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publié par antoine le 20/12/05
transmusicales 2005 (1/3)
- parc des expositions, rennes saint-jacques
parc des expositions, rennes saint-jacques

montgomery

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« aahhh, comment il est trop beau avec les cheveux coupés ! » montgomery joue à domicile ce soir, et le bouche à oreille (en grande partie féminin, visiblement) semble avoir plutôt bien fonctionné dans la ville étudiante. le quintet n’a pas encore d’album à défendre, et enchaîne les titres comme autant de singles, sans grande cohérence entre eux. du coup, d’une composition aux guitares saturées, on passe à un single franchement pop et accrocheur sur scène (« c’était bien le moment d’être apathique, blablabla »), qui a pourtant perdu toute la subtilité qu’il déroule (claviers, voix) sur disque pour être noyé sous une batterie carrément lourde. la sophistication de leurs compositions mériterait a priori mieux. c’est en écoute ici... et bientôt sur le mouv ?

saadet türköz

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les fashion-victimes hype des trans, saadet türköz n’en a manifestement que faire. elle débarque seule sur scène, pour un vrai tour de force (une fois son mouchoir rangé dans la poche). l’artiste turque chante a capella, d’une voix gutturale capable tout à la fois de plongées dans des graves intenses et d’envolées dans les aïgus, des mélodies habitées, émouvantes. ses histoires universelles « (sometimes, it’s good that men and woman have secrets for each other » explique-t’elle dans son anglais hésitant), s’appuient sur des mélodies évoquant instantément les déserts de la turquie de l’est. à l’image de mercan dede, figure phare de la scène turque à l’étranger qui a boosté la musique traditionelle soufie à l’electro, saadet türköz ne dépareillerait ni dans un village perdu de l’anatolie (si ce n’est qu’elle ne porte bien évidemment pas le voile), ni dans les quartiers les plus branchés de la mégalope stambouliotte, reflet de cette turquie qui dépasse les clichés.

iz

ses copains chinois, kazakhes, de iz la rejoignent sur scène, et extraient eux aussi de musiques traditionnelles ce qu’elles ont de plus hypnothiques. ce n’est plus la voix mais les morceaux en eux-même cette fois qui racontent que les chemins de la transe, des steppes d’Asie centrale aux capitales européennes ne sont pas fondamentalement différents. et, en fermant les yeux, la traditionnelle gimbarde n’est pas moins moderne que les instruments électroniques derniers cris.

shout out louds

difficile de se motiver après ça pour aller voir les fugees dont les basses portent d’un hall à l’autre et couvrent d’ailleurs la fin du set de iz.

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aperçu le temps d’un changement de scène, wyclef jean chauffe la salle, au micro sur du bob marley (“no woman no cry”) pendant que lauryn hill fait sa diva backstage, présente sur scène uniquement pendant la dernière demi-heure du set. du coup, direction le hall 4 où les suédois de shout out louds font leur entrée sur un vieux titre de yann tiersen (“l’arrivée sur l’île”).

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il fallait bien ça pour mettre en confiance, puisque leur album (cinq titres sont en écoute sur le site du groupe, ici) sonnait parfois un rien empaté si ce n’est franchement skateur-privé-de-sortie-par-ses-parents (“very loud”). sur scène, il n’en est rien. et si la demoiselle à l’accordéon (blonde, forcément) n’est pas vraiment mise en avant dans ce hall froid, le groupe impose sa présence, à coups de vannes bien senties (le titre s’appelant “oh sweetheart” est introduit par le terrible « and you don’t need to clap in your hands to say yeah ») et, surtout, de titres sans grandiloquence, mais juste ce qu’il faut de superflu pour se taper l’incruste dans le bus du retour, une heure après la fin du set. nervous cabaret, un sextet américain évoquant un  !!! des Balkans (grosse section rythmique, cuivres omniprésents) ne réussira pas à nous maintenir alerte pour l’électro-gypsie roumaine de shukar collective.

toutes les photos sont issues des galleries photo du site des trans

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publié par le 20/12/05