

<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le Cargo !</title>
	<link>https://www.lecargo.org/spip/</link>
	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lecargo.org/spip/spip.php?id_auteur=17&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Le Cargo !</title>
		<url>https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L144xH54/siteon0-6555c.jpg</url>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/</link>
		<height>54</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ne coupez pas</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/ne-coupez-pas/shin-ichiro-ueda/article9911.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/ne-coupez-pas/shin-ichiro-ueda/article9911.html</guid>
		<dc:date>2019-05-05T13:29:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ovni improbable et inattendu, Ne Coupez Pas ! (plus connu sous le titre international One Cut of the Dead) a tout du miracle, tellement son parcours force le respect et l'admiration. Ce film au budget minuscule de 25000 Euros et tourn&#233; en 8 jours (&#8230;), sort tout d'abord dans deux salles au Japon, avant de remporter, gr&#226;ce &#224; un bouche &#224; oreille &#233;pid&#233;mique, un succ&#232;s explosif (15 millions de dollars au Japon seulement). Apr&#232;s plusieurs festivals &#224; travers le monde o&#249; le film enflamme les spectateurs et (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH85/arton9911-c1d54.jpg&quot; width='150' height='85' style='height:85px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ovni improbable et inattendu, &lt;i&gt;Ne Coupez Pas !&lt;/i&gt; (plus connu sous le titre international&lt;i&gt; One Cut of the Dead&lt;/i&gt;) a tout du miracle, tellement son parcours force le respect et l'admiration. Ce film au budget minuscule de 25000 Euros et tourn&#233; en 8 jours (&#8230;), sort tout d'abord dans deux salles au &lt;strong&gt;Japon&lt;/strong&gt;, avant de remporter, gr&#226;ce &#224; un bouche &#224; oreille &#233;pid&#233;mique, un succ&#232;s explosif (15 millions de dollars au &lt;strong&gt;Japon &lt;/strong&gt; seulement). Apr&#232;s plusieurs festivals &#224; travers le monde o&#249; le film enflamme les spectateurs et les critiques, le film d&#233;barque en France. Et apr&#232;s visionnage de la chose, on comprend pourquoi le film emporte une adh&#233;sion aussi g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#233;trage commence en un plan-s&#233;quence qui se situe pendant le tournage d'un film de zombies &#224; petit budget. On suit sans interruption, pendant une grosse demi-heure, l'&#233;quipe &#234;tre v&#233;ritablement attaqu&#233;e par des zombies. Le ton et l'ambiance, volontairement comiques, font &#233;cho aux d&#233;bordements gores et aux folies visuelles de &lt;i&gt;Brain Dead&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Peter Jackson&lt;/strong&gt;, pour ne citer que cette r&#233;f&#233;rence. Mais avec une ambiance beaucoup plus Z et avec des errances de jeu qui nous font penser que, m&#234;me si c'est sans cynisme aucun, on est juste face une grosse blague visuelle &#224; petit budget.
L&#224; o&#249; le film commence comme un exercice de style (le plan-s&#233;quence) parodiant un cin&#233;ma bis us&#233; jusqu'&#224; la corde (le film de zombies), de surcroit sur un mode d&#233;monstratif ancr&#233; dans le genre ces derni&#232;res ann&#233;es (le found footage), on pense avoir cern&#233; le propos et on accepte le d&#233;lire sans se poser de questions. Jusqu'&#224; la &#171; fin &#187; du film qui arrive au bout de 37mn donc, g&#233;n&#233;rique faisant foi. Et pourtant ,contre toute attente, le film continue. Ou plut&#244;t, le vrai film commence, en explosant des barri&#232;res et des rep&#232;res que l'on n'avait pas vu arriver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53630 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5988-03185.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qu'il va se passer par la suite est une telle surprise et transpire un tel amour du cin&#233;ma, que la mise en place du c&#339;ur de l'histoire va vous retourner les sens et balayer ce que vous aviez cru voir ou comprendre. Le seul exemple de manipulation similaire qui me vient &#224; l'esprit, c'est &lt;i&gt;Retour vers le Futur 2&lt;/i&gt;. Ici aussi il y aura un jeu sur le point de vue qui vous fait remettre en perspective ce que vous avez vu pr&#233;c&#233;demment. A la diff&#233;rence que cela se joue sur un niveau suppl&#233;mentaire. L&#224; o&#249; le film de &lt;strong&gt;Zemeckis &lt;/strong&gt; faisait se croiser les m&#234;mes protagonistes en jouant sur le paradoxe temporel, ici on vient briser le mur de la fiction par l'angle de la narration. C'est une exp&#233;rience assez &#233;trange car le proc&#233;d&#233; bouleverse votre perception et modifie la dimension de l'&#339;uvre, qui prend pour le coup une autre tournure. Les personnages deviennent r&#233;els (alors qu'ils sont pourtant dans la m&#234;me &#339;uvre fictive) et l'histoire nous embarque dans une bataille compl&#232;tement folle sur le th&#232;me de la cr&#233;ation en g&#233;n&#233;ral et sur la r&#233;alisation en particulier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53631 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH279/-5989-92408.jpg' width='500' height='279' alt=&quot;&quot; style='height:279px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jouissif dans son approche ludique mais sans une once de futilit&#233;, le film s'av&#232;re &#234;tre au final une magnifique lettre d'amour au cin&#233;ma, &#233;crite avec folie et &#233;nergie certes, mais surtout avec une ma&#238;trise du propos et des moyens mis en place tels, qu'on en ressort &#233;bahi et le sourire aux l&#232;vres. Les derni&#232;res secondes arrivent m&#234;me &#224; nous &#233;mouvoir tellement l'apoth&#233;ose formelle de cette &#339;uvre m&#233;ta en diable est conclue de mani&#232;re touchante et maline.
Et je ne parle m&#234;me pas du g&#233;n&#233;rique de fin en forme de making off qui rajoute une strate de r&#233;alit&#233;/dimension au tout. Film dans le film dans le film. Une claque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53632 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5990-c0d09.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cobra Kai</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-2/article9909.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-2/article9909.html</guid>
		<dc:date>2019-05-03T15:42:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; -La d&#233;faite n'existe pas dans ce dojo, n'est-ce pas ? -Non, Sensei ! &#187; John Kreese/Karate Kid, 1984 La premi&#232;re saison de Cobra Kai, au miraculeux succ&#232;s critique et public, pla&#231;ait d'embl&#233;e la barre tr&#232;s haut en termes d'attentes et d'exigences pour la suite. Le trio de sc&#233;naristes/producteurs allait-il r&#233;it&#233;rer l'exploit et parvenir &#224; maintenir la qualit&#233; du show et continuer sur cette voie ? Dans l'ensemble, oui. Pour ce qui est de l'histoire, le fond est l&#224; et embraye intelligemment sur les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/series/rubrique169.html" rel="directory"&gt;s&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH84/arton9909-ba2c8.jpg&quot; width='150' height='84' style='height:84px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; -La d&#233;faite n'existe pas dans ce dojo, n'est-ce pas ? -Non, Sensei ! &#187;
