Romanzo Criminale

J’ai un problème avec les films de gansgters. C’est que la fin est (presque) toujours la même. à part peut être dans Killing Zoe avec Julie Delpy (miam).
Et c’est qu’ils sont vicieux ces réalisateurs, on a beau savoir que les protagonistes sont de vraies ordures. Mais, avec ou sans alibi social, psychologique ou autre, on s’attache à eux et on regarde leur fin venir, scotché au siège, en souffrant pour les personnages, en victimes d’une sorte de syndrôme de Stockholm.
Et c’est pire encore quand nos gangsters manifestent des signes de rédemption, quand un ange passe et leur donne l’envie de rompre avec leur passé. On atteint alors des summums dans le film qui rend dépressif (mon exemple préféré étant Things to do in Denver when you’re dead, avec Andy Garcia dans un de ses meilleurs rôles et Steve Buscemi toujours excellent).

Roberta (Jasmine Trinca), l’ange du Froid
Si on sympathise assez peu avec le Libanais, le chef de la bande, ui admire à la fois les empereurs romains, Hitler, Staline et Mussolini, si le Dandy est assez attachant au début avec son obsession pour Patrizia, une prostituée de luxe dont il veut les faveurs exclusives (et quand on sait qu’elle est jouée par la sublime Anna Mouglalis, on le comprend aisément), c’est surtout le personnage du Froid qui rend le film douloureux. Son air ténébreux et farouche , sa beauté presque angélique, ses silences, sa retenue qui lui donnent un air de sagesse, le fond paraitre plus humains. Alors même que si on l’appelle le Froid, c’est aussi parce qu’il est capable de tuer froidement.

Patrizia, regardez la dans les yeux!