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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Lisa Germano</title>
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&lt;p&gt;DEBARQUEE Le dernier album en date de Lisa Germano, Lullaby For Liquid Pig, avait laiss&#233; l'image d'une femme en proie aux tourments et aux doutes, sentiments somme toute l&#233;gitimes compte tenu de sa situation d'alors : d&#233;barqu&#233;e par 4AD, elle ne gardait un pied dans le showbiz que par l'entremise des amis (Giant Sand pour le projet OP8, Eels en tant que violoniste et multi-instrumentiste), contrainte de se r&#233;fugier dans un relatif anonymat comme vendeuse derri&#232;re le comptoir d'une librairie de L.A. (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;DEBARQUEE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le dernier album en date de Lisa Germano, &lt;i&gt;Lullaby For Liquid Pig&lt;/i&gt;, avait laiss&#233; l'image d'une femme en proie aux tourments et aux doutes, sentiments somme toute l&#233;gitimes compte tenu de sa situation d'alors : d&#233;barqu&#233;e par 4AD, elle ne gardait un pied dans le showbiz que par l'entremise des amis (&lt;strong&gt;Giant Sand&lt;/strong&gt; pour le projet &lt;strong&gt;OP8&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Eels&lt;/strong&gt; en tant que violoniste et multi-instrumentiste), contrainte de se r&#233;fugier dans un relatif anonymat comme vendeuse derri&#232;re le comptoir d'une librairie de L.A. Ses penchants pour l'alcool ou la mort de Miamo Tutti (son chat favori), avait fini de colorer le disque de gris, proposant une palette sonore bien plus rugueuse et complexe que celle du tr&#232;s lisse &lt;i&gt;Slide&lt;/i&gt;, paru cinq ans auparavant. Trois ans plus tard, on ne peut que se r&#233;jouir que l'ex-&lt;strong&gt;Swans&lt;/strong&gt;, et patron de Young God Records, Michael Gira, la recueille dans son giron et lui offre la possibilit&#233; de sortir &lt;i&gt;In The Maybe World&lt;/i&gt;, septi&#232;me album doux-amer, &#224; la m&#233;lancolie rampante.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;ABSENCE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'introductif &#171; The Day &#187; installe le disque dans un registre plus apais&#233; que son pr&#233;decesseur, et marque le retour &#224; une instrumentation plus basique : piano et voix, tout juste soutenus par quelques arp&#232;ges de guitares ou d'&#233;parses touches de cordes. D&#233;j&#224; se dessine une th&#233;matique, celle de l'absence, que Lisa s'applique &#224; scruter sous toutes ses coutures : peur de l'abandon (&#171; The Day &#187;) ou constat de solitude (&#171; Too Much Space &#187;), errance et d&#233;prime (&#171; Moon In Hell &#187;) ou souvenir des &#234;tres disparus, la chanteuse parvient &#224; &#233;mouvoir sans jamais verser dans une d&#233;bauche d'effets larmoyants. &lt;i&gt;In The Maybe World &lt;/i&gt;reste mesur&#233; et pudique, au risque peut-&#234;tre parfois de donner une impression de distance, de froideur, tant la voix de Germano ne cherche pas &#224; surjouer, ni &#224; prendre le pas sur les instruments. C'est tout &#224; son honneur, puisqu'apr&#232;s tout, ce trait de caract&#232;re n'a jamais &#233;t&#233; sa marque de fabrique et permet de laisser les ambiances envelopper l'auditeur sans qu'il ne soit trop &#233;touff&#233; par les parties chant&#233;es. Ainsi l'Am&#233;ricaine est capable d'un enchanteur &#171; In The Land Of Fairies &#187;, petite comptine inqui&#233;tante et fascinante &#224; la fois, qui repose en grande partie sur le mariage parfait de ses voix et des instruments, et le fait que ni l'un ni l'autre ne cherche &#224; tirer la couverture &#224; soi.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;ESQUISSE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes on pourra lui reprocher de nous donner qu'une petite demi-heure de musique, restant parfois plus au niveau de l'esquisse que de la composition approfondie (les tr&#232;s courts &#171; Wire &#187; ou &#171; The Day &#187;), n&#233;anmoins c'est aussi ce qui fait le charme d'&lt;i&gt;In The Maybe World&lt;/i&gt;, incitant la curiosit&#233;, suscitant la r&#233;-&#233;coute imm&#233;diate. En bonne et discr&#232;te compagnie (Johnny Marr des &lt;strong&gt;Smiths&lt;/strong&gt; &#224; la guitare, Sebastian Steinberg de &lt;strong&gt;Soul Coughing&lt;/strong&gt; et Joey Waronker, actuel batteur de &lt;strong&gt;R.E.M.&lt;/strong&gt;, en guise de section rythmique), Lisa Germano d&#233;cline ses talents en plusieurs tons, se permettant m&#234;me un titre &#233;ponyme un peu plus enlev&#233; et accrocheur que le reste, pour un r&#233;sultat qui ne d&#233;parerait gu&#232;re sur le &lt;i&gt;Electro-shock Blues&lt;/i&gt; du &lt;strong&gt;Eels&lt;/strong&gt;de la grande &#233;poque. Nostalgique ou cafardeux, fragile ou au contraire remont&#233;e (&#171; Red Thread &#187; et ses refrains susurr&#233;s &#171; &lt;i&gt;go to hell... fuck you&lt;/i&gt; &#187;), Lisa Germano accouche d'un album habit&#233;, voire hant&#233;. Car outre la pr&#233;sence de f&#233;es myst&#233;rieuses, et le souvenir de Miamo Tutti (&#171; Golden Cities &#187;), on y croise aussi d'autres fant&#244;mes, anonymes pour la plupart, mais pas toujours : ainsi &#171; Except For The Ghosts &#187;, poignant hommage &#224; Jeff Buckley, &#226;me solitaire perdue en mer (&#171; &lt;i&gt;alone in the sea&lt;/i&gt; &#187;), que Lisa traite comme le reste de ses morceaux, de mani&#232;re retenue et touchante &#224; la fois, fragile et gracieuse. &lt;i&gt;In The Maybe World &lt;/i&gt;confirme le talent de songwriter, mais rappelle surtout &#224; notre souvenir la richesse et la singularit&#233; de l'univers de Ms Germano, un bonheur dont il serait bien dommage de se passer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Asobi Seksu</title>
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&lt;p&gt;Dreampop universelle Apr&#232;s un premier album pass&#233; inaper&#231;u de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique, Asobi Seksu, groupe new-yorkais &#224; chanteuse nippone, ne compte pas baisser les bras, au contraire, il enfonce le clou avec Citrus, &#224; la dreampop plus affirm&#233;e, pr&#234;t &#224; conqu&#233;rir l'Europe sur la foi de critiques enthousiastes de la part de la presse am&#233;ricaine. Pass&#233;e l'anecdotique mention &#171; dreampop universelle &#187; qui ornait d&#233;j&#224; la pochette de leur premier effort &#233;ponyme, on est confront&#233; &#224; une musique ouvertement pop (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Dreampop universelle&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un premier album pass&#233; inaper&#231;u de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique, &lt;strong&gt;Asobi Seksu&lt;/strong&gt;, groupe new-yorkais &#224; chanteuse nippone, ne compte pas baisser les bras, au contraire, il enfonce le clou avec &lt;i&gt;Citrus&lt;/i&gt;, &#224; la dreampop plus affirm&#233;e, pr&#234;t &#224; conqu&#233;rir l'Europe sur la foi de critiques enthousiastes de la part de la presse am&#233;ricaine. Pass&#233;e l'anecdotique mention &#171; dreampop universelle &#187; qui ornait d&#233;j&#224; la pochette de leur premier effort &#233;ponyme, on est confront&#233; &#224; une musique ouvertement pop et m&#233;lodique, sur fond de guitares brouillonnes, dignes de &lt;strong&gt;My Bloody Valentine&lt;/strong&gt; (et ce d&#232;s l'introduction de &#171; Strawberries &#187;, six cordes au vibrato des plus flottants). Une impression renforc&#233;e par la production de Chris Zane (d&#233;j&#224; crois&#233; sur le &lt;i&gt;Televise&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Calla&lt;/strong&gt;) qui d&#233;marque &lt;i&gt;Citrus&lt;/i&gt; de son pr&#233;decesseur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Reverb&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La voix de Yuki, alternant l'usage de l'anglais avec sa langue maternelle, semble plus assur&#233;e et b&#233;n&#233;ficie d'arrangements plus efficaces, jouant &#224; fond la carte de la reverb pour encore plus inscrire les morceaux dans le son si caract&#233;ritique des groupes du d&#233;but des 90's. Son timbre fragile (qui rappelle parfois celui d'Amanda Gomez, chanteuse de &lt;strong&gt;Saloon&lt;/strong&gt;) se marie de la meilleure mani&#232;re aux distorsions brumeuses de tubes tels &#171; New Years &#187; ou &#171; Thursday &#187;. Cette derni&#232;re ajoute une rythmique irresistible, qui lorgne du c&#244;t&#233; d'&lt;strong&gt;Interpol&lt;/strong&gt;, avouant un penchant pour plus marqu&#233;e pour les ann&#233;es 80, tendance que l'on retrouve sur l'intro de basse de &#171; Strings &#187;, aux parfums de &lt;strong&gt;New Order&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Multi-orgasmique&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'album se d&#233;roule &#224; vitesse grand V, encha&#238;nant les m&#233;lodies catchy sur un tempo soutenu, en proposant un fond sonore touffu. Le groupe joue autant sur les riches effets de synth&#233; (tr&#232;s &lt;i&gt;Loveless&lt;/i&gt;) de &#171; Pink Cloud Tracing Paper &#187; ou du tr&#233;pidant final &#171; Mizu Asobi &#187;, que sur des murs de sons cr&#233;&#233;s par les guitares de James Hannah. Ainsi sur l'imposant &#171; Red Sea &#187;, il passe d'un staccato &#224; la &lt;strong&gt;Slowdive&lt;/strong&gt;, tout en delay, &#224; une explosion impressionnante, pr&#233;texte &#224; un final chaotique digne du post-rock d'un &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Asobi Seksu&lt;/strong&gt;, que l'on traduirait par &#171; sympathique partie de jambes en l'air &#187; se fend d'un disque qui justifie son nom : &lt;i&gt;Citrus&lt;/i&gt; est un moment l&#233;ger, d&#233;licieux et multi-orgasmique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Isles</title>
