan contient 6 morceaux additionnels non pr&#233;sents sur la version CD.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&#8220;Come On ! Feel The Illinoise !&#8221; (2005)&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6214 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:150px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/illinoiscd-5d655.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 56.5 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;cration. On reconna&#238;t imm&#233;diatement une continuit&#233; avec &#8220;Michigan&#8221;, dans la charte visuelle adopt&#233;e - pochette de disque peinturlur&#233;e fa&#231;on carte postale, tracklisting tonitruant et bard&#233; de titres aussi d&#233;lirants que longs - et sonore, les chansons reposant sur le trio habituel banjo-guitare-piano. Cependant, un cap est franchi. Le cadre formel (l'histoire locale de l'Illinois, ses figures h&#233;ro&#239;ques, sa g&#233;ographie) n'est qu'un pr&#233;texte pour exprimer ses sentiments de mani&#232;re distanci&#233;e (&#8220;John Wayne Gacy Jr&#8221;). Le g&#233;nie est l&#224;, indiscutablement : l'&#233;rudition rencontre la po&#233;sie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur cet album, de nombreux musiciens viennent pr&#234;ter main-forte &#224; &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt;, qui se concentre alors sur la composition et la chant, ce qui ne l'emp&#234;che pas de continuer &#224; jouer les hommes-orchestre. Les structures des morceaux deviennent tr&#232;s denses et complexes (le titre &#233;ponyme) et un choeur, &lt;strong&gt;The Illinoisemaker Choir&lt;/strong&gt;, vient donner la r&#233;plique &#224; sa voix claire ; les cuivres, toujours pr&#233;sents, sont cette fois accompagn&#233;s d'un quatuor &#224; cordes. Alors que &#8220;Michigan&#8221; &#233;tait empreint d'une sorte de m&#233;lancolie, de nostalgie, &#8220;Illinois&#8221; exhale le bonheur sous toutes ses formes. Le r&#233;sultat est &#233;poustouflant : dans cette explosion de sentiments, de l'introspection &#224; l'exaltation, &lt;strong&gt;Sufjan Stevens&lt;/strong&gt; parvient &#224; un degr&#233; de finesse incomparable dans son &#233;criture, qui sonne presque comme un aboutissement. Un chef d'oeuvre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anecdote : le Superman figurant sur la pochette originelle du disque a d&#251; &#234;tre supprim&#233;, suite &#224; des menaces de poursuites de la part de DC Comics pour violation de droits d'image. Les aficionados pourront cependant trouver le collector en vente sur Internet...&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&#8220;The God Love Bird&#8221;&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_6217 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:213px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L213xH162/woodpecker-27fd9.jpg' width='213' height='162' alt='JPEG - 66.3 ko' style='height:162px;width:213px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sujet : &#171; la d&#233;couverte d'une esp&#232;ce de piverts port&#233;e disparue dans l'Arkansas &#187;. Top vous avez trois-quarts d'heure. R&#233;actif, &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; enregistre en quelques semaines ce titre de commande pour une radio am&#233;ricaine, peu de temps apr&#232;s la sortie de l'album &#8220;Illinois&#8221;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://anon.npr-mp3.speedera.net/anon.npr-mp3/atc/20050706_atc_godbird.mp3&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Mp3 &#224; t&#233;l&#233;charger ici.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un album entier sur l'Arkansas n'est pas pr&#233;vu pour tout de suite ; &lt;strong&gt;Sufjan&lt;/strong&gt; se serait para&#238;t-il lanc&#233; dans l'Oregon, Etat de la C&#244;te Ouest. &#171; &lt;i&gt;Les plus majestueux paysages des Etats-Unis&lt;/i&gt; &#187;, confie t-il au Guardian, &#171; &lt;i&gt;Rocailleux et sablonneux, tr&#232;s agressifs mais aussi tr&#232;s sereins. l'Oregon, c'est la Grande Fronti&#232;re, celle que tout un peuple a travers&#233;e pour s'installer et conqu&#233;rir un pays.&lt;/i&gt; &#187; Le monsieur aurait &#233;galement commenc&#233; &#224; se documenter sur le New Jersey et Rhodes Island... On attend tout cela de pied ferme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/sufjanstevens/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&gt; acc&#233;dez ici &#224; la pr&#233;sentation du dossier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ladytron</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/ladytron/witching-hour/article2409.html</link>
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		<dc:date>2005-11-07T00:50:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>yves</dc:creator>



