le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Dany Brillant et moi

Enregistré dans : en musique — gab à 15:06, le Dimanche 27 janvier 2008

Si comme nous vous vous emmerdez parfois le samedi soir dans vos petites bourgades isolées, le cargo, dans sa mission de service quasi-publique, vous propose le nouveau jeu du mois :

            le jeu des vrais noms des stars (sponsorisé par Wikipedia)

La règle est on ne peut plus simple, prenez un variétocheur/présentateur/starletteur de base avec un nom forcément retouché et, ordinateur sous la main, wikipédiez l’animal pour révéler la face cachée de l’énergumène. Facile et réjouissant vous en conviendrez. Un exemple valant mieux qu’un long discours, lançons-nous.

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Photo : froggydelight.com

Commençons simple mais pas trop (laissons Johnny H. de côté) : Dick Rivers. Très bon Dick Rivers. De son vrai nom Hervé Forneri, il a au moins l’excuse d’un début de carrière dans les années ’60, époque lointaine où tout un chacun se choisissait un pseudo américain pour se lancer dans le rock’n’roll. Comme ses comparses Eddy Mitchell (Claude Moine) et bien sur Johnny Halliday (Jean-Philippe Smet), Dick se fait donc Rivers, un nom qui claque et qui fera encore rire nos petits enfants dans quelques décennies, surtout s’ils sont anglophones. En même temps on ne peut pas lui donner tout à fait tort, avec un nom original sonnant un peu trop Patrick Fiori à son goût, et même si ce dernier devait tout juste être de ce monde à ce moment là, n’importe qui aurait opté pour un renommage.

Vous voyez l’idée maintenant, je pense, et croyez-moi, pour détendre l’ambiance, c’est du solide. Pour les plus motivés, sachez que l’on peut aisément corser le jeu en y intégrant des catégories et un décompte de points (ça plaira à notre drh). La catégorie « sixties » est plutôt marrante comme on a pu le constater, celle des « noms qui ont l’air vrai mais ne le sont pas » l’est tout autant. Des classiques du genre, Patrick Bruel (Maurice Benguigui) ou encore Liane Foly (Eliane Falliex) font toujours leur petit effet. Mais attention, en mode comptable, le moindre faux-pas dans cette dernière et traîtresse section vous enlèvera rapidement les précieux points gagnés à la sueur de vos soirées tf1. Gare donc aux enflammements intempestifs qui vous feraient crier un retentissant Roch Voisine (Joseph Armand Roch Voisine) au beau milieu d’un blanc dans la conversation. -15 points assurés.

Voilà. Que ce soit à l’apéro ou au dessert, le jeu des vrais noms des stars fera des heureux chez les petits et les grands. Vous pouvez même vous amuser à faire des classements des plus rigolos (Patrick Poivre d’Arvor … zut, perdu, -5pts) aux plus surprenants (Chantal Goya, en réalité Chantal de Guerre) en passant bien sur par les plus réussis. Et là le doute n’est pas permis, il n’y en a qu’un seul, un insurpassable, celui qui domine tous les autres de son éclat et sa gomina, j’ai nommé l’incroyable, le magistral, le solaire … Dany Brillant !

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Photo : musique.izdi.com

Dany Brillant, de son vrai nom Daniel Cohen, est un cas à part. On quitte avec lui le domaine restreint de la variété française, le monde même du commun des mortels. Quand Daniel endosse son costume de Brillant, on entre avec lui dans l’extraordinaire. Il faut se faire à l’idée, le voila démasqué :
                                 Dany Brillant est un super-héro.

Des preuves me direz-vous. Arrivant à une époque où les pseudos se font discrets et les silhouettes naturelles, Dany prend tout le monde à contre-pied et, tel Superman avec son slip et sa cape, se choisit un nom clinquant, une attitude m’as-tu vu et une coiffure qui tient toute seule. Et on n’ose même pas évoquer le contenu musical. Revenir dans les années ’90 avec de la musique fifties, si c’est pas un boulot de super-héro ça, on n’y connaît rien. Enfin, comme Clark Kent, s’il se fait passer pour plus niaisou qu’il n’est réellement, c’est évidemment pour mieux tromper son ennemie légendaire, la ménagère de moins de 50 ans !