&lt;strong&gt;John Kreese&lt;/strong&gt;/&lt;i&gt;Karate Kid&lt;/i&gt;, 1984&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-1/article9539.html&quot; class='spip_out'&gt;premi&#232;re saison&lt;/a&gt; de Cobra Kai, au miraculeux succ&#232;s critique et public, pla&#231;ait d'embl&#233;e la barre tr&#232;s haut en termes d'attentes et d'exigences pour la suite. Le trio de sc&#233;naristes/producteurs allait-il r&#233;it&#233;rer l'exploit et parvenir &#224; maintenir la qualit&#233; du show et continuer sur cette voie ? Dans l'ensemble, oui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ce qui est de l'histoire, le fond est l&#224; et embraye intelligemment sur les acquis. Deux difficult&#233;s s'&#233;rigent en challenge pour les deux Senseis d&#233;sormais : Pour &lt;strong&gt;Johnny Lawrence&lt;/strong&gt;, c'est de ne pas basculer dans les vieux travers qui d&#233;finissaient le &lt;strong&gt;Cobra Kai&lt;/strong&gt;, et de s'en tenir &#224; des valeurs r&#233;centes pour lui et qu'il voudrait repr&#233;sentatives de sa nouvelle fa&#231;on de voir les choses. Modifier les bases de son karat&#233; afin de le rendre plus honorable. Pour&lt;strong&gt; Daniel Larusso&lt;/strong&gt;, c'est d'arriver &#224; transmettre les le&#231;ons qu'il a apprises avec &lt;strong&gt;Ma&#238;tre Miyagi&lt;/strong&gt;, tout en les renouvelant afin de s'affranchir partiellement du lourd h&#233;ritage que cela repr&#233;sente pour lui. Comme lui conseille sa femme dans le deuxi&#232;me &#233;pisode : &#171; Tu n'as pas besoin d'&#234;tre M. &lt;strong&gt;Miyagi&lt;/strong&gt;. Sois juste M. &lt;strong&gt;Larusso &lt;/strong&gt; &#187;. Ils vivent donc d&#233;sormais tous deux avec un poids personnel sur les &#233;paules : &#234;tre &#224; la hauteur des valeurs qu'ils veulent dispenser. Mais comme tous deux voient leur &#233;cole comme une solution &#224; ce qu'ils consid&#232;rent &#234;tre une agression venant du dojo adverse, n&#233;e d'une animosit&#233; aliment&#233;e par des souvenirs de jeunesse qui les a marqu&#233;s au fer rouge, ce sera difficile pour eux de prendre du recul et de faire abstraction d'une ranc&#339;ur aussi vieille que tenace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53626 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5984-9254e.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet &#233;quilibre pr&#233;caire entre les deux &#233;coles sera d'ailleurs s&#233;rieusement menac&#233; par un vieil ennemi dont l'arriv&#233;e &#224; la toute fin de la saison 1 laissait pr&#233;sager le pire. Tel le serpent embl&#233;matique du &lt;i&gt;Cobra Kai&lt;/i&gt;, la pr&#233;sence du vieux sensei &lt;strong&gt;John Kreese&lt;/strong&gt; d&#233;stabilise sournoisement les vell&#233;it&#233;s de r&#233;demption de Lawrence. Un fant&#244;me du pass&#233;, reflet de ce que &lt;strong&gt;Johnny &lt;/strong&gt; ne veut plus &#234;tre d&#233;sormais mais &#224; qui il doit ironiquement sa gloire d'antan. Ses actions au cours de la saison sont assez bien amen&#233;es pour qu'on se m&#233;fie de lui de mani&#232;re instinctive, bien qu'en ayant par moment de la piti&#233;, voire de l'empathie, pour l'&#234;tre ab&#238;m&#233; et vieillissant qu'il semble &#234;tre devenu. Le traitement du personnage, sans le rendre forc&#233;ment sympathique, lui conf&#232;re une fragilit&#233; et une patine plus humaine que dans la trilogie cin&#233;. La v&#233;rit&#233; sur son pass&#233; notamment, permet de craqueler l'aspect monolithique et sans nuances du personnage. Cependant, son influence n&#233;faste continuera &#224; transformer le personnage instable de &lt;strong&gt;Hawk&lt;/strong&gt;, dont la mutation agressive atteindra son apog&#233;e lors du dixi&#232;me &#233;pisode.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53627 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5985-f44d9.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'autre bonne id&#233;e de cette saison est d'avoir centr&#233; l'intrigue pendant les vacances d'&#233;t&#233; suivant le tournoi (&#224; l'image du deuxi&#232;me film d'ailleurs) et de ne pas avoir fait un calque des enjeux pr&#233;c&#233;dents. Pas de tournoi ici mais plut&#244;t une volont&#233; de renforcer la mise en place des personnages pour les laisser vivre leur &#233;volution r&#233;cente et les faire s'&#233;panouir. Les histoires dans chaque camp vont se d&#233;velopper en reflet ici aussi : deux senseis en prise avec la difficult&#233; d'enseigner, deux nouvelles histoires d'amour, deux personnages comiques d&#233;cal&#233;s. Comme si, encore une fois, on avait droit &#224; deux facettes d'une m&#234;me histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et surtout, l'&#233;volution de &lt;strong&gt;Johnny&lt;/strong&gt;, son constat d'&#233;chec en tant que p&#232;re et son impossibilit&#233; &#224; r&#233;parer sa relation avec son fils qui a bascul&#233; du c&#244;t&#233; &lt;strong&gt;Miyagi-Do &lt;/strong&gt; dojo, continue &#224; &#234;tre la grande r&#233;ussite de la s&#233;rie. Le personnage essaye toujours de se racheter une conduite malgr&#233; des mauvaises racines assez tenaces, notamment en s'occupant de &lt;strong&gt;Miguel &lt;/strong&gt; qui est plus un fils de substitution qu'un &#233;l&#232;ve et qu'il essaye d'&#233;loigner des anciens pr&#233;ceptes belliqueux du &lt;strong&gt;Cobra Kai&lt;/strong&gt;. Par cons&#233;quent, sa mani&#232;re de s'ouvrir &#224; Miguel et l'importance qu'il donne &#224; placer les bons curseurs d'enseignement le rendent tr&#232;s attachant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53628 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5986-60696.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, &#224; l'image des deux h&#233;ros qui se cherchent, la s&#233;rie joue parfois dangereusement avec la forme pour se renouveler. Elle se cherche au risque de basculer dans la facilit&#233;. Trouver autre chose que lustrer/frotter, chercher le gimmick &#224; tout prix et il n'y a qu'un pas pour basculer dans la caricature. Les &#171; trucs &#187; d'entra&#238;nements sont un peu plus grossiers et demandent une suspension d'incr&#233;dulit&#233; et une bienveillance bien plus grandes que dans la saison pass&#233;e. Le 7e &#233;pisode est ainsi le plus maladroit de la saison en cours, les entra&#238;nements respectifs des deux &#233;coles frisent le ridicule (une variation du jeu du drapeau en for&#234;t pour le &lt;strong&gt;Cobra Kai&lt;/strong&gt; et un entrainement en chambre froide pour le &lt;strong&gt;Miyagi-Do&lt;/strong&gt;). La d&#233;monstration fonctionne mal visuellement car peu cr&#233;dible et trop facile. C'est d'autant plus dommage que le ton adulte et grave de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dant proposait une parenth&#232;se assez &#233;mouvante, on y voyait &lt;strong&gt;Johnny &lt;/strong&gt; retrouver les anciens membres de son gang et partir dans une vir&#233;e &#224; moto profond&#233;ment nostalgique. Un constat touchant sur un pass&#233; r&#233;volu et sur la fragilit&#233; de la condition humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ces quelques maladresses ne nuisent pas trop au show tellement il est, encore une fois,respectueux de son h&#233;ritage. Cette saison (bien plus que la pr&#233;c&#233;dente) est blind&#233;e de r&#233;f&#233;rences plus ou moins &#233;videntes aux films pr&#233;c&#233;dents. Que ce soit la musique, les situations, les r&#233;f&#233;rences
visuelles ou certaines lignes de dialogues, les easter eggs &#8211; ou r&#233;f&#233;rences cach&#233;es en fran&#231;ais &#8211; sont imbriqu&#233;s dans la structure narrative de mani&#232;re tellement &#233;vidente qu'ils participent &#224; l'ADN de la s&#233;rie. A la fois un cadeau aux fans hardcore mais aussi une mani&#232;re d'ancrer cette histoire dans une
boucle qui semble se r&#233;p&#233;ter comme une mal&#233;diction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_53629 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-5987-21a87.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la premi&#232;re saison a obtenu son 1er Dan haut la main et avec les honneurs, le 2&#232;me Dan ici est valid&#233; avec quelques approximations. Mais ce que la saison a un peu perdu en fluidit&#233; et en homog&#233;n&#233;it&#233;, elle l'a gagn&#233; en duret&#233;. Les confrontations s'enchainant et montant en intensit&#233; cr&#233;ent une tension qui ne demande qu'&#224; exploser. Entre les &#233;l&#232;ves comme entre les deux rivaux principaux. La m&#232;che sera allum&#233;e lors d'un final explosif &#224; la conclusion tristement dramatique. Ironiquement, m&#234;me les bonnes d&#233;cisions peuvent provoquer les pires d&#233;nouements. C'est en cela que la s&#233;rie continue &#224; surprendre, de mani&#232;re moins &#233;clatante car parsem&#233;e de moments virant un peu plus vers le teen soap op&#233;ra, mais pr&#233;servant un univers et une galerie de personnages qui se construisent entre &#233;quilibre et chaos.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cobra Kai</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-1/article9539.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-1/article9539.html</guid>
