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	<title>Le Cargo !</title>
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	<description>A bord du Cargo !, un seul et m&#234;me mot d'ordre : vous faire d&#233;couvrir la musique qui nous a touch&#233;s, partager les artistes qui nous font vibrer, au travers de sessions acoustiques live exclusives, de photographies de concert, d'interviews et de chroniques de disque. Quelque soit le style, rock ind&#233;, folk, &#233;lectro, jazz, exp&#233;rimental, psych&#233;d&#233;lique, chanson, quelque soit le continent et la langue nous d&#233;fendons l'audace, la sinc&#233;rit&#233; et le talent.</description>
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		<title>Le Cargo !</title>
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		<title>Nick Drake</title>
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&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement de l'&#233;t&#233; fut, en ce qui me concerne, la sortie de The making of Five Leaves Left, le coffret de 4 disques couvrant la longue p&#233;riode d'enregistrement du premier album mythique de Nike Drake. Ayant rep&#233;r&#233; sa sortie depuis fin juin, j'attendais de pied &#233;mu mais ferme sur le pont du cargo le 25 juillet sa mise &#224; disposition sur les plateformes de streaming. Or je dois avouer que j'ai &#233;t&#233; d&#233;&#231;u aux premi&#232;res &#233;coutes ce jour-l&#224;. Il faut dire que l'exercice s'est av&#233;r&#233; un peu plus ardu de prime abord (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH134/arton12781-5428a.png&quot; width='150' height='134' style='height:134px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement de l'&#233;t&#233; fut, en ce qui me concerne, la sortie de &lt;i&gt;The making of Five Leaves Left&lt;/i&gt;, le coffret de 4 disques couvrant la longue p&#233;riode d'enregistrement du premier album mythique de &lt;strong&gt;Nike Drake&lt;/strong&gt;. Ayant rep&#233;r&#233; sa sortie depuis fin juin, j'attendais de pied &#233;mu mais ferme sur le pont du cargo le 25 juillet sa mise &#224; disposition sur les plateformes de streaming. Or je dois avouer que j'ai &#233;t&#233; d&#233;&#231;u aux premi&#232;res &#233;coutes ce jour-l&#224;. Il faut dire que l'exercice s'est av&#233;r&#233; un peu plus ardu de prime abord que pr&#233;vu. Autant j'&#233;tais tout de suite tomb&#233; sous le charme de &lt;i&gt;Family Tree&lt;/i&gt; &#224; sa sortie en 2007 (chroniqu&#233; sur le cargo &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/nick-drake/family-tree/article4056.html&quot; class='spip_out'&gt;ici-m&#234;me&lt;/a&gt;), le disque d'enregistrements de jeunesse de &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; et de sa famille racontait une belle histoire et &#233;tait &#233;motionnellement tr&#232;s bien construit, autant cette fois les nombreuses versions des m&#234;mes morceaux m'ont plong&#233; dans une certaine confusion (mention sp&#233;ciale aux trois &quot;Day is done&quot; qui se suivent sur le premier disque) voire une certaine lassitude. Et puis au m&#234;me moment les r&#233;seaux sociaux m'apprenaient qu'une biographie tr&#232;s compl&#232;te et valid&#233;e par la s&#339;ur de Nick, Gabrielle, &#233;tait sorti en 2023. Je m'empressais de commander ce &lt;i&gt;Nick Drake The Life&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Richard Morton Jack&lt;/strong&gt; et de l'emmener en vacances &#224; la plage sans me douter une seconde qu'il serait la cl&#233; d'entr&#233;e qu'il me manquait pour acc&#233;der &#224; ce making of. Si on rajoute par-l&#224; dessus la d&#233;couverte des morceaux manquants de l'album &lt;i&gt;Made to love magic&lt;/i&gt; que je n'avais &#233;trangement jamais &#233;cout&#233; et l'approche des 20 ans de mon zoom pr&#233;c&#233;dent sur &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; (consultable &lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/nick-drake/nick-drake/article4130.html&quot; class='spip_out'&gt;ici-m&#234;me&lt;/a&gt;), j'&#233;tais ind&#233;niablement pr&#234;t &#224; me lancer dans un nouveau zoom folkeux. Dont acte : clap, &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt;, deuxi&#232;me !&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;d&#233;clencheur&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_79210 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH200/-24-43a2f.png' width='200' height='200' alt='PNG - 53.3 ko' style='height:200px;width:200px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent avec &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt;, j'ai tendance &#224; repasser &#224; la premi&#232;re personne du singulier. Sujet sensible (&lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt;, pas la premi&#232;re personne du singulier). Dans le dit Zoom, il y a 20 ans, je m'amusais &#224; m'imaginer grand-p&#232;re racontant ma jeunesse et ma d&#233;couverte de &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; &#224; mes petits-enfants. Le cap de la cinquantaine maintenant pass&#233;, ce genre de fac&#233;tie m'amuse nettement moins. Car si la petite-descendance n'est pas encore assur&#233;e, la chevelure blanche est, quant &#224; elle, bel et bien en place. &#199;a sent l'heure des premiers bilans. Et je suis le premier atterr&#233; de constater que bien que mentionn&#233; dans ma conclusion, je n'ai toujours pas &#233;cout&#233; &lt;i&gt;Made to love magic&lt;/i&gt; et les derniers morceaux enregistr&#233;s par &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; peu de temps avant sa mort. Comme pour le making of, ce sera ici aussi la biographie qui jouera l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur. Et d'ailleurs, on dira ce qu'on veut, mais d'avoir une plateforme de streaming bien fournie lors de la lecture d'une biographie comme celle-ci s'av&#232;re &#234;tre un atout ind&#233;niable. Ce &#224; quoi vous pourrez me r&#233;pondre &#224; juste titre que la version physique du coffret &lt;i&gt;The making of Five Leaves Left&lt;/i&gt; contient un livret de 60 pages avec toutes les explications n&#233;cessaires &#224; l'&#233;coute du disque dans les meilleures conditions. Chacun trouvera &#233;coute &#224; son oreille et lecture &#224; son &#339;il.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;immersive&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_79211 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;width:200px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH302/-30240-242e6.jpg' width='200' height='302' alt='JPEG - 23.8 ko' style='height:302px;width:200px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Vous l'aurez compris, je ne peux que vous conseiller la lecture de &lt;i&gt;Nick Drake The Life&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Richard Morton Jack&lt;/strong&gt; (en anglais dans le texte, il ne semble pas encore y avoir de traduction). La biographie est tr&#232;s d&#233;taill&#233;e, tr&#232;s bien &#233;crite et permet de comprendre l'&#233;tat d'esprit de &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; tout au long des p&#233;riodes importantes de sa vie. C'est particuli&#232;rement vrai des deux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant la sortie de son premier album, &lt;i&gt;Five Leaves Left&lt;/i&gt;, de 1967 &#224; 1969. Une p&#233;riode incertaine (il abandonnait progressivement ses &#233;tudes &#224; Cambridge) mais heureuse et pleine d'espoir pour Nick. C'est l&#224; que l'album du making of devient passionnant en tant que bande son immersive du livre. On y retrouve les diff&#233;rentes versions, les essais d'habillages, les premiers jets guitare-chant (et on pr&#233;f&#232;re de loin &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; sans frou-frous), premiers enregistrements d&#233;j&#224; impeccables avec son jeu de guitare si abouti et son chant si doux et maitris&#233;. Et d'un coup l'enchainement des trois versions de &quot;Day is done&quot; prennent vie (et sens). On y retrouve les tentatives d'orchestration par de vrais professionnels avant de finalement retenir celle du copain de Cambridge de 19 ans (&lt;strong&gt;Robert Kirby&lt;/strong&gt;) dont personne n'avait jamais entendu parler. On y voit aussi le travail sur la dur&#233;e, le morceau &quot;Strange face&quot; devient &quot;Cello song&quot;, &quot;Mayfair&quot; disparait de l'album car trop &#224; part. On y entend Nick parler entre (et parfois pendant) les morceaux, on y d&#233;couvre qu'au-del&#224; de sa maitrise musicale et malgr&#233; son introversion, il &#233;tait totalement dans son &#233;l&#233;ment quand il enregistrait et savait pr&#233;cis&#233;ment ce qu'il voulait.