le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui où il faisait froid.

Enregistré dans : en musique — micky à 12:28, le Mercredi 2 avril 2008

Ah bin ils nous l’avaient dit que c’était pas un lieu comme les autres le 1bis, perdu juste à côté du métro à Ivry mais perdu quand même si on a le malheur de louper le message écrit à la main sur la porte qui explique comment trouver la salle de concert, enfin je dirais plutôt l’ancienne grange de concert pour être précis comme l’exige l’usage journalistique (c’est pas parce que c’est un blog que c’est pas du sérieux, surtout en ces temps où la presse est coupable de tout, d’ailleurs j’y reviens plus tard)

Revenons donc à notre grange perdue mais retrouvée à Ivry, c’est pas très grand, plus qu’un bar mais moins grand qu’une petite salle de concer genre le café de la danse et même la maroquinerie. Des amplis guitare, une batterie, trois gros retours, oui il y a une scène au fond de la grange. Et vu le bruit de fond, y a aussi une sono. Et au milieu de tout ça les Fragments de la nuit.

C’est le moment who’s who de cet article, parce que sûrement que vous demandez ce que c’est (sont) les fragments de la nuit. Peut être que vous vous rappelez de ma chronique de Goo Goo Blown(le bonhomme)? (on abrègera par GGB(lb) ), d’une fille qui avait les cheveux bleus?. Bin les Fragments de la nuit ce sont les composition de la fille aux cheveux bleus aka Ombeline Chardes et de Michel Villar, qui officient pour le récital de ce soir respectivement au violon et au piano. Accompagnés par une autre GGB(lb) au violon, un autre violoniste et un violoncelliste.

Si la formation sur scène est plutôt classique, le public lui l’est un peu moins : la communication du 1bis est plutôt juste : on retrouve effectivement ce mélange de gens du quartier et de public indé etc., le tout dans une ambiance très sympathique, induite par la nature de l’endroit, le côté kermesse qui se prend pas trop au sérieux. Et c’est tèrs familial donc plein de gamins tout pressés de s’installer devant la scène, mais assez vite lassés.

Pourtant les fragments de la nuit même s’ils pratiquent une musique plutôt pointue et qu’on les imagine plus aisément dans le calme d’un conservatoire ou donnant des concerts devant un happy few silencieux comme une tombe, sont plutôt souriants et prennent le temps de parler un peu de la musique entre les pièces jouées. Mais la sentence tombe vers le milieu de concert avec un des plus turbulents qui se fend d’un “mais je m’ennuie” retentissant.

Cela aurait pu en perturber plus d’un, mais les musiciens ne sont plus tout à fait dans le même monde quand ils jouent, rien ne semble pouvoir les perturber et puis l’endroit fait que ca se résume à un petit passage drôlatique, que le fait de venir jouer cette musique là dans cet endroit et de voir un public aussi hétéroclite y assister rend le moment un peu spécial

Et surtout la musique réussit à captiver, même pour qui n’est familier ni du classique, ni du contemporain, il est question de sensations, de pouvoir d’évocation et au final on regrette juste que ce soit trop court et un peu décousu. Mais on peut prolonger, peut être sur leur myspace déjà et pourquoi pas avec leur dernier disque?

last call for passengers to gate 21

Enregistré dans : en musique — vinciane à 22:02, le Dimanche 17 février 2008

c’est qu’on avait pris nos habitudes, nos rendez-vous au divan du monde pour la résidence mensuelle des 21 love hotel. on aurait volontiers ressigné pour un trimestre !

mais voilà, mercredi 20 sera la dernière soirée de veille pour les 21 dans la salle de la rue des martyrs. une raison de plus de ne pas rater la date qui clot leurs quartiers parisiens et ouvre une tournée par delà les frontières de l’hexagone.

avec les 21 love hotel, chaque date réserve ses surprises, ses invités. on a vu défiler sur leur tapis rouge john parish ou encore a*** h**** (paraît qu’on n’a plus le droit d’écrire son nom)… on les a vus composer avec quelques membres échappés de jack the ripper. une résidence faite de confrontations musicales et d’échanges multiples.

ajoutez à cela une équipe vidéo très efficace du divan du monde et vous obtenez une bombe qui ressemble à ça:

un groupe qui a un plaisir évident et communicatif à jouer sur scène, un morceau bigrement bien fichu où s’épanouissent la mandoline d’hervé mazurel et la trompette de nicolas pousset. présence, énergie, mélodie…

et vous hésitez encore pour le divan ?…

mercredi 20, 21 love hotel au divan du monde avec Pluramon (feat Julee Cruise)

NFlyerWeb21LHlow.jpg

le 21 février, à l’atelier (orléans)
le 25 février, au Fiacre (bordeaux)
le 1er mars, à la MJC rive gauche (rouen)
le 8 avril au d:qliq (luxembourg)
le 9 avril au schokoladen (berlin)
le 10 avril à l’astratube (hambourg)
le 3 mai au baloard (montpellier)

et toujours en session acoustique sur le cargo !

