le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui où ca devient vraiment n’importe quoi

Enregistré dans : en mouvement — micky à 11:26, le Jeudi 28 juin 2007

Je pourrais vous parler du glorieux batard de l’Air guitar et de guitar hero (le jeu) que nous ont pondu les japonais. (J’en veux clairement un comme accessoire de scène pour Staircase)

Vous inviter à lire cette pétition pour un nouveau mode de financement de la musique, à peu près aussi injuste que l’histoire des cartes mémoire mais qui a le mérite d’introduire des idées et données intéressantes comme la fin du disque physique pour 2010 (y a de quoi débattre)

Vous inciter à aller mater les superbes photos de notre Florian au Hell Fest (c’est du metal donc ca sera pas sur cargo mais bon on écoute pas que ce qu’il y a sur le cargo nan?)

Mais bon honnêtement la seule actualité, la vraie, celle qui fait frétiller la ménagère de moins de 50 ans comme un Philippe Risoli des grands jours bin c’est que Starcraft 2 est une réalité et même qu’il y a une vidéo de ouf qui montre plein de trucs du jeu. Comme quoi la vie c’est bien des fois.

Ceux qui réfléchissaient à l’avenir

Enregistré dans : en mouvement — micky à 4:14, le Mardi 19 juin 2007

Pendant que le monde entier se réjouit de la déconfiture du pauvre, pauvre Juppinou martyrisé, sacrifié sur l’hôtel des sacro-saintes réformes dont il fut jadis le champion éconduit , pendant que Fillon voit les couilles de ouf qui lui ont poussé soudainement redevenir des ptis pépins en réalisant qu’en remuant la boue, il est le seul à finir avec les doigts qui puent, bin pendant ce temps, le ministère de la culture travaille. Et oui, ils ne passent pas tout leur temps à psychanalyser les majors ou sténographier les futurs projets de loi que celles-ci vont dicter aux députés UMP.

Et le fruit de leur travail tient dans un pdf plutôt intéressant qui dresse divers scénarios possibles pour l’avenir du marché de la musique. C’est suffisament court et peu hermétique pour se lire bien et donner à réfléchir mais c’est aussi trop court et trop peu étayé économiquement et socialement pour ne pas être inattaquable et donc donner un prétexte aux acteurs de l’industrie et au gouvernement pour continuer dans leur voie de garage. Il manque un raisonnement imparable et spectaculaire qui dirait “vous allez mourir dans 7 ans 3 mois 2 jours”, un peu comme dans Donnie Darko.

Un truc qui fasse que Pascal Nègre pisse dans son froc et que la SACEM et autres lobbys ridicules arrêtent de s’agiter pour rien.

Enfin, pour rien c’est relatif, l’industrie du disque a réussi quand même à obtenir de vous ponctionner 3 fois pour vos photos de vacances  : je shoote sur une carte mémoire -> taxé, je transfère vers mon disque dur externe -> taxé, je sauvegarde sur dvd -> taxé

(merci libé pour l’info) 

ceux qui ressuscitaient calamity jane

Enregistré dans : en musique — vinciane à 21:34, le Vendredi 8 juin 2007

ou moriarty
ça sent la poussière ocre, la fumée sous le ventilateur de l’arrière-salle, les tiags nonchalantes sur le dossier de chaise, la mythique classe d’une calamity jane.

on navigue de o’brother à tom sawyer, quelque part le long du mississipi, quelque part il y a plus d’un siècle…

au nom prédestiné, rosemary standley emmène de sa voix teintée un band tout en nuances acoustiques, au son délicat et rythmé. voluptueuse, sublime maîtresse-femme, rosemary berce et enjôle, enrôle et console. son timbre chaud et grave a le don d’insuffler l’heureuse langueur et le parfum des sables matifiés de rouille.

pour l’heure, un myspace de quatre titres (”fire day” !!) qui laisse attendre un album à paraître sur naïve avec une impatience à faire dégainer tous les shérifs du coin. (wanted: more info !!)

http://www.myspace.com/moriartylands

un extrait de leur prestation au divan du monde pour l’excellent béo festival…!