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;repli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; l&#224;, on se prend bien s&#251;r &#224; r&#234;ver d'une d&#233;clinaison du concept &#224; ses deux autres disques. Le livre laisse entendre qu'il n'y aura malheureusement pas la possibilit&#233; de faire un making of &lt;i&gt;Bryter Layter&lt;/i&gt;, toutes les bandes de travail ayant &#233;t&#233; effac&#233;es &#224; la fin des enregistrements comme c'&#233;tait la coutume &#224; l'&#233;poque. C'est bien dommage, &#231;a nous aurait peut-&#234;tre r&#233;concili&#233; avec cet album qu'on n'arrive d&#233;cidemment pas &#224; adopter. Quant &#224; l'album &lt;i&gt;Pink moon&lt;/i&gt;, son enregistrement m&#234;me, en deux nuits, et l'isolement mental de &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; (d&#233;j&#224; en cours depuis l'&#233;t&#233; 1970 et l'enregistrement de &lt;i&gt;Bryter Layter&lt;/i&gt;) passant &#224; un niveau bien sup&#233;rieur, fait qu'il n'y a pas d'autres versions &#224; d&#233;couvrir (on y apprend tout de m&#234;me &#224; notre grande surprise que &quot;Things behind the sun&quot; date en r&#233;alit&#233; de la p&#233;riode &lt;i&gt;Five leaves left&lt;/i&gt; mais que &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; la consid&#233;rait comme non achev&#233;e &#224; l'&#233;poque). C'est bien sur la partie la plus poignante du livre, on accompagne Nick et ses parents dans l'enfer du trouble mental qui m&#232;nera &#224; son suicide fin 1974. Trois ann&#233;es de d&#233;crochage progressif de la soci&#233;t&#233; et de la musique, de repli sur soi et de d&#233;pression.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;inattendu&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_79212 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;width:200px;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L200xH198/-30241-e4d13.jpg' width='200' height='198' alt='JPEG - 29.9 ko' style='height:198px;width:200px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est donc avec une certaine appr&#233;hension qu'on se r&#233;sout enfin &#224; &#233;couter les derniers morceaux enregistr&#233;s par &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; en 1973-74 et qui se trouvent sur &lt;i&gt;Made to love magic&lt;/i&gt;. Au fil des ann&#233;es, 4 morceaux sont devenus 5, &quot;Tow the line&quot; &#233;tant venu s'ajouter aux &quot;Rider on the wheel&quot;, &quot;Hanging on a star&quot;, &quot;Black eyed dog&quot; et &quot;Voices&quot;. Chansons au chant mal assur&#233; (contrastant fortement avec celui des albums officiels) mais qui, malgr&#233; les troubles, se r&#233;v&#232;lent &#224; la fois poignantes et famili&#232;res. &quot;Black eyed dog&quot; en particulier nous emm&#232;ne assez profond&#233;ment dans le trouble mental, que ce soit par la musique quasi-chamanique ou par le chant r&#233;p&#233;titif et haut perch&#233;. Mais finalement ce ne sont pas ces morceaux qui retiendront le plus notre attention sur ce disque, on ne s'y attendait pas vraiment mais on est cueilli par des morceaux datant des sessions de &lt;i&gt;Five leaves left&lt;/i&gt; en 1968 : &quot;Joey&quot; et &quot;Clothes of sand&quot;. Deux magnifiques chansons en arp&#232;ges, lentes, m&#233;lancoliques, douces, tout ce qu'on aime chez &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt;. &quot;Clothes of sand&quot; s'est notamment rapidement fray&#233; une place de choix parmi nos morceaux pr&#233;f&#233;r&#233;s de &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt;. Et apr&#232;s tant d'ann&#233;es, c'&#233;tait assez inattendu. L'autre tr&#232;s belle surprise est une version alternative de &quot;Three hours&quot; (qui n'a &#233;tonnamment pas trouv&#233; sa place dans le making of) avec des percussions bien mises en avant, une guitare presque rageuse par moments et une flute d'une libert&#233; inspirante (chez nous la flute, c'est tout ou rien, autant on ne supporte pas celle de &quot;Thoughts of Mary Jane&quot; autant sur ce morceau elle est magnifique).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;devenir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, on est repass&#233; sans s'en rendre compte &#224; la 3&#232;me personne du singulier en cours d'article et c'est assez naturel, &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; est devenu universel. On parlait de bilan un peu plus haut, 20 ans ont pass&#233;, beaucoup de choses ont chang&#233; mais l'essentiel est toujours l&#224;. &lt;strong&gt;Le cargo&lt;/strong&gt; vogue toujours, on est toujours &#224; bord, &#231;a parait assez incroyable vu d'ici. Et, plus proche de notre sujet, l'album &lt;i&gt;Pink moon&lt;/i&gt; est toujours notre album n&#176;1 de l'ile d&#233;serte. On ne voit plus trop comment il pourrait &#234;tre d&#233;tr&#244;n&#233; maintenant mais on est ouvert &#224; toute tentative, bien &#233;videmment. On vous donnerait bien rendez-vous dans 20 ans pour un &#171; Nick Drake, troisi&#232;me ! &#187;, le zoom des zooms, mais ce serait sans doute pousser le bouchon un peu loin. On a a priori maintenant &#233;cout&#233; tous ses morceaux existants et &#224; moins de r&#233;ussir &#224; faire g&#233;n&#233;rer les cinq morceaux manquants de 1974 par l'IA (seules les paroles ont surv&#233;cu) ou de cloner &lt;strong&gt;Nick Drake&lt;/strong&gt; &#224; partir de son ADN pour une 2&#232;me vie de musique, cela devrait en rester l&#224;. On n'a certes pas vu tout ce qui se cachait derri&#232;re le soleil mais, en partie gr&#226;ce &#224; Nick et sa musique, on est devenu ce qu'on devait devenir et c'est d&#233;j&#224; pas si mal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Deportivo</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/deportivo/reptile/article12776.html</link>
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&lt;p&gt;Deportivo s'&#233;tait mis en veille depuis une bonne dizaine d'ann&#233;es. Discr&#232;tement. Oui, Deportivo s'&#233;tait tu et puis finalement non, la vie c'est comme &#231;a. Et de revenir aux affaires en deux temps, d'abord par la sc&#232;ne histoire de f&#234;ter le pass&#233; (les 20 ans de leur excellent premier album Parmi eux) puis pour pr&#233;parer l'avenir avec un nouvel album, Reptile, d&#233;but 2025. J'allais ajouter &#171; discr&#232;tement &#187; pour la bonne bouche mais je ne sais pas si 6 mois de teasing sur les r&#233;seaux pour leur retour sur sc&#232;ne peut (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deportivo&lt;/strong&gt; s'&#233;tait mis en veille depuis une bonne dizaine d'ann&#233;es. Discr&#232;tement. Oui, &lt;strong&gt;Deportivo&lt;/strong&gt; s'&#233;tait tu et puis finalement non, la vie c'est comme &#231;a. Et de revenir aux affaires en deux temps, d'abord par la sc&#232;ne histoire de f&#234;ter le pass&#233; (les 20 ans de leur excellent premier album &lt;i&gt;Parmi eux&lt;/i&gt;) puis pour pr&#233;parer l'avenir avec un nouvel album, Reptile, d&#233;but 2025. J'allais ajouter &#171; discr&#232;tement &#187; pour la bonne bouche mais je ne sais pas si 6 mois de teasing sur les r&#233;seaux pour leur retour sur sc&#232;ne peut vraiment passer pour de la discr&#233;tion. On se comprend, entre 2014 et 2024 le monde est a priori pass&#233; &#224; autre chose, le rock s'est fait rouler dessus pour la ni&#232;me fois, pas sur finalement que ce retour ait vraiment excit&#233; &#233;norm&#233;ment de radars. Allez savoir, &#224; ce fameux concert nous n'&#233;tions pas (c'est bien la peine de teaser). Par contre c'est avec grand plaisir qu'on a mis le nez dans leur nouvel album en d&#233;but d'ann&#233;e, plaisir d'autant plus grand qu'on sent d'embl&#233;e que ce break leur a fait beaucoup de bien.