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&lt;p&gt;SAISON Il n'y a plus de saisons ma pauvre dame ! Le climat ne sait plus o&#249; il en est, et le march&#233; de la musique en fait de m&#234;me : et si &#171; le &#187; disque de l'&#233;t&#233; ne sortait qu'&#224; l'automne ? Car &#224; l'&#233;coute de ce premier album de The Isles, il y a de quoi se poser la question. Une pop l&#233;g&#232;re et ensoleill&#233;e, des m&#233;lodies qui restent en t&#234;te (sans m&#234;me parler du palmier sur le CD lui-m&#234;me !), un petit c&#244;t&#233; doux-amer qui donne envie de rouler les vitres descendues, les cheveux au vent en se laissant bercer par les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/albums/rubrique1.html" rel="directory"&gt;albums&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;SAISON&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a plus de saisons ma pauvre dame ! Le climat ne sait plus o&#249; il en est, et le march&#233; de la musique en fait de m&#234;me : et si &#171; le &#187; disque de l'&#233;t&#233; ne sortait qu'&#224; l'automne ? Car &#224; l'&#233;coute de ce premier album de &lt;strong&gt;The Isles&lt;/strong&gt;, il y a de quoi se poser la question. Une pop l&#233;g&#232;re et ensoleill&#233;e, des m&#233;lodies qui restent en t&#234;te (sans m&#234;me parler du palmier sur le CD lui-m&#234;me !), un petit c&#244;t&#233; doux-amer qui donne envie de rouler les vitres descendues, les cheveux au vent en se laissant bercer par les refrains de &#171; Major Arcana &#187;, premier titre lumineux de &lt;i&gt;Perfumed Lands&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;BRITPOP&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais avant tout, chez &lt;strong&gt;The Isles&lt;/strong&gt;, il y a la voix d'Andrew Geller hant&#233;e par le spectre du Moz, puis une pop-music s'appuyant sur des accords de guitare acoustique, &#233;toff&#233;s de quelques arp&#232;ges amplifi&#233;s, qui lorgne vers les &lt;strong&gt;Smiths&lt;/strong&gt; donc, et vers leurs h&#233;ritiers de la premi&#232;re moiti&#233; des 90's : toute cette vague britpop tomb&#233;e en d&#233;su&#233;tude, celle des &lt;strong&gt;Bluetones&lt;/strong&gt; et autres &lt;strong&gt;Gene&lt;/strong&gt;. On pourrait d'ailleurs penser que ces &#238;les sont une r&#233;f&#233;rence aux &#238;les britanniques, et pourtant, ces gens l&#224; nous viennent de New York, le tout sign&#233; sur l'un des plus prestigieux label de Manchester ! Mais &#224; la diff&#233;rence de &lt;strong&gt;Gene&lt;/strong&gt;, on ne pourra pas taxer nos Am&#233;ricains de vulgaires pilleurs d'antiquit&#233;s, car une fois cette voix assimil&#233;e, les plans guitares de Ben Haberland se d&#233;marquent de la virtuosit&#233; de Johnny Marr, et surtout, les chansons de &lt;strong&gt;The Isles&lt;/strong&gt; n'ont pas cette &#171; grandeur &#187;, certes parfois aga&#231;ante, mais aussi si touchante, qu'exhalaient naturellement les compositions des &lt;strong&gt;Smiths&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;EFFLUVES&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les influences sont rapidement d&#233;pass&#233;es, &lt;i&gt;Perfumed Lands&lt;/i&gt; souffre n&#233;anmoins d'un manque de relief certain. Car m&#234;me si le groupe tente parfois de sugg&#233;rer quelques changements de direction (ainsi les timides inflexions ska de &#171; Summer Loans &#187; ou &#171; Tropical Lamby &#187; que l'on imaginerait ais&#233;ment sur un album de &lt;strong&gt;The Coral&lt;/strong&gt;), il faut reconna&#238;tre que les chansons de &lt;strong&gt;The Isles&lt;/strong&gt; sont souvent difficiles &#224; diff&#233;rencier et ont tendance &#224; &#234;tre oubli&#233;es d&#232;s que l'on passe &#224; la piste suivante. Reste ce sentiment bien ancr&#233; dans le pr&#233;sent, ce plaisir jubilatoire parfois renforc&#233; par une ligne de basse plus pr&#233;sente (&#171; Flying Under Cheap Kites &#187; ou &#171; Eve Of The Battle &#187; qui donnent l'impression d'avoir affaire &#224; un &lt;strong&gt;Interpol&lt;/strong&gt; light et acoustique), celui de dodeliner de la t&#234;te, de taper du pied en se laissant emporter par une l&#233;g&#232;re brise. Que demander de plus ? Apr&#232;s tout, si l'on recherche cette griserie passag&#232;re, pourquoi s'en priver ! &lt;i&gt;Perfumed Lands &lt;/i&gt;est une effluve vaporeuse qui se dissipe rapidement : ses senteurs sont charmeuses mais ont vite fait de se perdre dans le vent. On vous aura pr&#233;venu, ces disques de l'&#233;t&#233; ne doivent durer qu'une saison et repr&#233;senter la bande-son parfaite de la d&#233;compression, loin des tumultes de la vie urbaine. En ce sens &lt;strong&gt;The Isles&lt;/strong&gt; remporte facilement son pari. Apr&#232;s si vous cherchez un peu plus de mati&#232;re, une lecture, m&#234;me distraite, de ce petit texte devrait vous donner quelques pistes...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VA</title>
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&lt;p&gt;C'est un peu fatigu&#233;s, mais motiv&#233;s, que nous abordons cette derni&#232;re journ&#233;e, qui s'annonce bien remplie ! Cette ann&#233;e les Eurock&#233;ennes ont choisi de mettre la ville de Montr&#233;al &#224; l'honneur, en pr&#233;sentant un plateau color&#233; couvrant la large palette sonore de l'effervescente sc&#232;ne qu&#233;becoise. De quoi nous donner encore plus de c&#339;ur &#224; l'ouvrage, m&#234;me si les seuls noms de Mogwai, Sigur R&#243;s ou Cult Of Luna suffisaient d&#233;j&#224; &#224; notre plaisir ! Retour de licorne Alors que certains curieux, attir&#233;s par un patronyme (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/lives/rubrique2.html" rel="directory"&gt;lives&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton3644-41eed.jpg&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L148xH150/artoff3644-3d865.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton3644-41eed.jpg'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un peu fatigu&#233;s, mais motiv&#233;s, que nous abordons cette derni&#232;re journ&#233;e, qui s'annonce bien remplie ! Cette ann&#233;e les Eurock&#233;ennes ont choisi de mettre la ville de Montr&#233;al &#224; l'honneur, en pr&#233;sentant un plateau color&#233; couvrant la large palette sonore de l'effervescente sc&#232;ne qu&#233;becoise. De quoi nous donner encore plus de c&#339;ur &#224; l'ouvrage, m&#234;me si les seuls noms de &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sigur R&#243;s &lt;/strong&gt;ou &lt;strong&gt;Cult Of Luna &lt;/strong&gt;suffisaient d&#233;j&#224; &#224; notre plaisir !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Retour de licorne&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors que certains curieux, attir&#233;s par un patronyme fleuri, sont all&#233;s d&#233;couvrir la musique quelque peu &#8220;charg&#233;e&#8221; des &lt;strong&gt;My Baby Wants To Eat Your Pussy&lt;/strong&gt;, nous avons pr&#233;f&#233;r&#233; squatter le Chapiteau (dans un &#233;tat de plus en plus d&#233;labr&#233; en ce troisi&#232;me jour, et ce en d&#233;pit du travail efficace des &#233;quipes de nettoyage : certains d&#233;tritus sont tout bonnement incrust&#233;s dans le sol !) pour y voir les &lt;strong&gt;Islands&lt;/strong&gt;. Fond&#233; sur les cendres des &lt;strong&gt;Unicorns&lt;/strong&gt;, le groupe, originaire de l'ouest du Canada, a pos&#233; en 2003 ses valises sur les rives du St Laurent, conscient du potentiel artistique de la m&#233;tropole francophile. C'est tout v&#234;tu de blanc que les huit musiciens passent en revue les titres de leur r&#233;cent premier album &#233;ponyme, dans une ambiance l&#233;g&#232;re et bon enfant. Peut-&#234;tre un peu trop justement, car en d&#233;pit des efforts de Nick Diamonds, qui re&#231;oit m&#234;me le renfort d'un fabuleux pied de micro termin&#233; par une main de mannequin, les morceaux d'&lt;strong&gt;Islands&lt;/strong&gt; caressent sans jamais aller plus loin : une musique de l'instant qui manque de profondeur dans son interpr&#233;tation sc&#233;nique. Dommage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;M&#232;re-perruche&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Rien &#224; voir avec le spectacle qui se met en place &#224; la Plage, o&#249; Annie-Claude, chanteuse-hurleuse des &lt;strong&gt;Duchess Says &lt;/strong&gt;se met en condition pour prendre d'assaut le petit groupe de curieux amass&#233;s devant la sc&#232;ne, en vidant sur sa t&#234;te le contenu d'une canette de bi&#232;re ! On a du mal &#224; imaginer que dans le civil, cette sauvageonne est secr&#233;taire m&#233;dicale dans une maison de retraite ! Au son d'une basse satur&#233;e, de ligne de clavier cradingues (un crit&#232;re r&#233;current chez ces groupes montr&#233;alais), et d'une rythmique qui castagne, la jeune femme sort ses tripes, sautant d'un c&#244;t&#233; &#224; l'autre, proie &#224; d'inqui&#233;tants spasmes : une version bien plus effrayante et noisy que ce que le groupe avait d&#233;j&#224; propos&#233; sur un premier EP, sorti en d&#233;but d'ann&#233;e, intitul&#233; &lt;i&gt;Novi&#231;iat M&#232;re-Perruche &lt;/i&gt;(car toute cette troupe de frappadingue se r&#233;clame de la Sainte &#233;glise de la M&#232;re Perruche... tout un programme !). Les influences sont &#224; chercher du c&#244;t&#233; de &lt;strong&gt;Suicide&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Sonic Youth&lt;/strong&gt;, ou d'une sc&#232;ne noise-indus de la fin des 80's. Grosse claque de cette troisi&#232;me journ&#233;e, la prestation de &lt;strong&gt;Duchess Says&lt;/strong&gt; impressionne autant pour le charisme et la folie de sa chanteuse (les pieds nus, en guenilles, et qui ne pourra pas se retenir de plonger dans la foule pour un crowd-surfing d'anthologie !), que pour la puissance de ses compositions. La d&#233;flagration sonore des vrombissements de distorsion, fluctuant au gr&#232; des p&#233;pins techniques (un clavier r&#233;cup' transform&#233; en guitare et dont les touches tombent en miettes !), cr&#233;e une impression de chaos sombre qui tranche avec l'atmosph&#232;re ensoleill&#233;e et caniculaire de ce dimanche apr&#232;s-midi. Le sable de la Plage se transforme en curieux dancefloor, car &#224; l'instar d'un groupe comme &lt;strong&gt;Le Tigre&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;Duchess Says&lt;/strong&gt; savent comment faire groover la foule &#224; grand coup de m&#233;lodies synth&#233;tiques sur beats hypnotiques. On pense &#224; leurs comp&#232;res des &lt;strong&gt;Georges Leningrad&lt;/strong&gt; qui auraient laiss&#233; de c&#244;t&#233; l'attirail kitsch pour privil&#233;gier le terrorisme sonore sans pour autant n&#233;gliger le potentiel tubesque des chansons. Sans compter que le quatuor ne se repose pas uniquement sur ses machines : quand Ismael ne triture pas son clavier Moog, il nous laisse admirer son t-shirt Van Halen en empoignant une Gibson SG dont il laisse sortir des sons tout aussi efficaces. Vraiment, le groupe s'impose comme l'une des r&#233;velations de ces Eurock&#233;ennes 2006, et c'est avec impatience que l'on attend leur album &#224; para&#238;tre l'an prochain !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Oiseaux courageux&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;La furie bruyante du combo qu&#233;becois &#224; peine quitt&#233;e, qu'il faut d&#233;j&#224; acc&#233;l&#233;rer le pas histoire de ne pas rater le d&#233;but du concert de &lt;strong&gt;Dominique A&lt;/strong&gt;. Et m&#234;me si l'on ne s'attend pas &#224; en prendre plein la t&#234;te comme lors de ces 50 derni&#232;res minutes, c'est avec une certaine impatience que l'on guette la venue de M.An&#233;. En effet, son &lt;i&gt;Tout sera comme avant &lt;/i&gt;avait d&#233;&#231;u les amateurs de la face sombre et plut&#244;t aride du chanteur, en privil&#233;giant les arrangements grandiloquents de Gecko (responsable des cordes chez les r&#233;cents &lt;strong&gt;Bashung&lt;/strong&gt;). C'est donc avec quelques r&#233;serves que nous avions abord&#233; son successeur, &lt;i&gt;L'Horizon&lt;/i&gt;, d&#233;barqu&#233; en d&#233;but d'ann&#233;e. Mais d&#232;s l'ouverture du disque, sur un magnifique titre &#233;ponyme, les r&#233;serves &#233;taient oubli&#233;es, peut-&#234;tre gr&#226;ce aux formidables guitares d'Olivier Mellano (fid&#232;le complice sur la route et homme du projet musical &lt;strong&gt;Mobiil&lt;/strong&gt;). C'est d'ailleurs en sa compagnie que le grand Dominique d&#233;barque sur la sc&#232;ne du chapiteau (on remarque aussi J&#233;r&#244;me Bensoussan &#224; l'arri&#232;re plan, &#224; la clarinette, musicien d&#233;j&#224; aper&#231;u aux c&#244;t&#233;s de &lt;strong&gt;Superflu &lt;/strong&gt;ou &lt;strong&gt;Miossec&lt;/strong&gt;) et ent&#226;me sa prestation sur un impeccable encha&#238;nement de &#171; La Pleureuse &#187;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;et d'une version muscl&#233;e de &#171; La Peau &#187;. Globalement, le concert confirme la tendance plus rock de ce dernier album, en t&#233;moigne une formidable relecture bruitiste du c&#233;l&#232;bre &#171; Courage des oiseaux &#187;. H&#233;sitant entre la bonne humeur (jovial &#171; Dans un camion &#187;) et la m&#233;lancolie (sublime &#171; Le Commerce de l'eau &#187;), &lt;strong&gt;Dominique A&lt;/strong&gt; nous aura combl&#233;s avec une prestation certes ramass&#233;e (une petite heure) mais execut&#233;e avec une grande classe en d&#233;pit des relents de soundsystem qui venaient couvrir parfois, les passages les plus calmes du set.