21 love hotel sur myspace 

celui du concert à livrer

Enregistré dans : Uncategorized, en musique — vinciane à 23:24, le Vendredi 15 février 2008

ou thedo à massy en direct depuis mon lit

il y a eu les live report en rentrant du concert, les live report en direct depuis le concert devant son ordinateur, lecargo inaugure ce soir le sfr-live report (en fait, même pas vrai vu que je suis chez un concurrent).

un vendredi soir de dure semaine, où finalement on décide d’aller se coucher comme les poules (je n’ai pas dit avec) au lieu d’aller profiter d’un concert sûrement transcendant de vic chesnutt ou même de dirty three, on se fait quasi réveiller à 22h45 (j’ai dit quasiment) par le téléphone.

interloquée, on décroche et on se fait hurler dans les oreilles. “gniiiiiiii ?“… vérification, oui c’est bien le frangin… et puis on reconnaît les vocalises de ‘unissassi laulelet‘ (eh oui c’est bien comme ça que cela s’écrit) par les sémillants thedo (toujours pas trouvé comment on fait le o barré dans l’éditeur de ce blog)… “gniiiiiiii ?”, on refait. revérification, oui, c’est toujours bien le frangin… mais ces vocalises on dirait tout de même bien du live pour de vrai… ça n’est pas une apparition chez taddeï (autre spécialité d’alerte fraternelle)… alors on se cale bien entre les oreillers et on écoute la bonne surprise du soir, thedo en direct live… le myspace du groupe nous renseigne ultérieurement sur le lieu, l’espace paul b à massy (91).

et là ça fait triplement mal.

1/ ça fait mal de se reprendre dans la figure que le concert à la cigale est complet et que, blablabla, on avait prévenu tout le monde mais on n’a pas été prévoyante soi-même.

2/ ça fait mal de se rendre compte qu’en plus d’avoir un album qui regorge de tubes, le duo (trio sur scène) se donne le loisir de revisiter les arrangements et plus encore de ses morceaux sur scène…

3/ ça fait super mal aux oreilles. parce que oui, franchement il faut le dire, le concert sfr (c’est pour la riiiime), ça larsène méchant dans les esgourdes.

qu’à cela ne tienne… après le hallali finlandais, on se risque à glisser au frangin qui glisse un “salut” entre deux applaudissements, “tu me rappelles pour ‘bridge is broken’ steup’ ?” (pas gonflée la frangine au fond de son pieu)… “euh c’est déjà passé, c’était le troisième morceau là”. c’est qu’on serait presque déçue de ne pas avoir le droit à la meilleure chanson du disque écorchée, moulinée, ratatinée par les ondes mais pourtant si unique parce que live-en direct depuis le fond du lit. quel panard tout de même. on se contentera avec joie d’un ‘playground hustle‘ énergique au son des battements de mains en rythme… on s’y jurerait presque…

allez une troisième frérot… des fois que ça serait ‘aha‘ ou ‘on my shoulders‘… et puis non en fait, c’est un nouveau morceau (scusez de ne pas avoir le titre)… alors on écoute, essayant de reconstruire le puzzle livré en kit (mains libres) par bouygues…

et puis on se rappelle de toutes ces fois où on a fait pareil… pour aussi loin que l’on s’en souvienne, cela remonte à elliott smith à la cigale (septembre 2000) pour la frangine (oui, c’est une grande famille), plus récemment pj harvey au grand rex (novembre 2007) pour le frangin (dans l’autre sens cette fois)… gravenhurst au molotow (novembre 2007) d’une frangine à l’autre…

c’est génétique vous croyez ?

(photo, thedo à l’emb sannois le 28/09/2007, plus de photos ici )

à l’heure où ces lignes paraissent, le concert de thedo à massy n’est probablement pas terminé… si ça n’est pas du full real time ça !!! sur ce, back to bed !!

ceux qui faisaient beaucoup de bien

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 13:27, le Mercredi 30 janvier 2008

ou cocoon à la maroquinerie, le 29/01/2008 

on les attendait deux, ils sont venus avec toute leur marmaille… pandas - petits et grands, posés sur le clavier ou accrochés au manche de la guitare ou du ukulele -, lapin, rat, ourson multicolore, sans oublier le chaton à l’écran.

cocoon - maroquinerie - 290108 

une ambiance de classe de maternelle grande section de bout en bout du concert… la douceur, les échanges, les exercices à répéter en choeur - asseyez-vous (cliffhanger), levez-vous, tapez dans vos mains (vultures), une classe surchargée et docile, amusée (regardez, un panda tout nu !) et enchantée.