		<dc:date>2018-05-07T18:22:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;ussite de la s&#233;rie Cobra Kai, une suite de la trilogie cin&#233; Karat&#233; Kid, tient du miracle. Le projet casse-gueule au possible, visant &#224; faire revenir les deux antagonistes principaux du film originel (c'est a dire 34 ans plus tard) avait peu de chance de faire mouche, voire faisait mal au c&#339;ur sur le papier tant la l&#233;gitimit&#233; d'un tel come-back semblait hors propos. Car il ne suffit pas de reprendre les m&#234;mes acteurs et les remettre sur le devant de la sc&#232;ne, pour donner une cr&#233;dibilit&#233; &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/series/rubrique169.html" rel="directory"&gt;s&#233;ries&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH63/arton9539-ae3f5.jpg&quot; width='150' height='63' style='height:63px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;ussite de la s&#233;rie&lt;strong&gt; Cobra Kai&lt;/strong&gt;, une suite de la trilogie cin&#233; &lt;strong&gt;Karat&#233; Kid&lt;/strong&gt;, tient du miracle. Le projet casse-gueule au possible, visant &#224; faire revenir les deux antagonistes principaux du film originel (c'est a dire 34 ans plus tard) avait peu de chance de faire mouche, voire faisait mal au c&#339;ur sur le papier tant la l&#233;gitimit&#233; d'un tel come-back semblait hors propos. Car il ne suffit pas de reprendre les m&#234;mes acteurs et les remettre sur le devant de la sc&#232;ne, pour donner une cr&#233;dibilit&#233; &#224; l'ensemble. Surtout en les faisant revenir timidement par la petite lucarne, encore plus petite que par la t&#233;l&#233; puisque via le streaming payant de &lt;strong&gt;YouTube&lt;/strong&gt; : &lt;strong&gt;YouTube Red&lt;/strong&gt;. Mais ces craintes et ces a priori sont balay&#233;s d&#232;s le premier &#233;pisode. Et laissent progressivement la place &#224; une jubilation inesp&#233;r&#233;e qui d&#233;passe les plus grandes attentes. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;ussite et l'initiative de ce projet revient en grande partie au trio de sc&#233;naristes, et amis d'enfance, fans de la premi&#232;re heure venus pitcher avec un enthousiasme sans faille l'id&#233;e de ce potentiel retour &#224; l'acteur principal &lt;strong&gt;Ralph Macchio&lt;/strong&gt;. Mais non contents de le faire revenir, ils d&#233;cident surtout contre toute attente de proposer le r&#244;le principal &#224; son adversaire de l'&#233;poque, &lt;strong&gt;William Zabka&lt;/strong&gt; alias &lt;strong&gt;Johnny Lawrence&lt;/strong&gt;. Le titre de la s&#233;rie prend du coup tout son sens, &#233;vitant la facilit&#233; et prenant le parti de l'opportunit&#233; plut&#244;t que de l'opportunisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est l&#224; que toute l'intelligence du projet repose. Ne pas seulement repartir sur un revival ancr&#233; dans ces ann&#233;es 80 tellement tendance ces temps-ci (cf le succ&#232;s de&lt;strong&gt; Stranger Things&lt;/strong&gt;) mais proposer une nouvelle histoire reposant sur ce moment charni&#232;re de la vie de ces deux gamins devenus adultes et parents, faisant face aux d&#233;mons du pass&#233;. Des adultes avec la vuln&#233;rabilit&#233; qui leur est propre, loin des arch&#233;types attendus, avec un parcours dans la vie qui leur a fait perdre l'innocence de l'adolescence. Johnny marqu&#233; par les &#233;v&#233;nements qu'il a v&#233;cu appara&#238;t incroyablement humain. Bris&#233;, abattu, cynique, roulant sa bosse de loser en ruminant &#233;ternellement sa gloire perdue, il efface d'embl&#233;e cette image de bad guy qui le caract&#233;risait. A l'oppos&#233;, &lt;strong&gt;Daniel &lt;/strong&gt; &#224; qui tout a r&#233;ussi depuis ces fameuses aventures de l'&#233;t&#233; 1984, est devenu un parent, homme d'affaires p&#233;p&#232;re, balayant cette image de h&#233;ros du pass&#233;. Chacun d'eux est une facette de la m&#234;me pi&#232;ce, plus vraiment le ying ou le yang de l'autre, plut&#244;t un reflet avec un l&#233;ger d&#233;calage d&#251; &#224; un parcours diff&#233;rent. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_47698 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-132-e5787.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et quand le destin les fait &#224; nouveau se rencontrer, chacun voyant l'autre &#224; travers le prisme du pass&#233;, on aura du mal &#224; prendre parti car tous deux ont leur propre point de vue avec sa l&#233;gitimit&#233; et donc ses conclusions. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les dix &#233;pisodes de cette saison vont donc r&#233;ussir &#224; nous faire vivre cette confrontation in&#233;vitable mais avec une subtilit&#233; qu'on n'attendait pas, en usant d'id&#233;es narratives subtiles. Des extraits du film servent de flashback, les gimmicks/r&#233;f&#233;rences sont des clins d'&#339;il savamment distill&#233;s mais jamais des appels lourdingues du pied. Plusieurs sc&#232;nes font directement &#233;cho au premier film mais jamais de fa&#231;on racoleuse ni compl&#232;tement ou seulement avec nostalgie mais plut&#244;t comme un t&#233;moignage de l'h&#233;ritage de ce film entr&#233; dans la pop culture et usant de ces r&#233;f&#233;rences pour ancrer sa mythologie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me les absents ont leur r&#244;le. &lt;strong&gt;Miyagi &lt;/strong&gt; jou&#233; par&lt;strong&gt; Pat Morita&lt;/strong&gt;, depuis d&#233;c&#233;d&#233;, appara&#238;t lors des flashbacks et nous rappelle l'importance qu'il a eu et a encore pour &lt;strong&gt;Daniel San&lt;/strong&gt;. La sc&#232;ne au cimeti&#232;re, tout en recueillement et en dignit&#233;, est un moment d'&#233;motion d'une justesse &#233;vidente. Quant aux intrigues annexes, elles ne le sont finalement pas, du fait qu'elles s'entrecroisent et alimentent l'intrigue principale. Les histoires d&#233;velopp&#233;es vont sonner comme une r&#233;incarnation du pass&#233;, une impression d'&#233;ternel recommencement, quelque part entre l'h&#233;ritage et la mal&#233;diction. L'autre th&#232;me abord&#233;, qui domine et qui amorce les actes et les d&#233;cisions, est celui de la figure paternelle, absente ou de substitution. Elle a forg&#233; diff&#233;remment nos anciens h&#233;ros par le pass&#233; et influencera logiquement le destin des nouveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_47696 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH282/-130-b60ac.jpg' width='500' height='282' alt=&quot;&quot; style='height:282px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La narration va aussi jouer en filigrane sur des th&#232;mes universels : l'histoire d'amour contrari&#233;e fa&#231;on Rom&#233;o et Juliette, l'enseignement ma&#238;tre/&#233;l&#232;ve faisant &#224; la fois r&#233;f&#233;rence au premier film mais aussi &#224; la relation Yoda/Luke Skywalker pour le c&#244;t&#233; spirituel et d&#233;passement de soi. Un autre th&#232;me trait&#233; propre &#224; &lt;strong&gt;Star Wars&lt;/strong&gt; (mais &#233;tant d&#233;j&#224; l'axe principal de &lt;strong&gt;Karat&#233; Kid 3&lt;/strong&gt;) est celui de l'&#233;quilibre pr&#233;caire, et la possibilit&#233; de passer du c&#244;t&#233; obscur. Une menace qui grandit en cours de saison, pas seulement pour l'&#233;l&#232;ve mais aussi pour le ma&#238;tre : le danger de laisser la col&#232;re motiver et justifier ses actes. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela pour finir en beaut&#233; lors du fameux tournoi, o&#249; l'on attend tout en le craignant, le Happy end facile et convenu, ce qui ne sera pas le cas gr&#226;ce &#224; la tournure finale intelligemment orchestr&#233;e, fid&#232;le &#224; tout ce qui a fait la r&#233;ussite de cette mini s&#233;rie, tirant toujours vers le haut en &#233;vitant quasiment tous les pi&#232;ges d'un r&#233;cit qui aurait pu n'&#234;tre que manich&#233;en et se r&#233;v&#232;le finalement bien plus ramifi&#233; et nuanc&#233; que pr&#233;vu, ainsi que profond&#233;ment humain. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_47695 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH263/-129-eacc1.jpg' width='500' height='263' alt=&quot;&quot; style='height:263px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et finalement, l&#224; o&#249; ce retour inattendu aurait pu n'&#234;tre qu'un &#233;ph&#233;m&#232;re one shot vintage, sacrifi&#233; sur l'autel de la liste des interminables reboots dont Hollywood nous inonde depuis quelques ann&#233;es, au cin&#233;ma comme &#224; la t&#233;l&#233;, on a finalement droit &#224; une proposition respectueuse de son mat&#233;riau d'origine, ouverte aux fans comme aux non initi&#233;s et con&#231;ue intelligemment malgr&#233; (o&#249; peut-&#234;tre gr&#226;ce &#224;) un format qui semblait trop &#233;triqu&#233;. C'est pourtant cette formule qui a permis de traiter ce come-back de la meilleure fa&#231;on, posant les jalons d'un univers bien plus vaste et riche que pr&#233;vu, laissant pr&#233;sager une in&#233;vitable deuxi&#232;me saison qui devrait encore monter en puissance, si elle est abord&#233;e avec cette m&#234;me logique de cr&#233;ation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Si vous avez fini la saison 1, nous vous proposons aussi la chronique de la saison 2 de Cobra Kai ici-m&#234;me : &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/cobra-kai/saison-2/article9909.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow'&gt;https://www.lecargo.org/spip/cobra-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Fits</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/the-fits/anna-rose-holmer/article9235.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/the-fits/anna-rose-holmer/article9235.html</guid>
		<dc:date>2016-11-11T15:01:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Aur&#233;ol&#233; en 2016 du prix de la critique au Festival du Cin&#233;ma Am&#233;ricain de Deauville et apr&#232;s avoir fait parler de lui au Festival de Venise et SunDance, The Fits est le premier film de la r&#233;alisatrice Anna Rose Holmer, inconnue du grand public mais ayant &#224; son actif la production de documentaires tel que Ballet 422 (sur la prestigieuse compagnie New York City Ballet). Le film, ayant de nouveau pour th&#232;me la danse mais trait&#233; sous forme de fiction cette fois, avait tout de la petite p&#233;pite. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L111xH150/arton9235-61a2b.jpg&quot; width='111' height='150' style='height:150px;width:111px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aur&#233;ol&#233; en 2016 du prix de la critique au &lt;strong&gt;Festival du Cin&#233;ma Am&#233;ricain de Deauville&lt;/strong&gt; et apr&#232;s avoir fait parler de lui au&lt;strong&gt; Festival de Venise et SunDance&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;The Fits &lt;/i&gt; est le premier film de la r&#233;alisatrice &lt;strong&gt;Anna Rose Holmer&lt;/strong&gt;, inconnue du grand public mais ayant &#224; son actif la production de documentaires tel que&lt;i&gt; Ballet 422&lt;/i&gt; (sur la prestigieuse compagnie &lt;strong&gt;New York City Ballet&lt;/strong&gt;). Le film, ayant de nouveau pour th&#232;me la danse mais trait&#233; sous forme de fiction cette fois, avait tout de la petite p&#233;pite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'histoire tient en quelques lignes : &lt;strong&gt;Toni &lt;/strong&gt; une jeune fille de 11 ans, rejoint un groupe de danse. Alors qu'elle essaye de s'int&#233;grer artistiquement et socialement, une &#233;pid&#233;mie semble se propager et toucher chaque danseuse, les faisant avoir des crises d'origine inconnue. Et&#8230; voil&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; car &#224; part cette intrigue qui &#233;tirera l'histoire jusqu'&#224; sa conclusion, il ne faudra pas aller chercher grand-chose. Juste accepter. Accepter de suivre la jeune actrice principale (qui s'en sort plut&#244;t bien vu le r&#244;le qui lui est attribu&#233;) qui va frayer cette troupe de jeunes danseuses, d&#233;ambuler comme pouss&#233;e par la cam&#233;ra (qui ne la lache pas et utilise seulement le point de vue de la fille). Accepter des situations minimalistes juste ponctu&#233;es par cette myst&#233;rieuse &#233;pid&#233;mie qui n'a de sens et de but que celui voulu par la r&#233;alisatrice. Et sans vouloir r&#233;v&#233;ler le myst&#232;re entourant ces incidents, on pourra juste dire que leur l&#233;gitimit&#233; sc&#233;naristique d&#233;coule plus d'une vision artistique propre &#224; la r&#233;alisatrice (lui attribuant un sens qui tient de l'expression corporelle) que d'une logique v&#233;ritablement cin&#233;matographique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_42897 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH358/279540.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx-0dd1b.jpg' width='500' height='358' alt=&quot;&quot; style='height:358px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui &#233;lagu&#233; aurait pu donner un court-m&#233;trage int&#233;ressant, nous donne finalement un film qui synth&#233;tise les plus gros d&#233;fauts du cin&#233;ma ind&#233;pendant am&#233;ricain. 1h12mn de film interminables, o&#249; les dialogues sont rares car l'image est cens&#233;e parler d'elle-m&#234;me, o&#249; l'&#233;l&#233;ment &#233;trange qui perturbe et alimente le r&#233;cit est en fait une m&#233;taphore qu'on doit accepter comme telle. Une &#339;uvre qui se la raconte mais ne raconte pas grand chose, de longs plans sur des personnages n'ayant rien &#224; dire ni &#224; faire v&#233;ritablement, ponctu&#233;s d'une musique jazzy horripilante servant &#224; cautionner et g&#233;n&#233;rer l'identit&#233; arty de l'&#339;uvre. Quand on se permet une telle licence po&#233;tique et artistique, il faudrait avoir un sacr&#233; talent pour ne pas accoucher fatalement d'un film d'une vacuit&#233; aussi plombante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Creed</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/creed/ryan-coogler/article9007.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/creed/ryan-coogler/article9007.html</guid>
		<dc:date>2016-01-04T18:49:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S'il est bien une cr&#233;ation embl&#233;matique d'une certaine Hollywood maintenant disparue, c'est bien celle accouch&#233;e par Stallone dans les ann&#233;es 70. A savoir Rocky Balboa, l'alter ego cin&#233;matographique de la star du cin&#233;ma d'action des ann&#233;es 80. Un personnage que l'on a pu voir revenir plus ou moins r&#233;guli&#232;rement au cours de cinq d&#233;cennies maintenant. Aucun acteur ne peut se targuer d'avoir pu personnifier si fortement un h&#233;ros tel que celui-ci, au point de l'avoir fait vivre aussi longtemps que &#231;a. Et m&#234;me (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L101xH150/arton9007-bb3e2.jpg&quot; width='101' height='150' style='height:150px;width:101px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est bien une cr&#233;ation embl&#233;matique d'une certaine Hollywood maintenant disparue, c'est bien celle accouch&#233;e par &lt;strong&gt;Stallone &lt;/strong&gt; dans les ann&#233;es 70. A savoir &lt;strong&gt;Rocky Balboa&lt;/strong&gt;, l'alter ego cin&#233;matographique de la star du cin&#233;ma d'action des ann&#233;es 80. Un personnage que l'on a pu voir revenir plus ou moins r&#233;guli&#232;rement au cours de cinq d&#233;cennies maintenant. Aucun acteur ne peut se targuer d'avoir pu personnifier si fortement un h&#233;ros tel que celui-ci, au point de l'avoir fait vivre aussi longtemps que &#231;a. Et m&#234;me s'il a pu marquer le cin&#233;ma d'action avec d'autres figures h&#233;ro&#239;ques telles que &lt;i&gt;Rambo &lt;/i&gt; par exemple, aucune ne peut arriver &#224; la cheville de cette repr&#233;sentation du r&#234;ve