Warning: include() [function.include]: URL file-access is disabled in the server configuration in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 13

Warning: include(http://www.lecargo.org/html/menu.php) [function.include]: failed to open stream: no suitable wrapper could be found in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 13

Warning: include() [function.include]: Failed opening 'http://www.lecargo.org/html/menu.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 13

Warning: include() [function.include]: URL file-access is disabled in the server configuration in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 16

Warning: include(http://www.lecargo.org/html/menu-mail.php) [function.include]: failed to open stream: no suitable wrapper could be found in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 16

Warning: include() [function.include]: Failed opening 'http://www.lecargo.org/html/menu-mail.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 16
 
 
 
 
> experience - avril 2004 (1)
 
rendez vous était pris à labels pour rencontrer michel et widdy. evidemment c'est un peu étrange de ne plus les voir chez lithium, de savoir que l'on ne passera pas plus de temps à parler dans les bureaux avec vincent et christophe qu'avec le groupe qui enchaîne les interviews. pour être honnête sur le cargo! on a déjà du mal à se dire que dominique a n'est plus chez lithium alors avant qu'on se fasse à l'idée pour les programme, expérience ou les oslo je crois que ce n'est pas prêt d'arriver. en tout cas on est très heureux de pouvoir passer un moment avec la moitié du groupe et de vous faire profiter de l'intégrale de cette conversation de haute volée (il n'y a qu'à voir le début !) avec les expérience qui viennent de nous apporter un pur disque de rock, avec tout pleins de guitares dedans et qui nous promettent une tournée à ne pas rater avec en guise de premier rendez vous parisien un nouveau casino le 30 avril.
 
michel : ca enregistre là ? il va sous l'eau ton md… on dirait une montre ou un i pod ! les i-pod, ça enregistre aussi ?
 
air : je crois oui… bon, on y va… parce que maintenant on a 30 minutes, ça rigole plus. on est dans un major quand même ! bon, je commence toujours par la même question : expérience se retrouve chez moi entre etant donnés et…
 
michel : je connais, de nom…
 
air : ils viennent de jouer avec a. vega et christophe… et fad gadget !
 
michel : oui, je vois… c'est bien ça, mais c'est parce que tu as de bons disques… chez d'autres cela peut être entre… d'autres disques.
 
air : ca vous va comme voisins musicaux.
 
michel : a vrai dire je ne connais pas très bien, mais ça me paraît pas mal. je connais de réputation, j'ai jamais vraiment écouté. cela me semble pas mal !
 
air : bon on peut difficilement commencer sans un mot sur lithium. que pensez-vous de la fin de lithium et de la situation actuelle du disque. dernièrement la fnac a annoncé que leurs ventes étaient excellentes, contrairement à ce que l'on peut lire partout.
 
michel : je crois que la fnac a installé une nouvelle manière de comptabiliser. tout est pointé à la caisse. si ton disque reste 2 ou 3 semaines en rayon et qu'il ne se vend pas, il part tout de suite dans les retours. cela fait de la place dans les rayons, en gardant surtout les disques qui se vendent. c'est peut être ça leur bon résultat. notre disque ne va peut être pas rester longtemps à la fnac… (rires) la crise… euh… oui, il y a une crise, mais je suis assez partagé la dessus. pour les majors il y a un problème avec les actionnaires qui veulent toujours plus. et puis si elles en sont là aujourd'hui, elles l'ont quand même pas mal cherché. c'est à dire qu'il y a des choses qui se sont développés comme internet et elles n'ont pas su adapter leur marché à ça… et en même temps, on en parlait il y a cinq minutes avec les gens de labels, le public en a peut être marre de claquer 150 balles pour un album où il y a un ou deux bons titres. il y a pleins de " grosses sorties " avec un ou deux titres valables sur l'album et le reste c'est du remplissage autour du single, alors faut pas s'étonner que l'album ne se vende pas. il faut aussi adapter les moyens de production, les coûts à la crise économique du secteur. c'est à dire que plutôt que de mettre le paquet sur un album et de mettre l'artiste à la porte si l'album ne se vend pas, tu produis deux ou trois disques avec le même budget et donc tu développes ces artistes au lieu de jouer la carte de l'artiste jetable. parce que les gens ne sont pas aussi idiots que ça et que dans la situation de crise se sont les petits qui morflent en premier. la valse des monstres
 