 

pourtant, au delà des blagounettes, de la fraîcheur et des éclats de rire, on a bel et bien retrouvé cocoon dans toute sa profondeur. les noirs seesaw et cliffhanger suspendent les sourires et figent les coeurs. jamais dans l’exécution, toujours dans l’interprétation, il est agréable d’entendre les morceaux que l’on fredonne par coeur presque chaque fois réarrangés, faisant appel à la participation du public.

on regrettera peut-être parfois une certaine linéarité dans le duo voix (mark), deuxième voix (mo), surtout lorsqu’au détour d’une cover d’amy winehouse* la demoiselle montre qu’elle est capable de bien autre chose que des joliesses dans lesquelles elle s’enferme avec cocoon. son timbre peut descendre bas et ample, velouté. de la même manière, le triomphe réservé à vultures en milieu de set montre que le duo aurait tort de ne pas davantage creuser ces sillons de swings et de rythmes, tant que vocalement musicalement.

osez donc petits oisillons…

 

plus de photos de cocoon à la maroquinerie ici

* on se prendrait pour le matelot gab à dire que cocoon reprenant ‘rehab’ c’est un peu chantal goya s’essayant sur ‘mojo pin’…. y a comme un hiatus mais ça vaut le détour.

 

Dany Brillant et moi

Enregistré dans : en musique — gab à 15:06, le Dimanche 27 janvier 2008

Si comme nous vous vous emmerdez parfois le samedi soir dans vos petites bourgades isolées, le cargo, dans sa mission de service quasi-publique, vous propose le nouveau jeu du mois :

            le jeu des vrais noms des stars (sponsorisé par Wikipedia)

La règle est on ne peut plus simple, prenez un variétocheur/présentateur/starletteur de base avec un nom forcément retouché et, ordinateur sous la main, wikipédiez l’animal pour révéler la face cachée de l’énergumène. Facile et réjouissant vous en conviendrez. Un exemple valant mieux qu’un long discours, lançons-nous.

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Photo : froggydelight.com

Commençons simple mais pas trop (laissons Johnny H. de côté) : Dick Rivers. Très bon Dick Rivers. De son vrai nom Hervé Forneri, il a au moins l’excuse d’un début de carrière dans les années ’60, époque lointaine où tout un chacun se choisissait un pseudo américain pour se lancer dans le rock’n’roll. Comme ses comparses Eddy Mitchell (Claude Moine) et bien sur Johnny Halliday (Jean-Philippe Smet), Dick se fait donc Rivers, un nom qui claque et qui fera encore rire nos petits enfants dans quelques décennies, surtout s’ils sont anglophones. En même temps on ne peut pas lui donner tout à fait tort, avec un nom original sonnant un peu trop Patrick Fiori à son goût, et même si ce dernier devait tout juste être de ce monde à ce moment là, n’importe qui aurait opté pour un renommage.

Vous voyez l’idée maintenant, je pense, et croyez-moi, pour détendre l’ambiance, c’est du solide. Pour les plus motivés, sachez que l’on peut aisément corser le jeu en y intégrant des catégories et un décompte de points (ça plaira à notre drh). La catégorie « sixties » est plutôt marrante comme on a pu le constater, celle des « noms qui ont l’air vrai mais ne le sont pas » l’est tout autant. Des classiques du genre, Patrick Bruel (Maurice Benguigui) ou encore Liane Foly (Eliane Falliex) font toujours leur petit effet. Mais attention, en mode comptable, le moindre faux-pas dans cette dernière et traîtresse section vous enlèvera rapidement les précieux points gagnés à la sueur de vos soirées tf1. Gare donc aux enflammements intempestifs qui vous feraient crier un retentissant Roch Voisine (Joseph Armand Roch Voisine) au beau milieu d’un blanc dans la conversation. -15 points assurés.

Voilà. Que ce soit à l’apéro ou au dessert, le jeu des vrais noms des stars fera des heureux chez les petits et les grands. Vous pouvez même vous amuser à faire des classements des plus rigolos (Patrick Poivre d’Arvor … zut, perdu, -5pts) aux plus surprenants (Chantal Goya, en réalité Chantal de Guerre) en passant bien sur par les plus réussis. Et là le doute n’est pas permis, il n’y en a qu’un seul, un insurpassable, celui qui domine tous les autres de son éclat et sa gomina, j’ai nommé l’incroyable, le magistral, le solaire … Dany Brillant !

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Photo : musique.izdi.com

Dany Brillant, de son vrai nom Daniel Cohen, est un cas à part. On quitte avec lui le domaine restreint de la variété française, le monde même du commun des mortels. Quand Daniel endosse son costume de Brillant, on entre avec lui dans l’extraordinaire. Il faut se faire à l’idée, le voila démasqué :
                                 Dany Brillant est un super-héro.

Des preuves me direz-vous. Arrivant à une époque où les pseudos se font discrets et les silhouettes naturelles, Dany prend tout le monde à contre-pied et, tel Superman avec son slip et sa cape, se choisit un nom clinquant, une attitude m’as-tu vu et une coiffure qui tient toute seule. Et on n’ose même pas évoquer le contenu musical. Revenir dans les années ’90 avec de la musique fifties, si c’est pas un boulot de super-héro ça, on n’y connaît rien. Enfin, comme Clark Kent, s’il se fait passer pour plus niaisou qu’il n’est réellement, c’est évidemment pour mieux tromper son ennemie légendaire, la ménagère de moins de 50 ans !

Non, décidément, quand on sera grand, on sera Dani Brilliant

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