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Top of the Pops&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas le temps de voir M.Argos, ras&#233; de pr&#232;s, et son &lt;strong&gt;Art Brut &lt;/strong&gt;entrer sur sc&#232;ne au son d'&lt;strong&gt;AC/DC&lt;/strong&gt;, ni de rester pour subir la pop molassonne des &#233;cossais d'&lt;strong&gt;Aberfeldy&lt;/strong&gt;, car nous sommes attendus par Miss Hardy et son batteur, venus donner un unique concert fran&#231;ais de &lt;strong&gt;Giant Drag&lt;/strong&gt;. Une petite demi-heure &#224; rire avec ces deux Am&#233;ricains, &#224; les voir les premiers &#233;tonn&#233;s du petit succ&#232;s que rencontre le groupe en ce moment, et &#224; savourer les commentaire salaces d'Annie, que nous voil&#224; repartis pour le Chapiteau, histoire de retrouver &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt;, trois mois apr&#232;s un concert d&#233;cevant donn&#233; &#224; Clermont-Ferrand. C'est au son du &#171; Bad Weekend &#187; d'&lt;strong&gt;Art Brut &lt;/strong&gt;que nous nous frayons un chemin : &#171; &lt;i&gt;Art Brut ? Top of the Pops ! Archive ? Top of the Pops ! Mogwai ? Top of the Pops !&lt;/i&gt; &#187; etc... On a beau dire ce que l'on veut de ce groupe, que musicalement il ne va pas chercher bien loin, que ses membres ne savent pas s'habiller, ou bien qu'il compte quand m&#234;me le cousin du leader de feu-&lt;strong&gt;Stiltskin&lt;/strong&gt; dans ses rangs : qu'importe, Eddie Argos &#233;crit des chansons &#224; mourir de rire et fait preuve sur sc&#232;ne d'un humour communicatif !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Diaboliques&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En avril dernier, nos Glaswegians favoris avaient pr&#233;sent&#233; leur dernier n&#233; &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/mogwai/mr_beast/reviews-3328.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Mr Beast&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; sur quelques sc&#232;nes fran&#231;aises. Nous avions appr&#233;ci&#233; la d&#233;marche du groupe qui, sur toute la tourn&#233;e, avait largement pass&#233; en revue son r&#233;pertoire, les r&#233;cents &#171; Friend Of The Night &#187; ou &#171; Glasgow Mega Snake &#187; c&#244;toyant les classiques de &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt;, tels &#171; Summer &#187; ou &#171; Mogwai Fear Satan &#187;. Malheureusement, certains arrangements (trop de claviers, voix tr&#232;s approximatives), une pr&#233;sence sc&#233;nique des plus passives (on se souvient de Stuart Braithwaite qui &#224; une &#233;poque, pas si lointaine, semblait poss&#233;d&#233; par ses d&#233;luges de larsens, et victime de convulsions mena&#231;antes), et un ing&#233; son sans saveur (moins d'aggressivit&#233; certes, mais aucun relief : le comble pour une telle musique !) nous avaient laiss&#233;s perplexes. C'est dans des conditions diff&#233;rentes que nous d&#233;couvrons ce soir le groupe, alors que le soleil descend doucement sur le Malsaucy, et que le chapiteau est plut&#244;t bien rempli. Moins bien plac&#233; qu'&#224; l'accoutum&#233;e, on ne pourra se concentrer cette fois-ci que sur la musique. Que demander de mieux qu'un set qui commence par &#171; New Paths To Helicon (pt I) &#187; ? Les moments les plus calmes obligent &#224; tendre l'oreille - ou &#224; &#234;tre exc&#233;d&#233; par ses voisins trop peu attentifs - , les passages plus bruyants prennent des allures d'apocalypse ! Le choix des titres jouent pour beaucoup dans l'appr&#233;ciation de la prestation du combo &#233;cossais : d'un c&#244;t&#233; les singles r&#233;cents inoffensifs (&#171; Hunted By A Freak &#187;, &#171; Travel Is Dangerous &#187; avec Barry Burns au chant), de l'autre les br&#251;lots post-rock que sont &#171; Ithica 27phi9 &#187;, &#171; Mogwai Fear Satan &#187; ou l'embl&#233;matique &#171; Summer &#187;. Comble du culot, le groupe s'autorise un rappel, alors qu'il ne reste qu'une poign&#233;e de minutes &#224; l'horloge pour boucler le concert, pour mettre le Chapiteau K.O. debout avec un &#171; My Father, My King &#187; d'anthologie ! 20 diaboliques minutes r&#233;p&#233;titives (dont 5 de pure folie noisy !) qui font tanguer la salle comme un immense bateau &#224; la d&#233;rive. Enorme ! On quitte la salle en titubant, heureux d'avoir retrouv&#233; le &lt;strong&gt;Mogwai &lt;/strong&gt;d'antan,au sommet de sa forme.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;G&#226;chis&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les quelques notes d'&lt;strong&gt;Archive &lt;/strong&gt;gl&#226;n&#233;es sur le trajet entre le Chapiteau et la Plage nous conforte dans l'id&#233;e que ce groupe n'a plus grand chose &#224; offrir : l'&#233;poque &lt;i&gt;Londinium &lt;/i&gt;semble bien loin. Car m&#234;me si sur sc&#232;ne les nouvelles voix du groupe tentent de se r&#233;approprier son r&#233;pertoire, rien n'y fait : entre arrangements patauds et chant approximatif, le groupe n'est plus que l'ombre de lui-m&#234;me. Subsiste les morceaux plus r&#233;cents qui pour leur part, peinent d&#233;j&#224; &#224; convaincre sur disques, et que la sono gigantesque ne met gu&#232;re &#224; leur avantage. Un g&#226;chis insipide.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Robotique&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A la Plage, les Montr&#233;alais &lt;strong&gt;We Are Wolves&lt;/strong&gt; sont tout juste en train de terminer leur concert, qui rend justice &#224; leur sous-estim&#233; &lt;i&gt;Non-stop je te plie en deux&lt;/i&gt;, paru l'an dernier, &#224; ceci pr&#232;s que les morceaux semblent un poil plus agressifs en live. Suivent les &lt;strong&gt;Georges Leningrad&lt;/strong&gt;, dont le nouvel album, &lt;i&gt;Sangue Puro&lt;/i&gt; (&#224; para&#238;tre &#224; l'automne chez Tomlab), n&#233;glige la facette electro-kitsch de la musique du trio, pour en donner une relecture plus volontiers agressive et robotique. Sur sc&#232;ne Poney P, cheveux dans les yeux, robe blanche &#224; pois noirs et bottines, s'en donne &#224; c&#339;ur joie ! Vraisemblablement le groupe le plus d&#233;cal&#233; de cette &#233;dition, les &lt;strong&gt;Georges &lt;/strong&gt;ne s'&#233;conomisent pas : en t&#233;moigne Bobo Boutin, &#224; la batterie, qui bat la mesure dans une cadence fr&#233;n&#233;tique. Malheureusement pour nous, il faut laisser le groupe apr&#232;s quelques titres, pour gagner la Loggia &#224; l'autre bout du site, qui &#224; ce moment l&#224;, conna&#238;t pas mal d'embouteillages d&#251;s &#224; l'arriv&#233;e massive des fans de &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;, mass&#233;s pr&#232;s de la Grande Sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Corn&#233;lien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Choix corn&#233;lien : &lt;strong&gt;Sigur R&#243;s&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Giant Drag&lt;/strong&gt; ? Les r&#233;centes d&#233;ceptions live procur&#233;s par des Islandais un peu trop enclin &#224; se reposer sur leurs acquis (cf &lt;a href=&quot;http://www.lecargo.org/spip/sigur_r%F3s/olympia_paris/lives-1988.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;ici&lt;/a&gt;) nous poussent &#224; aller d&#233;couvrir le show des auteurs du tr&#232;s r&#233;ussi &lt;i&gt;Hearts Unicorns&lt;/i&gt;. Annie Hardy (26 ann&#233;es au compteur, mais en para&#238;t dix de moins !), accompagn&#233;e du fid&#232;le Micah Calabrese &#224; la batterie (qui assure aussi toutes les parties basses sur son synth&#233; de poche) est autant influenc&#233;e par &lt;strong&gt;My Bloody Valentine &lt;/strong&gt;que par &lt;strong&gt;Nirvana&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;P.J. Harvey&lt;/strong&gt;, et s'amuse &#224; reprendre &lt;strong&gt;Chris Isaak &lt;/strong&gt;ou &lt;strong&gt;Jesus &amp; Mary Chain&lt;/strong&gt; ! Malheureusement, entam&#233; par la fatigue, le groupe ne parviendra pas &#224; compl&#232;tement recr&#233;er la magie de son album, et ne convaincra que partiellement. Peut-&#234;tre la faute &#224; certains fans britanniques un peu trop expansifs, s'extasiant bruyamment &#224; chaque phrase de la chanteuse, rappellant sa popularit&#233; outre-Manche o&#249; elle jouit d'une r&#233;putation sulfureuse dans les pages du NME. Un concert court qui nous laisse donc sur notre faim. L'avenir nous dira s'il s'agissait d'une contre-performance passag&#232;re... Dans notre malheur nous &#233;vitons d&#233;j&#224; les d&#233;cibels du braillard Bellamy, dont le groupe n'a pas encore pris en otage le Malsaucy... mais &#231;a ne saurait tarder !