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;interlude&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pof, pof, on recommence (petit interlude &#224; la guitare s&#232;che). Il y a des albums marqu&#233;s dans le temps, ce sont les plus courants, d'autres marqu&#233;s dans l'espace, ils sont plus rare. Ces derniers sont le plus souvent li&#233;s &#224; des voyages. Et empiriquement, on constate que &#231;a marche particuli&#232;rement bien avec l'Italie. Il y a une vingtaine d'ann&#233;es Venise se parait du &lt;i&gt;Moujik et sa femme&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Jean-Louis Murat&lt;/strong&gt; (avec &quot;Foule romaine&quot; &#233;videmment, et en off le &quot;Burano&quot; de &lt;strong&gt;Dominique A&lt;/strong&gt;). Cette ann&#233;e c'est l'album ultra-compact de &lt;strong&gt;Deportivo&lt;/strong&gt; qui s'invite au pas de course &#224; Rome (hasard du calendrier oblige mais sans leur classique &quot;Roma&quot;). Un album et 3-jours-pour-tout-voir qui nous ont conjointement laiss&#233;s sans le souffle.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;respiration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce nouvel album, &lt;i&gt;Reptile&lt;/i&gt;, c'est donc 10 titres en 22 minutes et on radote au passage (c'est le grand age) qu'on appr&#233;cie d&#233;cidemment de plus en plus ces formats courts et droit-au-but. &lt;strong&gt;Deportivo&lt;/strong&gt; retrouve sa fougue adolescente (les guitares &#233;nerv&#233;es du &quot;Reptile&quot; dans l'all&#233;e, la batterie de &quot;Fiasco&quot;), sa science de la formule (&#171; je fomentais des r&#233;volutions dans mon Benco, d&#232;s les lundis c'&#233;tait terrible ! &#187;) et son chant joueur sur les bords (les intonations rieuses de &quot;(L)&#233;go&quot;). Sans oublier les classiques petites ritournelles fa&#231;on chanson fran&#231;aise, espaces de respiration toujours r&#233;ussis (&quot;J'aurais d&#251; t'en parler&quot; et ses raptors, le double effet &quot;Rubikscube&quot; et la fin de disque brassenso-coin-du-feu &quot;Avide&quot;). Petite nouveaut&#233; cette fois, &quot;Trainards&quot; et un piano d&#233;saccord&#233; qui vient transformer quelque peu l'ambiance, entretenant un petit malaise tr&#232;s bien senti autour de ces &#171; comptes &#224; r&#233;gler avec l'ombre et l'&#233;ternit&#233; &#187;. On en est tous un peu l&#224; au final.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;service&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour faire court nous aussi, en mode que-faut-il-retenir, notez juste qu'une grande fraicheur souffle sur ce disque. C'est le principal. Sans qu'on s'en rende vraiment compte, &lt;strong&gt;Deportivo&lt;/strong&gt; nous avait manqu&#233;. Et demandez &#224; votre fournisseur internet, rien de tel qu'une bonne interruption de service pour reprendre du poil de la b&#234;te, retrouver ses marques et repartir de l'avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/mrYdSWoRcwU?si=NC5V7mgeTAEiKri3&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Throwing Muses</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/throwing-muses/moonlight-concessions/article12775.html</link>
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		<dc:creator>gab</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fut un temps o&#249; la fronti&#232;re entre les albums de Kristin Hersh et ceux des Throwing Muses &#233;tait parfaitement claire. A Kristin Hersh le minimalisme acoustique et aux Throwing Muses la puissance &#233;lectrique. Et &#224; ce jeu-l&#224;, malgr&#233; un gros faible pour les vieux albums des Throwing Muses (les classiques The real ramona et University), on penchait vers Kristin Hersh, inexorablement. Pendant des ann&#233;es Kristin a navigu&#233; &#224; vue, au feeling, entre ses deux entit&#233;s artistiques. Mais voil&#224;, la ligne de (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fut un temps o&#249; la fronti&#232;re entre les albums de &lt;strong&gt;Kristin Hersh&lt;/strong&gt; et ceux des &lt;strong&gt;Throwing Muses&lt;/strong&gt; &#233;tait parfaitement claire. A &lt;strong&gt;Kristin Hersh&lt;/strong&gt; le minimalisme acoustique et aux &lt;strong&gt;Throwing Muses&lt;/strong&gt; la puissance &#233;lectrique. Et &#224; ce jeu-l&#224;, malgr&#233; un gros faible pour les vieux albums des &lt;strong&gt;Throwing Muses&lt;/strong&gt; (les classiques &lt;i&gt;The real ramona&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;University&lt;/i&gt;), on penchait vers &lt;strong&gt;Kristin Hersh&lt;/strong&gt;, inexorablement. Pendant des ann&#233;es Kristin a navigu&#233; &#224; vue, au feeling, entre ses deux entit&#233;s artistiques. Mais voil&#224;, la ligne de d&#233;marcation semble se fissurer quelque peu ces derniers temps. &lt;strong&gt;Kristin Hersh&lt;/strong&gt; a sorti un tr&#232;s beau &#171; Kristin Hersh &#187;, &lt;i&gt;Clear Pond Road&lt;/i&gt;, en 2023 et la voici qui revient en groupe cette fois mais guitare acoustique en t&#234;te, avec&lt;i&gt; Moonlight concessions&lt;/i&gt;. Deux univers compl&#233;mentaires se rencontrent enfin, pour notre plus grand plaisir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;r&#234;che&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, on se doute que plus qu'une histoire de formule musicale, c'est plut&#244;t une question de personnes (elle est accompagn&#233;e au sein des &lt;strong&gt;Throwing Muses&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;David Narcizo&lt;/strong&gt; &#224; la batterie et &lt;strong&gt;Bernard Georges&lt;/strong&gt; &#224; la basse depuis plus de 30 ans). C'est aussi une histoire de sonorit&#233;s puisqu'on retrouve sur ce disque le son r&#234;che qui nous avait tant plu sur &lt;i&gt;Sunny border blue&lt;/i&gt; (de &lt;strong&gt;Kristin Hersh&lt;/strong&gt; donc) et, &#233;l&#233;ment tr&#232;s important, le violoncelle qui accompagne habituellement plut&#244;t ses disques solo. C'est enfin, on l'esp&#232;re, une question d'envie. Et de ce c&#244;t&#233;-l&#224; c'est &#224; nouveau tr&#232;s r&#233;ussi, Kristin &#233;tant d'un engagement total dans ses morceaux et l'envie &#233;tant communicative, on est tr&#232;s vite convaincus par la formule.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;rauque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans compter qu'un violoncelle &#231;a change tout. Une guitare acoustique aussi. &quot;Summer of love&quot; l'illustre parfaitement avec cette guitare percussive qu'on adore sur les couplets et les volutes de violoncelle soulignant les refrains. Plus &#233;tonnant, &quot;Southcoast&quot; nous montre que c'est aussi largement faisable avec des arp&#232;ges. En deux morceaux, avec ce chant rauque-dedans si caract&#233;ristique, le sort de l'album est scell&#233;, les morceaux plus introspectifs (le planant &quot;Theremini&quot; et ses envol&#233;es de violoncelle, les m&#233;lancoliques &quot;Sally's beauty&quot; et &quot;Moonlight concessions&quot;) n'y changeront rien, ce sera un album au dynamisme contagieux (le th&#233; ou caf&#233; &quot;Libretto&quot;, le fier &quot;Albatross&quot;, l'indy-sautillant &quot;Drugstore drastic&quot;, le sombre &quot;You're clouds&quot;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;mouvant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;9 titres d'un album mouvant, entre les lignes. 30 minutes de libert&#233;. En cette p&#233;riode plut&#244;t compliqu&#233;e, tout programme d'abolition de fronti&#232;res et de fusions est d&#233;cidemment &#224; ch&#233;rir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/CGWYzAj9sSI?si=hoWA-yC7XkkHZimX&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Augusta</title>
