le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celle avec des pentes partout

Enregistré dans : en voyage — micky à 22:29, le Dimanche 4 mars 2007
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L’ami Gab m’a demandé tantôt ce que j’avais pensé de mon séjour à Angoulême pour le festival du même nom. Alors je m’exécute, tardivement comme il se doit sur le cargo.

Bin d’abord je dois dire que ma première tentation a été de vous raconter surtout mon festival off, un peu comme cet exécrable journaliste dont les comptes-rendus de festival ne sont qu’un prétexte pour se faire mousser. Et il faut dire qu’a Angoulême, le jeune normal ne vit pas dans un 10 m2, il a un putain de 5 pièces, une maison ou un appart énorme alors ca donne de grosses teufs, et pour le festival la seule fois de l’année où ca a l’air de bien bouger bin à 2h du mat dans les rues on rigole bien encore, on croise des mecs bourrés, qui ressemblent aux mecs bourrés qu’on est nous-mêmes.

Ma deuxième tentation a été de vous faire un dessin d’un gars de stature normal avec deux mollets hypertrophiés, ma vision du darwinisme appliqué à la ville d’angoulême. Pourquoi? parce qu’Angoulême est construite en hauteur sur un plateau alors ça monte et ca descend tout le monde et putain quand ça monte, ça monte… et évidemment une bonne partie du festival était en contrebas de la ville et donc il a fallu monter un certain nombre de fois. Donc je me dis qu’avec la sélection naturelle, à force les gens d’angoulême ils doivent avoir de sacrés mollets.
D’un autre côté c’est assez tripant pour la vue, il y a un millier d’endroits génials pour taper le squat entre les restes de fortification, les “passages secrets” un peu partout etc…

angouleme 02.jpg

Mais le festival me direz-vous? En fait il se décompose en plein de choses dont : le salon des éditeurs, c’est ce qu’on montre généralement quand on parle du festival et… c’est nul à chier quand on y va le samedi et qu’on vient pas poireauter pour une dédicace : moi je m’imaginais naivement arriver, rattraper mon retard en bd en regardant les présentoirs, voir en lisant quelques trucs comme à la fnac. Bref découvrir des choses. Et c’est pas du tout ça : en gros, soit les stands sont constitués uniquement de files d’attentes pour dédicaces, soit il y a aussi des bacs de bd à vendre, dans les deux cas à moins d’être acharné c’est pas la peine, il y a beaucoup trop de monde, de bousculades pour que le “touriste” puisse apprécier quelques fois …. à part dans la section réservée aux fanzines et autres indés, là tout de suite c’est plus cool, on peut prendre le temps de regarder les bds, voir taper la discut’ avec les auteurs , quelque chose d’un peu plus proche de ce que je m’imaginais d’angoulême. Et c’est là que j’ai croisé totalement par hasard Elias des senators in bondage dont je vous recommande le récit dessiné de son angoulême sur son très chouette blog BD.

Heureusement qu’il n’y a pas que ça : l’espace Manga était plutôt sympa, les pages des jeunes talents aussi, de même que les pages des enfants (à 7 ou 8 ans y en a qui se débrouillent vachement bien déjà). Quelques expos dans la ville aussi. Et puis celles du CNBDI qui présentent une histoire de la BD et des salles thématiques dans un décor plutôt sympathique, le tout est très instructif, si par exemple vous vous demandiez ce que contient exactement la ceinture-outils de batman…

Assez génial (et inquitétant) l’expo sur Jim Woodring que je vous conseille.

Voilà, c’est à peu près tout pour mon angoulême, étant venu voir des potes c’était plutôt cool , surtout off festival mais comme ils y seront plus l’année prochaine, je me vois mal y retourner, c’est un peu réservé aux gens de la profession et aux nerds de la BD. et apparemment je ne suis plus ni l’un ni l’autre.

celle qui n’a pas dansé la salsa

Enregistré dans : en voyage — vinciane à 16:27, le Mardi 13 février 2007

…et qui a raté ses photos de musique, mais qui a fait un bon voyage

gavée de “commandante che guevara” et de “guantanamera”… mais emplie de tempos de salsa

la même qui a bossé ses prochaines chroniques fantômes pour le cargo dans l’avion de l’aller et du retour… :)

Celui qui revenait de Rohan (part II)

Enregistré dans : en images, en voyage — Florian à 15:11, le Mardi 4 juillet 2006

Deuxième jour sous le soleil de Rohan, la nuit a été courte et bien chargée. Nous nous levons aux aurores et passons et la matinée à discuter à l’ombre d’arbres sur le bord du lac de la commune. Je laisse mes camarades vers treize heures pour rentrer sur le site du festival, uniquement peuplé par des manitous et des techniciens qui courent dans tous les sens pour préparer la soirée. Les balances ne vont pas tarder à démarrer…

Ko & Joséphine
Ko & Joséphine - Samedi 1er Juillet

A l’ombre et protégé de la chaleur dans la zone des loges artistes, nous sommes quelques badges média à attendre notre tour pour aller discuter avec les artistes qui reviennent petit à petit de leurs balances. Je passerai donc l’après midi en compagnie du groupe Ko & Joséphine, de Wax Tailor accompagné de Charlotte Savary (chant) et Marina Quaisse (violoncelle), des cinq garçons de Scotchy, de Mickaël Furnon de Mickey3D et pour clôturer l’après midi, de Michael Garçon et David Forgione de AS Dragon.