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Mugissements&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pu suivre la fin du concert de &lt;strong&gt;Sigur R&#243;s&lt;/strong&gt;, avec pour changer &lt;i&gt;Popplagi&#240;&lt;/i&gt;en guise de dessert (toujours aussi efficace, mais Dieu que tant de syst&#233;matisme est d&#233;sarmant), nous approchons de la Plage, pour ce qui s'av&#232;re &#234;tre pour nous l'ultime performance de ces Eurock&#233;ennes 2006 : les Su&#233;dois de &lt;strong&gt;Cult Of Luna&lt;/strong&gt;. Mais alors que le groupe est affair&#233; &#224; balancer (en &#224; peine dix minutes chrono, pour un son nickel, comme &#224; leur habitude), un mugissement fend le ciel belfortin ! &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;a donc d&#233;cid&#233; d'ennuyer le site dans sa totalit&#233; ! Selon les quelques personnes autour de moi, on a rarement connu sono aussi puissante pendant le festival. Chaque respiration aga&#231;ante de Matthew Bellamy vous file la chair de poule ! On se demande comment &lt;strong&gt;Cult Of Luna&lt;/strong&gt;, qui joue pourtant &#224; l'oppos&#233; de la Grande Sc&#232;ne, va pouvoir s'en tirer, et m&#234;me avec nos bouchons viss&#233;s aux tympans, le stadium-prog-rock-metal de pacotille des Anglais est encore perceptible ! Qu'importe. Klas Rydberg, de retour au chant apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; forfait pour cause de paternit&#233; durant la tourn&#233;e printani&#232;re du groupe, entame &#171; Finland &#187; depuis l'arri&#232;re de la sc&#232;ne, comme pour laisser ses acolytes encore mieux installer les ambiances &#224; la fois graves et a&#233;riennes que distille &lt;strong&gt;Cult Of Luna&lt;/strong&gt;de la meilleure mani&#232;re. R&#233;vendiquant autant des influences doom metal que post-rock, la formation n'a pas reni&#233; non plus l'importance de disques plus mainstream, et admet sans aucun complexe son admiration pour les albums de &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt;. Une conception de la musique qui n'est pas si &#233;loign&#233;e de celle pr&#244;n&#233;e par les Am&#233;ricains d'&lt;strong&gt;Isis&lt;/strong&gt;, que nous avions eu l'occasion de croiser ici-m&#234;me l'an dernier. Pendant une petite heure, les sept musiciens vont faire oublier le tintamare &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt; en nous plongeant dans leur univers, tiraill&#233;s entre les m&#233;lodies a&#233;riennes que tissent parfois les guitares, soutenues par les nappes &#233;paisses des claviers d'Anders Teglund, et la pesanteur, l'&#233;nergie tellurique, des hurlements de Rydberg et des nombreuses parties distordues. Une ambiance que rel&#232;vent parfaitement les lumi&#232;res de la Plage. Sans doute, l'une des r&#233;ussites de ces Eurock&#233;ennes, qui, compte tenu d'une assistance tr&#232;s moyennement fournie, aura pris des allures de secret le mieux gard&#233; du festival ! Tant mieux pour les curieux qui auront su prendre les sentiers moins fr&#233;quent&#233;s, fuyant peut-&#234;tre le cataclysme de la Grande Sc&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Bilan&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En quittant le site, on se dit qu'on &#233;chappe d&#233;j&#224; &#224; la vague de d&#233;parts qui marquera la fin du concert de &lt;strong&gt;Muse&lt;/strong&gt;. Que nenni. Il nous faudra faire plus d'une heure de queue pour prendre une navette. Mais apr&#232;s tout, c'est un peu la m&#234;me chose chaque ann&#233;e. Seul v&#233;ritable carton rouge adress&#233; &#224; l'organisation : le parking. Car ce dernier soir, il faut croire que plus aucun membre du staff n'&#233;tait disponible pour organiser correctement la sortie du parking (sur l'a&#233;rodrome de Chaux). R&#233;sultat des courses : des voitures dans tous les sens, et pr&#232;s de 45 minutes d'embouteillages qui auraient pu &#234;tre &#233;vit&#233;s en organisant la sortie de la m&#234;me mani&#232;re que l'entr&#233;e, c'est &#224; dire avec m&#233;thode !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au del&#224; de cet aspect logistique, le bilan musical est plut&#244;t positif, m&#234;me si comme chaque ann&#233;e, il faut un peu faire le tri dans la programmation... Apr&#232;s l'&#233;dition 2005, les Eurock&#233;ennes avaient promis de revenir &#224; une &#233;dition plus humaine, avec moins de groupes. Pas certain que ce fut vraiment le cas cette saison, encore moins concernant l'horaire de certaines performances, sans m&#234;me parler de l'organisation au village presse, o&#249; les entrevues avec les petits groupes sont parfois bien compliqu&#233;es &#224; g&#233;rer si l'on n'a pas soi-m&#234;me des contacts... Nous verrons si l'avenir s'annonce sous de meilleures auspices. Et si la prog' suit, &#224; l'ann&#233;e prochaine !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Couch</title>
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&lt;p&gt;SODA Pas vraiment une surprise que de retrouver Couch sur Morr Music, apr&#232;s quatre albums partag&#233;s entre Kitty-Yo et Kollaps, alors m&#234;me que le trio est rejoint par Stefanie B&#246;hm, chanteuse de Ms John Soda, l'un des groupes &#171; montants &#187; de la structure berlinoise, et d&#233;volue ici au r&#244;le de clavi&#233;riste. Aussi parce que la formation n'a jamais rechign&#233; &#224; int&#233;grer l'&#233;lectronique &#224; son post-rock instrumental, d'influence kraut. De ses d&#233;buts il y a dix ans, il demeure l'absence de voix, mais qui prend ici une (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;SODA&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas vraiment une surprise que de retrouver &lt;strong&gt;Couch&lt;/strong&gt; sur Morr Music, apr&#232;s quatre albums partag&#233;s entre Kitty-Yo et Kollaps, alors m&#234;me que le trio est rejoint par Stefanie B&#246;hm, chanteuse de &lt;strong&gt;Ms John Soda&lt;/strong&gt;, l'un des groupes &#171; montants &#187; de la structure berlinoise, et d&#233;volue ici au r&#244;le de clavi&#233;riste. Aussi parce que la formation n'a jamais rechign&#233; &#224; int&#233;grer l'&#233;lectronique &#224; son post-rock instrumental, d'influence kraut. De ses d&#233;buts il y a dix ans, il demeure l'absence de voix, mais qui prend ici une tournure r&#233;solumment plus m&#233;lodique et exalt&#233;e, faisant de &lt;i&gt;Figur 5&lt;/i&gt;, le disque le plus accessible de &lt;strong&gt;Couch&lt;/strong&gt;, en t&#233;moigne un &#171; Gegen Alles Hereit &#187; des plus engageants en guise d'ouverture des hostilit&#233;s. Dans la continuit&#233;, &#171; Zwei Streifen in Blau &#187; handclaps et claviers synth&#233;tiques en avant, vient ensuite inscrire un peu plus l'album dans cette nouvelle dynamique qui voit &lt;strong&gt;Tortoise&lt;/strong&gt; croiser le fer avec &lt;strong&gt;Kraftwerk&lt;/strong&gt;, sans jamais emprunter les chemins les moins &#233;vidents que peuvent parfois prendre ces deux formations.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;COULEURS&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On pourra reprocher au groupe sa rigidit&#233; quant &#224; la forme de ses compositions, restant souvent dans un sch&#233;ma classique de couplet-refrain-couplet, &#233;vitant soigneusement de sortir d'un spectre sonore tr&#232;s d&#233;fini et plut&#244;t &#171; propre sur lui &#187; (rarement les guitares se font sales pour brouiller les pistes, &#224; part peut-&#234;tre sur &#171; Position : Wieder Eins &#187; ou le final &#171; L&#228;sst Nicht Nach &#187;). N'attendez pas non plus de digressions dissonantes, ou un quelconque grain de folie exp&#233;rimental : rien ici ne prend les chemins de traverses que certains (au hasard parmi les groupes post-rock qui osent le m&#233;lange electro, &lt;strong&gt;65DaysOfStatic&lt;/strong&gt; par exemple qui nous a r&#233;cemment surpris en partant avec les m&#234;mes ingr&#233;dients pour aboutir &#224; un plat autrement plus impressionnant). Bref, il y a ici un certain manque de nuance, qui aurait s&#251;rement profit&#233; au disque, pour preuve le plus m&#233;lancolique &#171; Blinde Zeichen &#187;, (sur lequel on a m&#234;me l'impression d'&#233;couter &lt;strong&gt;ISAN&lt;/strong&gt;, tant la rythmique electro prend le dessus) d&#233;voile des pistes en clair-obscur qu'il aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; bon d'explorer plus en profondeur. Disons le carr&#233;ment : l'album aurait gagn&#233; &#224; &#233;largir sa palette de couleurs plut&#244;t que d'une certaine mani&#232;re, privil&#233;gier l'&#233;nergie &#224; tout prix.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;MELODIE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les tr&#232;s pop &#171; Gro&#223;e Verz&#246;gerung &#187; ou &#171; Alles Sagte Ja &#187; sont certes entra&#238;nants mais donnent &#224; r&#233;fl&#233;chir : et si &lt;strong&gt;Couch&lt;/strong&gt; avait perdu en originalit&#233; ce qu'il a gagn&#233; en m&#233;lodie et imm&#233;diatet&#233; ? Le groupe propose pourtant un album plut&#244;t agr&#233;able, manquant peut-&#234;tre d'envergure, comme semble l'indiquer &#171; Manchmal Immer Wieder &#187; qui a bien du mal &#224; d&#233;coller pendant ses cinq longues minutes, laissant comme unique souvenir celui d'une cymbale crash malmen&#233;e. Au final, on prend un certain plaisir &#224; se laisser porter par ces neuf compositions instrumentales qui se laissent tr&#232;s facilement &#233;couter donc, justifiant pleinement que &lt;strong&gt;Couch&lt;/strong&gt; trouve sa place au sein du catalogue Morr Music, m&#234;me si son dernier n&#233; ne sera s&#251;rement pas cit&#233; comme un classique par les fans du label. Pour les moins familiers d'electropop-instru en provenance d'Allemagne, on dira que l'aventure vaut la peine d'&#234;tre tent&#233;e m&#234;me si l'on peut craindre &#224; juste titre, que &lt;i&gt;Figur 5&lt;/i&gt; n'ait une dur&#233;e de vie somme toute assez limit&#233;e. Mais coupl&#233; au dernier &lt;strong&gt;Ms John Soda&lt;/strong&gt;, qui lui aussi souffre d'un l&#233;ger d&#233;s&#233;quilibre (l'excellence c&#244;toyant l'insipide) on a de quoi passer l'hiver !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VA</title>
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		<dc:date>2006-10-28T01:49:00Z</dc:date>
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Futebol&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une bonne nuit de sommeil nous voil&#224; repartis pour une journ&#233;e qui s'annonce un peu moins bien charg&#233;e que celle de vendredi. En effet, pas grand chose &#224; se mettre sous la dent en dehors des vieilles gloires qui viennent cachetonner (DM et le Moz) et les ph&#233;nom&#232;nes m&#233;diatiques qui ont d&#233;j&#224; sillonn&#233; la France en long et en large durant l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e (&lt;strong&gt;Camille&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Katerine&lt;/strong&gt;) ! En revanche, d&#232;s l'approche de la navette, on sent la plupart des festivaliers d&#233;j&#224; dans l'effervescence de la soir&#233;e plac&#233;e sous le signe de la Coupe du Monde de football, et de la rencontre entre la France et le Br&#233;sil ! La grande inqui&#233;tude d'ailleurs du c&#244;t&#233; du staff du festival &#233;tant de proposer cette rencontre sans prendre en otage tout le site, et en contournant le probl&#232;me des droits TV qui sont bien trop on&#233;reux, m&#234;me pour une organisation du calibre des Eurock&#233;ennes ! Du coup, ce sont quelques t&#233;l&#233;viseurs de moins de 51 cm qui diffuseront les images, sans le son, dans quelques buvettes du Malsaucy, la plus courue &#233;tant celle de la marque &lt;strong&gt;Rivella&lt;/strong&gt;, boisson ch&#232;re &#224; nos voisins h&#233;lv&#232;tes qui a toujours la bonne id&#233;e de proposer des d&#233;gustations gratuites de son produit sans alcool. Une initiative raffra&#238;chissante et des plus appr&#233;ciables tant il faut souligner les prix exorbitants de la nourriture sur le festival (hormis les sanwiches &#224; 2 euros, mais aux saveurs pas tr&#232;s vari&#233;es, de la marque de supermarch&#233; du coin !).