le blog collectif des rédacteurs du cargo!

Celui avec les autres mains

Enregistré dans : en images — micky à 1:37, le Vendredi 17 novembre 2006

ou tout le monde sauf Arnaud, puis Arnaud de Jack The Ripper, à Mains d’Oeuvre, le 14/11/2006

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Tout d’abord un énorme merci à Vinciane pour m’avoir invité à ce concert. Difficile de trouver un angle d’approche, JTR c’est terriblement prenant, ça vous captive, ça vous hypnotise. La faute aux mains d’Arnaud peut être; sa persistance à ne pas se contenter de la scène, de grapiller d’abord les retours, ensuite les premiers rangs et pourquoi pas investir la fosse de bout en bout.

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Il  en serait presque une véritable passerelle humaine entre le public et le groupe, ces autres mains, qui assurent une prestation de haut vol. C’est tout simplement un régal d’entendre chaque frottement de l’archet, les notes de piano qui s’égrènent, les pulsations de la basse, les cuivres qui explosent. Il y a aussi les sourires de complicité, cette facilité à prendre la pose sans que ca fasse prétentieux mais donne juste l’impression qu’ils vivent la musique intensément, qu’elle leur redessine des cambrures contre nature de l’intérieur.

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Mais au fond, leur manière d’occuper la scène dit tout, ils ne sont pas les membres d’un groupe sagement aligné derrière le chanteur, on dirait plutôt les acteursd’une troupe, les participants à une performance qui occupent sans complexe tout l’espace. Je connais très peu JTR mais ce qui fait que l’intensité qu’Arnaud dégage ne finit pas par lasser à l’image des dizaines d’image quasi identique que j’ai en à peine deux concerts, c’est que quelque part ils savent se montrer à la hauteur de celui qui mène la danse.

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celui avec les mains

Enregistré dans : en images — vinciane à 18:08, le Mercredi 15 novembre 2006

ou arnaud, de jack the ripper à mains d’oeuvres, le 14/11/2006
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celui qui entendait une petite musique, ou françois bayrou rebelle jusqu’au bout des ondes - version alternative : les arcade fire ont-ils leur carte de l’udf ?

Enregistré dans : Uncategorized — antoine à 19:02, le Mardi 14 novembre 2006

expression directe, façon bayrou

il y a des jours comme ça où regarder expression directe vous fiche un coup au coeur. hein, quoi ? expression directe ?

mais si, vous savez, l’émission-que-quand-on-tombe-dessus, toujours on zappe. même quand elle est diffusée à un autre moment qu’en pleine nuit. ou, dit autrement, cinq à dix minutes d’incruste d’un parti politique ou d’un syndicat dans la lucarne depuis des décennies, et qui ont un statut aujourd’hui garanti dans la charte de france télévisions (décret n°94-813 du 16 septembre 1994 portant approbation du cahier des missions et des charges de la société France 2, modifié par le décret 2002-750 du 2 mai 2002, chapitre II, articles 12, 13 et 14, ça fait sérieux et on perd jamais une occasion de se cultiver).

un temps, l’émission, voulue par vge, a pu paraître *décalée*, limite avant-guardiste. tenez, prenez cette vidéo - on en découvre des belles parfois avec l’ina. ils étaient pas mimi, en 1983, les syndicalistes cfdt et leur pièce de théâtre interactive pro-35 heures, franchement ?
vingt ans plus tard, oubliée la belle inventivité d’alors : à côté de ce clip de la cfe-cgc, même histoires naturelles, diffusée à peu près aux mêmes heures sur tf1 a des allures de grand reportage.

bref, tout ça pour dire qu’en regardant expression directe, ce soir, j’ai sursauté. et dès le début. l’udf investit les ondes, et françois, il y va pas avec le dos de la cuiller quand il prend la parole. jugez plutôt : “quelque chose est en train de naître, dans l’esprit et dans le coeur des français”, voilà ce qu’il assène d’entrée de jeu. comment ça ? il te faudrait plus que les pressentissements du centriste anti-tam-tam pour être impressionné, ô lecteur habitué des joutes politiques ?