Je dois avouer qu’avec mon petit dictaphone vintage à cassette et devant tous ces gens - qui ont tous été super sympa - je n’en menais pas large. Surtout pour la conférence de presse des Dragons où j’avais oublié ma feuille de questions dans une zone dans laquelle je ne pouvais pas accéder faute de badge bleu. Un grand moment de tristesse… je me vengerai la prochaine fois même si j’ai eu l’impression d’être le seul de mes collègues médias à avoir des questions non génériques à leur poser.

Mickey 3D - Mickaël
Mickaël - Mickey3D - Samedi 1er Juillet

Quelques instants à cuire sous la fournaise conséquente au soleil radieux, en compagnie d’une jeune journaliste - c’est toujours étrange de rencontrer des gens du même âge que soi qui font un peu près la même chose - d’une radio rennaise, et c’est le moment d’aller voir Ko & Joséphine. L’interview était super, le groupe est vraiment charmant et sympa, et la scène était tout aussi sympa. Dommage pour le manque de public qui devait encore traîner du côté du lac, et bravo à eux, pas facile d’ouvrir la scène principale. Et fait plus que sympa, chaque musicien a une personnalité bien marqué sur scène, pas d’uniformité. Je décerne un point “donne le sourire” à chacun d’entre eux.

En suite, tout va très vite. Je vais voir Scotchy qui ouvre la scène sous le chapiteau avec des sons sur lesquels il est tout à fait impossible de rester statique. Il fait chaud, mais les gens commencent tout de même à converger vers la scène pendant que les roadies de Mickey3D prennent d’assaut la scène, et, fait intéressant, déposent leur propre console de mixage avec leur propre ingénieur du son. C’est ça aussi la classe, se ramener avec tout le matériel et le personnel…

Happé par le Dub de nos finistériens, je loupe la première chanson de Mickey3D et cours vers le front de scène. Les photographes ne pouvant rester que pour les trois premières chansons, chaque minute compte. Malheureusement les lumières sont un peu trop orangées, et avec mon grand angle je me retrouve rapidement bloqué. Par contre, le set était très étrange… c’était au début du match France / Brésil, et l’organisation avait pris le soin de disposer des postes de télévision dans les buvettes… ce qui fait que dans le stade, une partie des spectateur était du côté de la scène, et l’autre partie, au fond, dans les buvettes.

Mais ça n’a pas empêché les Mickey3Ds d’assurer leur set, peut être fini un peu rapidement, tout en demandant “bon, on en est où là ?” et autres “vous nous prévenez si quelqu’un marque un but hein !“. Ca n’a pas manqué, même si il n’y a pas eu d’actions spectaculaires pendant le set. Mais de toute manière, “on reviendra en bretonnie !“.

Qu’est ce qui fait de musiciens (acclamés ou non) des gens bon esprit ? Dans le cas de Mickey3D, c’est le fait de venir à Rohan, petit festival, en refusant un contrat d’exclusivité pour le festival des Terre Neuvas à Bobital, beaucoup plus gros et pouvant donc se payer des gens plus “côtés”. Le point avait été fixé pendant la conférence de presse : “à Rohan les gens sont sympa et on aime bien venir là“. Je leur tire donc mon chapeau. Les petits festivaliers en herbe les remercient.

AS Dragon - Natasha
Natasha - AS Dragon - Samedi 1er Juillet

Le repos n’est pas inclus dans l’offre de Roc’Han Feu. Me voilà qui migre vers le chapiteau pour voir les Dragons se regrouper petit à petit dans les tentes derrière la scène. Le public est moyennement au rendez-vous, et je repère une télévision sur la régie son. Autant dans les buvettes, mais là, ça reviendrait à poser une télé au niveau de la table de mixage de la Flèche d’Or, c’est à dire à quelques mètres de la scène. Je n’adhère pas, et je défends ma place au premier rang. Je n’avais pas vu AS Dragon au complet depuis presque un an, ma dernière apparition “remarquée” étant le concert acoustique du Triptyque (pour la fameuse soirée sans Pete Doherty). Ils sont chauds, enchaînent les titres, piochant dans leur nouvelles réalisations comme dans les précédentes. J’étais content d’être là, mais le public était honteusement peu dense à mon goût.

Pour la suite, Rubin Steiner et son orchestre seront rock/funk et super agréable, avec un public qui répond plus que très efficacement. The Herbaliser sur scène, c’est génial, l’orchestre est au top, et l’intégration du MC et du DJ sont superbes. Je n’aurais jamais imaginé entendre du hip-hop avec un orchestre de jazz… clairement ce n’était pas à manquer.