Am&#233;ricain. D'abord parce que c'&#233;tait sa cr&#233;ation. Et parce qu'en cr&#233;ant ce personnage, il s'est cr&#233;&#233; lui-m&#234;me en temps qu'homme et artiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parcours de &lt;strong&gt;Rocky&lt;/strong&gt;, c'est le parcours de &lt;strong&gt;Stallone&lt;/strong&gt;. Ce n'est m&#234;me pas une m&#233;taphore, c'est un fait. Parti de rien, arriv&#233; au sommet par la seule force de sa volont&#233;, d&#233;chu par exc&#232;s de vanit&#233;, puis r&#233;guli&#232;rement de retour non pour la gloire mais par amour du combat. Afin de rester debout, continuer &#224; avancer en d&#233;pit de la douleur caus&#233;e par la perte de ses proches, en d&#233;pit de l'&#226;ge et du temps qui passe. Parce que dans la vie on passe par la volont&#233;, par la fiert&#233;, et on se doit de finir par la sagesse. Du moins c'est comme &#231;a que l'on peut s'accomplir et se r&#233;concilier avec ses erreurs et ses blessures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La derni&#232;re aventure cin&#233;matographique de l'&#233;talon Italien (&lt;i&gt;Rocky Balboa&lt;/i&gt; - 2006), r&#233;sonnait comme l'aboutissement de ce combat men&#233; contre la vie. &lt;strong&gt;Rocky &lt;/strong&gt; y apparaissait r&#233;sign&#233; &#224; une vie de gloire d&#233;chue, presque seul. Mais avec cette &#233;tincelle toujours en lui, lui demandant de s'accomplir une derni&#232;re fois. Ce qu'il fit de mani&#232;re si touchante et si cat&#233;gorique que l'on ne pouvait imaginer un autre film reprendre apr&#232;s ce qui semblait &#234;tre un dernier baroud d'honneur. D'o&#249; la surprise g&#233;n&#233;r&#233;e par la mise en chantier de ce &lt;i&gt;Creed&lt;/i&gt;, vendu comme un spin-off et qui au bout du compte se r&#233;v&#232;le &#234;tre tellement plus que &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois, l'instigateur du projet n'&#233;tait pas &lt;strong&gt;Stallone &lt;/strong&gt; mais un jeune duo, le r&#233;alisateur et l'acteur du film &lt;i&gt;Fruitvale Station&lt;/i&gt; (Grand prix du jury du Festival de &lt;strong&gt;Sundance&lt;/strong&gt; 2013). Ils d&#233;cident de d&#233;velopper l'histoire du fils d'&lt;strong&gt;Apollo Creed&lt;/strong&gt;, &#233;crivent le sc&#233;nario, le proposent &#224; &lt;strong&gt;Stallone &lt;/strong&gt; qui accepte de passer le relai et de jouer dans le film. Et c'est l&#224; qu'on voit la diff&#233;rence entre une suite motiv&#233;e par l'envie de deux jeunes artistes/fans d'apporter un film que personne n'esp&#233;rait et une autre comme le dernier&lt;i&gt; Star Wars&lt;/i&gt;, que tout le monde attendait et qui n'est finalement qu'un film voulu par les studios afin de rentabiliser le rachat de la franchise cr&#233;&#233;e par &lt;strong&gt;George Lucas&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car &lt;i&gt;Creed &lt;/i&gt; est tout ce que le &lt;i&gt;R&#233;veil de la Force&lt;/i&gt; n'est pas. A savoir un film continuant &#224; construire un mythe et non &#224; l'utiliser. Un film t&#233;moignant un profond respect envers l'oeuvre originale tout en reprenant le flambeau de mani&#232;re personnelle. Il n'y a pas de copier/coller, &lt;strong&gt;Rocky &lt;/strong&gt; continue son parcours et ne fait pas office faire valoir. Il fait partie int&#233;grante de l'histoire et son combat personnel (que je ne spoilerai pas) ne fait qu'augmenter d'un cran l'admiration que l'on avait pour lui depuis le dernier film. Toujours debout, touchant dans ses paroles et dans ses d&#233;cisions, &lt;strong&gt;Rocky &lt;/strong&gt; y est plus &#233;mouvant que jamais. Et &lt;strong&gt;Stallone &lt;/strong&gt; aussi par la m&#234;me occasion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_40695 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L300xH158/ob_df925c_creed-movie-rocky-7ba84.jpg' width='300' height='158' alt=&quot;&quot; style='height:158px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce film continue &#224; montrer que l'int&#233;r&#234;t de cette saga n'&#233;tait ni la boxe, ni m&#234;me la victoire mais le combat contre soi-m&#234;me. Car comme le dit &lt;strong&gt;Rocky &lt;/strong&gt; en face d'un miroir pendant le film, &quot;Ce mec en face, c'est ton adversaire le plus coriace. C'est vrai sur le ring et c'est vrai dans la vie&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;alisateur (&lt;strong&gt;Ryan Coogler&lt;/strong&gt;) et l'acteur principal &lt;strong&gt;(Michael B. Jordan&lt;/strong&gt;) nous offrent donc le plus beau cadeau : le film qu'on n'attendait pas. Un &#233;largissement de l'univers d&#233;velopp&#233; par &lt;strong&gt;Stallone &lt;/strong&gt; : on y retrouve ses rep&#232;res, illustr&#233;s par la ville, les rues, le gymnase, le cimeti&#232;re o&#249; sont enterr&#233;s ses proches. Tout y est intelligemment amen&#233; afin de renforcer la filiation. Et le lien entre &lt;strong&gt;Adonis Creed&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rocky&lt;/strong&gt;, se battit &#233;motionnellement en parall&#232;le de leur parcours. Voir ces deux personnages se d&#233;couvrir et se rendre essentiels l'un &#224; l'autre est l'une des plus belles r&#233;ussites du film. Car sans l'empathie g&#233;n&#233;r&#233;e par la relation qui unit les deux boxeurs, personne ne serait boulevers&#233; comme vous allez l'&#234;tre pendant la &quot;classique&quot; s&#233;ance d'entrainement sur fond musical, commune &#224; tous les films de la s&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ces temps de suites/remakes/reboots, &#231;a aurait pu &#234;tre le film de trop. Et il est finalement indispensable &#224; la s&#233;rie. Car non &#231;a n'est pas un film d&#233;riv&#233;. C'est bel et bien le nouvel &#233;pisode de &lt;strong&gt;Rocky&lt;/strong&gt;. Pas besoin de faire un gros effort pour voir appara&#238;tre un pr&#233;nom de l&#233;gende au m&#234;me nombre de lettres, de consonnes et de voyelles en haut de l'affiche de &lt;i&gt;Creed&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/9ThvUgWyUsk&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;vous pourrez aussi retrouver r&#233;guli&#232;rement les articles de Nikola sur son blog : Zone de &lt;a href=&quot;http://sensein1k0.over-blog.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Con(.)fort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Monde fantastique d'Oz</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/le-monde-fantastique-d-oz/sam-raimi/article8272.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/le-monde-fantastique-d-oz/sam-raimi/article8272.html</guid>
		<dc:date>2013-03-18T11:10:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voici que d&#233;barque sur nos &#233;crans Le Monde fantastique d'Oz de Sam Raimi. R&#233;alisateur mythique pour la (donc ma) g&#233;n&#233;ration VHS, auteur du d&#233;mentiel Evil Dead et de sa suite Tex Averiesque, Evil Dead 2 (je laisse de c&#244;t&#233; le 3&#232;me volet, rat&#233; malgr&#233; une touchante intention de r&#233;inventer le concept). Sam Raimi donc qui apr&#232;s s'&#234;tre concentr&#233; pendant une d&#233;cennie sur la trilogie Spiderman, et avoir su cr&#233;dibiliser l'univers comic book au cin&#233;ma avant toute la vague Marvel, d&#233;cide de tourner la page. Voire les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L150xH145/arton8272-87afb.gif&quot; width='150' height='145' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L65xH63/artoff8272-613ea.gif'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH145/arton8272-87afb.gif'&quot; style='height:145px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici que d&#233;barque sur nos &#233;crans&lt;em&gt; Le Monde fantastique d'Oz &lt;/em&gt;de &lt;strong&gt;Sam Raimi&lt;/strong&gt;. R&#233;alisateur mythique pour la (donc ma) g&#233;n&#233;ration VHS, auteur du d&#233;mentiel &lt;em&gt;Evil Dead&lt;/em&gt; et de sa suite Tex Averiesque,&lt;em&gt; Evil Dead 2&lt;/em&gt; (je laisse de c&#244;t&#233; le 3&#232;me volet, rat&#233; malgr&#233; une touchante intention de r&#233;inventer le concept). &lt;strong&gt;Sam Raimi&lt;/strong&gt; donc qui apr&#232;s s'&#234;tre concentr&#233; pendant une d&#233;cennie sur la trilogie &lt;em&gt;Spiderman&lt;/em&gt;, et avoir su cr&#233;dibiliser l'univers comic book au cin&#233;ma avant toute la vague &lt;strong&gt;Marvel&lt;/strong&gt;, d&#233;cide de tourner la page. Voire les pages. Celle bien gore du &lt;em&gt;Necronomicon&lt;/em&gt;, le livre des morts de sa trilogie horrifique. Ainsi que la page pleine d'actions tr&#233;pidantes de son h&#233;ros de BD tisse partout. Et nous voici face &#224; une nouvelle page, celle d'un conte merveilleux, sorti tout droit d'un conte de f&#233;es, s'inspirant d'un ouvrage et d'un film bien connus mais nous en offrant les origines fantasm&#233;es par un r&#233;alisateur en qu&#234;te de renouveau. Et le r&#233;sultat est tout simplement catastrophique.