Celui avec les autres mains
ou tout le monde sauf Arnaud, puis Arnaud de Jack The Ripper, à Mains d’Oeuvre, le 14/11/2006

Tout d’abord un énorme merci à Vinciane pour m’avoir invité à ce concert. Difficile de trouver un angle d’approche, JTR c’est terriblement prenant, ça vous captive, ça vous hypnotise. La faute aux mains d’Arnaud peut être; sa persistance à ne pas se contenter de la scène, de grapiller d’abord les retours, ensuite les premiers rangs et pourquoi pas investir la fosse de bout en bout.

Il en serait presque une véritable passerelle humaine entre le public et le groupe, ces autres mains, qui assurent une prestation de haut vol. C’est tout simplement un régal d’entendre chaque frottement de l’archet, les notes de piano qui s’égrènent, les pulsations de la basse, les cuivres qui explosent. Il y a aussi les sourires de complicité, cette facilité à prendre la pose sans que ca fasse prétentieux mais donne juste l’impression qu’ils vivent la musique intensément, qu’elle leur redessine des cambrures contre nature de l’intérieur.

Mais au fond, leur manière d’occuper la scène dit tout, ils ne sont pas les membres d’un groupe sagement aligné derrière le chanteur, on dirait plutôt les acteursd’une troupe, les participants à une performance qui occupent sans complexe tout l’espace. Je connais très peu JTR mais ce qui fait que l’intensité qu’Arnaud dégage ne finit pas par lasser à l’image des dizaines d’image quasi identique que j’ai en à peine deux concerts, c’est que quelque part ils savent se montrer à la hauteur de celui qui mène la danse.