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;T&#234;tes &#224; claques&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Retour &#224; la musique sous le Chapiteau avec les Parisiens (d'adoption) de &lt;strong&gt;Hushpuppies&lt;/strong&gt;, dont le premier album commence &#224; se faire un nom et squatter les playlists des radios &#171; jeunes &#187;. Le groupe a parfaitement appris sa le&#231;on de &#171; garage band &#187; tendance costard, et d&#233;bite ses morceaux &#224; la sauce l&#233;g&#232;rement psych&#233;, l&#233;g&#232;rement &#171; mod t&#234;te &#224; claques &#187;. Un peu trop de poses et pas beaucoup d'originalit&#233;, si ce n'est qu'il s'agit l&#224; d'un groupe fran&#231;ais et qu'&#224; en croire les m&#233;dias, ce crit&#232;re suffit &#224; distinguer une formation, qu'importe son manque de personnalit&#233; ou son originalit&#233;. Nous passons notre chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Folk f&#233;ringien&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, nous zappons la collaboration entre les pop-rockeurs ib&#233;riques, &lt;strong&gt;The Sunday Drivers&lt;/strong&gt;, dont la performance en collaboration avec un orchestre &#224; cordes de la r&#233;gion, semble avoir &#233;t&#233; une r&#233;ussite, si l'on se fie aux &#233;chos gl&#226;n&#233;s &#224; l'espace presse. En attendant de d&#233;couvrir les &lt;strong&gt;I Love UFO&lt;/strong&gt;, un groupe fran&#231;ais, qui pour la peine est aux antipodes des &lt;strong&gt;Hushpuppies&lt;/strong&gt;, capable de chasser ais&#233;ment sur les terres anglo-saxonnes, on fait un petit d&#233;tour par la Plage afin de d&#233;couvrir le Danois (F&#233;ringien pour &#234;tre plus pr&#233;cis) &lt;strong&gt;Teitur&lt;/strong&gt;, lui aussi accompagn&#233; par une ribambelle de cordes issues du conservatoire de D&#244;le. Difficile pour le nordique de jouer &#224; une heure o&#249; le soleil tape encore fort. Mais pendant les deux premiers morceaux, que le chanteur interpr&#232;te seul, ce sont surtout les jeunes recrues du conservatoire qui souffrent, oblig&#233;es en attendant leur tour, de r&#233;accorder sans cesse leurs instruments que la chaleur met &#224; mal. Le jeune Danois &#233;volue dans un registre folk discret, tant&#244;t au piano, tant&#244;t &#224; la guitare, dont la douce m&#233;lancolie sied parfaitement aux cordes qui l'accompagnent. Ce n'est pas r&#233;volutionnaire, mais raffra&#238;chissant, en cette journ&#233;e caniculaire ! Bonne initiative de la part des Eurock&#233;ennes que de s'allier &#224; quelques grands festivals europ&#233;ens (Roskilde au Danemark pour &lt;strong&gt;Teitur&lt;/strong&gt;, ou bien B&#233;nicassim pour les Espagnols des &lt;strong&gt;Sunday Drivers&lt;/strong&gt;) afin de mettre en place une politique d'&#233;change, donnant ainsi l'occasion &#224; quelques artistes locaux de franchir les fronti&#232;res nationales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Rendez-vous manqu&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Alors que nous reprenons notre chemin en direction de l'espace presse, nous croisons une foule d'anglophones se pressant moins vers la Grande Sc&#232;ne en vue du concert de &lt;strong&gt;Morrissey&lt;/strong&gt;, qu'en direction des buvettes retransmettant le match de la s&#233;lection nationale aux prises avec le Portugal ! A ce sujet, on apprend d'ailleurs que ces messieurs de &lt;strong&gt;Depeche Mode&lt;/strong&gt; ont d&#233;cid&#233; de rester &#224; leur hotel de B&#226;le et de ne d&#233;coller qu'apr&#232;s avoir vu le r&#233;sultat de la partie et gagner le site des Eurock&#233;ennes ! C'est m&#234;me escort&#233;e par la police, que la grosse berline du groupe prendra l'autoroute suisse &#224; toute berzingue, donnant presque l'impression de laisser le trio au pied des marches de la Grande Sc&#232;ne, 30 secondes avant le coup d'envoi de leur concert ! Enfin pour l'heure, nous apprenons que pour cause d'interview avec les fantastiques &lt;strong&gt;Animal Collective&lt;/strong&gt;(l'&#233;v&#233;nement de la journ&#233;e !), il faudra faire une croix sur &lt;strong&gt;I Love UFO&lt;/strong&gt;. D&#233;ception tant les sp&#233;cialistes semblent s'accorder pour dire qu'il s'agit l&#224; d'un groupe singulier qui risque de faire plus parler de lui &#224; l'&#233;tranger que dans notre pays. Pensez-vous, leur album &lt;i&gt;Wish&lt;/i&gt;, dont la sortie est annonc&#233; pour l'automne, est un condens&#233; de d&#233;cibels, n'h&#233;sitant pas &#224; jouer la carte du psych&#233;d&#233;lisme lyrique, quelque part entre &lt;strong&gt;Comets On Fire&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt; ! Un rendez-vous manqu&#233; qu'on esp&#232;re pouvoir r&#233;parer plus tard dans l'ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Man in black&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une charmante rencontre avec nos Animaux favoris, on ira go&#251;ter la nostalgie des &lt;strong&gt;Smiths&lt;/strong&gt;sur la Grande Sc&#232;ne, avec un Momo renfrogn&#233;, un peu pein&#233; que les ventes de son &lt;i&gt;Ringleader of Tormentors&lt;/i&gt;ne d&#233;collent pas en France. Le Moz, chemise et pantalon de costume noirs, donnera n&#233;anmoins une performance &#233;nergique et relativement efficace, revisitant son r&#233;pertoire et nous gratifiant m&#234;me de quelques classiques de son ancienne formation de l&#233;gende, dont un excellent &#171; How Soon Is Now &#187;. Signalons au passage que le Monsieur n'a jamais failli vocalement tout au long de ce concert et qu'en fermant les yeux, on se dit que les ann&#233;es n'ont eu que peu d'emprise sur son bel organe !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Arr&#234;ts de jeu&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Il faut avouer que les quelques heures qui vont suivre ce concert du Moz sont un peu floues ! Ou du moins n'ont pas grand chose &#224; voir avec le Festival des Eurock&#233;ennes tant la fi&#232;vre football a contamin&#233; le site ! Assister pour la premi&#232;re fois &#224; un match sans le son, et au beau milieu d'une foule compacte qui scrute un t&#233;l&#233;viseur minuscule, est une exp&#232;rience des plus curieuses, et au demeurant assez jubilatoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On lorgne ses voisins pour lire les r&#233;actions sur les visages quand l'&#233;cran se fait trop petit ; on donne le score aux passants curieux ; on surveille que le contrepoids du banc sur lequel on est debout n'ait pas une subite envie d'aller aux toilettes. Bref, tout &#231;a est peut-&#234;tre un poil trop courru, mais ce genre d'&#233;v&#233;nement rapproche, m&#234;me si chacun est conscient qu'au coup de sifflet final, une fois la liesse populaire retomb&#233;e, tout reviendra &#224; la normal, et on s'ignorera les uns les autres au gr&#233; des d&#233;placements sur le site. Qu'importe, pour le moment l'&#233;motion est l&#224;et c'est dans cette curieuse ambiance (qui nous a fait oublier d'aller jeter un &#339;il &#224; la collaboration entre &lt;strong&gt;Camille &lt;/strong&gt;et les &lt;strong&gt;Pascals&lt;/strong&gt;) que &lt;strong&gt;Depeche Mode &lt;/strong&gt;prend d'assaut la Grande Sc&#232;ne, pour un show en tous points conformes &#224; celui que nous avions vu en f&#233;vrier dernier : d&#233;cor futuriste, Martin Gore en ange noir &#224; cr&#234;te synth&#233;tique ; Dave Gahan courrant dans tous les sens et zappant pas mal de refrains pour laisser le public chanter, sans pour autant nous &#233;pargner de ses cris d'encouragement si particuliers ; et enfin Fletch qui se donne du mal &#224; faire semblant de jouer de ses claviers ! Les classiques sont au rendez-vous de &#171; Personal Jesus &#187; &#224; &#171; Stripped &#187;, avec le final chor&#233;graphi&#233; habituel sur &#171; Never Let Me Down Again &#187; apr&#232;s que Martin nous a gratifi&#233; d'une magnifique version de &#171; Shake The Disease &#187; en acoustique. Mais l'image marquante de ce concert c'est surtout un formidable &#171; Question Of Time &#187; en guise de bande son des arr&#234;ts de jeu de France-Br&#233;sil ! Un bien dr&#244;le de moment en effet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Onde gigantesque&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;C'est depuis la Loggia que nous entendrons Gahan et co. remercier le public par un &#171; Vive la France &#187;, car nous avons d&#233;j&#224; pris place devant la sc&#232;ne qui va accueillir &lt;strong&gt;Animal Collective&lt;/strong&gt;. Entre les d&#233;lires kitsch bobos de &lt;strong&gt;Katerine &lt;/strong&gt;au Chapiteau et l'intrigant collectif am&#233;ricain, la question ne se posait m&#234;me pas &#224; vos humbles serviteurs. Le groupe nous confiait plus t&#244;t, ne prendre connaissance de sa setlist, &#233;tablie par le tour manager, quelques minutes seulement avant d'entrer sur sc&#232;ne, tout en &#233;voquant le grand challenge du live qui consiste pour chacun &#224; trouver en direct les transitions qui vont permettre d'encha&#238;ner les morceaux. Un principe auquel les New Yorkais ne d&#233;rogeront pas tout au long de la soir&#233;e, construisant une ambiance tr&#232;s particuli&#232;re, sorte de transe hypnotique, vague sonore lancinante dont s'&#233;chapperont de-ci de-l&#224; des cris primaux. La passion avec laquelle le groupe interpr&#232;te ses morceaux est des plus communicatives et ne tarde pas &#224; transformer la salle en une onde gigantesque : impossible de rester de marbre face &#224; ce ph&#233;nom&#232;ne. De l'ouverture rampante et atmosph&#233;rique de &#171; Banshee Beat &#187; aux hurlements tribaux de &#171; We Tigers &#187;, le groupe se nourrit de l'&#233;nergie de son public pour se lancer avec encore plus d'ardeur dans la bataille. L'occasion aussi de d&#233;couvrir quelques nouveaux titresaux ambiances vari&#233;es : tout le spectre musical d'&lt;strong&gt;Animal Collective&lt;/strong&gt; est balay&#233;, le groupe parvenant &#224; repousser ses limites, tout en se r&#233;f&#233;rant &#224; sa propre discographie (ici le versant pop psych&#233; de &lt;i&gt;Spirit They're &lt;/i&gt;Gone, l&#224; les explosions noise de &lt;i&gt;Here Comes The Indian&lt;/i&gt;). Une soir&#233;e conclue magistralement par &#171; Grass &#187;, issu de &lt;i&gt;Feels&lt;/i&gt;, qui &#224; lui seule, illustre ce formidable et fragile &#233;quilibre entre efficacit&#233; et exp&#233;rimentation, accessibilit&#233; et refus de la facilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie d'une telle transe, il est facile de comprendre que la prestation froide des &lt;strong&gt;Coldcut&lt;/strong&gt; sur la Grande Sc&#232;ne, ne nous parlait pas : retour au bercail, la t&#234;te pleine de souvenirs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>VA</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/article3642/article3642.html</link>
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		<dc:date>2006-10-26T01:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>arnaud</dc:creator>