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car malgr&#233; un d&#233;but assez original (en 4/3 et noir et blanc), le film bascule assez rapidement (et na&#239;vement pour ne pas dire niaisement) dans le merveilleux. Merveilleux&#8230; Si vous aimez les d&#233;cors fa&#231;on &lt;strong&gt;Tim Burton&lt;/strong&gt; rat&#233; (le remake de&lt;em&gt; la plan&#232;te des Singes&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Alice aux pays des Merveilles&lt;/em&gt;) vous allez &#234;tre servi. La r&#233;alisation passe constamment de plans serr&#233;s sur un plateau de tournage &#224; des plans larges sur des d&#233;cors en images de synth&#232;se, le tout ne s'int&#233;grant jamais vraiment. Une r&#233;alisation sans r&#233;el dynamisme ni inventivit&#233;, le comble pour l'auteur des films cit&#233;s pr&#233;c&#233;demment. Tout est plat, l'histoire est lin&#233;aire au possible, les personnages n'ont aucune profondeur, tout comme la 3D d'ailleurs qui se fait vite oublier tant elle est anecdotique. Plat je vous dis. Seuls quelques petits clins d'&#339;il aux fans pourront vous sortir de l'ennui, voire la g&#234;ne, dans lequel vous aurez plong&#233; en p&#233;n&#233;trant dans ce monde fantastique&#8230;ment rat&#233;. Comme la naissance de la sorci&#232;re par exemple.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce qui est finalement le plus troublant quand on s'y attarde un peu, ce sont les similitudes entre ce film et le fameux 3&#232;me volet de sa s&#233;rie&lt;em&gt; Evil Dead&lt;/em&gt;. Comme si le r&#233;alisateur avait voulu raconter diff&#233;remment ce qu'il n'avait pas r&#233;ussi &#224; accoucher &#224; l'&#233;poque, d&#251; &#224; un budget trop serr&#233; notamment. Car que racontait &lt;em&gt;Evil Dead 3&lt;/em&gt; finalement ? Un homme happ&#233; par une tornade passe dans une autre dimension, et par un quiproquo est accueilli comme le messie d'une vieille pr&#233;diction l'annon&#231;ant comme le sauveur du palais et de son peuple, assaillis par un sorcier et son arm&#233;e mal&#233;fique. Ce h&#233;ros malgr&#233; lui va finalement se r&#233;v&#233;ler &#224; travers les &#233;preuves qu'il va traverser, sauver la princesse et devenir le roi tant attendu. Eh ben Sammy tu nous l'as fait un peu &#224; l'envers ici hein ??!! Si le grand public passera &#224; c&#244;t&#233; de l'&#233;vidence (trouvez quelqu'un qui a vu ce 3&#232;me&lt;em&gt; Evil Dead&lt;/em&gt;...), le fan de la premi&#232;re heure risque d'avoir un go&#251;t amer dans la bouche en voyant le r&#233;alisateur refaire un de ses films pr&#233;c&#233;dent au profit d'une pr&#233;quelle d'un film ancien probablement remak&#233; dans le 2&#232;me volet. Ou quand Hollywood continue sans cesse de recycler sous des faux airs novateurs. &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un grand pouvoir implique de grandes responsabilit&#233;s disait &lt;strong&gt;Benjamin Parker&lt;/strong&gt; dans &lt;em&gt;Spiderman&lt;/em&gt;. Puisque &lt;strong&gt;Sam Raimi&lt;/strong&gt; avait tous les pouvoirs artistiques, il est donc responsable de ce terrible fiasco. &lt;em&gt;Le Monde fantastique d'Oz &lt;/em&gt;ou quand le r&#233;al de la trilogie &lt;em&gt;Evil Dead&lt;/em&gt; d&#233;laisse les films d'horreur pour faire un film horrible.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Girl Next Door</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/girl-next-door/luke-greenfield/article1186.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/girl-next-door/luke-greenfield/article1186.html</guid>
		<dc:date>2004-12-16T20:28:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cycles Il est int&#233;ressant de constater que le cin&#233;ma - Am&#233;ricain, dans le cas pr&#233;sent -, fonctionne par cycles voire par d&#233;cennies et les deux genres que sont la com&#233;die et le film d'horreur en sont les preuves les plus flagrantes. Les ann&#233;es 80 ont vu fleurir des com&#233;dies en phase avec la jeunesse am&#233;ricaine, gr&#226;ce notamment (certains diront essentiellement) &#224; John Hugues qui de 1984 &#224; 1989 fit &#233;voluer les personnages de ses films en les faisant passer de l'adolescence (Breakfast Club, Ferris Bueller) (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton1186-7c70d.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff1186-2977f.gif'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton1186-7c70d.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Cycles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de constater que le cin&#233;ma - Am&#233;ricain, dans le cas pr&#233;sent -, fonctionne par cycles voire par d&#233;cennies et les deux genres que sont la com&#233;die et le film d'horreur en sont les preuves les plus flagrantes. Les ann&#233;es 80 ont vu fleurir des com&#233;dies en phase avec la jeunesse am&#233;ricaine, gr&#226;ce notamment (certains diront essentiellement) &#224; &lt;strong&gt;John Hugues&lt;/strong&gt; qui de 1984 &#224; 1989 fit &#233;voluer les personnages de ses films en les faisant passer de l'adolescence (&lt;i&gt;Breakfast Club, Ferris Bueller&lt;/i&gt;) &#224; l'&#226;ge adulte (&lt;i&gt;Un ticket pour deux, La vie en plus&lt;/i&gt;). Non content de s'&#234;tre impos&#233; comme r&#233;f&#233;rence du teen-movie en appliquant un traitement s&#233;rieux et nuanc&#233; &#224; un genre qui avait plut&#244;t tendance &#224; cligner lourdement de l'&#339;il au public, il d&#233;cida en 1991 apr&#232;s un dernier film (&lt;i&gt;la petite arnaqueuse&lt;/i&gt;) de mettre un terme &#224; sa carri&#232;re de r&#233;alisateur, ayant boucl&#233; la boucle et n'ayant plus rien &#224; dire sur le sujet (ou en tout cas, se contentant de le faire d&#233;sormais en tant que sc&#233;nariste et producteur).
Parall&#232;lement &#224; &#231;a, le film d'horreur connut ses heures de gloires gr&#226;ce au slasher-movie, en mettant en sc&#232;ne des croque-mitaines venus punir - souvent pour cause d'adult&#232;re - la jeunesse am&#233;ricaine (&lt;i&gt;Halloween, Vendredi 13&lt;/i&gt;, la s&#233;rie des &lt;i&gt;Freddy&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Nouvelles r&#233;f&#233;rences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Puis, la tendance changea. Ne parvenant pas &#224; se renouveler et se lib&#233;rant cin&#233;matographiquement parlant d'un certain puritanisme qui laissa libre cours &#224; tous les exc&#232;s, arriv&#232;rent les nouvelles r&#233;f&#233;rences (sic) qui permirent d'atteindre des abysses contradictoirement salvateurs (il faut descendre pour rebondir). L'irr&#233;v&#233;rence innocente des com&#233;dies &#171; d'antan &#187; laiss&#232;rent la place &#224; la vulgarit&#233; assum&#233;e et brandie en guise d'&#233;tendard par une g&#233;n&#233;ration shoot&#233;e au &lt;i&gt;South Park&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;Dumb &amp; Dumber&lt;/i&gt;. La s&#233;rie des &lt;i&gt;American Pie&lt;/i&gt; finissait de glorifier cette cr&#233;tinerie de bon aloi. Quant au 1er degr&#233; pourtant appr&#233;ciable des films d'horreur de l'&#233;poque, il fit peu &#224; peu place &#224; un cynisme teint&#233; de moquerie qui atteint son apog&#233;e avec la s&#233;rie des &lt;i&gt;Scream&lt;/i&gt;, ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; qui pouvait se targuer de faire bouffer la soupe dans laquelle il crachait avec un d&#233;dain suffisant.