Non, décidément, quand on sera grand, on sera Dani Brilliant

De feu volant la machination

Enregistré dans : en musique — gab à 13:26, le Jeudi 24 janvier 2008

Ou le pouvoir de nostre dame

     Lune obscurcie aux profondex tenebres,
     Son frere passe de couleur ferrugine :
     Le grand caché long temps soubs les tenebres,
     Tiendra fer dans la playe sanguine.

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Nostradamus l’avait peut-être prédit …

… mais franchement, si on nous avait dit, il y a dix ans, qu’en 2008 Cat Power serait en devanture de notre marchand de journaux avec une pochette d’album multicolore …

… je pense qu’on aurait fait une crise cardiaque.

 

     Vn regne grand demourra desolé,
     Aupres du pouuoir carnassier feront assemblees :
     Mont Cargotien le rendront consolé,
     Lors que en r’n'b seront terres tremblées.

 

Soldes, Part II (celui qui faisait les …)

Enregistré dans : en musique, en mouvement, chroniques melunaises — gab à 13:45, le Mardi 22 janvier 2008

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Mais pourquoi aussi peu d’engouement soldesques nous demanderez vous ?

C’est que nous à Melun, on n’a peut-être pas le train mais on a les soldes musicales toute l’année, pas moins !

Eh oui, Melun, 38 000 habitants, un champion, deux rues piétonnes … et un magasin de disques. Et encore, il ne s’agit même pas d’une petite chaîne quelconque style Nuggets, non, nous possédons en tout et pour tout un minuscule point de vente et d’achat de CDs d’occasion qui s’est déjà fait remarquer sur le cargo il y a quelques années par son étonnante Field Micitude. C’est un peu ridicule, on vous l’accorde, mais comme nous le disions, nous au moins nous pouvons nous targuer d’avoir les soldes en bas de chez nous tous les jours si on veut.

Et en effet, ça fonctionne pareil, il faut parcourir des piles entières de CDs pour espérer tomber sur une perle et les prix varient du simple au triple selon un mode de calcul non encore élucidé. Ensuite comme pour les soldes on repart en général avec des disques qu’on n’écoute qu’une seule fois mais sans emballage et possiblement rayé, deuxième effet occase des plus rigolos. Des soldes «all year round» qui permettent, comble de la remise, de continuer à faire les soldes pendant les soldes alors qu’on n’y est en aucun cas obligé. C’est ainsi qu’on se fait happer en allant acheter du doliprane deux jours après notre record d’achat et qu’on ressort fourbu avec Lady & bird (3€50) qu’on a déjà en mp3 mais qu’on ne se refuse pas, et plus incongru, C’mon c’mon de Sheryl Crow (6€) tout pareil.

Oh on entend d’ici les ricanements puérils de nos indé-lovers hautains, «quoi ? Sheryl Crow ? mwahaha …». Sans parler des questionnements inquiets des autres matelots autour d’un «Chantal Goya il y a quelques semaines, Sheryl Crow aujourd’hui, il file un mauvais coton le Gab».

Mais avez-vous seulement écouté le morceau “Steve McQueen” au petit déjeuner un dimanche matin ?
   Non ?
Essayez, vous verrez …

 

… et on ne vous parle même pas de la pochette intérieure de l’album dans laquelle Sheryl essaie toute sa collection de hauts de bikinis …

 

 

** erratum : il semblerait qu’en fin de compte il y ait bien le train à Melun, toutes nos excuses à la SNCF pour cette coquille indépendante de notre volonté (pour les places assises par contre c’est une autre affaire  …)

Soldes, Part I (celui qui faisait les …)

