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publié par gab le 01/07/08
cocoon
- festival le bruit de melun

L’heure fatidique arrivait. Elles avaient tant attendu ce moment seules dans leur lit, le casque de leur baladeur mp3 vissé sur les oreilles. Cindy se tourna pour glisser deux mots à l’oreille de son amie mais ils se perdirent dans la clameur et les bruits stridents des sifflets des minets venus spécialement pour BB Brunes. Pour elle, pas d’habits fashion ni de petit chapeau noir ; non, Cindy ne suivait pas les petits péteux de son âge aveuglement, elle était là pour Cocoon et ils étaient sur le point d’entrer en scène. Avec son amie, elles étaient arrivées tôt et, dédaignant les basses et les cris gutturaux de Madame de Montespan sur la petite scène, elles avaient été se placer directement au pied de la grande scène comme tant d’autres filles de leur age. Puis elles avaient bravé la poussière levée par les bourrasques d’un vent capricieux ainsi que le soleil dévastateur d’un été plein de promesses. Elles avaient chaud, des perles de sueur coulaient sur leurs nuques dénudées et l’attente frisait l’insoutenable quand enfin ils apparurent. Ils étaient deux, une jeune femme en robe rose légère, blonde comme les blés, et son acolyte, gravure de mode avec son teint halé, ses cheveux en bataille et ses lunettes d’aviateur. Ils portaient des peluches de tailles variées et avançaient tranquillement vers le bord de la scène. Cindy ne put réprimer une bouffée d’adrénaline teintée de frustration lorsque ses yeux vert turquoise se posèrent sur lui pour ne plus le quitter. Dieu qu’il était beau ...

innombrables

Alors que l’été s’annonce sacrément chaud, le cargo a décidé, une fois n’est pas coutume, de vous accompagner sur les plages cette année au travers de sa toute nouvelle collection de livres musico-exotiques Carglequin. Vous venez d’ailleurs de lire le premier chapitre de « Cocooning sous les cocootiers » de Garc Levet et vous trépignez certainement d’impatience à l’idée de découvrir bientôt la suite des aventures de Cindy et de Mark, le beau chanteur ténébreux de Cocoon. D’autant qu’il faut savoir que c’est tiré d’une histoire vraie, ce qui n’est pas sans ajouter du piment à l’affaire. Certains noms ont été changés bien sur (« Marlène au bruit de Melun » ça le faisait moins) mais sinon du beau chanteur aux jeunes filles en fleurs, tout y était. Avec les cris suraigus en sus lorsque le jeune homme a annoncé qu’il n’était pas en couple avec sa partenaire scénique et que toi, demoiselle accueillante de Seine-et-Marne, tu pouvais venir le voir après le spectacle. Comment décrire d’ailleurs l’état de nos voisines à ce moment précis alors qu’elles venaient de passer les trois premiers morceaux en d’innombrables « il est beeeaaauuu » et autres « Ooooh il a souriiiii ! ». Voilà, il semblerait que Cocoon soit un vrai groupe pour midinettes et que ce ne soit pas pour leur déplaire.

contact

Car ils en jouent abondamment, les coocoos, ce qui a pour effet de très bien faire passer leur musique intimiste sur une scène démesurée dans un festival de rock et ce n’était pas gagné d’avance. Mark et Morgane sont souriants, déconnants même. Notre beau gosse se met bien au niveau de son public (« c’est sur ce morceau qu’il faut pécho ») sans pour autant en faire trop. Quand il sent que le public s’endort un peu sur un morceau lent, il relance en milieu de chanson, et sur ceux qui le permettent fait même chanter la foule. En bref, bonne ambiance et bon contact, s’ils n’étaient pas si pris en ce moment, ils auraient été parfaits pour un goûter musical cargo. Tout juste regrette-t-on de ne pas les voir dans le cadre un peu plus intime d’une petite salle pour pouvoir pleinement entrer dans la mélancolie des morceaux.

pot

Et les vieux schnocks dans tout ça justement ? Eh bien, ils sont ravis ! Arrivés 10 mn avant Cocoon et repartis 5 mn après, les vieux machins paient plein pot l’entrée d’un festival pour voir un seul groupe et ça leur convient bien. Faut dire qu’au bout d’une heure debout en plein cagnard, le vieux fatigue de toutes façons. Passé les premières stupeurs de « mais il n’y a que des ados !!! », ils écoutent le set petit sourire aux lèvres (oui, eux aussi sont passés par là, ils savent ce que c’est) et s’en retournent bras-dessus bras-dessous chez eux baigner les mômes et boire un bon schweppes-pamplemousse bien frais, tout en chantant gaiement « hello ... hello ... I take you on a trip ... ». Un seul regret au final pour monsieur schnock alors qu’il s’installe pépère devant la finale de l’euro 2008, ne pas avoir 20 ans de moins pour pouvoir troquer son bermuda contre un jean slim et son bob contre un petit chapeau feutré et rester voir les BB Brunes au milieu des midinets et des midinettes ... dans une prochaine vie peut-être.

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publié par gab le 01/07/08
Derniers commentaires
Sfar - le 01/07/08 à 06:51
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"sa toute nouvelle collection de livres musico-exotiques Carglequin"

es-tu sûr qu’il n’y a pas là une faute de frappe ??

Il s’en sort très bien Mr Schnock, moi je trouve ... survivre à un concert de Cocoon...ça relève déjà de l’exploit...

j’ai dû perdre mon cœur de midinette en route !

gab - le 01/07/08 à 07:04

laisse s’exprimer la part féminine qui sommeille en toi ...

(écoute Coldplay)

Sfar - le 01/07/08 à 07:35
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tu sais quoi ?
je me demande même si je ne vais pas aller les voir à strasbourg les Coldplay : )

On va essayer alors .... de laisser s’exprimer tout cela ...

tu as corrigé ta faute de frappe ??
héhéhé ;p

vinciane - le 01/07/08 à 09:25
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garc levet @@@@@

gab - le 01/07/08 à 20:32

>sfar : un "x" en "r" par exemple ?

>vinciane : ;-)