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&lt;p&gt;Au fond, posons-nous la question. Qu'est-ce que la cr&#233;dibilit&#233; artistique ? Une forme de p&#233;rennit&#233; ? La capacit&#233; &#224; se renouveler, quitte &#224; larguer en cours de route des paquets de fans s&#233;dentaires ? Ou bien, de mani&#232;re plus cynique, parvenir &#224; &#234;tre suffisamment consensuel pour s'attirer les louanges d'une majeure partie de la presse ? Un peu de tout &#231;a sans aucun doute. Toutes ces questions m&#233;taphysiques devaient certainement &#234;tre le cadet des soucis de Ladytron quand le groupe s'est form&#233; en 1998 &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton2409-88546.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff2409-24a4d.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton2409-88546.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au fond, posons-nous la question. Qu'est-ce que la cr&#233;dibilit&#233; artistique ? Une forme de p&#233;rennit&#233; ? La capacit&#233; &#224; se renouveler, quitte &#224; larguer en cours de route des paquets de fans s&#233;dentaires ? Ou bien, de mani&#232;re plus cynique, parvenir &#224; &#234;tre suffisamment consensuel pour s'attirer les louanges d'une majeure partie de la presse ? Un peu de tout &#231;a sans aucun doute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes ces questions m&#233;taphysiques devaient certainement &#234;tre le cadet des soucis de &lt;strong&gt;Ladytron&lt;/strong&gt; quand le groupe s'est form&#233; en 1998 &#224; Liverpool. Ou plus exactement dans un train Bulgare (&#231;a fait tout de suite plus branch&#233; dans une bio), lorsque les DJs &lt;strong&gt;Daniel Hunt&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Reuben Wu&lt;/strong&gt; rencontrent leurs muses andro&#239;des, &lt;strong&gt;Helen Marnie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mira Aroyo&lt;/strong&gt;. Les deux comp&#232;res, plut&#244;t malins, mettent alors au point une sorte de combo electroclash &#224; succ&#232;s, version &#171; mode &#187; et &#233;dulcor&#233;e de la r&#233;gression Punk, puisant dans un imaginaire r&#233;trofuturiste. La musique est minimaliste, s&#232;che comme un coup de trique, le visuel, tr&#232;s &#171; cyber 80's &#187;, ringard juste ce qu'il faut pour lancer une mode : &#224; coups de beats &#233;triqu&#233;s et de synth&#233;s balai-dans-le-cul, Ladytron se taille un joli succ&#232;s avec leur premier album &lt;i&gt;604&lt;/i&gt;. La d&#233;route survient sur le second, celui qui n'aurait evidemment jamais d&#251; voir le jour ; &lt;strong&gt;Ladytron&lt;/strong&gt; n'aurait pas d&#251; pr&#233;tendre &#224; &#234;tre autre chose que ce qu'elle &#233;tait, une petite distraction &#224; consommation rapide pour bobos d&#233;cadents. Car si fortement ancr&#233;e dans une &#233;poque, la musique se ringardise, irr&#233;m&#233;diablement dat&#233;e. Avec le recul, on se dit que les deux DJs auraient certainement gagn&#233; &#224; se reconvertir en producteurs de tubes &#224; combustion rapide. Mais non, la sorte de canular semi-avou&#233; qu'&#233;tait le projet Ladytron a finalement raison de leurs pr&#233;tentions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin ? Pas vraiment. 3 ans passent, juste ce qu'il faut pour se faire oublier et remonter sur le ring avec l'envie d'en d&#233;coudre. On craint alors la resu&#231;&#233;e merdique, soubresaut malvenu d'un &#226;ge d'or poussi&#233;reux vers lequel on s'autorise en cachette quelques r&#233;miniscences coupables. Mais... quel plaisir rare et vivace de s'apercevoir que ce retour, dont on n'attendait strictement rien, s'av&#232;re parfaitement g&#233;nial.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Dans Ladytron, il y a Lady.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, les performances de &lt;strong&gt;Helen Marnie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Mira Aroyo&lt;/strong&gt; se voulaient asexu&#233;es, artificielles, glaciales. Il aura fallu attendre ce nouvel album &lt;i&gt;Witching Hour&lt;/i&gt; pour que fleurisse avec gr&#226;ce la f&#233;minit&#233; des deux chanteuses : premi&#232;rement, en contemplant la pochette, d'un go&#251;t classieux, et deuxi&#232;mement, en &#233;coutant leurs voix de velours, sorte de r&#233;ponse crois&#233;e &#224; un &lt;strong&gt;Broadcast&lt;/strong&gt; tourn&#233; aujourd'hui vers un minimalisme noisy. Les vocalises des demoiselles ont gagn&#233; du corps et de la rondeur (White Light Generation, All The Way), se drapent d'une sensualit&#233; troublante (Soft Power) &#224; des kilom&#232;tres de la raideur plastique sculpt&#233;e par leurs deux Pygmalions.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Course-poursuite en Light-cycle.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le son a lui aussi mut&#233;, pris du volume. Les organes bio de Ladytron, &#233;touff&#233;s, atrophi&#233;s par l'absence d'activit&#233; se d&#233;lient, brisent leur corset rigide de circuits &#233;lectroniques : moment de gr&#226;ce pendant lequel la Machine se d&#233;couvre une &#226;me. &#8220;High Rise&#8221; plonge le &lt;strong&gt;Ladytron&lt;/strong&gt; d'antan, statique, dans un ab&#238;me vertigineux ; sur ce contre-la-montre, la guitare et la batterie se tirent la bourre en moto-lumi&#232;re. Tout aussi supersonique, &#8220;Sugar&#8221; s'oriente vers un rock nerveux et brutal, compens&#233; par des morceaux d'une souplesse de f&#233;lin (&#8220;Last One Standing&#8221;, &#8220;All The Way&#8221;). Outre le retournage de veste r&#233;ussi, c'est la constance, l'&#233;quilibre artistique de &lt;i&gt;Witching Hour&lt;/i&gt; qui impressionne. Tous les morceaux se fendent d'une esp&#232;ce d'aura lumineuse et glac&#233;e, froide mais d&#233;finitivement plus humaine. Cet album, lui, n'aurait pas vol&#233; de s'appeller &lt;i&gt;Light &amp; Magic&lt;/i&gt;, car c'est exactement ce qu'il est : irradiant une lumi&#232;re bor&#233;ale, et d'un charme surnaturel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus besoin de se cacher pour grignoter, la mine coupable, ce &lt;i&gt;Witching Hour&lt;/i&gt;, comme on aura pu le faire sur les roboteries sucr&#233;es auquel le groupe nous a habitu&#233;s. Ladytron a renonc&#233; &#224; la pose, et sa spontan&#233;it&#233; a toute les allures du talent. A consommer sans mod&#233;ration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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