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publié par Mickaël Adamadorassy le 18/10/16
Daughter
- Le Trianon, Paris

Il y a tellement de musique à écouter, tellement de concerts qu’on manque parfois de temps pour revenir sur les bons disques sortis en début d’année. Not To Disappear, le deuxième album de Daughter nous avait fait forte impression en janvier dernier, tout comme leur concert à la Gaieté Lyrique. Et puis le temps a passé, on a eu d’autres aventures musicales, on a eu le temps d’oublier et exactement comme au concert précédent on s’est donc pris une bonne grosse leçon de classe musicale dans la figure.

Il y a tellement de beauté chez Daughter, ces guitares qui ondulent, rebondissent, vous noient par vagues de reverbération et de delay, la voix sublime de Elena Tonra qui vous brise le coeur en mille morceaux sur le final à bout de souffle de Doing The Right Thing, vous souffle à l’oreille ses histoires tristes d’une fille qui semble regarder le monde à l’extérieur d’elle-même.

C’est glacial, poignant mais en même temps il y a des moments presque extatiques, des crescendos libérateurs chez Daughter . Et quand la dernière note finit de mourir, le visage d’Elena se transforme, illuminé par un grand sourire, elle a toujours l’air de d’halluciner de voir tous ces gens venus voir son groupe, ces gens qui connaissent même les paroles par coeur (pas si courant pour un groupe indé) et sont à la fois très silencieux pendant les morceaux et très bruyants entre (bref le public parfait).

Avant de finir, il faut quand même mentionner la claviériste/guitariste/bassiste qui appuie le trio en live, en plus des parties instrumentales, elle assure des harmonies vocales de toute beauté avec Elena. Le reste du groupe est lui aussi très bon mais il faut dire qu’à 2 mètres d’Elena, on a eu du mal à regarder ailleurs...

Alors c’est le concert de l’année ce set de Daughter au Trianon ? ... pas loin, il y a un domaine où le groupe a encore de la marge de progression, c’est sur sa capacité à faire monter la sauce, à balancer ces crescendos épiques qu’on sent presque mais qui se noient un peu dans le trop d’effets des guitares et le jeu du batteur Remi Aguilella , attention c’est aussi ce jeu qui fait l’originalité du groupe, il est très bon pour tricoter ces rythmiques hybrides du groupe qui emprutent beaucoup à l’electro ou pour jouer aux balais ou aux mailloches mais bizarrement quand il s’agit d’envoyer fort et droit, il manque encore un petit quelque chose.

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