“Don’t blame the sweet and tender hooligan”

Enregistré dans : en mouvement — gab à 11:42, le Jeudi 7 juin 2007

Ou “and if a double-decker bus crashes into us” …

Heeeeeeee’s baaaaaaack ! ! !

Non, il ne s’agit pas de notre Micky national qui opère un retour fracassant après avoir été tenu éloigné de l’équipe première du cargo pendant un bon mois sur blessure. Je ne veux pas non plus évoquer un éventuel sauvetage en mer de notre Reno international qui lui a disparu corps et biens sans même avoir eu le temps d’actionner sa balise argos (ceci dit, on ne désespère pas de lui remettre la main dessus à l’occasion, tout est une question d’appât avec c’t’animal).

Non, vous ne l’attendiez plus, vous aviez même oublié son existence, lui se morfondait depuis un an au fond de sa boite en rotin, pétri d’ennui et torturé par des fourmis bouffe-jambistes. Mais oui, réjouissez-vous l’été est là et Goob est de retour !

Morrissey_-_Viva_Hate.jpg

Oudelali !

En guise d’apéro estival avant un automne rugbystique très chargé, on nous proposait cette semaine deux matchs de foot de l’équipe de France comptant pour la qualification à l’euro 2008. Et nous on dit merci bien, ça nous a donné deux superbes buts et un beau match face à l’Ukraine samedi dernier ainsi qu’un match très moyen hier soir face à la Géorgie. Match qui nous a cependant permis de prendre le temps d’éclaircir un mystère qui nous titillait depuis quelques temps lors des diverses rencontres de l’équipe de France. Figurez-vous qu’on se frappait régulièrement pour savoir si l’on n’avait pas la berlue à voir passer un Morrissey sur le terrain comme ça, de temps en temps. Bien sur c’était à chaque fois au détour d’une image, une impression tout au plus mais une impression toujours accompagnée d’un maillot marqué d’un nom claquant : Toulalan. Il s’agissait donc hier soir pendant que les commentateurs jouaient à se faire peur en deuxième mi-temps (faut dire qu’il ne se passait rien aussi, fallait bien qu’ils arrivent à mettre l’ambiance) d’éclaircir ce mystère insondable et passionnant une bonne fois pour toutes.

Première chose première si on peut se permettre, mission repérage de Toulalan (franchement si ça sent pas le pseudo ça) et cela s’avère tout de suite assez délicat. Notre homme en bon milieu de terrain participe beaucoup au jeu mais on l’a rarement en gros plan. On le voit de loin distribuer ballon après ballon et déjà on remarque une certaine posture, un style très british dans le déplacement, dans les épaules quelque part ou dans le port de tête, allez savoir. Mais ça nous est tout de suite familier. On guette donc, à l’affût, et voila, un quart de seconde, changement de point de vue, l’homme passe en gros plan et c’est déjà fini, Ribery s’en va dribbler la défense adverse. Un quart de seconde c’est peu mais de quarts en quarts, l’impression se fait plus précise. Là sous nos yeux, dans ce regard, dans ce menton peut-être, on ne sait pas trop comment, il est là : Morrissey, notre quinqua bedonnant à la limite du vieux beau, a de nouveau 20 ans, les Smiths sont en plein essor, on frissonne fiévreusement et on y croit. D’un instant à l’autre, Johnny Marr va apparaître et on va l’avoir notre rêve, un vrai concert des Smiths, jeunes (pas une reformation sans intérêt), ce même concert qu’on a toujours regretté de n’avoir jamais vu pour cause de jeunesse trop aigue, ce concert qu’on a maintes fois imaginé lors de trop longues errances diurnes, le casque bien vissé sur les oreilles.