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&lt;p&gt;Ce week-end c'&#233;tait Lollapalooza pour les kids et le Festival Rosa Bonheur pour les moins kids. Il n'y a pas de raison que les cheveux blancs et clairsem&#233;s ne se d&#233;tendent pas eux aussi apr&#232;s une longue semaine en mode panique au boulot. Et quoi de mieux qu'un transat dans le parc du ravissant ch&#226;teau de Rosa Bonheur &#224; Thomery dans notre campagne Seine-et-marnaise pour se pr&#233;lasser en musique. C'est ce que nous propose ce festival sous-titr&#233; &#171; cr&#233;ation f&#233;minine et matrimoine &#187; tous les samedis et (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce week-end c'&#233;tait &lt;i&gt;Lollapalooza&lt;/i&gt; pour les kids et le &lt;i&gt;Festival Rosa Bonheur&lt;/i&gt; pour les moins kids. Il n'y a pas de raison que les cheveux blancs et clairsem&#233;s ne se d&#233;tendent pas eux aussi apr&#232;s une longue semaine en mode panique au boulot. Et quoi de mieux qu'un transat dans le parc du ravissant ch&#226;teau de Rosa Bonheur &#224; Thomery dans notre campagne Seine-et-marnaise pour se pr&#233;lasser en musique. C'est ce que nous propose ce festival sous-titr&#233; &#171; cr&#233;ation f&#233;minine et matrimoine &#187; tous les samedis et dimanches de l'&#233;t&#233; &#224; 18h30. Ce samedi &lt;strong&gt;Augusta&lt;/strong&gt; est &#224; l'affiche. Totalement inconnue pour nous, cette franco-britannique nous met tout de suite &#224; l'aise avec une tr&#232;s belle musique entrecoup&#233;e de courtes explications d'une voix aussi douce que ne l'est sa musique.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_79104 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/-30142-aa1dc.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 4.2 Mo' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Or si la musique d'&lt;strong&gt;Augusta&lt;/strong&gt; est calme et reposante, dans la plus pure tradition folk anglaise, son chant quant &#224; lui est bel et bien habit&#233;. Un chant qui nous fait parfois penser &#224; &lt;strong&gt;Anna Tivel&lt;/strong&gt; dans les moments les plus intenses, ce qui n'est pas pour nous d&#233;plaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il n'est pas &#233;vident d'emporter le spectateur avec comme seules armes une guitare et une musique lente, &lt;strong&gt;Augusta&lt;/strong&gt; s'en sort parfaitement en ajoutant des petits changements de rythmes au c&#339;ur de ses chansons, des fins de morceaux a capella et, plus classiquement, en nous demandant de l'accompagner pour quelques refrains.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_79106 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.chateau-rosa-bonheur.fr/festival-programmation-25&quot; class=&quot;spip_out&quot; title='JPEG - 143.1 ko'&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L354xH500/-30143-30152.jpg' width='354' height='500' alt='JPEG - 143.1 ko' style='height:500px;width:354px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes ressortis tout apais&#233;s de ce moment un peu hors du temps que m&#234;me le ciel capricieux nous a autoris&#233; &#224; vivre pleinement (&#224; peine une petite averse qui retardera le d&#233;but du concert). Et on ne saurait trop vous conseiller ce lieu et ce festival, d'autant que d&#232;s samedi prochain, les tr&#232;s cargo-compatibles &lt;strong&gt;Birds on wire&lt;/strong&gt; (une des formations de &lt;strong&gt;Rosemary Standley&lt;/strong&gt;) s'y produisent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/pjbDS7tmIR4?si=wH6cz5tNgAujnufJ&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Shannon Wright</title>
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&lt;p&gt;&#8220;I want&#8230; I want&#8230; I want a reservoir of love&#8221; En cette p&#233;riode d'&#233;chauffement international, on serait preneurs nous aussi. Voire prescripteurs. Monsieur Trump, vous prendrez bien un jerrican d'amour. Attention, ne forcez pas trop la dose, c'est un peu fort. Et Shannon Wright de continuer imperturbable, intense comme toujours, &#233;mouvante comme souvent. La guitare tour &#224; tour lente, dans l'expectative, puis l'instant suivant pesante et puissante. On sent bien son poids, en bandouli&#232;re, imposant, revenant (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;I want&#8230; I want&#8230; I want a reservoir of love&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En cette p&#233;riode d'&#233;chauffement international, on serait preneurs nous aussi. Voire prescripteurs. Monsieur Trump, vous prendrez bien un jerrican d'amour. Attention, ne forcez pas trop la dose, c'est un peu fort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;Shannon Wright&lt;/strong&gt; de continuer imperturbable, intense comme toujours, &#233;mouvante comme souvent. La guitare tour &#224; tour lente, dans l'expectative, puis l'instant suivant pesante et puissante. On sent bien son poids, en bandouli&#232;re, imposant, revenant sans cesse nous hanter (les flammes de &quot;Weight of the sun&quot;), se balan&#231;ant d'arri&#232;re en avant, inexorablement (les montagnes russes de &quot;Ballad of a heist&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et &lt;strong&gt;Shannon Wright&lt;/strong&gt; de maitriser en tous points l'alternance, les arp&#232;ges au son clair et a&#233;rien (&quot;The hits&quot; et son chant d'une sensibilit&#233; extr&#234;me), le classiquement Shannon-Wrightien Wurlitzer (la ritournelle &quot;Countless days&quot;), le m&#233;lange d&#233;licat guitare-piano (l'envo&#251;tant &quot;Mountains&quot;) quand ce n'est pas le piano-tout-court (le superbe final, &quot;Something borrowed&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ces p&#233;riodes de fortes chaleurs, permettons-nous d'oublier un peu les tensions internationales et concentrons-nous, d&#233;goulinants de sueur, sur nos petits tourments personnels. Et on se dit que finalement on se pr&#233;lasserait bien. Oui, on se poserait bien au bord d'une bonne piscine remplie &#224; raz-bord d'amour&#8230; c'est tout ce que l'on se/vous/lui souhaite pour cet &#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;I wanna, I wanna &#8230; swim in your reservoir of love&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/LhLYB6qZIo8?si=NjIXl6ukOaPbhbHl&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>DIIV</title>
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		<dc:creator>gab, Micka&#235;l Adamadorassy</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#171; I want to disappear &#187; chantait DIIV sur &quot;In amber&quot; hier soir en ouverture de son concert au Bataclan. Et c'&#233;tait quasiment chose faite en ce qui concerne le chant et, dans une moindre mesure, les guitares. On a tellement &#233;cout&#233; leur album Frog in boiling water cette ann&#233;e qu'il nous a bien fallu une bonne demi-heure pour nous habituer &#224; ce chant encore plus en arri&#232;re que sur disque et ce son brut de d&#233;coffrage au sein duquel les guitares cherchaient la sortie plus qu'elles ne s'imposaient comme on (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH143/arton12625-8756e.png&quot; width='150' height='143' style='height:143px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; I want to disappear &#187; chantait &lt;strong&gt;DIIV&lt;/strong&gt; sur &quot;In amber&quot; hier soir en ouverture de son concert au Bataclan. Et c'&#233;tait quasiment chose faite en ce qui concerne le chant et, dans une moindre mesure, les guitares. On a tellement &#233;cout&#233; leur album &lt;i&gt;Frog in boiling water&lt;/i&gt; cette ann&#233;e qu'il nous a bien fallu une bonne demi-heure pour nous habituer &#224; ce chant encore plus en arri&#232;re que sur disque et ce son brut de d&#233;coffrage au sein duquel les guitares cherchaient la sortie plus qu'elles ne s'imposaient comme on s'y serait attendu. Il faut dire qu'on avait plac&#233; d'immenses espoirs sur ce concert, ce devait &#234;tre le concert de l'ann&#233;e dans tous les sens du terme (en quantit&#233; et en qualit&#233;), ils avaient donc int&#233;r&#234;t &#224; assurer. Et pass&#233; cette mise-en-jambes en demi-teinte, ce fut largement le cas.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;arty&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous nous attarderons &#224; peine sur la premi&#232;re partie, les tr&#232;s exp&#233;rimentaux &lt;strong&gt;Tim Kinsella &amp; Jenny Pulse&lt;/strong&gt;, si ce n'est pour dire qu'ils sont bien barr&#233;s, positionn&#233;s entre po&#233;sie et grosse d&#233;connade (cet incroyable karaok&#233; chant&#233; ultra faux en fin de set). Le genre de groupe arty dont on ne sait vraiment pas quoi penser au final mais qui nous est extr&#234;mement sympathique, comme &#231;a en premi&#232;re partie, parce qu'il offre une vision et un univers tr&#232;s personnels.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;corde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_77512 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-28637-d8846.