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publié par Mickaël Adamadorassy le 21/06/17
Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar - Joachim Rønning + Espen Sandberg
Joachim Rønning + Espen Sandberg

Vous êtes devant l’entrée du cinéma et vous discutez du film à aller voir. Évidemment il y a plus intéressant à l’affiche que Pirates des Caraïbes, d’ailleurs vous n’osez pas vraiment dire “allons voir Pirates des Caraïbes”, vous le dites juste en passant. Genre c’est une possibilité mais vous ne voudriez pas qu’on croit que vous suggérez d’aller voir "ça". Le cinquième rejeton d’une franchise inspirée d’une attraction Disney, dont le premier épisode était une agréable surprise mais les suites hum....Et pourtant vous les avez tous vus.. enfin vous pensez car à part la piraterie et Johnny Depp qui fait le pitre dans son déguisement de Jack Sparrow impossible de se rappeler de quoi ça parle...

Et puis un ange passe. Insidieusement on commence à se dire qu’on pourrait aller voir Pirates des Caraïbes... parce qu’on est fatigué et que l’autre film on sait pas trop... parce qu’à défaut de voir un grand film, on sait qu’à l’image de l’attraction du même nom, le film saura vous procurer son lot de sensations fortes et vous distraire même s’il reste solidement sur les rails du blockbuster d’été tout public.

Et vous savez quoi ? c’est exactement ça, alors assumez le haut et fort que vous voulez voir pirates des caraïbes !

Le film commence par le vol d’un coffre-fort qui se fait avec la démesure habituelle en arrachant la banque entière de ses fondations pour la trimbaler dans toute la ville (dommage que Fast & Furious l’ait déjà fait en mieux) et ça continue avec des abordages héroïques, des pirates morts-vivants, de mystérieux objets magiques aux pouvoirs convoités par tous, une carte dans les étoiles qu’aucun homme ne pourra déchiffrer (Tolkien nous l’avait déjà faite celle-là hein...) des méchants qui deviennent des gentils et des requins zombies. L’histoire est plus un prétexte pour enchaîner des scènes de cascades et de combats, entrecoupées des moments de cabotinage de ce bon vieux Jack mais contrairement à Alien : Covenant, on abandonne volontiers toute exigence de crédibilité et on se laisse balader de bonne grâce d’île en île, de trahison en alliance improbable vers un climax spectaculaire suivie d’une conclusion "émouvante".

La seule chose qui surnage un peu c’est Carina Smith (Kaya Scodelario), un personnage féminin fort et plutôt intéressant. Une femme de science dans un monde de religion, de superstitions et de magie noire. Une femme qui s’émancipe dans une société dominée par les hommes. Malgré les outrages, les procès en sorcellerie, elle s’obstine et vit sa vie sans se conformer aux conventions sociales... un peu comme un pirate... non pas que ceux-ci fassent preuve de plus d’ouverture... A côté, le "héros" est finalement assez banal dans son physique assez "lisse" comme dans ses motivations (fiston veut sauver papa aka Légolas oups Will Turner je veux dire).

Et puis on apprécie quand même de voir tout un pan de l’histoire trouver sa conclusion, à savoir que Légolas Turner finit par être libéré de sa malédiction et peut rejoindre sa famille (oui je vous spoile mais en même temps c’est Disney pas Game of Thrones, ça ne peut pas se terminer par Jack Sparrow qui viole tout le monde avant de se faire zigouiller par un mort-vivant qui vient de l’hiver). On se dit aussi que l’impact de ses belles retrouvailles aurait été un peu plus fort si on se rappelait du film où ça a commencé. Mais bon ne soyons pas mauvaise langue, si vous y allez sans rien en attendre d’autre qu’un bon film pop-corn, que vous avez de préférence une carte de cinéma qui vous évitera de payer plein pot, la Vengeance de Salazar se révèle être une distraction tout à fait prenante et efficace.

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publié par le 21/06/17