le blog collectif des rédacteurs du cargo!

la route est longue

Enregistré dans : en mouvement — vinciane à 22:05, le Jeudi 31 janvier 2008

rockumentaire

la route est longue et la pente et forte. on est plutôt loin d’une raffarinade, plutôt les deux pieds dans la réalité, crampons chaussés. alexis magand et grégory gomez, réalisateurs issus du milieu de la télé, ont décidé de suivre pendant 18 mois trois groupes de rock dans le but de “montrer comment on vit du rock aujourd’hui”.

un milieu, deux réalisateurs et trois groupes aux profils très différents.
dans la vingtaine (kafka), la trentaine (kunamaka) et la quarantaine (géraud).
signés (kunamaka, géraud) ou autoproduits (kafka).

pour justifier le choix de ces groupes, grégory gomez relate que “pour les avoir vus en concert, on savait qu’ils avaient un niveau musical très bon” et n’hésite pas à citer les huit heures de répétitions quotidiennes auxquelles s’adonne l’un des groupes suivis. en 18 mois, les deux réalisateurs ont accompagné des projets (composition d’album, promotion…), des expéditions (un aller-retour en slovénie pour un concert…), constatant qu’on peut-être rigger et artiste sur un même concert, ou “passer 20 heures sur une date déclarée 8″.

aux habitués du cambouis, le documentaire devrait faire un écho réaliste et sans complaisance. à ceux qui ne connaissent que l’endroit du décor, il soulignera les espoirs, les efforts et les circonstances.

le documentaire, dont les réalisateurs espèrent une distribution dans certaines salles de cinéma et de musiques actuelles, sera projeté dans le cadre du festival des inaperçus à glazart (paris) ainsi qu’au festival hibernarock et à clermont ferrand

http://www.myspace.com/larouteestlongue
http://www.myspace.com/festivaldesinapercus
la route est longue (90 minutes)
projections
:

5 février, Glaz ‘Art ( Paris -Festival Les Inaperçus) 20h
6 février, Glaz ‘Art (Paris - Festival Les Inaperçus) 20h
7 février, Glaz ‘Art (Paris- Festival Les Inaperçus) 20h
8 février, Glaz ‘Art (Paris- Festival Les Inaperçus) 20h
7 février, Aurillac (Cantal - Festival Hibernarock) 20h
8 février, St Flour (Cantal - Festival Hibernarock) 20h
6 mars, Clermont-Ferrand (Ecole des Beaux Arts -Carte blanche a Kunamaka) 20h
12 mars, Clermont-Ferrand (Cinéma Les Ambiances - En partenariat avec La Coopérative de Mai) 20h

ceux qui faisaient beaucoup de bien

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 13:27, le Mercredi 30 janvier 2008

ou cocoon à la maroquinerie, le 29/01/2008 

on les attendait deux, ils sont venus avec toute leur marmaille… pandas - petits et grands, posés sur le clavier ou accrochés au manche de la guitare ou du ukulele -, lapin, rat, ourson multicolore, sans oublier le chaton à l’écran.

cocoon - maroquinerie - 290108 

une ambiance de classe de maternelle grande section de bout en bout du concert… la douceur, les échanges, les exercices à répéter en choeur - asseyez-vous (cliffhanger), levez-vous, tapez dans vos mains (vultures), une classe surchargée et docile, amusée (regardez, un panda tout nu !) et enchantée.

 

pourtant, au delà des blagounettes, de la fraîcheur et des éclats de rire, on a bel et bien retrouvé cocoon dans toute sa profondeur. les noirs seesaw et cliffhanger suspendent les sourires et figent les coeurs. jamais dans l’exécution, toujours dans l’interprétation, il est agréable d’entendre les morceaux que l’on fredonne par coeur presque chaque fois réarrangés, faisant appel à la participation du public.

on regrettera peut-être parfois une certaine linéarité dans le duo voix (mark), deuxième voix (mo), surtout lorsqu’au détour d’une cover d’amy winehouse* la demoiselle montre qu’elle est capable de bien autre chose que des joliesses dans lesquelles elle s’enferme avec cocoon. son timbre peut descendre bas et ample, velouté. de la même manière, le triomphe réservé à vultures en milieu de set montre que le duo aurait tort de ne pas davantage creuser ces sillons de swings et de rythmes, tant que vocalement musicalement.

osez donc petits oisillons…

 

plus de photos de cocoon à la maroquinerie ici

* on se prendrait pour le matelot gab à dire que cocoon reprenant ‘rehab’ c’est un peu chantal goya s’essayant sur ‘mojo pin’…. y a comme un hiatus mais ça vaut le détour.