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais revenons &#224; &lt;strong&gt;DIIV&lt;/strong&gt; et nos attentes. Une fois d&#233;tendu et accoutum&#233; au parti-pris sonore du groupe sur sc&#232;ne, on a ador&#233;. En 1h30 ils ont fait l'int&#233;gralit&#233; (ou presque) du dernier album et beaucoup de morceaux du pr&#233;c&#233;dent dont on ne se lasse pas non-plus. Mention sp&#233;ciale &#224; &quot;Blankenship&quot; bien sur mais aussi &#224; un solide &quot;Horsehead&quot; en rappel. Ils ont aussi &#233;t&#233; faire quelques morceaux plus anciens qui ont beaucoup fait r&#233;agir le public mais pour ma part, m'ont un peu sorti de l'ambiance (tr&#232;s momentan&#233;ment). J'ai d&#233;cid&#233;ment beaucoup plus de mal avec les lignes m&#233;lodiques limite indochiniennes des deux premiers disques malgr&#233; leur c&#244;t&#233; plut&#244;t dansant, il est vrai. Heureusement, c'est bien la ligne sombre qui globalement tenait la corde hier soir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;communion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_77527 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-28652-24e90.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre les morceaux, pendant les changements de guitares, le groupe joue le x-i&#232;me degr&#233; &#224; coup de vid&#233;os promotionnelles fa&#231;on corporate pour annoncer les morceaux. Le chanteur-guitariste, &lt;strong&gt;Zachary Cole Smith&lt;/strong&gt;, va m&#234;me jusqu'&#224; faire une fausse promo tr&#232;s r&#233;aliste d'ExxonMobil, cherchant (et trouvant) le malaise du spectateur. D'ailleurs le concert sera en entier sur fond de vid&#233;os avec les paroles des morceaux &#224; l'image des vid&#233;os promotionnelles sorties cette ann&#233;e. C'est plut&#244;t une bonne id&#233;e pour une musique souvent planante et introspective, et puis &#231;a aide &#224; retrouver le chant derri&#232;re les guitares. &#199;a permet aussi d'alterner un peu avec les mimiques du casquette-couettes-guitariste &lt;strong&gt;Andrew Bailey&lt;/strong&gt;. Ceci dit, heureusement qu'il est l&#224;, plein centre, &#224; danser, grimacer et accompagner les premiers rangs dans une communion qui ne fait que s'accentuer au fil de la soir&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_77493 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH334/-28618-36606.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;r&#233;sonance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ce qu'on retiendra au final de la soir&#233;e, plus on avan&#231;ait dans le concert, plus on sentait le groupe s'&#233;chapper de ses poses l&#233;g&#232;rement hype et rentrer vraiment dans sa musique et en r&#233;sonance avec le public qui lui rendait de plus en plus. Mission enti&#232;rement remplie en ce qui nous concerne.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_77439 spip_documents spip_documents_center'&gt; &lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L500xH375/-28566-83df2.jpg' width='500' height='375' alt='JPEG - 1.7 Mo' style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size:11px;&quot;&gt;petit clich&#233; amateuro-smartphoneur pour un petit rendu d'ambiance&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>DIIV</title>
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		<description>
&lt;p&gt;C'est la bonne nouvelle noisy-pop de l'ann&#233;e, un EP, m&#234;me pas un disque. DIIV, groupe auquel on n'avait jamais vraiment pr&#234;t&#233; attention jusque-l&#224; (&#224; tort), sort Frog in boiling water EP et r&#233;chauffe nos c&#339;urs meurtris par le nouvel album de Ride auquel on n'arrive pas &#224; se faire. Bon, on est plut&#244;t dans la filiation Jesus and Mary Chain crois&#233; avec My Bloody Valentine que Ride mais c'est tr&#232;s joliment fait et surtout &#231;a fonctionne parfaitement bien. Nous revoici d&#233;but des ann&#233;es 90 en jean et t-shirt (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/arton12483-90c34.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est la bonne nouvelle noisy-pop de l'ann&#233;e, un EP, m&#234;me pas un disque. &lt;strong&gt;DIIV&lt;/strong&gt;, groupe auquel on n'avait jamais vraiment pr&#234;t&#233; attention jusque-l&#224; (&#224; tort), sort &lt;i&gt;Frog in boiling water EP&lt;/i&gt; et r&#233;chauffe nos c&#339;urs meurtris par le nouvel album de &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; auquel on n'arrive pas &#224; se faire. Bon, on est plut&#244;t dans la filiation &lt;strong&gt;Jesus and Mary Chain&lt;/strong&gt; crois&#233; avec &lt;strong&gt;My Bloody Valentine&lt;/strong&gt; que &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; mais c'est tr&#232;s joliment fait et surtout &#231;a fonctionne parfaitement bien. Nous revoici d&#233;but des ann&#233;es 90 en jean et t-shirt x-large, ado d'hier habill&#233; comme les ados d'aujourd'hui ; C'est tr&#232;s d&#233;stabilisant cette impression de d&#233;j&#224; vu dans les habits de nos enfants en ce moment, m&#234;me s'ils se passent all&#232;grement de guitares, eux. Et parlant de guitares, ils ne savent pas ce qu'ils manquent puisque ce sont elles, pr&#233;cis&#233;ment, qui font toute la diff&#233;rence sur cet EP avec leurs sonorit&#233;s riches et puissantes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;malin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pof, pof, on recommence. Depuis l'&#233;criture de cette petite introduction, on a pris 2 (voire 4, voire bien plus) semaines pour finalement &#233;crire la chronique du &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; en question et &lt;strong&gt;DIIV&lt;/strong&gt; en a profit&#233; pour transformer &lt;i&gt;Frog in boiling water&lt;/i&gt; en album 10 titres. C'est malin. Donc, plouf, plouf, c'est reparti.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;charges&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, l'introduction reste tout &#224; fait valable pour l'album qui se tient autant sur 10 titres que sur 4 (c'est aussi la tr&#232;s bonne nouvelle). Un bonheur de guitares noisy, lancinantes (&quot;Soul-net&quot;), planantes (&quot;Raining on your pillow&quot;), acoustisantes (&quot;Everyone out&quot;), buzzante (&quot;Little birds&quot;) ou lead-toute-en-retenue-isantes (&quot;In amber&quot;), des guitares sous toutes les formes mais toujours id&#233;alement plac&#233;es et gratt&#233;es pour produire leur effet maximal. Le/les chants sont eux aussi tr&#232;s adapt&#233;s, plut&#244;t sobres et en retrait, r&#233;pondant parfaitement au cahier des charges. C'est d'ailleurs ce qui aurait d&#251; raisonnablement faire capoter l'ensemble, les morceaux semblant r&#233;pondre point pour point &#224; l'id&#233;al shoe-gaze, le genre de cahier des charges improbable qui serait tellement artificiel qu'il en &#244;terait toute vie au projet. Et puis non &#8230; de la vie il y en a &#224; revendre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;in&#233;puisable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ensuite il y a les singles qui remplissent parfaitement leur r&#244;le de single (pas comme chez d'autres &#8230;), qui sont en tous points addictifs et jouissifs. Le c'est-meilleur-quand-c'est-lent &quot;Brown paper bag&quot; dont les guitares planantes sur les parties instrumentales font notre bonheur complet, l'in&#233;puisable &quot;Frog in boiling water&quot; justement qui donne furieusement envie d'empoigner sa guitare et d'entonner ce superbe refrain. Le tout sans creux ni coup de mou, l'album gardant son excellent niveau de bout en bout que ce soit dans les morceaux plus lents ou dans des ambiances plus pesantes (&quot;Somber the drums&quot;), on ne perd jamais le fil et on se sent bien dans ce disque du d&#233;but &#224; la fin. C'est d'ailleurs suffisamment rare pour &#234;tre relev&#233;, il s'agit d'un disque qui fait beaucoup de bien, physiquement. Un de ces (rares) disques qu'on sent p&#233;n&#233;trer, parcourir et venir s'immiscer dans nos organes. Un disque r&#233;ellement &#233;tonnant.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;revue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et comme un bonheur n'arrive jamais seul (de l'avantage de tra&#238;ner dans la r&#233;daction de ses articles), on est depuis tomb&#233; sous le charme de l'album pr&#233;c&#233;dent de &lt;strong&gt;DIIV&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Deceiver&lt;/i&gt; sorti en 2019, qui poss&#232;de globalement toutes les qualit&#233;s susmentionn&#233;es et, &#231;a ne g&#226;che rien, un &quot;Blankenship&quot; qui nous scotche &#224; chaque &#233;coute (avec ce petit c&#244;t&#233; &quot;The velvet cell&quot; de &lt;strong&gt;Gravenhurst&lt;/strong&gt; qu'on adore). Pour bien faire il aurait fallu changer cette chronique en zoom, comme d'autres &#233;voluent d'EP en album, et passer en revue tous leurs albums (celui-ci est leur quatri&#232;me) mais on est d&#233;j&#224; bien en retard dans nos publications, on en restera donc l&#224; pour aujourd'hui si on veut boucler avant l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/_EzFiRyiij8?si=HsVT460BKJhbsnhY&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ride</title>