Cet &#233;norme gloubiboulga atteignant les confins de la schizophr&#233;nie en confondant les genres dans les parodiques &lt;i&gt;Scary Movie&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Sex Academy&lt;/i&gt; (au titre original beaucoup plus parlant de &lt;i&gt;Not Another Teen Movie&lt;/i&gt;) .&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Le vent tourne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers temps, on sent que le vent tourne. Le cin&#233;ma horrifique retrouve paradoxalement du sang neuf gr&#226;ce &#224; de nouvelles icones (&lt;i&gt;Jeepers Creepers 1&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;2&lt;/i&gt;), mais aussi en remakant des classiques du genre. &lt;i&gt;Massacre &#224; la tron&#231;onneuse, l'Arm&#233;e des morts&lt;/i&gt; (bient&#244;t &lt;i&gt;Amityville&lt;/i&gt;) qui loin d'&#234;tre que de simples copies, proposent une relecture int&#233;ressante, certainement moins profonde mais assur&#233;ment honn&#234;te (autant qu'une op&#233;ration mercantile puisse l'&#234;tre en tout cas). La com&#233;die quant &#224; elle, retrouve les voies de la com&#233;die familiale sans que cela tourne obligatoirement &#224; la niaiserie confondante, comme le montrent les petites r&#233;ussites que sont &lt;i&gt;Freaky Friday&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;30 ans sinon rien&lt;/i&gt;. L'arriv&#233;e de &lt;i&gt;Girl next door&lt;/i&gt;, ne fait que confirmer cette tendance.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Film initiatique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En plongeant le spectateur dans la situation typiquement fantasmatique de l'adolescent timide confront&#233; &#224; une bombe sexuelle qui va le faire sortir de son carcan, le r&#233;alisateur nous livre un petit film initiatique sur l'accomplissement de soi (au sein du film et de sa th&#233;matique en tout cas). Le sc&#233;nario, m&#234;me s'il est pr&#233;visible dans ses grandes lignes, se permet des extravagances savamment ficel&#233;es. Et surtout, il &#233;vite les &#233;cueils de la grossi&#232;ret&#233; et de l'humour gras avec une toile de fond ( le porno) pourtant propice &#224; bien plus qu'un fourrage de tarte aux pommes. Le casting est &#224; l'image du film ; sexy : &lt;strong&gt;Elisha Cuthbert&lt;/strong&gt; (pourtant &#224; baffer dans la s&#233;rie &lt;i&gt;24 heures chrono&lt;/i&gt;) est mignonne &#224; croquer ; nuanc&#233; : &lt;strong&gt;Timothy Olyphant&lt;/strong&gt; campe un personnage ambigu &#224; souhait. ; frais : &lt;strong&gt;Emile Hirsch&lt;/strong&gt;, avec sa bouille &#224; la &lt;strong&gt;Leonardo di Caprio&lt;/strong&gt; et son jeu en retenue est la r&#233;v&#233;lation du film. Et c'est l&#224; que r&#233;side l'essentiel de la r&#233;ussite du film, dans la cr&#233;dibilit&#233; des personnages au sein d'un genre qui a tendance &#224; les caricaturer ces derni&#232;res ann&#233;es. Une mani&#232;re de dire que l'on peut s'adresser &#224; la jeunesse (Am&#233;ricaine en particulier) sans pour autant la gaver d'un fast food cin&#233;ma et lui &#233;viter ainsi le syst&#233;matisme d'un MTV sur grand &#233;cran.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sortie France : 29 D&#233;cembre 2004&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le secret des poignards volants</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/le-secret-des-poignards-volants/zhang-yimou/article898.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/le-secret-des-poignards-volants/zhang-yimou/article898.html</guid>
		<dc:date>2004-11-28T17:14:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fen&#234;tre sur l'Asie Fin des ann&#233;es 80, d&#233;but des ann&#233;es 90. Le cin&#233;ma asiatique explose ses fronti&#232;res et r&#233;duit les codes du cin&#233;ma d'action en bouillie (m&#234;me si John MC Tiernan avait d&#233;j&#224; bien pr&#233;par&#233; le terrain). Sous les yeux de spectateurs incr&#233;dules viennent s'&#233;taler les gunfights chor&#233;graphi&#233;s par John Woo bien s&#251;r, mais aussi les d&#233;lires visuels de Tsui Hark et de Ching Siu Tung, aid&#233;s en cela par des icones tels que Chow Yun Fat ou Jet Li. Cette fen&#234;tre sur l'Asie permis aussi de faire d&#233;couvrir des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton898-9f144.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff898-9e10e.gif'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton898-9f144.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;Fen&#234;tre sur l'Asie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fin des ann&#233;es 80, d&#233;but des ann&#233;es 90. Le cin&#233;ma asiatique explose ses fronti&#232;res et r&#233;duit les codes du cin&#233;ma d'action en bouillie (m&#234;me si &lt;strong&gt;John MC Tiernan&lt;/strong&gt; avait d&#233;j&#224; bien pr&#233;par&#233; le terrain). Sous les yeux de spectateurs incr&#233;dules viennent s'&#233;taler les gunfights chor&#233;graphi&#233;s par &lt;strong&gt;John Woo&lt;/strong&gt; bien s&#251;r, mais aussi les d&#233;lires visuels de &lt;strong&gt;Tsui Hark&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Ching Siu Tung&lt;/strong&gt;, aid&#233;s en cela par des icones tels que &lt;strong&gt;Chow Yun Fat&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Jet Li&lt;/strong&gt;. Cette fen&#234;tre sur l'Asie permis aussi de faire d&#233;couvrir des auteurs plus intimistes tels que &lt;strong&gt;Wong Kar Wai&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Zhang Yimou&lt;/strong&gt;.
Ce dernier se fit conna&#238;tre avec son style r&#233;aliste et contemplatif et ses drames sociaux firent le tour du monde et des festivals (Berlin, Venise, Cannes). Il faut dire que sa femme et actrice principale de l'&#233;poque, &#224; savoir &lt;strong&gt;Gong Li&lt;/strong&gt;, &#233;tait pour beaucoup dans la r&#233;ussite de ses films (6 au total dont &lt;i&gt;Le Sorgho Rouge&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Epouses et Concubines&lt;/i&gt;). &lt;strong&gt;Yimou&lt;/strong&gt; lui offrait des r&#244;les &#224; la hauteur de son talent et de sa plastique et leur cin&#233;ma se nourrissait de cette relation muse-pygmalion jusqu'&#224; leur divorce.
Dans ce tournant de sa vie d'homme et de r&#233;alisateur, l'homme se remet en question et se cherche le temps de trois films dont &lt;i&gt;The Road Home&lt;/i&gt; qui va lui donner l'occasion de trouver sa nouvelle muse, &lt;strong&gt;Zhang Ziyi&lt;/strong&gt; et de faire rebondir sa carri&#232;re d'une mani&#232;re totalement inattendue.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Les cl&#233;s du succ&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer en effet son attachement soudain &#224; ce genre, &#224; priori &#224; l'oppos&#233; de ses habituels drames intimistes, qu'est le Wu Xian Pan (film de sabre traditionnel chinois), refl&#233;tant de mani&#232;re fantasm&#233;e le pass&#233; du pays gr&#226;ce &#224; des icones historiques fortes (l'&#233;quivalent du western pour le cin&#233;ma Am&#233;ricain) ? Peut-&#234;tre qu'&#224; l'image d'un &lt;strong&gt;M. Night Shyamalan&lt;/strong&gt;, a-t-il voulu orienter son cin&#233;ma vers quelque chose de plus populaire et s'assurer les cl&#233;s du succ&#232;s (commercial j'entends) en offrant au public des drames profond&#233;ment humains, mais &#224; l'aide d'un genre plus spectaculaire. En 2003 d&#233;barquait donc sur nos &#233;crans,&lt;i&gt; Hero&lt;/i&gt;, au casting prestigieux : &lt;strong&gt;Jet Li&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Maggie Cheung&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Tony Leung Chiu Wai&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Zhang Ziyi&lt;/strong&gt; r&#233;v&#233;l&#233;e 3 ans auparavant par un &lt;i&gt;Tigres et Dragons&lt;/i&gt; au succ&#232;s international (le film rapporta plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis, du jamais vu pour un film &#171; &#233;tranger &#187;). Le film, s'il &#233;tait politiquement douteux (en filigrane on y excuse en quelque sorte le massacre de masse afin que le pays sorte de son marasme et puisse &#233;voluer) se r&#233;v&#232;le plastiquement r&#233;ussi. Les combats, dans la plus pure tradition du film de sabre, sont chor&#233;graphi&#233;s de main de ma&#238;tre. Venu pr&#234;ter main forte, &lt;strong&gt;Ching Siu Tung&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Histoires de fant&#244;mes chinois&lt;/i&gt;) n'est pas pour rien dans la gr&#226;ce des personnages lors de leurs joutes en apesanteur. Le succ&#232;s &#233;tant au rendez-vous, &lt;strong&gt;Zhang Yimou&lt;/strong&gt; d&#233;cide de remettre le couvert en r&#233;alisant un autre Wu Xian Pan. Qu'en est-il donc de ce &lt;i&gt;Secret des Poignards Volants&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Faux-semblants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout en restant dans la lign&#233;e du pr&#233;c&#233;dent, le r&#233;alisateur &#233;pure le fond afin de mettre en avant ce qui faisait la force de ses &#171; films d'auteur &#187;. Exit la pol&#233;mique politique et historique, &lt;strong&gt;Zhang