c’est là qu’arcade fire entre en scène. car, aussitôt après ces bonnes paroles, une “petite musique” se fait entendre. et, n’en déplaise à pierre mauroy, ségolène n’y est pour rien. cette ligne de basse pendant le zoom arrière plutôt violent sur la pochette-orange-avec-son-sticker “journées parlementaires de l’udf, arras, septembre 2006″, ça ne te dit rien, ô lecteur ? mais si mais c’est bien sûr, voyons ! rebellion (lies) d’arcade fire. françois traverse une meute de journaliste (et qu’importe s’ils ne sont pas suffisamment nombreux, un champ/contre-champ en donne l’illusion), la piste continue. un rebelle qu’on vous disait, le françois ? voyez comme on n’a pas menti.

la palme de ces presque cinq minutes de grande télévision ? Quand le député-maire du raincy, jean-christophe lagarde ose un : “Y’a une petite musique qui me semble être apparue dans l’esprit d’un certain nombre, c’est ‘pourquoi pas écouter ce qu’est en train de raconter bayrou?’ “, juste avant que le montage ne réintègre du son. et, dites, si on transmettait à owen et les autres, vous croyez qu’ils aimeraient, eux aussi, cette petite musique ?

note : mais qui donc a eu l’idée d’intégrer rebellion (lies) au montage ? un monteur de chez france télévisions comme l’article de la charte précitée pourrait le laisser croire ? le spécialiste bidouillages vidéo de l’udf ? les arcade fire ont-ils leur mot à dire ? sauf à considérer expression directe comme un sujet télé ou un docu qu’il n’est assurément pas, j’imagine mal que l’udf puisse s’abstenir d’une demande en règle, sinon auprès du groupe directement, au moins de son distributeur français. surtout après l’épisode de cali et de l’homme à la moto. et si AP a consacré une dépêche aux tubes de la campagne socialiste, la question n’y est pas traitée. si vous avez une idée…

ceux qui jouent à l’opa jeudi 16

Enregistré dans : en musique — vinciane à 14:04, le Mardi 14 novembre 2006

ou teasing sur 21 love hotel

 

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c’est bourré de hanches qui tanguent, d’oeillades sensuelles, d’harmoniques perlées, de cliquetis délicats. ça se confine, ça ondule, ça mélope. ça kidnappe, ça trotte, ça contamine. ça minaude, ça suggère, ça taraude. ça déborde, ça rattrape, ça dégouline juste ce qu’il faut pour provoquer le doigt que l’on lèche, gourmand.

ça rappelle et mêle l’extravagance d’une sarah lov (devics), la féminité exacerbée d’une jennifer charles (elysian fields), la félinité d’une pj harvey. glam, outrageusement glam.

fatal.

-> à l’OPA bastille, jeudi 16 novembre, 21h30

-> à écouter ici

Celui avec un petit goût d’inachevé (et une double portion des spécialités du chef)

Enregistré dans : en images — micky à 1:18, le Mardi 14 novembre 2006

ou Calexico au Bataclan, le 29/10/2006

C’est un post sans mot ce soir. En autre à cause du labyrinthe de Pan, pour lequel il faudra que je montre à la hauteur. En autre parce que. je me demande vraiment si c’est pas moi qui y aurait projeté quelque chose, si les larmes étaient vraiment toutes pour Ofélia (avec un prénom comme ça c’était presque couru (noyé?) d’avance. En tout cas le cinéma devrait toujours être comme ça, tellement fort qu’on oublie où on est, qu’on tremble avec les personnages, que le dégout vous remue littéralement les tripes, qu’on en oublie complètement de manger son paquet de m&m’s honteusement cher. et qu’on en ressorte avec quelque chose en plus. 21grammes dans chaque pellicule.

Mais sinon Calexico c’était bien et finalement y a des mots. Je les déteste mais bon on ferait comment sans eux..

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