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		<dc:creator>gab</dc:creator>



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&lt;p&gt;Certains disques &#224; leur sortie sont d&#233;j&#224; dat&#233;s et c'est rarement bon signe. &#199;a fait maintenant un bon mois qu'on tente de percer la carapace d'Interplay, le nouvel album de Ride, et plus le temps passe, plus on s'&#233;nerve. D'o&#249; la d&#233;cision d'&#233;crire la chronique sans trop tarder, avant de perdre tout contr&#244;le de nos &#233;motions (on ne supporte d&#233;j&#224; plus l'intro de &quot;Peace sign&quot;, le morceau d'ouverture). Il faut dire que pour nous, Ride, c'est le graal, le groupe de tous les groupes, et qu'on n'avait jamais je crois (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains disques &#224; leur sortie sont d&#233;j&#224; dat&#233;s et c'est rarement bon signe. &#199;a fait maintenant un bon mois qu'on tente de percer la carapace d'&lt;i&gt;Interplay&lt;/i&gt;, le nouvel album de &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt;, et plus le temps passe, plus on s'&#233;nerve. D'o&#249; la d&#233;cision d'&#233;crire la chronique sans trop tarder, avant de perdre tout contr&#244;le de nos &#233;motions (on ne supporte d&#233;j&#224; plus l'intro de &quot;Peace sign&quot;, le morceau d'ouverture). Il faut dire que pour nous, &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt;, c'est le graal, le groupe de tous les groupes, et qu'on n'avait jamais je crois &#233;t&#233; aussi d&#233;&#231;u &#224; la premi&#232;re &#233;coute d'un de leurs albums (&#224; part sans doute &lt;i&gt;Tarantula&lt;/i&gt; en 1996, mais il compte &#224; peine celui-l&#224;). Certes, il s'agit d'un exercice de style, faire un disque total ann&#233;es '80, et de ce point de vue c'est sans doute r&#233;ussi, mais franchement, pourquoi ? C'est d'ailleurs assez surprenant et r&#233;v&#233;lateur qu'&lt;strong&gt;Andy Bell&lt;/strong&gt;, interrog&#233; par nos confr&#232;res de &lt;strong&gt;Gonzai&lt;/strong&gt;*, classe ce disque en 5e position sur 7 (juste devant &lt;i&gt;Carnival of light&lt;/i&gt;, le disque total seventies du groupe). On est frapp&#233; par ce r&#233;alisme auquel les groupes anglais ne nous ont pas habitu&#233;s, loin de la rengaine promo habituelle du &#171; c'est notre meilleur album &#224; ce jour &#187;. &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; assume donc &#8230; et pourquoi pas finalement. Tant qu'&#224; partir dans une direction, autant y aller &#224; fond.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;boite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et tout n'est pas &#224; jeter dans ce disque, loin de l&#224;. Voyons le positif. Il faut pour &#231;a commencer par soigneusement &#233;viter les 3 morceaux sortis progressivement en single avant l'album et qui figurent aux meilleures places (1, 2 et 4). &quot;Peace sign&quot; et son intro pompi&#232;re (seule la pseudo-cornemuse du refrain nous d&#233;ride l&#233;g&#232;rement), &quot;Last frontier&quot; et son manque criant de relief, et &quot;Monaco&quot; qui nous avait pourtant fait plut&#244;t bonne impression lors des lives entraper&#231;us sur youtube mais dont le traitement eighties est repoussant au possible (franchement, quel est l'int&#233;r&#234;t quand on a &lt;strong&gt;Loz Colbert&lt;/strong&gt; sous la main de mettre une pauvre boite &#224; rythme d'un autre &#226;ge ?). On ne vous cache pas qu'il vaut mieux aussi &#233;viter le ventre mou du disque, les &quot;Stay free&quot; (pas d&#233;sagr&#233;able mais il ne se passe pas grand chose), &quot;Last night I went somewhere to dream&quot; (l&#233;g&#232;rement irritante avec ses tics de fin de phrase), &quot;Sunrise chaser&quot; (plut&#244;t p&#233;nible, on sent qu'ils se sont fait plaisir musicalement mais ils nous ont aussi compl&#232;tement perdu en cours de route). Voila. Une fois qu'on a &#233;limin&#233; la moiti&#233; de l'album, on y voit un peu plus clair.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;cahier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ah, oui, le positif on a dit. Alors c&#244;t&#233; tr&#232;s positif, nous avons la fin de &quot;Light in a quiet room&quot;, le seul moment noisy du disque (ce n'est pas qu'on s'accroche &#224; leurs premiers disques mais &#231;a fait franchement du bien au milieu des singles) qui par ricochet faire vraiment ressortir le morceau entier du lot. Il a un c&#244;t&#233; hypnotique gr&#226;ce &#224; la boucle de basse qui fonctionne tr&#232;s bien. Nous avons aussi l'excellent &quot;I came to see the wreck&quot;, notre pr&#233;f&#233;r&#233;, qui commence plut&#244;t mal puisque l'intro est tr&#232;s fortement inspir&#233;e de &quot;Shout&quot; de &lt;strong&gt;Tears for fears&lt;/strong&gt; (toujours pile dans le cahier des charges) mais qui r&#233;ussit l'exploit de se transcender gr&#226;ce &#224; un chant habit&#233; et une intensit&#233; qui font globalement d&#233;faut au reste du disque. &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; nous raconte enfin une histoire, avec des sentiments, des tripes, du vivant. Le morceau est vraiment magnifique, un tr&#232;s juste reflet de notre monde actuel et de ses d&#233;faillances. L'autre morceau sur lequel on retrouvera ce niveau d'intensit&#233; est &quot;Portland rocks&quot; en 2e partie de disque. Celui-l&#224; a tout des grands classiques du groupe avec sa guitare lead et ses ch&#339;urs planants (influence p&#233;riode &lt;i&gt;Going Blank Again&lt;/i&gt;) mais il a aussi un chant suffisamment accrocheur pour nous embarquer directement et durablement. Il devrait largement survivre &#224; ce disque et rejoindre un morceau comme &quot;Ox4&quot; dans les r&#233;guliers en concert.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;cl&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; positif tout court, des morceaux moins embl&#233;matiques mais qui sont &#224; la hauteur des attentes, les bonnes surprises pourrait-on dire au vu de notre d&#233;ception g&#233;n&#233;rale. &quot;Midnight rider&quot; dans la moiteur d'une basse lancinante et avec des petits gimmicks de fond qui rel&#232;vent le tout, le trippant &quot;Essaouira&quot; qui nous fait penser dans l'esprit &#224; certaines exp&#233;rimentations de la p&#233;riode &lt;i&gt;Carnival of light&lt;/i&gt; (le morceau &quot;At the end of the universe&quot; en particulier). On aime ces ambiances basse-au-centre, d&#233;finitivement pas &lt;strong&gt;Ride&lt;/strong&gt; mais qu'ils r&#233;ussissent particuli&#232;rement bien. Ils terminent le disque en tout simplicit&#233;, et c'est peut-&#234;tre la cl&#233; qu'il leur a le plus manqu&#233; finalement, avec &quot;Yesterday is just a song&quot;. Quasiment pas de musique (un fond un peu new-age), quasiment pas de chant (paroles susurr&#233;es &#224; l'oreille) mais un morceau juste et qui fait donc mouche.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;pack&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Que dire de plus sinon qu'on aura d&#233;cid&#233;ment tout rat&#233; avec la sortie de ce disque puisque, la lose nous poursuivant jusqu'au bout, on aura m&#234;me manqu&#233; le pack avec le superbe t-shirt (photo de groupe du d&#233;but '90) &#224; notre taille. Que voulez-vous, quand &#231;a ne veut pas, &#231;a ne veut pas !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/QglDc7tJsCE?si=vyr30rHxWmbS-xkd&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;
&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size:11px;&quot;&gt;Ride s'est form&#233; en &#233;cole d'art et le groupe est toujours aussi fort visuellement, que ce soit c&#244;t&#233; pochette ou pour des visualizer youtube illustrant leurs singles&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Nous vous conseillons la tr&#232;s bonne &lt;a href=&quot;https://gonzai.com/du-pire-au-meilleur-on-a-demande-a-ride-de-classer-ses-albums/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;interview d'Andy Bell par Gonzai&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tom McRae</title>