Yimou&lt;/strong&gt; centre l'int&#233;r&#234;t du film sur les personnages mais surtout sur le sentiment amoureux. Rien de bien nouveau sous le soleil me direz-vous, si ce n'est que, comme pour &lt;i&gt;Hero&lt;/i&gt;, les apparences sont trompeuses. Les faits relat&#233;s, les actions des personnages, leur identit&#233;, tout n'est que faux-semblants. Le r&#233;alisateur a bien retenu que ce qui fait la force d'un cin&#233;aste comme &lt;strong&gt;M. Night Shyamalan&lt;/strong&gt;, c'est sa capacit&#233; &#224; berner le public. Aussi use t-il de ce stratag&#232;me, mais contrairement aux r&#233;v&#233;lations finales des films tels que &lt;i&gt;Sixi&#232;me Sens&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Le Village&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Zhang Yimou&lt;/strong&gt; distille ses rebondissements de mani&#232;re beaucoup moins ass&#233;nante. Ils sont &#224; l'image des protagonistes, dont les sentiments se r&#233;v&#232;lent progressivement jusqu'&#224; les faire se confronter au nom des basiques que sont l'amour et la jalousie. La forme au service du fond, alternant les morceaux de bravoure (les sc&#232;nes de combats sont assez jouissives, les fameux poignards volants sont d'une mobilit&#233; surprenante) et les passages intimistes (la base de son cin&#233;ma), le cin&#233;aste semble avoir pris sa vitesse de croisi&#232;re dans le cin&#233;ma &#224; grand spectacle. En all&#233;geant son propos et en recentrant la forme (le l&#233;gendaire et le chevaleresque attirent &#224; priori plus de spectateurs que n'importe quel drame social), le r&#233;alisateur chinois s'est &#224; coup s&#251;r condamn&#233; l'acc&#232;s aux salles d'art et essais pour s'ouvrir celles des cin&#233;mas multiplex.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;Emouvoir l'humain&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alimentant de plus belle un basculement d'identit&#233; cin&#233;matographique totalement assum&#233;, &lt;strong&gt;Zhang Yimou&lt;/strong&gt; nous livre un film esth&#233;tiquement r&#233;ussi mais lisse (le film n'a pas de &#171; patte &#187;). En s'immis&#231;ant derechef dans la cat&#233;gorie des blockbusters, il d&#233;cide de nouveau de distraire les foules plut&#244;t que d'&#233;mouvoir l'humain, comme il avait si bien su le faire avec ses premiers films. Peut-&#234;tre sujet &#224; une fatigue d'auteur engag&#233; (il &#233;tait r&#233;guli&#232;rement confront&#233; aux autorit&#233;s politiques en vigueur dans son pays), son film n'en parait que plus fragile pour ne pas dire vain. Mais au-del&#224; de ces appr&#233;hensions, ne faut-il pas simplement faire comme lui et tourner la page afin de se divertir et ressortir du film pas forc&#233;ment enrichi certes, mais certainement diverti. N'est-ce pas le minimum qu'on demande au septi&#232;me Art ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Open Water</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/open-water/chris-kentis/article888.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lecargo.org/spip/open-water/chris-kentis/article888.html</guid>
		<dc:date>2004-11-21T21:23:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nikola Kesic</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;cin&#233;ma guerilla Tourn&#233; en DV pour la ridicule somme de 300 000 dollars, un budget d&#233;j&#224; l&#233;ger pour un film ne n&#233;cessitant pas d'effets particuliers, Open Water fait office de nouvel embl&#232;me d'un certain cin&#233;ma guerilla dont Blair Witch semblait &#234;tre l'ultime repr&#233;sentant en regard de son rapport qualit&#233; prix et surtout prix-recette (35 000 dollars de budget pour 250 millions de dollars de b&#233;n&#233;fice/monde). Arm&#233; d'un sc&#233;nario au pitch all&#233;chant (un couple en vacances aux Bahamas est oubli&#233; en pleine mer lors (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lecargo.org/spip/cinema/rubrique3.html" rel="directory"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;local/cache-vignettes/L65xH65/arton888-253ab.gif&quot; width='65' height='65' onmouseover=&quot;this.src='local/cache-vignettes/L150xH150/artoff888-8c3d5.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L65xH65/arton888-253ab.gif'&quot; style='height:65px;width:65px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='h3 spip'&gt;cin&#233;ma guerilla&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233; en DV pour la ridicule somme de 300 000 dollars, un budget d&#233;j&#224; l&#233;ger pour un film ne n&#233;cessitant pas d'effets particuliers, &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; fait office de nouvel embl&#232;me d'un certain cin&#233;ma guerilla dont &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt; semblait &#234;tre l'ultime repr&#233;sentant en regard de son rapport qualit&#233; prix et surtout prix-recette (35 000 dollars de budget pour 250 millions de dollars de b&#233;n&#233;fice/monde). Arm&#233; d'un sc&#233;nario au pitch all&#233;chant (un couple en vacances aux Bahamas est oubli&#233; en pleine mer lors d'une excursion et doit faire face aux pr&#233;dateurs les encerclant) et d'une volont&#233; de &#171; faire &#187;, le r&#233;alisateur &lt;strong&gt;Chris Kentis&lt;/strong&gt; embarque pour un pari tr&#232;s risqu&#233; : tourner en pleine mer, en &#233;quipe r&#233;duite (humainement et techniquement parlant) et surtout opter pour un choix logistique plut&#244;t casse-gueule en ce qui concerne les animaux.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;au fond de l'eau&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oubliez les requins digitaux-rigolos de &lt;i&gt;Peur Bleue&lt;/i&gt; ainsi que le requin m&#233;canique du film de &lt;strong&gt;Spielberg&lt;/strong&gt;, ici le r&#233;alisateur part &#224; la p&#234;che au casting. Il va aller chercher ses vedettes l&#224; o&#249; elles se trouvent : au fond de l'eau. Car c'est ce qui surprend le plus &#224; la vision du film, ce r&#233;alisme dans les quelques plans (serr&#233;s ou large) mettant en sc&#232;ne ce monstre cin&#233;g&#233;nique au possible. La menace est omnipr&#233;sente et r&#244;de autour de nos deux protagonistes sujets (tout comme le spectateur) &#224; cette peur atavique qui se d&#233;clenche au moindre remous &#224; la surface de l'eau. Et c'est vrai qu'&#224; chacune de leur apparition on a plus l'impression d'assister &#224; un snuff-movie qu'&#224; une &#339;uvre de fiction, tant la r&#233;action des personnages est vraie et tant la mise en sc&#232;ne ne fait que montrer le drame sans artifice. Il met &#224; profit la faune ambiante afin de filmer &#224; l'arrache des plans d'insert, un peu comme si &lt;strong&gt;Wong Kar-Wai&lt;/strong&gt; d&#233;cidait de tourner un sujet pour &lt;i&gt;Ushua&#239;a&lt;/i&gt;, le danger en plus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;veine r&#233;aliste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; &#231;a, le film souffre un peu de la comparaison avec son pr&#233;d&#233;cesseur : remplacez le trio perdu en for&#234;t, par un couple abandonn&#233; en mer, une m&#234;me d&#233;rive progressive vers la terreur, en passant par les m&#234;mes &#233;tapes (on passe du groupe soud&#233; et riant de la situation, au clash ponctu&#233; de larmes et de reproches). Mais heureusement, l&#224; o&#249; &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt; laissait les acteurs (surtout sa stridente actrice) partir en roue libre, &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; b&#233;n&#233;ficie d'une direction d'acteurs salutaire tant le film repose enti&#232;rement sur leurs &#233;paules et peut ainsi se targuer de retenir l'attention du spectateur avec deux t&#234;tes d&#233;passant de l'eau pour seul d&#233;cor pendant une heure de film (les deux premi&#232;res bobines d&#233;taillent le couple en vacances puis leur excursion). Et si l'image vid&#233;o peut rebuter au d&#233;but du film, elle finit d'inscrire le film dans cette veine r&#233;aliste contribuant &#224; la cr&#233;dibilit&#233; de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;exp&#233;rience humaine&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alors &lt;i&gt;Dents de la mer&lt;/i&gt; du pauvre ou &lt;i&gt;Blair Witch&lt;/i&gt; du riche ? Cin&#233;ma-v&#233;rit&#233; ou vrai cin&#233;ma ?Quelque chose entre les deux. Clairement moins classe que le &lt;strong&gt;Spielberg&lt;/strong&gt; mais moins roublard que son champ&#234;tre pr&#233;d&#233;cesseur, &lt;i&gt;Open Water&lt;/i&gt; se place comme un film minimaliste en terme de mise en sc&#232;ne et de d&#233;cor (&lt;strong&gt;Lars Von Trier&lt;/strong&gt; peut aller se rhabiller) mais riche en &#233;motions. Une exp&#233;rience humaine et un huis-clos &#224; air libre &#224; rapprocher d'un autre sorti cette ann&#233;e aussi : &lt;i&gt;Gerry&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gus Van Sant&lt;/strong&gt;, autre plong&#233;e dans l'horreur prouvant qu'il n'y a pas monstre plus terrible que la nature elle-m&#234;me, lorsqu' elle applique sa s&#233;lection naturelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
