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publié par Renaud de Foville le 06/07/14
Demi Mondaine
- Session acoustique #629
On commence par marcher, ne pas avoir la bonne adresse, les bonnes adresses. Revenir sur ses pas et arriver dans un bar de quartier, un troquet, un rade. Le truc qui ne paie pas de mine, celui avec la clientèle d’habitués. Le genre d’endroit où, sans que l’on te dise vraiment bonjour, tu es déjà chez toi. Demi Mondaine a invité les amis pour les premiers morceaux de la session. Ils arrivent peu à peu, rejoignent le tourbillon, se jette dans le bain, cela boit, se croise, rit et parle fort. Mystic ne quitte pas sa guitare, un habitué, rencontré quelques jours auparavant, l’accompagne d’une guitare ou de son accordéon, mais surtout de son talent, immense. Il faut arriver à canaliser l’énergie, à faire passer le groupe de la terrasse à l’intérieur du bar, ce qui n’est pas rien, à mettre en place tout ce barnum sans briser l’élan, sans trop se planter (on y perdra un morceau à cause d’un micro mal placé dans la hâte, mais on ne filme pas ce genre de moment unique et magique sans pots cassés). Et puis là tout démarre, en un quart de seconde, il faut savoir capter, avoir des yeux partout, réfléchir vite et filmer ce qu’il se passe, essayer de capturer la magie d’un moment rare, beau et généreux. Le patron derrière son comptoir joue des castagnettes, un client s’empare d’un Djembé et et joue comme si il avait toujours fait partie du groupe, les amis accompagnent les morceaux, les clients filment au portable, chantent, boivent et dansent. Cela vole, virevolte, un verre se casse, on tape dans ses mains, cela ne s’arrête jamais, Béatrice est partout à la fois, les morceaux s’enchaînent, parfois pour quelques accords, pour quelques pas de danses. C’est beau et c’est fou.

Et puis après deux ou trois heures de cette énergie qui parait presque sans fin, Béatrice nous explique que l’on attend le coucher du soleil pour aller chez elle filmer un morceau, guitare voix, dans sa salle de bain (sans fenêtre !!), à la lumière des bougies et autour d’une idée qu’elle a eu.

Le feu et l’eau. La glace même.

On passe de cette ambiance qui parait incontrôlée, incontrôlable à une mise en scène sophistiquée, une émotion à fleur de peau et des difficultés techniques qu’il faut surmonter en quelques minutes. Les amis débarquent, loin de se douter de ce qu’il se passe, toutes les énergies ne sont pas retombées, tout le monde n’est pas vraiment dans l’ambiance. Pendant ce temps, Béatrice est seule, dans une magnifique robe de mariée, dans sa salle de bain, seule face au miroir. L’émotion à fleur de peau, comme rarement nous avons connu dans une session du Cargo. En quelques minutes tout se met en place. On se jette à l’eau. Charlie se trouve être une aide précieuse, indispensable. Mystic est assis sur le bord de la baignoire, Béatrice est dans un état second, on sait, on sent que tout cela ne se fera qu’une fois, un moment rare, précieux qu’il faut capturer à la lueur de quelques bougies, en sachant que l’on ne retrouvera pas cette magie là !! 
On ressort de la salle de bain, quelques secondes plus tard la musique retentit des enceintes, la soirée reprend le dessus. Le contraste est violent. Quelques heures plus tard on rentre chez soi, on vérifie que tout à fonctionné, que l’on a réussit à capturer un peu de cette magie !

Jour Blanc

Paris sous la neige


Un grand merci au Figuier à Bagnolet et à Charlie pour son aide. A tous ceux qui ont participé à cette vidéo.



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