accueil > articles > albums > Teitur

publié par benoît le 02/04/11
Teitur
- Let the dog drive home

L’une des particularités des îles Féroé - outre le fait que les chiens y savent conduire - est que l’on y pratique beaucoup la musique, comme dans toutes les contrées scandinaves. Il n’y a sans doute pas grand-chose d’autre à faire sur cet archipel de l’Atlantique nord, une fois qu’on a rentré les moutons... Parmi les talents locaux, le prénommé Teitur, déjà auteur de quatre albums - dont un en féringien - mais dont l’inspiration semble hélas se diluer un peu plus à chaque fois, depuis le pourtant irréprochable Poetry & Aeroplanes en 2003. Il a peut-être de plus en plus de moutons à rentrer, allez savoir.

Une grosse moitié des titres de ce Let the dog drive home cède ainsi à la facilité, voire à la mièvrerie. Tout est certes impeccablement arrangé mais il n’y a pour moi qu’une poignée de morceaux qui sortent du lot : God, I have so many things to tell you et son amusante ligne de basse sur la pointe des pieds, Waverly place et ses vrais faux-airs des meilleurs Peter von Poehl, éventuellement le tubesque Never Leave LA malgré un texte un peu navrant ("...and all those broken dreams could have filled up Laurel Canyon"...). Et puis surtout, Betty Hedges, ode à l’indécise, preuve s’il en fallait une qu’on peut encore être créatif et touchant avec une suite d’accords vieille comme la pop.

Rien que pour ça, on l’aime toujours, Teitur.

Partager :

publié par benoît le 02/04/11