sinon, lithium aux dernières nouvelles c'est pas totalement terminé, le catalogue reste. je ne sais pas encore ce que va faire vincent (n d r : vincent chauvier fondateur et grand manitou de lithium) … nous, quand on a appris ça… cela nous a un peu… c'était un coup dur, juste au moment où l'on devait sortir un disque. cela faisait plus de dix ans que je travaillais avec eux. cela à été un peu une douche froide. c'est vrai que l'on n'y peut rien, on espère juste que pour eux il y aura un moyen dans le futur de refaire quelque chose. des gens comme vincent il y en a besoin dans l'industrie musicale. je ne peux que lui conseiller de ne pas arrêter, de continuer cela… parce que des gens qui ont du goût, qui ont des choix intelligents et surtout une véritable direction artistique.. ce qui est un peu le pourquoi de la crise dans l'industrie du disque… c'est à dire qu'il y a beaucoup de marketing, mais pas assez de direction artistique.
l'investissement dans la direction artistique c'est le propre des labels indé, il y en a souvent beaucoup plus que des moyens ou de marketing. j'espère vraiment que vincent va rebondir et ne pas laisser tomber. il faut absolument qu'il y ait des gens comme lui dans la musique.
 
air : quand vous êtes arrivés à labels, l'album était fini. il n'y a eu aucun changement ? aucune demande de la part de labels ?
 
michel : comme il était terminé, c'est assez difficile de refaire faire des choses, et je crois que cela leur plaisait comme ça… tant mieux. l'histoire c'est que le transfert juridique a été vachement long, ça a pris 6 mois. l'album aurait dû sortir en fin d'année dernière et il sort au mois de mars. il y a eu tout un tas de truc juridique sur les contrats qui ont été vachement longs. on a enregistré en avril 2003, on a mixé en juin et on était prêt en août.
 
air : juste quand lithium a vraiment commencé à prendre l'eau et qu'ils ne pouvaient même plus investir sur la sortie des albums finis…
 
michel : oui, en plus il y en avait trois : oslo, bertrand betsch et nous. (n d r : il y avait aussi le bogue de programme) c'est déjà un bel exploit d'avoir tenu lithium plus de 10 ans. c'était pas évident de faire vivre cela aussi longtemps. il y a quand même un beau passif… connaissant vincent… je ne peux pas parler à sa place, mais il peut s'y remettre…
 
air : j'ai souvent parlé avec vincent de la situation. du rapport musique/média par exemple. il m'a toujours dit qu'il y avait beaucoup d'articles sur expérience ou programme mais que l'influence des papiers sur les ventes était vraiment faible.
 
michel : aujourd'hui ce qui fait vendre c'est la radio.
 
air : sur hémisphère gauche, il y a plusieurs morceaux qui sont quand même largement " diffusables " à la radio. assez accrocheurs. mais en étant assez réalistes on sait tous que cela va être super dur que vous soyez diffusés.
 
michel : bien sûr, la musique est vraiment ultra formatée !
 
air : pourtant les paroles sont engagées, mais pas provocantes ou choquantes…
 
michel : non, mais… tout est lisse. mais le public achète beaucoup moins de disques, les gens en ont marre d'entendre l'énième copie d'untel ou untel. peut être marre aussi d'être pris pour des cons avec des albums avec deux singles dessus et c'est tout, que l'on entend à la radio et le reste n'étant que du remplissage. moi, je garde espoir. je me dis que si nos musiques ne passent pas vraiment à la radio, on continue d'intéresser quand même un certain public. d'une autre manière. par la scène déjà, je ne sais pas.
widdy : on est aussi une sorte d'alternative à ce qui se passe à la radio. finalement c'est peut être pas plus mal de ne pas être mis dans le même sac.
michel : en même temps si on y passe cela ne me dérange pas. j'ai rien contre la radio spécialement… mais c'est vrai que c'est assez impénétrable en ce moment. on va voir, on ne sait pas encore ce qu'il va se passer.
 
