le blog collectif des rédacteurs du cargo!

celui qui était nouveau

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 3:01, le Samedi 24 février 2007

ou robin allender (gravenhurst) @ music in mind festival, bruges, 23/02/07

vous reprendrez bien un petit peu de belgique ? (*ceci est un clin d’oeil à un autre article)
dans l’impatience de retrouver le festival de dour (12 au 15 juillet), un petit tour par la belgique pour le festival music in mind à bruges ce vendredi.
l’aimant ? les magnétiques gravenhurst.
le trio se produisait pour la première fois dans sa nouvelle formation, robin allender reprenant la basse. robin allender, le même que vous retrouvez dans son projet solo sur la compil escale #2. une première tout à fait ’successful’ et très en phase avec le son gravenhurst, jambes en x et converses comprises.

alors le cargo fait les présentations…
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belle idée que ce festival de la fin de l’hiver (oui les crocus sortent leur nez aux ronds points madame, c’est bien le signe du printemps qui approche), annonçant les beaux jours, une tournée qui se dessine, un album à la rentrée… septembre est loin. peut-être espérer un crochet hexagonal au fil de mai… patience. mais le temps est déjà long.

quelques nouveaux titres au music in mind festival (dont on soulignera l’extraordinaire gentillesse du personnel du lieu et des organisateurs). de facture fires in distant buildings, entre une entame post-powerpop et un finish post-rock. l’amorce du set de bruges en boulet de canon, un velvet cell carré, volumineux, plaçant la barre très haut.

puis rapidement dans ce set trop court, l’ahurissant enchaînement song from under the arches, see my friends, un marathon d’énergie démantibulant le batteur, dave collingwood (à écouter également en solo sur escale #2), dont on se demande chaque fois comment il ressort vivant et en un morceau (les baguettes, elles, non).

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s’ensuivent trois trop courts titres en solo du talentueux nick talbot.

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vous pensiez avoir été terrassé par le final exutoire de la formation au complet. non, il vous reste de quoi ressentir intensément les interprétations de nicole, the diver, et pour couronner le tout d’un splendide black holes in the sand, ce morceau qui clot habituellement les concerts par une plage de batterie infinie et si prenante. dépouillé de sa substance percutante, le titre impose la finesse d’un songwriter les plus doués de ces dernières années.

à l’affiche du music in mind, la formation néo-classique de max richter dans l’amphithéâtre. malheureusement, une prestation peu convaincante malgré la beauté lénifiante que l’on connaissait de l’album the blue notebooks. il ressort des enchaînements de pièces, une sorte de vacuité diffuse, là où le disque savait jouer les conteurs d’histoires.

the low lows aperçus sans accrocher et enfin les britons de iliketrains dont la formation et l’énergie pourraient laisser attendre une performance captivante. pourtant, si le post rock est de bonne tenue, on s’ennuie trop vite… ou alors c’est que le diver de gravenhurst vous a définitivement fait sombrer…

à écouter

gravenhurst
dave collingwood
robin allender
iliketrains
max richter
the low lows

escale2

Celui qui avait plutôt bon goût

Enregistré dans : en musique — micky à 22:39, le Mardi 20 février 2007

En scrutant les liens entrants sur le cargo! blog je suis tombé sur le blog d’indie boy tracker, un beau fouillis, plutôt intéressant avec en haut de la page un groupe qui s’appelle Aberdeen City et qui ma foi est plutôt bandant, quelque part dans la lignée d’un I love u but I’ve chosen darkness, interpol, vous savez cette espèce de cold wave qui est surtout cold mais lourdement guitarisée. Dans le clip ce qui séduit c’est la retenue, l’assurance tranquille des guitares, le gars indie boy il compare ça à l’autre branleur de muse mais c’est plutôt le contraire pour moi: ici 0 esbrouffe que de l’efficacité. bref check check check it out chez mr indie boy

(et même que c’est recommandé par Amanda des Dresden Dolls)

Celui qui exposait avec du son

Enregistré dans : en images — micky à 13:41, le Jeudi 15 février 2007
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Photographe, illustrateur, peintre numérique, pas facile de définir ce que fait exactement Johann Fournier, surtout quand il est lui-même en train de se réinventer. Bien sûr à la base il y a des photos, des personnages, des éléments du réel, mais les collages, la superposition de matériaux divers, la retouche numérique s’additionnent pour en faire des sortes de tableaux à l’atmosphère très particulière qui témoignent de l’univers et des processus créatifs particuliers qui président à ces variations de l’éther qui constitue l’exposition dont il est question.