Mais voila cette fin de match s’éternise … Toulalan se fait plus discret, moins fringant … Morrissey est rattrapé en plein fantasme par les années, il peine sous le poids, il marche un peu perdu comme fixé par cette digue sur la Loire, paradis des insectes et des losers solitaires. Et on est soudain complètement en phase avec les commentateurs : que ce match se termine, vite, sans plus des dégâts, sans plus de heurts, sans que cette boule ne revienne un jour nous hanter, elle si à l’aise dans ces situations là. “The queen is dead boys and it’s so lonely on a limb”.

C’était Goob en direct de sa smithancolie matinale … pour le cargo ! 

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Interview de Souvaris (10 avril 2007)

Enregistré dans : en mouvement — phoene à 19:28, le Mardi 5 juin 2007

(C’est une entrevue qui date du 10 avril 2007. J’avais les images dans mon camescope et ai juste eu le temps de faire le montage et l’étalonnage définitif hier).

Mardi 10 avril 2007 dans un café, à deux pas du Klub. Je suis assise à une table avec les post-rockeurs anglais de Souvaris. Quatre des membres du groupe ont eu la gentillesse de m’accorder une petite interview après les balances du concert qui se prépare ce même soir. Avant de vous narrer cette entrevue, je tiens à vous raconter les circonstances de ma rencontre avec le groupe.

Un jour, je reçois un mail d’un ami photographe et post-rockeur dans l’âme. Il me dit que Souvaris cherche une date à Paris, demande si je peux faire quelque chose pour les aider. Il donne alors des arguments irréfutables : Simmo, le clavier de Souvaris, avec qui il est en contact sur un forum de post-rock (argument 1), est un être charmant et adorable (arguments 2 et 3), et parle un français plutôt comique (argument 4 : je confirme que ses phrases prennent parfois une tournure poétique, sans moquerie aucune). Je vais sur leur page myspace et tombe littéralement sous le charme de leur univers musical. Du très bon post-rock dense et ludique (argument ultime). Après avoir échangé quelques mails et coups de téléphone avec Simmo, et une autre vingtaine avec les salles parisiennes, je leur trouve enfin un endroit d’accueil, le Klub, non sans avoir parcouru maints obstacles. Quelques jours avant leur concert parisien, la bande d’anglais débarque à la maison, avec l’artiste solo Gareth Hardwick qui accompagne Souvaris en tournée (et son roadie Stuart, à qui j’ai appris à une phrase nécessaire à la survie de touristes étrangers à Paris : « wesh meuf, c’est d’la balle! »). Une bouteille de vin rouge plus tard, je me dis que je suis contente de les avoir rencontrés, et j’ai hâte de les voir sur scène.

Mardi 10 avril 2007 donc, dans un café à deux pas du Klub. Je bois une bière avec les post-rockeurs anglais de Souvaris. Autour de la table, John dit Simmo (clavier), Aaron (batterie), Dan (guitare) et Ian (basse) du groupe Souvaris, Jérôme Deuson du groupe belge aMute (qui accompagne également Souvaris en tournée), Anne, un camescope et moi-même. Nom, fonction dans le groupe. Les gars se présentent poliment tour à tour. Puis j’improvise des questions. Je n’aime pas les formalités. Et je trouve le ton solennel des interviews inutile, lorsque l’on a en face de nous des gens qui ont un sens de l’humour aussi douteux que le mien. Quand avez-vous cessé de croire au père noël? Qu’est-ce qui cloche avec vous? La gaieté et la légèreté qui émane de ces quatre gars mettent à mal la réputation de traîne-savates stéréotypés des post-rockeurs. D’anecdote en anecdote, l’interview s’achève par les quelques mots de Jérôme Deuson. Mais il ne trouve rien de méchant à dire sur le groupe Souvaris

Merci à Souvaris, merci à aMute, merci à Gareth Hardwick et merci au Klub pour leur amabilité et leur gentillesse.

www.myspace.com/souvaris
www.souvaris.com

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