		<dc:subject>Two gallants</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors que la canicule du mois de juillet s'&#233;tait d&#233;j&#224; fait sentir tout le long du trajet, c'est pourtant sous quelques gouttes de pluie que les premiers spectateurs prenaient d'assaut la presqu'&#238;le du Malsaucy ce vendredi 30 juin 2006. C'est toujours la m&#234;me impression &#224; l'approche du site des Eurock&#233;ennes, avant que ne d&#233;barquent les hordes du public : une esp&#232;ce de tranquilit&#233; fragile, de calme avant la temp&#234;te, comme si l'endroit vivait ses dernier moments paisibles avant d'&#234;tre soumis aux assauts des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/two-gallants/mot525.html" rel="tag"&gt;Two gallants&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton3642-c2ca3.jpg&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff3642-96461.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton3642-c2ca3.jpg'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que la canicule du mois de juillet s'&#233;tait d&#233;j&#224; fait sentir tout le long du trajet, c'est pourtant sous quelques gouttes de pluie que les premiers spectateurs prenaient d'assaut la presqu'&#238;le du Malsaucy ce vendredi 30 juin 2006. C'est toujours la m&#234;me impression &#224; l'approche du site des Eurock&#233;ennes, avant que ne d&#233;barquent les hordes du public : une esp&#232;ce de tranquilit&#233; fragile, de calme avant la temp&#234;te, comme si l'endroit vivait ses dernier moments paisibles avant d'&#234;tre soumis aux assauts des festivaliers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;JUPE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but des hostilit&#233;s plut&#244;t calme, les spectateurs semblant ne pas &#234;tre press&#233;s de rejoindre le Chapiteau. C'est donc devant un public &#233;parse que &lt;strong&gt;Venus&lt;/strong&gt; d&#233;barque sur sc&#232;ne au son d'un extrait du &#171; BBFIII &#187; de &lt;strong&gt;Godspeed You !Black Emperor&lt;/strong&gt; : une entr&#233;e qui en impose presque plus que le concert lui-m&#234;me tant Marc Huygens, qui a beau arborer une jupe du plus bel effet, peine &#224; imposer son groupe. C'est toujours le probl&#232;me lorsqu'on ouvre le bal aux Eurock&#233;ennes, on fait souvent face &#224; un public cueilli &#224; froid, &#224; peine remis des heures de bus pour rallier Belfort, ou de l'&#233;preuve du montage de tente au camping. Mais pour l'heure, les Belges doivent affronter un autre probl&#232;me de taille. Comme chaque ann&#233;e, le festival a sugg&#233;r&#233; des collaborations (&lt;strong&gt;Camille&lt;/strong&gt; et les &lt;strong&gt;Pascals&lt;/strong&gt; sp&#233;cialement venus du Japon), ou propos&#233; &#224; quelques artistes des cr&#233;ations originales en compagnie d'orchestre classiques de la r&#233;gion. C'est le cas pour &lt;strong&gt;Venus&lt;/strong&gt; qui est accompagn&#233; pour l'occasion par l'orchestre du Conservatoire de Besan&#231;on. Malheureusement, le m&#233;lange, de prime abord plut&#244;t all&#233;chant, a bien du mal &#224; prendre tant la balance entre les diff&#233;rents instruments semble al&#233;atoire. Tant&#244;t les guitares &#233;touffent les cordes, tant&#244;t on ne sait plus bien qui fait quoi. On essaie tant bien que mal de se laisser porter par les compos r&#233;centes du r&#233;ussi &lt;i&gt;Red Room&lt;/i&gt;, et les classiques du groupe tels &lt;i&gt;Beautiful Day&lt;/i&gt; mais c'est tout de m&#234;me un peu perplexes que nous quittons le Chapiteau pour aller explorer le reste du site.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;SHORTS&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; une foule impressionante commence &#224; se masser devant la grande sc&#232;ne, alors que le soleil est revenu. Curieux m&#233;lange de fans des &lt;strong&gt;Deftones&lt;/strong&gt;, tout heureux d'assister au retour des Californiens avant la sortie de leur &lt;i&gt;Saturday Night Wrist&lt;/i&gt;pr&#233;vue pour la fin octobre, et d'un auditoire h&#233;t&#233;roclite venu en masse pour voir &lt;strong&gt;Ana&#239;s&lt;/strong&gt; donner son premier concert dans un gros festival. C'est donc le soleil de pleine face, devant un cort&#232;ge de jeunes amateurs de metal en shorts et baggy, que l'on retrouve la demoiselle, affair&#233;e &#224; ses balances. Tatillonne, &lt;strong&gt;Ana&#239;s&lt;/strong&gt; passera presque 30 minutes &#224; r&#233;gler le volume et l'&#233;galisation de sa p&#233;dale sampler... L'air angoiss&#233;, elle est tant&#244;t joueuse &#224; l'adresse du public, tant&#244;t exc&#233;d&#233;e par les ing&#233;s sons du festival qui tentent de r&#233;pondre &#224; ses attentes. Une fois le coup d'envoi donn&#233;, la Grenobloise fait son show, et joue son r&#244;le d'entertainer &#224; la perfection. Le public est acquis d'avance, trop heureux d'&#233;couter les succ&#232;s de &lt;i&gt;The Cheap Show&lt;/i&gt;, son premier album, un live qui lui a m&#234;me valu une nomination aux Victoires de la Musique. Malheureusement, on sent la chanteuse un peu trop se reposer sur ses acquis. &lt;strong&gt;Ana&#239;s &lt;/strong&gt;s'amuse ; Ana&#239;s fait du metal sur &#171; La plus belle chose au monde &#187;, poussant des hurlements de damn&#233;e ; Ana&#239;s fait la human-beatbox et se la joue hiphop ; Anais fait du blues ; Ana&#239;s fait du folk celte, Ana&#239;s... Ana&#239;s... Jusqu'&#224; saturation. Tout &#231;a aurait besoin de se renouveller, et il serait int&#233;ressant de d&#233;couvrir l'artiste d&#233;barass&#233; d'un certain syst&#233;matisme, et de ses portraits, certes efficaces et hauts en couleurs, mais un peu us&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;CHAUSSETTES&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas le temps d'aller jeter une oreille sur le &#171; fils de &#187; num&#233;ro 1, &lt;strong&gt;Seun Kuti&lt;/strong&gt; (suivra plus tard &lt;strong&gt;Damian Marley&lt;/strong&gt;, fils de qui vous savez...), ni d'aller voir de plus pr&#232;s qui se cache derri&#232;re les d&#233;flagrations stoner de &lt;strong&gt;Jack The Bearded Fisherman&lt;/strong&gt;, dont la Loggia inonde les stands alentours : il faut d&#233;j&#224; m&#233;nager son espace vital &#224; proximit&#233; de la Grande Sc&#232;ne pour accueillir le gang de Chino Moreno. Des &lt;strong&gt;Deftones &lt;/strong&gt;en France, on garde un souvenir plus que mitig&#233;. D'abord avec l'album &#233;ponyme, et dernier effort discographique de la formation de Sacramento, long format au go&#251;t d'inachev&#233;, bien loin des sommets de &lt;i&gt;White Pony &lt;/i&gt;ou d'&lt;i&gt;Around The Fur&lt;/i&gt;. Ensuite, ces prestations sc&#233;niques du groupe qui ram&#232;nent en m&#233;moire la silhouette emp&#226;t&#233;e de son leader, ses approximations vocales, une bouillie sonore en guise d'accompagnement, et l'impression d'assister &#224; un naufrage en direct. C'est donc avec une appr&#233;hension l&#233;gitime que nous abordions cette prestation. Une crainte que ne viendront pas dissiper les premi&#232;res notes de &#171; Feiticeira &#187;. Moreno, chaussettes remont&#233;es jusqu'aux genoux et short baggy laissant appara&#238;tre la plus grande partie de son cale&#231;on, couine plus qu'il ne hurle et fait parfois peine &#224; regarder : comme si chaque note le faisait terriblement souffrir. Il a beau sauter dans tous les coins, monter sur l'esp&#232;ce de tremplin metalique qui surplombe ses retours, scruter la foule et haranguer les fans, rien n'y fait. Le groupe semble &#233;puis&#233;, les mines sont bouffies et vieillies (Chi Cheng &#224; la basse, a bien pris 10 ans !), et quand Moreno attaque le refrain de &#171; Passenger &#187; (dont la version studio est un duo avec Maynard James Keenan), il faut faire preuve d'une grande maitrise de soi pour ne pas partir en courant, tant la partie vocale du chanteur de &lt;strong&gt;Tool&lt;/strong&gt; est ici massacr&#233;e. Et pourtant, on restera jusqu'au bout malgr&#233; le son toujours aussi mauvais que par le pass&#233;, occupant les quelques coups de mou des Californiens en observant, perplexes, les all&#233;es et venues des slammeurs et leurs &#233;changes muscl&#233;s avec la s&#233;curit&#233;. N&#233;anmoins, il serait injuste de passer sous silence la tr&#232;s efficace interpr&#233;tation de &#171; Change (In The House Of Flies) &#187;, ou la bonne impression laiss&#233;e par les nouvelles compositions du groupe, avec un Chino plus impliqu&#233; musicalement (sur plusieurs passages il joue de sa Fender Jaguar pour densifier le son des parties guitares de Stephen Carpenter), et des structures originales. Gageons que sur album, nous serons plus &#224;-m&#234;mes de juger o&#249; en sont vraiment les &lt;strong&gt;Deftones&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;MARCEL&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#233;j&#224; la foule s'est d&#233;plac&#233;e vers le Chapiteau, pour y suivre le p&#233;r&#233;grinations sc&#233;niques du plus gros buzz venu d'outre-Manche depuis Franz Ferdinand, &#224; savoir les &lt;strong&gt;Arctic Monkeys&lt;/strong&gt;. Pas la peine que le groupe monte sur sc&#232;ne pour savoir que depuis la fosse, le concert est d&#233;j&#224; une tuerie, dans tous les sens du terme : des vagues humaines ont d&#233;j&#224; pris forme et on sent que le jeune public des Anglais n'attendra pas plus d'une mesure pour lancer les hostilit&#233;s et transformer l'endroit en pogo g&#233;ant. C'est bien le probl&#232;me avec nos singes : il se passe souvent plus de choses dans la fosse que sur sc&#232;ne ! Ce retour d'un rock prolo briton - et jou&#233; en marcel ! - certes bien ficel&#233;, doit avant tout son succ&#232;s &#224; une surm&#233;diatisation, comme un alibi de certains labels pour d&#233;montrer qu'Internet ne fait pas que tuer la musique. En effet, c'est avant tout en mettant leurs titres en t&#233;l&#233;chargement gratos sur la toile que la groupe s'est fait un nom et surtout un public fid&#232;le. Rien &#224; redire sur le reste : le son est correct, les morceaux efficaces et n'ont aucune autre pr&#233;tention que de faire bouger le public. Mission accomplie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;&lt;strong&gt;CRAVATE&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu la course sur le site du Malsaucy, on laisse bien vite les &lt;strong&gt;Two Gallants&lt;/strong&gt;, et leur blues-rock mal d&#233;grossi, pour butiner la new-wave post-punk des &lt;strong&gt;Poni Hoax &lt;/strong&gt;&#224; la Loggia, et ensuite observer &#171; LE &#187; ph&#233;nom&#232;ne metal fran&#231;ais, &lt;strong&gt;Gojira&lt;/strong&gt;, mettre &#224; genoux un public acquis d'avance sur la sc&#232;ne de la Plage. Au carrefour de nos longues marches, on jette un &#339;il distrait sur les &lt;strong&gt;Dionysos&lt;/strong&gt;qui oeuvrent sur la Grande Sc&#232;ne, en compagnie de la Synfonietta, pour un show grandiloquent, dont les quelques instants gl&#226;n&#233;s laissent penser que le m&#233;lange prend mieux que lors de la prestation de &lt;strong&gt;Venus&lt;/strong&gt; un peu plus t&#244;t dans l'apr&#232;s-midi (et ce en d&#233;pit d'un vilain probl&#232;me technique privant le public de son en fa&#231;ade pendant deux interminables minutes o&#249; les artistes continuent de jouer...). Matthias fait son show, chemise rouge et cravate noire ray&#233;e de rigueur, ne faillissant pas &#224; sa r&#233;putation de pile mont&#233;e sur ressorts ! Et l'on reprend notre chemin, l'occasion aussi de croiser tous les types de public, car c'est aussi cela les Eurock&#233;ennes : un m&#233;lange de sons et de couleurs qui va &#224; cent &#224; l'heure !