J’arrive un peu tard pour Wax Tailor, mais là aussi le monsieur sait gérer son public. Les deux demoiselles sur scène sont magnifiques et la nuit de Rohan compte deux étoiles de plus, et pas des moindres. Pour ma décharge, je ne résiste pas à un violoncelle, étant moi même passé par l’instrument plusieurs années de suites, alors dans les mains de quelqu’un qui le maîtrise parfaitement, les mots me manquent. Voix, sons et vibrations, avec des vidéos totalement vintage ne les manquez pas lors de sa tournée. Ca serait vraiment dommage vu qu’ils enchaînent les dates et festivals.

Sous le charme, je me lève pour aller rejoindre les gens de Soulwax et là aussi, j’ai le souffle coupé. C’est plus qu’impressionnant pour un set vraiment énorme. Mais trop fatigué , je n’ai pas pu arriver à temps pour les photos…

Et… il y avait d’autres gens du coin à Rohan ?

Celui qui revenait de Rohan (part I)

Enregistré dans : en images, en voyage — Florian à 18:02, le Lundi 3 juillet 2006

J’ai commencé par prendre une petite journée de sommeil avant de regarder ce qui était arrivé dans les cartes mémoires ce week-end. De retour de Roc’Han Feu, des valises sous les yeux. Comment ai-je pu espérer dormir dans le camping festivalier ? La prochaine fois j’emporterai mon fût de bière et un sac de couchage, la tente est un accessoire lourd et plus que futile dans ces conditions.

Thomas Fersen

Thomas Fersen - Vendredi 30 juin

Mais les nuits à Rohan sont vraiment belles. Un point esthétique et non négligeable étant que le fait que l’on peut voir les étoiles dans le ciel. Tous les festivals ne peuvent pas s’en venter. Et les concerts débutent à 19h30 pour se terminer vers 3h00 le lendemain matin, ça permet d’avoir une température des plus agréable pour vivre des la foule. Et le beau temps était plus qu’au rendez vous.

Wampas - Didier + public

Les Wampas - Vendredi 30 juin

Trois jours et deux nuits de concert. Le premier jour débutera dans les premières heures de la soirée avec, enfin, mon premier concert de Thomas Fersen. Drôle et sympa, chouettes lumières pour les photos, il faut vraiment que je mette la main sur son album live. En parfait gentleman, il assure son set et le public apprécie. En train de monter ma tente en prévision d’une nuit difficile et d’un camping bien chargé, j’avais raté Debout sur le Zinc. Je vais aussi faire un tour sur la scène du chapiteau où se produit Koudédé, pour mon premier set de folk africain. Sympa, mais je préfère retourner vers Thomas.

Puppet Mastaz

Les marionnettes des Puppet Mastaz - Vendredi 30 juin

Un set de Toots and the Maytals, c’est pas tellement mon truc mais je me laisse quand même porter par le show… Quelques instants, bières, et galettes-saucisses plus tard, j’ai vu pour la première fois les Wampas en concert. Comment ais-je pu manquer cela avant ? Je ne me l’explique toujours pas. Dommage pour la chaise innocente qui n’aura pas permis à Didier se faire porter par un public bourrin, cette dernière ayant littéralement éclaté sur fond de “je le sens pas, je le sens vraiment pas“, en laissant notre rockeur préféré prendre un petit bain de foule pour la peine…

Un peu fatigué, je préfère la proximité rassurante de l’espace média pour aller faire connaissance avec la fine fleur de la presse bretonne et des festivals de la région en attendant quelque chose que je voulais voir depuis très longtemps… les Puppet Mastaz ! Du gansta rap déjanté, à base de marionettes. Le show est vraiment à voir, et là aussi il faut que je me procure une galette histoire d’écouter tout ça.

the sound of istanbul

Enregistré dans : en voyage — antoine à 1:38, le Jeudi 2 février 2006

à istanbul, sur les rives du bosphore, entre europe (à gauche) et asie (à droite), parfois pas facile de s’y retrouver.

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autant dire que le film de fatih akin, crossing the bridge - the sound of istanbul, réussit un sacré tour de force. celui de décrire le joyeux bordel d’un mille-feuille identitaire et d’une ville toujours éveillée, en partant à la rencontre des musiciens qui en font battre le coeur. sans sombrer dans les clichés - l’exercice est d’ailleurs bien mieux maîtrisé que dans son précédent film, head on (ours d’or à berlin en 2004)- cette découverte de la mégalopole stambouliotte aux côtés d’alexender hacke du einsturzende neubauten montre une turquie cosmopolite plutôt que le cul entre deux chaises, et qui lorgne autant du côté du folk destroy que du rap, empruntant aussi bien aux roms qu’aux kurdes.

il va sans dire que la BO, est, elle aussi, chaudement recommandée.