 

Dany Brillant et moi

Enregistré dans : en musique — gab à 15:06, le Dimanche 27 janvier 2008

Si comme nous vous vous emmerdez parfois le samedi soir dans vos petites bourgades isolées, le cargo, dans sa mission de service quasi-publique, vous propose le nouveau jeu du mois :

            le jeu des vrais noms des stars (sponsorisé par Wikipedia)

La règle est on ne peut plus simple, prenez un variétocheur/présentateur/starletteur de base avec un nom forcément retouché et, ordinateur sous la main, wikipédiez l’animal pour révéler la face cachée de l’énergumène. Facile et réjouissant vous en conviendrez. Un exemple valant mieux qu’un long discours, lançons-nous.

dick.jpg
Photo : froggydelight.com

Commençons simple mais pas trop (laissons Johnny H. de côté) : Dick Rivers. Très bon Dick Rivers. De son vrai nom Hervé Forneri, il a au moins l’excuse d’un début de carrière dans les années ’60, époque lointaine où tout un chacun se choisissait un pseudo américain pour se lancer dans le rock’n’roll. Comme ses comparses Eddy Mitchell (Claude Moine) et bien sur Johnny Halliday (Jean-Philippe Smet), Dick se fait donc Rivers, un nom qui claque et qui fera encore rire nos petits enfants dans quelques décennies, surtout s’ils sont anglophones. En même temps on ne peut pas lui donner tout à fait tort, avec un nom original sonnant un peu trop Patrick Fiori à son goût, et même si ce dernier devait tout juste être de ce monde à ce moment là, n’importe qui aurait opté pour un renommage.

Vous voyez l’idée maintenant, je pense, et croyez-moi, pour détendre l’ambiance, c’est du solide. Pour les plus motivés, sachez que l’on peut aisément corser le jeu en y intégrant des catégories et un décompte de points (ça plaira à notre drh). La catégorie « sixties » est plutôt marrante comme on a pu le constater, celle des « noms qui ont l’air vrai mais ne le sont pas » l’est tout autant. Des classiques du genre, Patrick Bruel (Maurice Benguigui) ou encore Liane Foly (Eliane Falliex) font toujours leur petit effet. Mais attention, en mode comptable, le moindre faux-pas dans cette dernière et traîtresse section vous enlèvera rapidement les précieux points gagnés à la sueur de vos soirées tf1. Gare donc aux enflammements intempestifs qui vous feraient crier un retentissant Roch Voisine (Joseph Armand Roch Voisine) au beau milieu d’un blanc dans la conversation. -15 points assurés.

Voilà. Que ce soit à l’apéro ou au dessert, le jeu des vrais noms des stars fera des heureux chez les petits et les grands. Vous pouvez même vous amuser à faire des classements des plus rigolos (Patrick Poivre d’Arvor … zut, perdu, -5pts) aux plus surprenants (Chantal Goya, en réalité Chantal de Guerre) en passant bien sur par les plus réussis. Et là le doute n’est pas permis, il n’y en a qu’un seul, un insurpassable, celui qui domine tous les autres de son éclat et sa gomina, j’ai nommé l’incroyable, le magistral, le solaire … Dany Brillant !

db01.jpg
Photo : musique.izdi.com

Dany Brillant, de son vrai nom Daniel Cohen, est un cas à part. On quitte avec lui le domaine restreint de la variété française, le monde même du commun des mortels. Quand Daniel endosse son costume de Brillant, on entre avec lui dans l’extraordinaire. Il faut se faire à l’idée, le voila démasqué :
                                 Dany Brillant est un super-héro.

