le blog collectif des rédacteurs du cargo!

celle qui jouait aux devinettes

Enregistré dans : en musique — vinciane à 10:55, le Mardi 10 octobre 2006

il….

- sort un album avec la régularité d’un métronome tous les deux ans (edit de 11h06: faux, tous les deux ans puis 3 pour le dernier)

- a des compo sensibles, guitare-voix, simples mais transperçantes

- a un univers fait d’éclipses, de déserts et de rais

- est capable de faire des covers réinventant le morceau initial au point de ne jamais vous y faire (re)venir.

- sous-estime certainement son talent, bouleversant

- ménage ses apparitions scéniques, rares, trop rares

- est comme mansfield tya, ne veut pas d’amis sur myspace…

c’est….

c’est…

(d’autres pistes si vous n’avez pas trouvé, à 14h)

edit de 14h30

il….

- a des vidéos qui feraient un carton sur youtube, sans aucun doute

- a l’audace de faire des morceaux courts et de vous dire, à vous fan frustré(e), qu’il suffit de se passer le morceau deux fois de suite pour qu’il dure plus longtemps

- est comme mansfield tya, capable d’avoir des morceaux en français et en anglais sur ses albums (sauf le dernier)

c’est….

c’est…

Celui qui savait quand même sourire

Enregistré dans : en images — micky à 23:53, le Dimanche 8 octobre 2006

ou Great Lake Swimmers à la Maroquinerie, le 28/05/2006

great lake swimmers - 01.jpg

J’y allais surtout pour Lauren Hoffman à ce concert, assez inhabituel dans le sens ou la Maroquinerie avait disposé des petites tables dans la fosse pour suivre le concert assis. L’idée se révélant assez sympathique pour le set plutôt calme de GLS. voir même très calme.Très calme et surtout magique. Magique d’entendre cette voix incroyable, belle à pleurer, puissante sortir des lèvres de ce personnage presque frêle, dont le manque d’assurance, la nervosité sont évidentes. Magique d’arriver à exposer ses cassures sans jamais donner dans l’excès. Plein de justesse et de sobriété dans chaque intervention entre les chansons, comme autant de fenêtres ouvertes sur les même brisures.

great lake swimmers - 03.jpg

Et puis parfois un sourire, car au fond si on fait ça, c’est justement pour les fermer ces fenêtres et regarder ses désordres intérieurs. et de faire le ménage. ou de vivre avec.

great lake swimmers - 02.jpg

ceux qui avaient des cheveux

Enregistré dans : en images, en musique — vinciane à 17:06, le Samedi 7 octobre 2006

(ou apocalyptica au festival de dour le 14/07/2006)

apocalyptica c’est un peu comme si devendra banhart rencontrait tarentula ad… un peu comme si les zicos de sepultura avaient rencontré un pote luthier.


apocalyptica c’est un show digne d’embraser wembley, on ne sait pas si on doit rire ou pleurer.


apocalyptica c’est des cheveux dans tous les sens, des archets qui finissent dépouillés de leur crin, des ostéopathes qui se demandent “mais comment cela est-ce possible sans se démettre douze vertèbres ?”


apocalyptica c’est, au-delà d’un nom impossible à écrire d’une seule traite sans utiliser la touche backspace dix fois, plus fort que metallica et jean-sébastien bach réunis.


apocalyptica c’est 40 photographes (on a compté) qui se montent dessus pour être sûrs d’avoir le meilleur angle sur les ongles vernis de noirs en train de malmener les cordes du violoncelle.


apocalyptica c’est le seul groupe capable de vous ramener 15 ans en arrière, de réveiller vos instincts de minette éperdue qui partait à ses cours de solfège en écoutant du iron maiden.


apocalyptica c’est ça
(tenez au moins jusqu’au titre qui commence à 1 min de vidéo et celui qui commence à 5′)

et ça aussi: www.myspace.com/reinventingthecello

(photos vinciane.
toutes ces photos ont été prises en même temps que la vidéo ci-dessus
la suite ici)

Celui sous emprise …

Enregistré dans : en musique — gab à 15:16, le Vendredi 6 octobre 2006
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Il est des moments où l’on ressort de vieux albums de l’étagère à cds … des albums qu’on a pourtant pas mal écoutés, des albums qui, pensait-on, avaient déjà tout livré ou presque. On les ressort pour changer un peu, pour casser la routine, pour les transports surtout (cf « De l’isolation sonore en milieu hostile », chronique croustillante qui ne manquera pas d’apparaître un jour ici même) … bref, on les ressort parce que l’œil s’attarde dessus et qu’une petite voix murmure « tiens, pourquoi pas » …

Le voici donc, élu parmi la piétaille, sélectionné pour rejoindre le cercle intime du porte-cd de voyage. Etape importante s’il en est mais loin d’être suffisante, le candidat est là pour gagner ne l’oublions pas. A ce sujet, c’est assez effarant le nombre de personnes, pourtant convenablement éduquées, qui regardent assidûment Koh-lanta ! Test réalisé in vivo (ou in vitro si on considère le bocal dans lequel on évolue) sur un panel significatif de collègues de boulot, on dépasse les 50% ! Si m’ssieurs-dames ! Est-ce vraiment un besoin pour l’homme des villes de retrouver ses instincts primaires perdus ? Se sent-on à ce point menacés qu’il nous faille désormais nous repaître du spectacle de l’élimination des plus faibles ou moins aptes ? Ou même des plus forts, visiblement, sous prétexte qu’il n’en restera qu’un … Highlander a pris un sacré coup de vieux …

Mais je m’égare, revenons-en à nos élus … je parle des cds hein, pas de ces maires qui aiment voir leur photo en grand dans toutes les administrations de la ville, des cds et de leur arrivée en grande pompe dans le range-cd portatif avec tissu sur le dessus et fermeture-éclair cassée (resituons). Car oui, une fois le casting passé, le plus dur reste à faire : être choisi par la main bienveillante reliée au cerveau veillant-tout-court. Il arrive d’ailleurs à certains élus de se morfondre pendant des semaines dans le noir puis de s’en retourner voir leur boîtier vide pour cause de non-moment flagrant.

Et puis voila, le moment tombe, vous glissez le cd dans le discman (le premier qui me parle d’ipod …) et c’est l’illumination, l’extase, l’hallali … la musique parfaite à ce moment là, pour cet état là. Et vous ne le saviez même pas, coup de (mal)chance monstrueux ! Or le cercle vicieux s’installe, l’état se prolonge et on se retrouve à passer l’album en boucle dans les transports (qu’on a longs). L’état empire même et on se raccroche aux branches qui font rien que plier sous le poids (va être temps de se remettre au jogging). Et c’est la chute, lente, fatidique … l’emprise … on oublie, on n’a jamais été que ça (35×45 pour l’europe), on n’est plus que ça …

Tout ça pour demander officiellement la pose d’un sticker « la musique tue » sur les cds hautement mélancolicaddictifs et déconseiller très fortement l’écoute de The raging sun de Logh aux faibles et/ou non aptes.

D’ailleurs vous êtes éliminés.

(Pour information, nous poursuivons activement nos expériences in vivo, bientôt disponible dans votre librairie la plus proche : « la pétanque et la pause déjeuner », livre qui ne manquera pas de faire grand bruit dans le monde de l’entreprise, ouvrez l’oeil)

Celui qui ressemblait à une couv’ de Pink Floyd

Enregistré dans : en images — micky à 9:13, le Vendredi 6 octobre 2006
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