Enregistré dans : en musique, en mouvement — gab à 13:58, le Lundi 21 janvier 2008

Certains de nos congénères amateurs de musique attendent, on le sait, avec une impatience frisant le pathologique, le mois de janvier et le début de ses soldes pour se lancer dans une course effrénée au CD à 1, 3 voire 6 euros pour les plus enthousiastes. Ceci dans le but évident d’assouvir au plus haut point leurs pulsions possessives, tout en sachant pertinemment que les ¾ des galettes seront écoutées une fois au mieux et qu’un certain nombre ne franchiront même pas l’étape cruciale de la sortie de cellophane, les pauvres …

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Intrigué par cette pratique exotique à laquelle on échappait à peu près jusqu’ici (vaguement un ou deux CDs par an pendant cette période), cette année, c’est décidé, on se lance dans l’aventure et on tente l’expérience pour la science.

Objectif : finir la première journée de soldes (mercredi 9 janvier) avec au moins dix articles en poche. Pourquoi dix ? Parce qu’il faut se fixer des objectifs ambitieux mais réalisables et vu nos dépenses habituelles dans ce domaine, dix c’est pas de la science fiction mais presque.

C’est donc limite déçu de ne pas avoir de caméras de M6 pour suivre notre extraordinaire odyssée qu’on s’élance à l’assaut des grands-magasins-tout-pleins-de-disques-dedans de La Défense ce jour là. Rusant pour éviter le claquage d’entrée de jeu, on répartira les sorties face à l’ennemi en deux salves dont on vous passe les détails, voici sans plus tarder les résultats de la journée en deux catégories :

1/ disques qu’on aime et qu’on a déjà dans un autre format (rattrapage officiel)

- Françoiz Breut - Une saison volée (3€)
- Tori Amos - Boys for Pelé (6€)
- Pixies - Trompe le monde (3€)
- Placebo - CD + DVD 10ème anniversaire (10€) … oui bon d’accord, le sticker affichait soldes, le prix moins déjà
- Têtes raides - DVD concert aux bouffes du nord (3€)

2/ disques dont on a vaguement entendu parler mais jamais écouté

- Sophie Auster (1€)
- Jean-Louis Murat - A bird on a poire (3€) … ne lui déplaise, on a déjà entendu mieux sur myspace
- Dirty three - Cinder (2€) … “avec du Chan Marshall dedans” oblige
- Shout out louds - Howl howl gaff gaff (1€)

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Bilan comptable : en trichant un peu, si on valide les deux DVDs, le compte est bon, les dix y sont. De justesse.
Bilan scientifique : eh bien justement, elle en sort à peine grandie, la science. Une semaine après l’achat on a ouvert trois cellophanes et écouté une fois deux disques, petite moyenne. En même temps les disques de la première catégorie on les connaît très bien, rien ne presse, et ceux de la deuxième, on veut prendre le temps de les découvrir en douceur, les uns après les autres.
Résultat final : comme prévu on se retrouve avec une pile de CDs emballés qu’on va tranquillement oublier dans un coin et peut-être même racheter dans un an tellement ça nous aura marqué. 

En bref, peu de plaisir au bout du compte … mais longue vie à notre grande et belle société de consommation.

Tirelipimpon et puis s’en va

Enregistré dans : en musique — gab à 14:56, le Jeudi 17 janvier 2008

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photo : wikipedia

“Tirelipimpon sur le Chihuahua”

Mais quel est ce mal mystérieux qui touche les sympathisants culturels Sarkosistes ?

“Tirelipimpon avec la tête avec les bras”

Après la disparition surprise de Fred Chichin fin novembre

“Tirelipimpon un coup en l’air un coup en bas”

C’est aujourd’hui Carlos qui nous quitte

“Touche mes castagnettes moi je touche à tes ananas !”

Comme il se doit, le cargo lui rend hommage
Une compilation de reprises indés de ce grand artiste verra bientôt le jour

Envoyez vos dons …

… et vos morceaux aussi éventuellement.

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