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;COMBINAISONS&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et en terme de vitesse, les Japonais de &lt;strong&gt;Polysics&lt;/strong&gt;semblent imbattables ! V&#233;ritable surprise de ce premier jour, le groupe sorti tout droit d'un manga, bondit dans tous les coins de la Loggia ! En combinaisons oranges et lunettes noires futuristes, Hayashi et sa troupe distillent un rock barr&#233; dans la plus pure tradition de leurs idoles &lt;strong&gt;Devo&lt;/strong&gt;. A la gauche, du chanteur, Kayo, derri&#232;re ses synth&#233;s, fait parfois office de pom-pom girl, r&#233;pondant aux chor&#233;graphies robotiques de la bassiste, Fumi. De Yano, batteur m&#233;tronymique, on ne devinera que l'ombre en retrait, tant les trois autres occupent l'espace sc&#233;nique de mani&#232;re exag&#233;r&#233;e. Cris de kamikazes et punk rock furibard : l'&#233;nergie des &lt;strong&gt;Polysics&lt;/strong&gt; fait plaisir &#224; voir et c'est avec la banane que nous les quittons apr&#232;s 40 minutes surdynamit&#233;es !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;PERFECTO&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir avec le show que nous d&#233;couvrons ensuite sur la Grande Sc&#232;ne o&#249; pendant une petite heure, les New Yorkais des &lt;strong&gt;Strokes&lt;/strong&gt;vont r&#233;citer leurs morceaux sans aucune passion. Julian Casablancas en perfecto, fait le poseur mais faillit &#224; convaincre vocalement, quant &#224; Albert Hammond Jr., on le sentait plus &#224; l'aise &#224; l'espace VIP au bras de la sculpturale Catherine Pierce (de &lt;strong&gt;The Pierces&lt;/strong&gt;) qu'arm&#233; de sa Stratocaster blanche. Les tubes d&#233;filent sans conviction, mais le public ne semble m&#234;me pas s'en soucier : ses boys sont l&#224;, c'est le principal. M&#234;me si nous n'attendions rien de ce concert, la d&#233;ception est tout de m&#234;me palpable, tant sur disque &lt;strong&gt;The Strokes&lt;/strong&gt;se r&#233;v&#232;le souvent comme une mine de m&#233;lodies avec toujours ce qu'il faut d'agressivit&#233; pour enrober ses p&#233;pites poprock. Pas grand chose &#224; voir avec le show pr&#233;sent&#233; &#224; Belfort ce soir l&#224;, malheureusement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;COLLANTS&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est sous le Chapiteau qu'il faudra se r&#233;fugier pour en prendre plein les mirettes, et plein les oreilles par la m&#234;me occasion ! Si &lt;strong&gt;The Gossip&lt;/strong&gt; n'avait gu&#232;re convaincu sur le r&#233;cent &lt;i&gt;Standing In The Way Of Control&lt;/i&gt;, le groupe de Beth Ditto est autrement plus efficace sur sc&#232;ne ! Il y a d'abord ce personnage, petit bout de femme qui revendique ses kilos en trop et ses orientations sexuelles, jouant l'exhib et la provoc d&#232;s que possible (elle passera une partie du show &#224; se moquer des &lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt;, l'autre &#224; relever ses collants et r&#233;ajuster sa robe &#171; faite maison &#187;). Et puis cette voix, l'&#233;nergie etla chaleur qu'elle d&#233;gage, touche de soul pour rock rugueux, s'allient &#224; merveille aux lignes de guitares crades de Brace Paine (une peu dans le m&#234;me esprit que ce que construit Hotel chez &lt;strong&gt;The Kills&lt;/strong&gt;), et &#224; la frappe agressive d'Hannah Blilie. Beth met le feu au Chapiteau, criant bien fort son &#171; glad to be fat &#187;, sans pour autant s'&#233;conomiser physiquement : elle finira le concert en arpentant le crash &#224; saluer les premiers rangs !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;CASQUES&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est un peu sur les rotules que l'on d&#233;cidera de faire l'impasse sur le show des &lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt;. Au del&#224; de l'&#233;v&#233;nement m&#233;diatique c&#233;l&#233;brant le grand retour du duo parisien, et des d&#233;cors pharaoniques (dans tous les sens du terme, puisque outre la d&#233;bauche de lumi&#232;res, nos deux robots casqu&#233;s si&#232;gent devant une gigantesque pyramide !) venus orner la Grande Sc&#232;ne, cette date sentait un peu le factice... D'o&#249; les r&#233;actions mitig&#233;es parmi les pros autant qu'au sein du public. Sans m&#234;me essayer de savoir si les deux comp&#232;res jouaient vraiment ou ne faisaient que passer des disques, on pourra dire que musicalement, les &lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt;auront divis&#233; : d'un c&#244;t&#233;, une foule enthousiaste groovant au son des tubes ultra m&#233;lodiques du groupe, de l'autre les quelques sceptiques lui reprochant justement ce c&#244;t&#233; grandiloquent et trop accessible. Apr&#232;s les &lt;strong&gt;Chemical&lt;/strong&gt;, ou &lt;strong&gt;Moby&lt;/strong&gt;, les Eurockeennes perp&#233;tue la tradition de l'electro festive de masse. A quoi bon le leur reprocher ? C'est sans regret que nous &#233;vitons de rentrer dans ce d&#233;bat et regagnons notre navette, tout content d'&#233;viter la bousculade de fin de soir&#233;e et la file d'attente interminable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>iLiKETRAiNS</title>
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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Rumeur&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La rumeur enflait depuis quelques mois, sur la foi de quelques singles, vynils et compilations, autoproduits ou sortis au gr&#233; des labels britanniques &#171; d&#233;couvreurs de talents &#187; (Fierce Panda en t&#234;te) : le groupe de Leeds, r&#233;pondant &#224; l'&#233;nigmatique patronyme d'&lt;strong&gt;iLiKETRAiNS&lt;/strong&gt; (veuillez noter que l'interface Cargo n'autorise pas la casse particuli&#232;re du groupe, ces &quot;i&quot; minuscules, l'usages des capitales pour le reste), allait bient&#244;t exploser &#224; la face des amateurs d'atmosph&#232;res a&#233;riennes, ceux-l&#224; m&#234;mes qui, au royaume de sa Majest&#233;, ne se reconnaissent pas dans les pitreries grotesques d'un Pete Doherty, ou pour qui la vague folk branchouille n'offre pas assez d'espace, d'amplitude pour le son, en ne proposant qu'un cadre ch&#233;tif et &#233;triqu&#233; pour laisser vivre les r&#234;ves. Et des r&#234;ves, ces Anglais en ont plein les yeux quand on les d&#233;couvre sur sc&#232;ne d&#233;but juin, parcourant l'hexagone avec leurs coll&#232;gues de &lt;strong&gt;Redjetson&lt;/strong&gt;. Une nouvelle fois, saluons l'initiative du label bordelais, Talitres, qui leur offrait l&#224; non seulement l'occasion de compiler leurs premiers titres pour un album, certes de courte dur&#233;e (&#224; peine la demi-heure mais mais &#224; l'intensit&#233; impressionnante), et qui dans la foul&#233;e envoyait la formation sur les routes pour quelques concerts plut&#244;t r&#233;ussis.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Histoire&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car m&#234;me devant un public &#233;parse, en d&#233;pit de conditions loin d'&#234;tre optimales pour leurs projections de diapositives, &lt;strong&gt;iLiKETRAiNS &lt;/strong&gt;joue avec tout son coeur. Avec leurs uniformes des chemins de fer britanniques comme unit&#233; visuelle, le groupe construit ses ambiances &#224; grand coups de r&#233;f&#233;rences : guitares tournoyantes, r&#233;pondant de la meilleure fa&#231;on &#224; ce renouveau shoegaze d'outre-Manche (d&#233;j&#224; pr&#233;sent chez &lt;strong&gt;Redjetson &lt;/strong&gt;justement, dans une moindre mesure chez &lt;strong&gt;Hope Of The States&lt;/strong&gt;), mais aussi ces touches de claviers ou de cuivres en clair-obscur, &#233;voquant la d&#233;licatesse d'un &lt;strong&gt;Sigur R&#243;s&lt;/strong&gt;. Un univers d&#233;j&#224; tr&#232;s singulier, qui trouve sa dimension dans les th&#232;mes des chansons, puisant l'inspiration dans l'Histoire m&#234;me du si&#232;cle pass&#233;. Le funeste destin de l'exp&#233;dition de Robert F. Scott au P&#244;le Sud (&lt;i&gt;Terra Nova&lt;/i&gt;, nom de son embarcation) ou encore la figure ic&#244;noclaste du joueur d'&#233;checs Bobby Fischer (&lt;i&gt;Rookhouse For Bobby&lt;/i&gt;), champion am&#233;ricain poursuivi par le fisc, contraint &#224; l'exil en Islande. Il y m&#232;ne une vie d'ermite pour &#233;chapper aux foudres du FBI qui lui reproche d'avoir bris&#233; le blocus impos&#233; &#224; l'ex-Yougoslavie en acceptant une partie revanche en pleine guerre civile. Dans cette approche tr&#232;s culturelle, un brin intello, &lt;strong&gt;iLiKETRAiNS &lt;/strong&gt;rejoint d&#233;finitivement les Oxonniens d'&lt;strong&gt;Hope Of The States&lt;/strong&gt;, de surcro&#238;t lorsqu'ils ajoutent une dose sociale &#224; leurs paroles : ainsi &lt;i&gt;The Beeching Report &lt;/i&gt;qui rappelle le plan d&#233;sastreux de restructuration des lignes ferroviaires britanniques, &#233;tabli par Richard Beeching au d&#233;buts des ann&#233;es 60, ayant men&#233; au d&#233;mentellement d'un nombre important de petites gares.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Crooner&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais l&#224; ou &lt;strong&gt;iLiKETRAiNS &lt;/strong&gt;se d&#233;marque de la concurence de la bouillonnante sc&#232;ne locale, c'est dans la voix de Dave Martin, croisement improbable entre la profondeur d'un &lt;strong&gt;Ian Curtis&lt;/strong&gt; ou d'un &lt;strong&gt;Nick Cave&lt;/strong&gt;, alli&#233;e au timbre emprunt&#233; d'un &lt;strong&gt;Neil Hannon&lt;/strong&gt; ou d'un &lt;strong&gt;Morrissey&lt;/strong&gt;. L'&#233;coute de &lt;i&gt;Progress-Reform &lt;/i&gt;est un voyage en apesanteur, une courte parenth&#232;se enchant&#233;e, b&#226;tie autour d'un post-rock tant&#244;t &#233;pique (le final de &lt;i&gt;Terra Nova&lt;/i&gt;), tant&#244;t discret (un poignant &lt;i&gt;The Accident &lt;/i&gt;au piano en suspension, &#224; la m&#233;lancolie rampante, dissimul&#233;e dans chaque note de cornet d'Ashley Dean), habit&#233; par un crooner qui prend garde de ne jamais tirer la couverture &#224; lui. L'&#233;quilibre est presque parfait, l'&#233;motion &#224; son comble.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;&#233;th&#233;r&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les guitares savent se faire r&#234;veuses (les magnifiques tapis sonores de &lt;i&gt;Citizen&lt;/i&gt;), parfois r&#233;miniscentes des lignes &#233;th&#233;r&#233;es d'un &lt;strong&gt;Robin Guthrie&lt;/strong&gt; (sur les intros de &lt;i&gt;A Rookhouse for Bobby &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;Terra Nova&lt;/i&gt;), Martin et Bannister peuvent aussi construire des climats chaotiques &#224; la puissance digne d'un &lt;strong&gt;Mogwai &lt;/strong&gt;(le final de &lt;i&gt;Stainless Steel&lt;/i&gt;, amen&#233; par une guitare jou&#233;e &#224; l'archet et qui meurt dans une d&#233;charge &#233;lectrique bourdonnante, dont on imagine, r&#234;veur, l'impact sc&#233;nique). Quant &#224; la section rythmique, elle sait s'effacer pour laisser six-cordes et cuivres envelopper les compositions, et quand elle reprend le dessus, c'est pour inviter les guitaristes &#224; entrem&#234;ler d&#233;licatement leurs arp&#232;ges, &#224; la mani&#232;re d'&lt;strong&gt;Explosions In The Sky &lt;/strong&gt;(en t&#233;moigne un magnifique &lt;i&gt;No Military Parade&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; &lt;strong&gt;Vision&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;S'appuyant en live, comme pour ses pochettes de disques sur des visuels originaux - con&#231;us pour la plupart par Ashley, cornettiste de la formation - &lt;strong&gt;iLiKETRAiNS&lt;/strong&gt; impose une vision singuli&#232;re, une identit&#233; propre qui laisse pr&#233;sager du meilleur pour l'avenir. Voil&#224; peut-&#234;tre le groupe le plus interessant que la Grande-Bretagne nous ait livr&#233; depuis longtemps. En esp&#232;rant que sa discretion, son humilit&#233;, ne lui co&#251;te pas trop cher, dans un univers qui c&#233;l&#232;bre le vulgaire, la facilit&#233; et glorifie l'&#233;ph&#233;m&#232;re, pourvu qu'il rapporte gros et vite. &lt;strong&gt;iLiKETRAiNS &lt;/strong&gt;fait plut&#244;t partie de ceux qui donnent tout, tant qu'on lui offre patience et attention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Isan</title>