		<link>https://www.lecargo.org/spip/tom-mcrae/etrange-hiver/article12437.html</link>
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&lt;p&gt;On avait un peu perdu Tom McRae de vue &#224; vrai dire. Pas oubli&#233; puisque certaines des chansons de son premier album se rappellent r&#233;guli&#232;rement &#224; notre souvenir et &#224; notre guitare (les classiques &quot;End of the world news&quot; et &quot;The boy with the bubblegun&quot;), mais on n'avait plus &#233;cout&#233; les nouveaux albums depuis son second disque Just like blood en 2003. Or lui n'a pas abandonn&#233;, loin de l&#224;, il en est m&#234;me &#224; son 9&#232;me album et, comme on a pu le constater lors de son concert &#224; la Maroquinerie en Mars, il est (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On avait un peu perdu &lt;strong&gt;Tom McRae&lt;/strong&gt; de vue &#224; vrai dire. Pas oubli&#233; puisque certaines des chansons de son premier album se rappellent r&#233;guli&#232;rement &#224; notre souvenir et &#224; notre guitare (les classiques &quot;End of the world news&quot; et &quot;The boy with the bubblegun&quot;), mais on n'avait plus &#233;cout&#233; les nouveaux albums depuis son second disque &lt;i&gt;Just like blood&lt;/i&gt; en 2003. Or lui n'a pas abandonn&#233;, loin de l&#224;, il en est m&#234;me &#224; son 9&#232;me album et, comme on a pu le constater lors de son concert &#224; la Maroquinerie en Mars, il est toujours bien en forme. Ce concert a d'ailleurs &#233;t&#233; l'occasion de d&#233;couvrir en live certains morceaux de son nouveau disque de duos : &lt;i&gt;Etrange hiver&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;coll&#232;gues&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certes, c'est la mode du moment d'aller chercher une nouvelle flamme aupr&#232;s des coll&#232;gues pour des disques de duos mais &lt;strong&gt;Tom McRae&lt;/strong&gt; pousse le concept un peu plus loin en d&#233;cidant de s'accoquiner exclusivement avec la sc&#232;ne fran&#231;aise et parfois en fran&#231;ais dans le texte. &#199;a a le m&#233;rite d'&#234;tre plut&#244;t original (&#231;a change de &lt;strong&gt;Vianney&lt;/strong&gt; qui va faire un duo avec &lt;strong&gt;Renaud&lt;/strong&gt;). D'autant qu'on a pu s'en rendre compte lors du concert, certains de ces morceaux sont franchement tr&#232;s bon. D'ailleurs, s'il n'y a qu'un seul morceau &#224; &#233;couter, c'est &quot;Ginkgo&quot; avec &lt;strong&gt;Chien noir&lt;/strong&gt; qu'on n'aime jamais autant que dans son plus simple appareil instrumental comme sur certains couplets de son ancien groupe &lt;strong&gt;A call at Nausicaa&lt;/strong&gt;. Un magnifique morceau, petite ritournelle au piano habill&#233;e d'une superbe m&#233;lodie &#224; deux voix, toute &#233;motion dehors.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;route&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Et la bonne surprise, &#224; la sortie du concert, est de constater que l'album entier tient extr&#234;mement bien la route, que ce soit dans les balades (&quot;Half of my mind&quot; avec &lt;strong&gt;Alma Forrer&lt;/strong&gt;) ou dans les morceaux plus enlev&#233;s (le tr&#232;s bon &quot;Habit of you&quot; avec &lt;strong&gt;Naya&lt;/strong&gt;), que ce soit au piano solo (le d&#233;licat et poignant &quot;Lover's souvenir&quot; avec &lt;strong&gt;Rose&lt;/strong&gt;) ou pos&#233; sur un piquant de cordes (le sur-un-fil &quot;For my confessor&quot; avec &lt;strong&gt;A&#239;tone&lt;/strong&gt;). Et puis il y a les morceaux auxquels on revient plus souvent, dont l'impr&#233;gnation est plus durable. &quot;Ginkgo&quot; dont on a d&#233;j&#224; parl&#233; bien s&#251;r mais aussi le morceau d'ouverture (&quot;Wild love&quot;) avec &lt;strong&gt;Keren Ann&lt;/strong&gt;. Un morceau plus complexe, plus construit, qui rappelle les grands duos tragiques d'antan (on ne peut s'emp&#234;cher de pense &#224; &lt;strong&gt;Nick Cave&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kylie Minogue&lt;/strong&gt; sur &quot;Where the wild roses grow&quot;, sans doute en partie d&#251; au lexique employ&#233;). Un morceau cin&#233;matographique m&#234;me, avec une intensit&#233; qui grandit peu &#224; peu et gagne sans faillir l'auditeur pour le d&#233;poser en douceur de l'autre c&#244;t&#233; en fin de chanson.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;guitare&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&quot;Speeding cars&quot; avec &lt;strong&gt;Clou&lt;/strong&gt; est un moment aussi doux que fort sur une musique &#233;pur&#233;e. C'est sans doute le moment de mentionner qu'il est &#233;tonnant qu'il y ait si peu de guitare sur ce disque (le monsieur est connu pour sa guitare et ne s'en prive pas en concert). Les paroles quant &#224; elles sont un peu obscures mais il y est nettement question de &quot;Speed trials&quot;, un de plus beaux morceaux d'&lt;strong&gt;Elliott Smith&lt;/strong&gt;, et rien que pour &#231;a, il m&#233;riterait notre approbation (bien qu'il n'en ait pas besoin). Il faut aussi mentionner &quot;Etrange hiver&quot; avec &lt;strong&gt;Alex Beaupain&lt;/strong&gt; qui fait la part belle au texte en fran&#231;ais sur une petite guitare rythmique pour le coup. Nettement moins dans l'&#233;motion mais extr&#234;mement bien maitris&#233; et efficace comme on peut s'y attendre.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;r&#233;gal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A bien y r&#233;fl&#233;chir, il semblerait qu'on ait eu tort de laisser filer les ann&#233;es et les albums de &lt;strong&gt;Tom McRae&lt;/strong&gt;. Avec les moyens actuels, il n'est jamais trop tard pour rattraper son retard apr&#232;s tout. Pour ceux d'entre vous qui auraient l'occasion de le voir en concert, c'est une belle exp&#233;rience que nous vous recommandons chaudement. Sa fa&#231;on de tenir la sc&#232;ne, seul, comme s'il &#233;tait 4 ou 5 au moins, est un v&#233;ritable r&#233;gal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/wKmpoROASQw?si=wylK4S1A2VQV7Rw6&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>World Party</title>
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&lt;p&gt;Karl Wallinger nous a quitt&#233; il y a quelques jours. La premi&#232;re pens&#233;e qui nous est venue en apprenant la nouvelle est le souvenir &#233;mu d'une superbe session acoustique de 3 titres de World Party chez Bernard Lenoir en 1993 au moment de la sortie du 3&#232;me album, Bang ! Le chant haut perch&#233;, l'harmonie des voix, on y retrouvait toute l'&#233;motion des chansons, encore plus que sur album dont les productions &#233;taient d&#233;j&#224; quelque peu dat&#233;es &#224; l'&#233;poque. Le morceau &quot;Is it like today&quot; notamment nous avait (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Karl Wallinger&lt;/strong&gt; nous a quitt&#233; il y a quelques jours. La premi&#232;re pens&#233;e qui nous est venue en apprenant la nouvelle est le souvenir &#233;mu d'une superbe session acoustique de 3 titres de &lt;strong&gt;World Party&lt;/strong&gt; chez &lt;strong&gt;Bernard Lenoir&lt;/strong&gt; en 1993 au moment de la sortie du 3&#232;me album, &lt;i&gt;Bang !