air : vous avez prévu des morceaux à mettre en avant…
 
michel : il y a plusieurs morceaux, mais on en parle encore en ce moment. aujourd'hui il y a aussi d'autres moyens pour les gens qui écoutent de la musique d'y accéder. je pense que les gens en ont eu un peu marre de la presse, d'être pris pour des cons aussi toutes ces dernières années. de se retrouver avec pleins de disques moyens. avec la presse, tu sais plus très bien si tu lis un magazine ou un dépliant de maison de disques. on achète plus la presse pour se tenir informé que pour y trouver un avis. sinon soit tu écoutes la radio, et tu entends directement le morceau en question, soit tu vas sur le net et tu accèdes à pleins de choses. cela m'arrive très souvent de télécharger des morceaux ou des extraits d'albums pour me faire une idée. si j'ai l'impression en écoutant les extraits qu'il y a trois chansons qui sont bonnes je les télécharge et je n'achète pas le disque. mais si ça me plait je l'achète. c'est peut être un piège mais en ce moment on est en pleine mutation. il y en a qui parle de la disparition du format cd pour la distribution de fichiers numériques. on est un peu dans une période un peu merdique, parce qu'on est le cul entre deux chaises. entre l'ancien support - le disque classique, avec sa pochette… - et une autre manière d'écouter de la musique. je ne sais pas si c'est mieux ou si c'est moins bien, mais je crois qu'il ne faut pas trop se poser la question. il va bien falloir réagir quoi qu'il arrive. il faut essayer de trouver le meilleur compromis. nous sommes à une époque charnière et c'est pour cela que les maisons de disques sont un peu perdues.
 
air : et plus elles sont grosses, plus elles sont lentes à réagir…
 
michel : oui, c'est ça et c'est vrai que c'est assez délicat pour elles de s'adapter. ce n'est sûrement pas évident de trouver des parades… je ne sais pas… je ne sais pas…
 
air : parlons un peu de l'album, quand même… est-ce plus l'album d'un groupe uni par rapport au premier ?
 
widdy : pour le premier nous sommes arrivés en cours. pour celui là on a composé ensemble dès le début. du premier au dernier morceau. ce qui fait toute la différence avec le premier album où les choses étaient déjà faites avant qu'on arrive. je pense que cela se ressent.
 
air : il y a un coté résolument plus rock…
 
michel : ca c'est la scène… parce qu'on a beaucoup tourné. a l'époque du premier album j'avais pas fait de scène avant d'écrire les morceaux. l'album avait été pensé de manière un peu bizarre. il y a des morceaux que j'ai enregistrés tout seul qu'on a pas du tout retouché, d'autres qu'on a retravaillés ensemble que j'avais déjà maquetté. c'était pas vraiment adapté à la scène, on s'en ait très vite rendu compte. et puis de faire autant de concerts ça a soudé le groupe humainement et musicalement surtout. je pense que cela se ressent quand on écoute le nouvel album. ce qui a rendu les choses beaucoup plus rock. de par le son de groupe, de par l'expérience de la scène. on a sentit tous ensemble la direction qu'il fallait prendre sur les nouvelles chansons. mais ce qui est paradoxale avec le disque c'est que c'est à la fois beaucoup plus rock que le premier et en même temps beaucoup plus sampler.
widdy : c'est ce que j'allais dire. il y a quand même un autre niveau de recherche, une autre perspective qui s'ouvre avec certains morceaux comme "hémisphère gauche" ou "le diable", où il y a eu plus de recherche… cela a pris plus de temps à trouver quelque chose qui nous stimulait que certains morceaux qui sont plus des morceaux… c'est pas qu'on s'en lasse…
michel : c'est plus des morceaux de scène… ce que j'aime bien dans le disque c'est l'équilibre entre des chansons très rock, plus " classique " et d'autres qui ne sont pas moins évidentes à écouter mais qui sont plus personnelles en terme musical. c'est ce que j'aime bien et c'est assez paradoxal par rapport au premier album. hémisphère gauche est beaucoup plus rock, mais plus machine en même temps. même pour les voix il y a plus de pêche, plus d'agressivité et en même temps quelques bribes des mélodies… c'est un peu de … tout !
 
la suite (2/3)
 
les autres articles sur cette artiste
 
 

Warning: include() [function.include]: URL file-access is disabled in the server configuration in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 498

Warning: include(http://www.lecargo.org/html/right.php) [function.include]: failed to open stream: no suitable wrapper could be found in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 498

Warning: include() [function.include]: Failed opening 'http://www.lecargo.org/html/right.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php') in /homez.51/lecargo/www/html/interview/experience01.php on line 498