Des preuves me direz-vous. Arrivant à une époque où les pseudos se font discrets et les silhouettes naturelles, Dany prend tout le monde à contre-pied et, tel Superman avec son slip et sa cape, se choisit un nom clinquant, une attitude m’as-tu vu et une coiffure qui tient toute seule. Et on n’ose même pas évoquer le contenu musical. Revenir dans les années ’90 avec de la musique fifties, si c’est pas un boulot de super-héro ça, on n’y connaît rien. Enfin, comme Clark Kent, s’il se fait passer pour plus niaisou qu’il n’est réellement, c’est évidemment pour mieux tromper son ennemie légendaire, la ménagère de moins de 50 ans !

Non, décidément, quand on sera grand, on sera Dani Brilliant

De feu volant la machination

Enregistré dans : en musique — gab à 13:26, le Jeudi 24 janvier 2008

Ou le pouvoir de nostre dame

     Lune obscurcie aux profondex tenebres,
     Son frere passe de couleur ferrugine :
     Le grand caché long temps soubs les tenebres,
     Tiendra fer dans la playe sanguine.

catp1-sm.jpg

 

Nostradamus l’avait peut-être prédit …

… mais franchement, si on nous avait dit, il y a dix ans, qu’en 2008 Cat Power serait en devanture de notre marchand de journaux avec une pochette d’album multicolore …

… je pense qu’on aurait fait une crise cardiaque.

 

     Vn regne grand demourra desolé,
     Aupres du pouuoir carnassier feront assemblees :
     Mont Cargotien le rendront consolé,
     Lors que en r’n'b seront terres tremblées.

 

Soldes, Part II (celui qui faisait les …)

Enregistré dans : en musique, en mouvement, chroniques melunaises — gab à 13:45, le Mardi 22 janvier 2008

sherylcrow.jpg 

Mais pourquoi aussi peu d’engouement soldesques nous demanderez vous ?

C’est que nous à Melun, on n’a peut-être pas le train mais on a les soldes musicales toute l’année, pas moins !

Eh oui, Melun, 38 000 habitants, un champion, deux rues piétonnes … et un magasin de disques. Et encore, il ne s’agit même pas d’une petite chaîne quelconque style Nuggets, non, nous possédons en tout et pour tout un minuscule point de vente et d’achat de CDs d’occasion qui s’est déjà fait remarquer sur le cargo il y a quelques années par son étonnante Field Micitude. C’est un peu ridicule, on vous l’accorde, mais comme nous le disions, nous au moins nous pouvons nous targuer d’avoir les soldes en bas de chez nous tous les jours si on veut.

Et en effet, ça fonctionne pareil, il faut parcourir des piles entières de CDs pour espérer tomber sur une perle et les prix varient du simple au triple selon un mode de calcul non encore élucidé. Ensuite comme pour les soldes on repart en général avec des disques qu’on n’écoute qu’une seule fois mais sans emballage et possiblement rayé, deuxième effet occase des plus rigolos. Des soldes «all year round» qui permettent, comble de la remise, de continuer à faire les soldes pendant les soldes alors qu’on n’y est en aucun cas obligé. C’est ainsi qu’on se fait happer en allant acheter du doliprane deux jours après notre record d’achat et qu’on ressort fourbu avec Lady & bird (3€50) qu’on a déjà en mp3 mais qu’on ne se refuse pas, et plus incongru, C’mon c’mon de Sheryl Crow (6€) tout pareil.

Oh on entend d’ici les ricanements puérils de nos indé-lovers hautains, «quoi ? Sheryl Crow ? mwahaha …». Sans parler des questionnements inquiets des autres matelots autour d’un «Chantal Goya il y a quelques semaines, Sheryl Crow aujourd’hui, il file un mauvais coton le Gab».

Mais avez-vous seulement écouté le morceau “Steve McQueen” au petit déjeuner un dimanche matin ?
   Non ?
Essayez, vous verrez …

 

… et on ne vous parle même pas de la pochette intérieure de l’album dans laquelle Sheryl essaie toute sa collection de hauts de bikinis …

 

 

** erratum : il semblerait qu’en fin de compte il y ait bien le train à Melun, toutes nos excuses à la SNCF pour cette coquille indépendante de notre volonté (pour les places assises par contre c’est une autre affaire  …)

Page suivante »