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&lt;p&gt;Marasme Fer de lance de l'&#233;curie berlinoise Morr, ISAN revient illuminer l'&#233;t&#233; de son electro l&#233;g&#232;re et r&#234;veuse. Par le pass&#233;, le duo constitu&#233; de Robin Saville et Anthony Ryan, a souvent &#233;t&#233; synonyme d'une electonica a&#233;rienne et directe, gardant toujours la m&#233;lodie en ligne de mire. Ainsi leur Lucky Cat ou la compilation de singles Clockwork Menagerie, en &#233;taient les dignes repr&#233;sentants, et que dire de leur impeccable collaboration avec Piano Magic sur ce qui reste sans doute le meilleur album de Glen (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt; Marasme &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fer de lance de l'&#233;curie berlinoise Morr, &lt;strong&gt;ISAN&lt;/strong&gt; revient illuminer l'&#233;t&#233; de son electro l&#233;g&#232;re et r&#234;veuse. Par le pass&#233;, le duo constitu&#233; de Robin Saville et Anthony Ryan, a souvent &#233;t&#233; synonyme d'une electonica a&#233;rienne et directe, gardant toujours la m&#233;lodie en ligne de mire. Ainsi leur &lt;i&gt;Lucky Cat &lt;/i&gt;ou la compilation de singles &lt;i&gt;Clockwork Menagerie&lt;/i&gt;, en &#233;taient les dignes repr&#233;sentants, et que dire de leur impeccable collaboration avec &lt;strong&gt;Piano Magic &lt;/strong&gt;sur ce qui reste sans doute le meilleur album de Glen Jonson &#224; ce jour, &lt;i&gt;Low Birth Weight&lt;/i&gt;. Mais les ann&#233;es aidant, on est peut-&#234;tre devenu un peu moins r&#233;ceptif, tout du moins plus exigeant envers le genre, et &lt;i&gt;Meet Next Life&lt;/i&gt;, paru en 2004, avait plu sans pour autant marquer les esprits, encore moins les bilans annuels.Un peu &#224; l'image de leur label, dont les r&#233;centes sorties semblent plong&#233;es dans un profond marasme d'electropop peu aventureuse, on aborde ce nouvel opus du duo, intitul&#233; &lt;i&gt;Plans Drawn in Pencil&lt;/i&gt;, sur la pointe des pieds, ou du stylo devrait-on dire !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt; Ma&#238;trise &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, &#224; l'instar des sch&#233;mas complexes repr&#233;sent&#233;s sur la pochette du disque, Ryan et Saville ma&#238;trisent leur sujet : chaque son synth&#233;tique a &#233;t&#233; travaill&#233; encore et encore, pass&#233; &#224; travers de multiples effets et de nombreux filtres afin d'obtenir une touche personnelle, reconnaissable entre toutes. Mais au del&#224; des m&#233;lodies souvent imm&#233;diates (d&#232;s l'ouverture de l'album sur un &lt;i&gt;Look and Yes&lt;/i&gt; discret mais accrocheur), on s'interroge sur l'&#233;volution m&#234;me du groupe, qui semble montrer l&#224;, un peu dans le sillage de ses coll&#232;gues de &lt;strong&gt;Boards Of Canada&lt;/strong&gt; l'an dernier, ses limites, comme si sa palette de couleurs &#233;tait limit&#233;e &#224; certaines teintes pastels. Comme souvent, &lt;strong&gt;ISAN&lt;/strong&gt; joue la carte de l'&#233;conomie question rythmiques, &#233;vitant le pi&#232;ge de la complexit&#233; impos&#233;e &#224; l'auditeur (&lt;i&gt;Corundum &lt;/i&gt;illustration parfaite de cette ma&#238;trise), mais &#224; l'aide de ses claviers, ne cherche pas pour autant, &#224; l'emmener dans une direction pr&#233;cise : ainsi certaines compositions restent bien fades et incapables de d&#233;coller (&lt;i&gt;Cinnabar &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;Ship&lt;/i&gt; qui n'offrent au final qu'un fond sonore anodin).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Sampler&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand enfin le groupe se laisse partir dans une direction plus originale, et se donne un peu plus de temps pour poser ses ambiances, c'est pour compl&#232;tement passer &#224; c&#244;t&#233; de son sujet : ainsi le tr&#232;s ambient et prometteur &lt;i&gt;Immortal Architecture &lt;/i&gt;qui, alors qu'il pourrait plonger l'auditeur dans une atmosph&#232;re contemplative bien plus &#233;tir&#233;e, et tirer son &#233;pingle du jeu, se saborde compl&#232;tement au bout de trois minutes, par un final qui retombe comme un soufflet. M&#234;me sentiment, sur &lt;i&gt;Amber Button &lt;/i&gt;qui laisse sur sa faim, comme si l'on &#233;coutait un vulgaire sampler promo de ce nouvel album. &#224; vouloir trop coller &#224; leur r&#233;putation de m&#233;lodistes de l'electronica, nos deux Anglais refr&#232;nent toute tentative d'aller vers les compositions plus alambiqu&#233;es, moins &#233;videntes, et d&#233;passant les trois minutes...&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Pastorale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sentiment des plus p&#233;nibles &#224; vivre tant il subsiste chez eux un potentiel &#233;norme &#224; peindre ces fresques presque pastorales, &#224; la douceur rassurante, ces images oniriques auxquelles ils nous habitu&#233;s par le pass&#233; . Cette beaut&#233; na&#239;ve pointe parfois le bout de son nez sur une fin d'album moins poussive, sous la forme de &lt;i&gt;Stickland &lt;/i&gt;(encore une tentative ambient r&#233;ussie mais qu'on aurait aim&#233; plus d&#233;velopp&#233;e), &#224; travers le minimalisme de la m&#233;lodie de &lt;i&gt;Working In Dust&lt;/i&gt; ou bien dans la construction m&#233;ticuleuse de &lt;i&gt;Seven Mile Marker&lt;/i&gt;, peut-&#234;tre la plus belle r&#233;ussite de ce disque. Au final, l'&#233;coute de &lt;i&gt;Plans Drawn in Pencil &lt;/i&gt;se r&#233;v&#232;le agr&#233;able, bien s&#251;r, car &lt;strong&gt;ISAN &lt;/strong&gt;a l'exp&#233;rience et sait parfaitement faire sonner sa musique, mais encore plus que pour &lt;i&gt;Meet Next Life&lt;/i&gt;, il faillit &#224; laisser une impression durable. Bien souvent d&#233;cri&#233;s par les amateurs d'electro complexe et rythmique, parfois qualifi&#233;s de &quot;musiciens d'ascenceur&quot; par quelques mauvaises langues, on se demande si Ryan et Saville ne cherchent pas l'auto-parodie comme meilleure fa&#231;on de railler leurs d&#233;tracteurs. Au risque de lasser une partie de leurs fans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Dead Science</title>
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&lt;p&gt;Oblique Apr&#232;s un premier effort en 2003 chez Absolutely Kosher, Frost Giant est le second album de The Dead Science, trio comptant en son sein des collaborateurs r&#233;guliers de Xiu Xiu, et il faut bien reconna&#238;tre qu'&#224; l'&#233;coute de ces huit titres, on pense immanquablement au groupe de Jamie Stewart. Une chanson comme In The Hospital poss&#232;de la m&#234;me approche oblique de la popsong, m&#234;me si elle prend des chemins plus classiques, moins d&#233;jant&#233;s et d&#233;construits que ceux parcourus par les compositions de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Oblique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un premier effort en 2003 chez Absolutely Kosher, &lt;i&gt;Frost Giant&lt;/i&gt; est le second album de &lt;strong&gt;The Dead Science&lt;/strong&gt;, trio comptant en son sein des collaborateurs r&#233;guliers de &lt;strong&gt;Xiu Xiu&lt;/strong&gt;, et il faut bien reconna&#238;tre qu'&#224; l'&#233;coute de ces huit titres, on pense immanquablement au groupe de Jamie Stewart. Une chanson comme&lt;i&gt; In The Hospital&lt;/i&gt; poss&#232;de la m&#234;me approche oblique de la popsong, m&#234;me si elle prend des chemins plus classiques, moins d&#233;jant&#233;s et d&#233;construits que ceux parcourus par les compositions de &lt;i&gt;Knife Play&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;A Promise&lt;/i&gt;. Mais il y a cette m&#234;me train&#233;e de souffre naus&#233;abonde qui colore chaque note nerveuse de la guitare de Sam Micken, et quand un Stewart passerait des miaulements aux cris de damn&#233;s, le chanteur de &lt;strong&gt;The Dead Science&lt;/strong&gt; utilise un falsetto qui &#233;voque un peu celui d'Andrew Montgomery de l'&#233;ph&#233;m&#232;re combo &#233;cossais &lt;strong&gt;Geneva&lt;/strong&gt;. D'ailleurs ce caract&#232;re de voix aura bien vite fait de fatiguer les moins patients, les m&#234;mes qui avaient bien vite rang&#233; &lt;strong&gt;Xiu Xiu&lt;/strong&gt; du c&#244;t&#233; des fantaisies in&#233;coutables pour malades des nerfs !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;M&#233;lange des genres&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais une fois la voix de Micken apprivois&#233;e, rien ne pourra emp&#234;cher l'auditeur de savourer les subtilit&#233;s du groupe (certes moins barr&#233;es que celles de Jamie Stewart, mais qu'importe) : changements de tempo, pauses qui n'en sont pas mais deviennent les introductions de nouvelles parties, m&#233;lange des genres... Malgr&#233; sa dur&#233;e (&#224; peine plus de trente minutes), &lt;i&gt;Frost Giant&lt;/i&gt; r&#233;v&#232;le une grande richesse et des arrangements rac&#233;s s'appuyant sur la contrebasse de Jherek Bischoff et le jeu saccad&#233; de Nick Tamburro &#224; la batterie. Les bases sont parfois presque jazzy mais la voix de Micken et sa fa&#231;on de jouer de la guitare apporte une autre couleur &#224; l'ensemble.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Atmosph&#232;res explosives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De ballades neurasth&#233;niques sur le fil du rasoir (&lt;i&gt;Sam Micken's Dream&lt;/i&gt;) en ambiances tendues et l&#233;g&#232;rement bruitistes (&lt;i&gt;Blood Tuning&lt;/i&gt;), d'experimentations pop (&lt;i&gt;Black Stockings&lt;/i&gt; en larsens et rythmique free) en v&#233;ritables pop-songs (&lt;i&gt;Drrrty Magneto&lt;/i&gt; et sa m&#233;lodie ent&#234;tante), &lt;i&gt;Frost Giant&lt;/i&gt; est un album des plus attachants. Mickens &#233;volue dans l'emphase, toujours en &#233;quilibre pour ne pas surjouer, dans un registre voisin de ceux de Daniel Bejar de &lt;strong&gt;Destroyer&lt;/strong&gt; ou d'&lt;strong&gt;Antony The Johnsons&lt;/strong&gt; : terrain min&#233; o&#249; l'on peut &#224; tout moment se mettre &#224; dos le public &#224; force de mani&#232;res. Sur la longueur pourtant, &lt;strong&gt;The Dead Science&lt;/strong&gt; s'en sort avec les honneurs gr&#226;ce &#224; ses habiles m&#233;langes et ses atmosph&#232;res explosives. &#194;mes sensibles, ne vous abstenez pas !!!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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