Pour donner une référence qu’il aime et que j’aime, on poura trouver quelques similitudes avec les travaux de Dave Mc Kean mais le mieux c’est encore d’aller voir tout ça sur son site, ether-elegia.

Et ce avant d’aller voir son exposition à la galerie Kennory Kim (22, rue des vertus , Paris 3ème, métro Arts et Métiers) , je ne connaissais pas mais l’endroit est vraiment très bien avec plusieurs pièces très joliment aménagés en sous-sol qui permettent de bien mettre en valeur les oeuvres. L’exposition s’accompagne aussi de morceaux composés spécialement par rapport à travail de Johann par le musicien Jonathan Benisty. Ceux-ci sont diffusés par des haut-parleurs ou accessibles via des baladeurs mp3 dissiminés au fil de l’exposition. (et il y a quelques compos très sympas)

celle qui n’a pas dansé la salsa

Enregistré dans : en voyage — vinciane à 16:27, le Mardi 13 février 2007

…et qui a raté ses photos de musique, mais qui a fait un bon voyage

gavée de “commandante che guevara” et de “guantanamera”… mais emplie de tempos de salsa

la même qui a bossé ses prochaines chroniques fantômes pour le cargo dans l’avion de l’aller et du retour… :)

Playlist février 2007

Enregistré dans : en musique — micky à 14:04, le Mardi 13 février 2007

Les disques (récents) que j’écoute en ce moment, la plupart seront chroniqués sur le cargo, selon le temps que j’ai…. alors autant commencer à en parler :

  • Aaron - artificial animals riding on neverland : Duo français electro-rock, auteur de u-turn(lili), la magnifique chanson de la bo de je vais bien, ne t’en fais pas. Le reste de l’album contient de très bonnes choses, la voix est excellente, j’aimerais juste un peu plus de variété dans les arrangements (plus de guitares :D) mais en tout cas, c’est un groupe qui va faire du bien à la musique française, s’il est capable d’être aussi bandant à la façon de radiohead sur scène, dans le côté déjanté de thom yorke sur les passages très électro
  • The good, the bad and the queen : nouveau projet de Damon Albarn, un peu dur d’accès mais un son très très particulier, uchronique je dirais même : des compos séduisantes mélangeant sonorités vintage et moderne pour créer quelquechose d’à la fois quasi-psychédélique et totalement laid-back façon disque de reggae ensoleillé passé au ralenti, tout ça avec soit de la gravité soit de la fantaisie, pas facile à décrire quoi. Ca sera pas le disque de l’année mais ca se bonifie vraiment avec le temps
  • Carla Bruni - no promises : ” de la barbe à papa light” ou de l’easy-listening de luxe … beurk quoi… pour le reste je l’ai chroniqué sur le cargo
  • Cornflakes Heroes - off with your heads ! : le son de guitare le crie haut et fort dès le premier riff, on est ici dans le domaine de l’indie-rock, à un point qu’on pourrait presque leur reprocher de faire dans le classicisme mais en même temps c’est bien écrit, y a quelques refrains imparables et ce qu’ils font ils le font bien et c’est déjà pas si mal. Ca changera pas le monde mais on n’en demande pas tant, enfin pas tout le temps…
  • Goo Goo Blown - Devilish Fantaziäh : Attention goo goo blown pourrait très bien vous donner envoe de méchamment headbanguer, ce mélange de guitares saturées et de violons qui portent une voix plutôt déjantée et des textes qui dépareillent pas est tout simplement jouissif même si bon à force d’oser y a quelques trucs qui passent mal même si le trip est très barré.
  • Oto Efekt - seasons EP : très bon groupe électro avec une voix absolument géniale, ils sont français et ils tournent près de chez vous so…
  • Pypito - winter songs for happy trees : Pypito aime Grandaddy, ça tombe bien moi aussi, alors même s’ils ont failli se saborder dès la première piste avec un mix raté et un accent … ouille bin ils se rattrapent vite et c’est plutôt bien en fait.
  • Recife - Microwaves : Recife c’est pour moi un disque culte, alors forcément c’est dur pour le successeur chez qui on retrouve la même qualité musicale (en un peu moins fouillé dans tout ce qui est électronique) mais pas les voix géniales du précédent disque. Le guitariste et le clavier se débrouille honorablement mais ca ne va pas plus loin et en dehors du rigolo “où est la fille”, je reste sceptique sur les textes.. qui aime bien chatie bien…

(ce post est posté aussi sur mon autre blog parce que je suis paresseux)

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