&lt;/i&gt; Le chant haut perch&#233;, l'harmonie des voix, on y retrouvait toute l'&#233;motion des chansons, encore plus que sur album dont les productions &#233;taient d&#233;j&#224; quelque peu dat&#233;es &#224; l'&#233;poque. Le morceau &quot;Is it like today&quot; notamment nous avait compl&#232;tement scotch&#233; avec ce jeu de guitare et cette m&#233;lodie incroyables. Et si &lt;strong&gt;Karl Wallinger&lt;/strong&gt; a eu plusieurs vies musicales (il a particip&#233; aux tourn&#233;es et premiers albums des &lt;strong&gt;Waterboys&lt;/strong&gt;, il a travaill&#233; avec &lt;strong&gt;Sin&#233;ad O'Connor&lt;/strong&gt;), il restera &#224; jamais pour nous le multi-instrumentiste Monsieur &lt;strong&gt;World Party&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;hit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien que plut&#244;t courtes, nos ann&#233;es &lt;strong&gt;World Party&lt;/strong&gt; furent particuli&#232;rement marquantes, s'articulant autour des deux premiers albums et de la session acoustique au tout-d&#233;but des ann&#233;es '90. On d&#233;couvre le groupe avec le second album &lt;i&gt;Goodbye Jumbo&lt;/i&gt; (1990), sans doute le disque du groupe le plus homog&#232;ne. Il reste de loin l'album qu'on pr&#233;f&#232;re mais le premier album, &lt;i&gt;Private revolution&lt;/i&gt; (1986), m&#233;rite qu'on s'y attarde puisqu'il contient le terreau de l'ensemble de la discographie de &lt;strong&gt;Karl Wallinger&lt;/strong&gt; : ce recul et ce regard aiguis&#233; sur la soci&#233;t&#233;, la religion, l'&#233;tat du monde qui ne cesseront d'alimenter ses morceaux. Il contient aussi l'&#233;normissime &quot;Ship of fools&quot;, et ce n'est pas rien. Ce morceau a l'&#233;toffe des plus grands, des couplets &#233;grain&#233;s avec une assurance communicative, une mont&#233;e pr&#233;-refrain comme on en a rarement entendues et &#233;videmment des refrains stratosph&#233;riques, c'est &#224; se demander pourquoi/comment il n'est pas devenu un hit mondial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/B2nCugGQZO0?si=OWYOGcm3MZL4OZO4&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size:11px;&quot;&gt;clip d'origine de &quot;Ship of fools&quot;, &lt;a href=&quot;https://youtu.be/wBzYhHZJBKA?si=7B1277itaPFVhj8X&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;d&#233;clin&#233; plus r&#233;cemment&lt;/a&gt; sur des images d'actualit&#233;s aussi hypnotisantes qu'effrayantes
&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;faune&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_74075 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/IMG/jpg/-25246.jpg&quot; title='JPEG - 125.1 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/-25246-a9fb6-7220b.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 125.1 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; Mais ce qui frappe d'entr&#233;e en 2024 et qui frappait d&#233;j&#224; me semble-t-il en 1990, c'est la production musicale tr&#232;s dat&#233;e. C'est bien simple, l'&#233;ponyme &quot;Private revolution&quot; qui ouvre le disque semble tout droit sorti d'un album de &lt;strong&gt;Prince&lt;/strong&gt; du d&#233;but des ann&#233;es 80. Cette m&#234;me funk-pop avec la petite voix haut-perch&#233;e et les beats eighties. Le moins qu'on puisse dire c'est que &#231;a n'a pas tr&#232;s bien vieilli (mais &#231;a donne toujours envie de danser). Ce qui a mieux vieilli, c'est le discours &#233;cologique avant l'heure (&#171; Man's been killing the tigers, turned the green fields into sand &#187;) et l'appel &#224; faire sa propre r&#233;volution. Cette mise en avant du libre-arbitre et de la remise en question sera une constante dans les paroles de &lt;strong&gt;Wallinger&lt;/strong&gt; sur la dur&#233;e. Une fois habitu&#233; au son retro-funkuriste de certains titres, les morceaux font leur chemin et tiennent tr&#232;s bien la route avec ce m&#233;lange un peu bric-&#224;-brac revendiqu&#233; par la pochette du disque. On y trouve d&#233;j&#224; ces balades m&#233;lancoliques si caract&#233;ristiques (&quot;All come true&quot;), on y trouve aussi un interm&#232;de celtique (&quot;Dance of the hoppy lads&quot;), on y trouve m&#234;me de la country avec slide-guitare (&quot;Hawaiian island world&quot;) et des cuivres beatlesiens (sur la reprise de &lt;strong&gt;Dylan&lt;/strong&gt; &quot;All I really want to do&quot;). On sort du disque tout &#224; fait pr&#234;t &#224; faire notre propre r&#233;volution, voire m&#234;me, pourquoi pas, &#224; rejoindre faune et flore dans la montagne pour une gigantesque f&#234;te mondiale (&#171; Yes we're going to a world party, how can I say no ? &#187;).&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;hymne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais pour nous la vraie f&#234;te a d&#233;finitivement lieu sur le second album de &lt;strong&gt;World Party&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Goodbye Jumbo&lt;/i&gt;. Ce n'est sans doute pas un hasard si le single &quot;Way down now&quot; avait &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; l'&#233;poque comme hymne h&#233;doniste par mon frangin et ses potes. Il y a dans ce morceau tout ce qu'il faut pour, pass&#233; une certaine heure, d&#233;clencher folie et jeter vestimentaire : ces guitares euphorisantes, cette basse bondissante et le chant bien sur, avec ce d&#233;bit rapide et assur&#233; et ce qu'il faut de &#171; ou-hous &#187; en fin de morceau pour rallier tout le monde &#224; la cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/ZZrIdbumFiI?si=O208vX32looEvDbd&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size:11px;&quot;&gt;clip diy-z&#233;ro-budget, &quot;Way down now&quot; quoi... &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;exploit&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_74076 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lecargo.org/spip/IMG/jpg/-25247.jpg&quot; title='JPEG - 148.3 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='https://www.lecargo.org/spip/local/cache-vignettes/L150xH150/-25247-b51c0-f6efb.jpg' width='150' height='150' alt='JPEG - 148.3 ko' style='height:150px;width:150px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; Contrairement au premier album, le single cette fois-ci n'&#233;crase pas le disque d'une pr&#233;sence trop forte. Les autres morceaux se sont hiss&#233;s au niveau, que ce soit l'impeccable &quot;Is it too late ?&quot; qui ouvre le disque (avec ces attaques de guitare en contre-point du chant) ou le plus grand public &quot;When the rainbow comes&quot;. &lt;strong&gt;Karl Wallinger&lt;/strong&gt; se r&#233;v&#232;le d'ailleurs &#234;tre tr&#232;s bon dans les balades m&#233;lancoliques de ce type dont il pars&#232;me le disque (le lumineux &quot;God on my side&quot;, le tendre &quot;Love street&quot;, le r&#233;confortant &quot;Sweet soul dream&quot;). Il se surpasse notamment avec le magnifique &quot;And I fell back alone&quot;, qui fera immanquablement pleurer dans les chaumi&#232;res mais dont on ne se lasse jamais non plus. Il a aussi peaufin&#233; sa recette ultra-pop et ultra-m&#233;lodique avec les &quot;Put the message in a box&quot; (dans la veine id&#233;aliste), les &quot;Take it up&quot; (dans la veine hallucinations au petit-d&#233;jeuner). Tout lui r&#233;ussit sur ce disque, m&#234;me lorsqu'il lui reprend de petites envies funkies (&quot;Show me to the top&quot;) ou hyper-aigues (&quot;Ain't gonna come till I'm ready&quot;), il r&#233;ussit l'exploit de les dompter et les contenir dans l'&#233;tat d'esprit du disque.&lt;/p&gt; &lt;h3 class='h3 spip'&gt;flamboyant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;crochera finalement de &lt;strong&gt;World Party&lt;/strong&gt; apr&#232;s la session, pour des raisons pratiques d'abord puisqu'on ne mettra la main sur &lt;i&gt;Bang !&lt;/i&gt; (le 3&#232;me album) que bien ann&#233;es plus tard &#224; l'occasion d'un passage par Londres (point d'internet &#224; l'&#233;poque) et la production une fois encore tr&#232;s dat&#233;e de l'album aura raison de nos tentatives d'apprivoisement. On ne retrouvera pas dans la version aseptis&#233;e de &quot;Is it like today ?&quot; les &#233;motions qui nous avaient travers&#233;es en acoustique. Le moment &#233;tait pass&#233;, sans aucun doute. Ce monde du d&#233;but des ann&#233;es '90 avait laiss&#233; la place &#224; d'autres sons et d'autres envies, on &#233;tait inexorablement pass&#233; du beatles-flamboyant au belle-and-sebastien-twee-pop. Ce n'est pas bien grave, l'&#233;coute des disques suivants cette semaine (&lt;i&gt;Egyptology&lt;/i&gt; en 1997, &lt;i&gt;Dumbing up&lt;/i&gt; en 2000 et le bien nomm&#233; &lt;i&gt;Arkeology&lt;/i&gt; en 2012 -les fonds de tiroir, soit 5 heures de musique sur 5 disques, notre homme &#233;tait du genre prolifique, encore un point commun avec &lt;strong&gt;Prince&lt;/strong&gt;-) ne nous donnera pas l'impression d'avoir manqu&#233; une indispensable p&#233;pite mais, qui sait, peut-&#234;tre faudra-t-il y revenir plus en profondeur sur la dur&#233;e. En attendant, on terminera cette plage souvenir/hommage avec les mots de &lt;strong&gt;Karl&lt;/strong&gt; lui-m&#234;me, extraits du dernier morceau de &lt;i&gt;Goodbye Jumbo&lt;/i&gt; : &#171; Thank you World [Party] &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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